Merci pour vos reviews ^^

Je remercie ma béta : Sailorslayer

Chapitre 7

- Tu ne devais pas voir Blaise ? demanda Harry d'une voix nerveuse.

- Il avait une affaire à régler avant, répondit Draco avant de s'asseoir sur un des fauteuils du bureau de Harry. Alors qui était-ce ?

- Cédric

- Cédric ? Celui qui t'as largué en direct à la télé ? s'étonna-t-il, tendu.

- Tu es dur ! protesta faiblement Harry. Oui, lui-même.

Il savait bien que cela finirait par arriver, mais il ne s'attendait pas à ce que ce soit si rapide. Il avait encore besoin de lui…

- Je suppose qu'il t'a demandé de revenir ? avança-t-il d'un ton neutre tout en faisant des efforts terribles pour ne pas hurler — lui qui ne criait jamais !

- Comment l'as-tu deviné ? S'étonna Harry, qui jouait avec un crayon.

S'il ne me regarde pas en face, c'est qu'il a déjà du décider de retourner avec son ex-fiancé, pensa Draco.

- C'était prévisible. Ce n'était qu'une question de temps pour que Cédric comprenne à quel point la vie est dure quand tu n'es pas à ses cotés pour le prendre en charge.

- Tu penses donc qu'il ne peut pas m'aimer pour moi-même mais pour mon argent ? s'insurgea Harry, outré.

- Je n'ai pas parlé d'argent, cria Draco avec victoire. Tu vois que tu le pensais aussi, que ce type ne s'intéressait qu'à ton argent. Certes, poursuivit il, trop furieux pour prendre des gants. Est-ce la puissance de son amour qui lui a fait prendre tant de plaisir à t'humilier devant des millions de téléspectateurs ?

- Ne soit pas aussi affreux, fit-il en reposant son crayon, le visage crispé.

- Je parie qu'il a su exactement quels mots employer pour te faire retomber dans ses bras, ricana-t-il. Est-ce qu'il t'a dit qu'il t'adorait ?

- Plus ou moins, reconnut Harry. Il était très gentil.

- C'est incroyable ! s'exclama Draco sautant sur ses pieds.

Harry était livide de colère, et ses lèvres n'en apparaissaient que plus rouges et suaves. Est-ce qu'il avait embrassé Cédric quand il lui avait dit qu'il acceptait de le reprendre ?

- Tu es incapable de décider quoi que ce soit !, rugit Draco. Tu es un faible. Tu le sais très bien, non ? Tu laisses les gens te manipuler à coup de belles paroles, de protestations , d'adoration, trop heureux de sentir qu'ils ont besoin de toi. Ne vient pas te plaindre lorsqu'il te laissera encore tomber.

- J'ai dit à Cédric que c'était terminé, si tu veux tout savoir ! lui hurla Harry à la figure, les poings serrés. Je lui ai expliqué que je désirais plus que ce qu'il avait à m'offrir. Voilà ce que

je lui ai dit !

Draco en fut ébahi. Il ressentait un tel soulagement qu'il en était presque étourdi.

- Pourquoi ne me l'as-tu pas dit plus tôt ? Souffla-t-il en passant ses mains dans ses cheveux

- Parce que tu ne me l'as pas demandé. Tu t'es contenté de faire des suppositions, lança-t-il en le dépassant pour fuir sa présence.

Il le retint par l'épaule.

- Je l'ai fait pour moi, pas pour toi, répliqua Harry, agacé.

- Bien sur, fit il avec un sourire jovial. Excusez-moi de m'être emporté.

HarryarryH rendit son sourire à Draco et retourna s'asseoir sur le canapé qui se trouvait dans son bureau.

- Tu te rendes compte qu'on vient d'avoir notre première dispute ?

- Oui, lui répondit Draco tout en s'installant près de Harry et en posant un bras sur son l'épaule, d'un geste affectueux. Allez, racontez-moi comment tu te sens, dit il. Ca n'a pas du être facile, avec Cédric.

-Mais, maintenant, je me sens… libéré.

-Tu n'es pas libre, tu es un homme marié, le taquina Draco en lui serrant l'épaule, ce qui provoqua en Harry une impression de chaleur.

Il détourna les yeux, troublés.

