Bon je pouvais pas tenir! Je vous donne les explications! Pas beaucoup d'action mais au moins les choses sont misent au clair! ;)
enjoy!
S-
-Karev, je te demande simplement de ne rien dire. Tu présentes le cas, et c'est tout. C'est un moment difficile, et encore plus car nous connaissons la victime.
-C'est entendu Dr Bailey.
Les deux chirurgiens entrèrent dans la chambre. Teddy et Derek étaient déjà dans la chambre, ils avaient apporté quelques affaires pour essayer d'occuper Arizona. Mais elle n'avait rien voulut d'autre que les dossiers de ses patients. Elle était d'ailleurs en pleine analyse d'un scan.
-Bon, on va faire un IRM dans ce cas. Derek, si la tumeur à grossit, tu opères.
Bailey se racla la gorge pour prévenir de sa présence visiblement ignorée. Arizona leva la tête.
-Oh ! Vous apporter des nouvelles ? Il faut que vous vous débrouilliez pour que sorte demain. J'ai une opération qui nécessite une importante qualification, ce petit humain a besoin de moi !
-Hum ! Bonjours, Robbins ! Comment vous sentez-vous ?
-Plutôt bien, je ne souffre pas, deux petites boules se forment. Je crois que mes petites balles remontent à la surface.
Arizona était médecin. Elle savait qu'il n'avait pas pu retirer les balles lors de son comas, mais que l'opération était normalement pour bientôt. Elle essayait donc de montrer le plus d'enthousiasme possible.
-Présentation du cas Karev.
-Arizona Robbins, adulte de la trentaine, présente ici pour avoir reçut deux balles au bas du ventre. Nécessite une opération pour retirer les balles.
-Bailey, dit Arizona, vous m'enlevez ces balles et on y retourne, il faut que…
-Attend Arizona. Cette opération aurait pu être banale mais il peut y avoir de grave conséquence et tu peux garder des séquelles.
Arizona se redressa en position assise. Tous les médecins écoutèrent subitement avec attention le chirurgien , l'air inquiet.
-Quelles séquelles ?
Bailey se rapprocha du lit et lui tendit le scanner. La blonde l'étudia attentivement, sans vraiment comprendre les problèmes que cela pouvait causer.
-On peut t'expliquer sans la présence des autres si…
-Non qu'ils restent.
-Bien. L'opération est risquée. Si je retire les balles, une infection peut apparaitre. Dans un cas où la balle serait restée à la surface, cela n'aurait demandé qu'un nettoyage quotidien pendant une semaine. Tu as deux balles Arizona, si les tissus intérieurs ne cicatrisent pas bien, cela pourrait empêcher à un embryon de se développer correctement car les tissus seraient trop faibles pour supporter son poids au bout de quelques semaines.
Arizona n'avait pas dit un mot. Elle écoutait. Personne n'avait rien dit. Karev guettait la moindre réaction. Arizona restait impassible, elle posa les questions dont elle avait besoin.
-Et si vous ne retirez pas les balles ?
-Elles ne sont près d'aucun nerf susceptible de causer des problèmes à long ou cours terme. Le seul souci c'est qu'elles remontent vers la peau, elles risquent de déchirer des tissus sur leur passage. Nous seront donc obliger de les retirer dans quelques temps avant que des infections ne se créent.
-Les deux balles sont proches ?
-Oui plutôt. Mais celle qui nous inquiète le plus, c'est celle située à quelques millimètres de ta trompe gauche. Si elle bouge, elle déchire les tissus, et l'opération sera obligatoire et d'autant plus risquée.
Arizona se tût quelques instants. Chacun la regardait, essayer de comprendre sa réaction. Teddy contenait son émotion. Sa meilleure amie était dans un lit d'hôpital, dans une situation qui pourrait changer sa vie à jamais, à cause d'un fou. Elle ne pouvait s'empêcher de penser que Callie y était plus ou moins pour quelque chose. Ça la rendait encore plus enragée à l'intérieur.
-Ok je pense qu'on va te laissez réfléchir… On revient demain. Repose-toi.
Bailey lança un regard à Derek, qui signifier certainement « veillez sur elle ». Il acquiesça. Karev jeta un dernier coup d'œil à celle qui lui avait tout appris, celle qui lui avait fait aimer la pédiatrie et ferma la porte.
-Tu veux qu'on te laisse ? On va aller chercher quelque petit truc à grignoter. D'accord Derek?
-Bien sûr. Il y a des frites en plus à la cafète ! Et puis je ramène des muffins, lança-t-il ne sachant pas trop comment réagir.