- Cédric est le seul garçon avec qui je suis sorti, dit-il, en partie pour essayer de combattre la puissance des émotions qui surgissaient en lui chaque fois que Draco le touchait comme ce matin.

Il faut que j'apprenne à construire une relation équilibrée qui ne soit pas engluée dans des rapports de dépendance. Je pense qu'il faudrait que je sorte avec d'autres hommes. Après

L'annulation, bien entendu, précisa-t-il en tapotant le genou de Draco pour le rassurer, laissant délibérément sa main un peu plus longtemps que nécessaire.

Le cœur de Draco s'arrêta de battre. Il venait juste de surmonter le choc de la réapparition de Cédric, et voila que Harry parlait de sortir avec d'autres hommes !

L'effet de cette nouvelle, ajouté a la réaction excessive qu'il avait eu a l'annonce de sa rencontre avec son ex-fiancé, lui prouvait son attirance pour Harry Il fallait qu'il se décide à savoir ce qu'il voulait. Mais qu'est- ce qu'il lui arrivait ?

- Tu n'es pas obligé d'attendre l'annulation, suggéra-t-il en tortillant autour de son index une des mèches brunes de Harry.

Il s'attira un regard abasourdi.

- Si je me mets à sortir avec des hommes, notre faux mariage ne sera plus très convaincant.

- Tu pourrais sortir avec moi.

- Sortir… avec toi ? répéta Harry, stupéfait.

- Tu oublies que j'ai été élu le célibataire le plus en vue de New York , lança-t-il. On me considère comme un assez beau parti.

- Je n'en doute pas, répliqua Harry après l'avoir examiné. Mais comment se faitil, alors, que tu n'ais pas de petite amie ?

- Ca fait un moment que je n'ai pas rencontré quelqu'un de convenable, expliqua -t il en haussant les épaules.

- De convenable ?

- Une personne prête à profiter au maximum des moments que nous passons ensemble, qui entre-temps demande le minimum et qui est heureuse de dire ≪ au revoir ≫ quand c'est terminé.

Il se félicitait de régler ses liaisons comme il faisait toute chose, avec logique et détermination.

- Comme tu l'as si bien dit, reprit il avec un sourire ravageur, je ne risque pas de te manipuler ni de te réclamer quoi que ce soit.

-Tu n'es pas gay, déglutit Harry avec effort. Qu'envisages-tu exactement, quand tu parles de

sortir ≫ ensemble ?

- Ce n'est pas ton parrain qui disait « faut jamais dire jamais ». Nous sortirons diner, répliqua-t-il, amusé, d'autres fois nous resterons à la maison, sauf qu'il y aura davantage de ça , conclut il en se penchant sur sa bouche.

Harry retint sa respiration.

Draco explora d'abord la commissure de ses lèvres, puis il les taquina de sa langue jusqu'à ce qu'elles se séparent. Quand il pénétra lentement sa bouche avec la douceur d'une caresse, tout son corps frémit, et en réponse, il l'attira contre son torse pour accentuer son emprise.

Quand il le libéra, il tremblait comme une feuille. Ce baiser était le plus ensorcelant qu'ils aient jamais échangé. Draco ne semblait pas plus assuré. Il lui décocha un sourire où la panique le disputait au triomphe.

- Alors, on sort ensemble, oui ou non ? s'impatienta Draco.

- Bon, reprit il, l'estomac noué mais s'efforçant de garder un ton indifférent. D'accord, sortons ensemble

Severus se promenait dans les écuries. Il se remémorait le baiser qu'il avait échangé avec cet homme. Il avait été incapable du moindre mouvement lorsque la langue de Sirius s'était imposée dans sa bouche. Heureusement qu'il ne l'avait pas relâché, sinon il se serait tout bonnement écroulé par terre… Ses genoux avaient tremblé, tout comme le reste de son corps. Mais ce qui l'obsédait surtout, c'était l'érection contre laquelle il l'avait pressé… et c'est là que Sirius l'avait lâché avant de fuir.

Il entra dans la grange et il vit deux magnifiques chevaux noirs.

- Magnifique, murmura Severus tout en s'approchant de la barrière.

- Moins que toi, fit une voix que Severus reconnu, Sirius Black.

Il pressa son torse contre le dos de Severus.

- Je vous ai déjà dit ne pas me toucher, murmura Severus entre ses dents.

- Mais j'en ai tellement envie…

Severus allait partir mais Sirius le bloqua.

- Je ne cesse de penser à toi. Je ne peux plus me retenir, dit Sirius dans un souffle.

Alors il posa ses lèvres sur celle de Severus pour lui donner un baiser torride. Au début, Severus tenta de résister puis laissa bien vite sa langue se mêler à celle de Sirius. Abandonnant toute velléité de résistance, il se laissa aller au feu qui le consumait.

Tandis que leur baiser se prolongeait, leurs jambes fléchirent et ils se retrouvèrent à genoux à même le sol de la grange. La main de Sirius s'égara sur ses hanches et ses fesses, caressant avidement le corps de Severus.

Severus gémit et laissa la propre main de Sirius progresser jusqu'à la fermeture Eclair de son pantalon.

- J'ai envie de toi…, murmura Sirius. Maintenant.

Ses doigts tâtonnèrent pour déboutonner son pantalon. Ce fut ce geste qui ramena Severus à la raison.

- Non ! cria-t-il. Je ne peux pas faire ça.

Il le repoussa violemment. Perdant l'équilibre, Sirius tomba à la renverse. Aussitôt, Severus se releva et s'enfuit à toute jambe de la grange. Il entendit dans sa course les jurons de Sirius.

Sirius s'assis sur le sol. Il le désirait comme jamais il n'avait désiré quelqu'un d'une telle intensité. Il regarda autour de lui. Chaque fois qu'il était en présence, il se trouvait projeter sur le sol. Il jura. Il fallait être réaliste, Severus n'était pas fait pour lui. C'était un américain qui allait certainement retourner chez lui en même temps que le blondinet.

Hélas, ces bonnes paroles ne parvenaient pas à apaiser le désir sexuel que Severus éveillait en lui ! Il laissa son imagination s'emballer. Si Severus était partant pour coucher avec lui une fois, à qui cela nuirait-il, après tout ?

Dans la voiture de Ron

- Merci d'être venu, remercia Ron à nouveau à Blaise tout en regardant la route.

- De rien, répondit Blaise en souriant. Je suis content qu'elle se fasse aussi vite des amis.

- Que des garçons, grogna Ron en serrant le volant de la voiture.

Blaise rit joyeusement.

- Quoi ?

- Tu es très protecteur avec ta petite fille, constata-t-il. Je plains les futurs prétendants qui oseront toucher ta tendre fille.

-C'est normalement, c'est ma princesse, répondit-il en souriant. Tu me comprendras quand tu auras un enfant, surtout une fille.

- Je ne crois pas, répondit Blaise dont le sourire avait disparu.

- Pourquoi dis-tu cela ? Je t'ai vu avec Jade. Tu es fait pour avoir un enfant. Tu pourrais adopter ou utiliser une mère porteuse.

Blaise écarquilla les yeux. Ron savait qu'il était gay. Devant l'air étonné de Blaise, Ron sourit.

- J'ai grandi avec Harry et Sirius. Depuis lors, cela serait triste, si je n'arrivais pas à reconnaitre une personne homosexuelle ou pas.

- Cela ne te dérange pas que je m'installe chez toi ? Je veux dire certaines personnes peuvent avoir des idées assez carrées. Je n'ai pas envie que de fausses rumeurs circulent sur vous.

- Je suis assez habitué qu'on parle sur mon compte, fit Ron d'une voix triste. Comme celle qui disait que ma femme couchait avec le médecin du village.

Blaise vit une tristesse s'installer sur le magnifique visage de Ron. Il posa sa main sur l'avant bras de Ron. À ce contact, Ron sentit une sorte de décharge parcourir son corps. Il dégagea son bras et reprit le volant de sa voiture.

Blaise retira sa main et le plaça sur ses genoux. Ron lui avait dit que sa présence ne le dérangeait pas. Il lui avait menti.

Ron jeta un coup d'œil à Blaise. Il vit l'expression du visage de Blaise. Il jura intérieurement. Blaise avait mal interprété son geste. Devait-il lui dire que le contact de sa main sur sa peau lui avait donné chaud mais très chaud. Il souffla.

Lorsqu'il arriva au domaine, il gara la voiture, et aussitôt, Blaise sortit à toute vitesse en claqua la porte de la voiture.

à suivre ^^