La pédiatre sourit avec force et les remercia. Elle était enfin seule. Elle étendit lourdement son corps sur le lit, et ferma les yeux. Trop de choses se bousculaient dans sa tête. Elle avait toujours voulut des enfants, mais elle ne s'était jamais poser de question sur le fait d'en porter un, adopter ou laisser l'autre femme de son couple le porter. Elle éprouva soudainement un sentiment de regret. Et si elle ne pourrait plus jamais porter d'enfant ? Peut-être était-ce ce qu'elle aurait voulut ? Le visage de Callie lui revint à l'esprit. C'était fou le paradoxe qui se formait en elle. Elle la voulait à ses cotés, pouvoir la prendre dans ses bras, l'embrasser et la toucher, mais elle avait été la victime d'un combat dans lequel elle n'était pas mêlée à cause de Callie. Mais elle l'aimait. AAaaaa ! C'était insupportable, ce déchirement, cette démangeaison intérieure entre deux choses qui compte pour elle. Mais la blonde n'avait pas oublié ce qu'elle avait entendu : Callie avait aimé une autre femme, peut être même qu'elle l'aimait encore…
Elle s'endormit extenuée, la colère en elle, et pourtant ce besoin irrépressible de la voir.
Callie rentrait du commissariat, elle avait fini le dossier avec le policier. George en aurait pour au moins 10 ans de prison, avec suivit psychologique. Elle ne se sentait pas mieux. En sortant, elle savait qu'il ne lui restait qu'une chose à faire. Elle se marchait donc en direction de la chambre d'hôpital d'Arizona. Elle allait tout lui expliquer. Mark devait quand à lui tout raconter à leurs amis. Ils étaient plusieurs mais Mark savait que c'était Callie qui avait la tâche la plus dure.
Elle attendit plusieurs minutes devant la porte vitrée, observant la belle blonde. Son souffle semblait régulier. Elle était si calme, si douce. La brune entra délicatement et referma la porte derrière elle. Elle s'asseya et prit tout de même la main de la pédiatre. Elle dormait mais rien n'empêchait à Callie de lui parler, de lui raconter. Elle prit une grande inspiration, garda son regard sur le visage de l'endormit et brisa le silence d'une voix serrée.
-Il y a deux ans, je vivais avec un homme, c'était Georges. On était…le couple parfait. On s'aimait, on était beaux ensemble, on avait une petite maison et même un chien !
Elle laissa sortir un rire rauque en se remémorant ces moments.
-Et puis un jour j'ai appris que j'étais enceinte. J'étais tellement heureuse, parce que c'était ce que j'avais toujours voulut, un enfant ! George a appris la nouvelle et il était encore plus enthousiaste que moi ! On n'avait pas vraiment planifié ce petit être mais on l'aimait déjà. Georges a alors tout fait pour l'arrivée du bébé. Une chambre, il a fabriqué lui-même le lit, peint les murs. On était impatient, tout le monde l'était.
Elle ferma les yeux, essuya une larme sur sa joue. Arizona semblait toujours dormir.
-Les neufs mois avait été longs, mais le bout de chou était en pleine forme et je n'avais pas eu trop de mal à supporter la grossesse. Le jour de l'accouchement, toute la famille était là. Ils attendaient derrière la porte, éxités. Mes parents n'étaient pas venus, un enfant hors mariage les répugnait. Mais je m'y étais fait, je m'en fichais. Georges lui était venu avec moi. L'accouchement avait été long mais elle était là. C'était une fille, on avait décidé de l'appeler Sofia. Elle était magnifique. Les mêmes yeux que son papa, et déjà mes cheveux noirs ! Je l'ai prise dans mes bras… Elle a arrêté de pleurer, sa peau était si douce… Elle était sortit il y a quelques secondes, et elle ne pleurait déjà plus. Et puis tout est allé très vite. Elle est devenue rouge, puis blanche, j'ai entendu un médecin dire « on l'emmène maintenant sinon c'est la fin ». Ils me l'ont arraché… Et… Je…
Maintenant Callie pleurait. Elle ne pouvait s'arrêter de penser à elle. Elle lui manquait tellement.
-Je… J'ai hurlé tu sais, je voulais qu'on me la rende, je voulais la prendre et la garder dans mes bras… mais déjà elle était partit. Des infirmières ont fait sortir Georges, je ne comprenais plus rien, je voulais juste qu'on me rende mon bébé… Elles m'ont assuré que tout irait bien… Mais rien n'est allé bien… Le même médecin est revenu quelques minutes plus tard. Il m'a dit qu'il était désolé, que personne n'aurait pu prévoir… J'ai hurlé, je l'ai ai frappé comme je pouvais, je me suis débattue. Non ma petite fille ne pouvait pas être morte. Elle n'avait vu que quelques secondes de notre monde, je ne lui avais pas encore appris à marcher, à parler, elle n'avait pas encore dit « maman »elle n'avait pas vécu…
Callie éclata en sanglot.
-J'aurais du mourir à sa place. Je culpabilise encore, je m'en veux tellement… Quand George l'a appris, il est devenu fou… Il n'a jamais accepté… Moi je l'ai accepté, et je dois vivre avec. Mark m'a toujours soutenu dans cette phase noire de ma vie, mais George me menaçait, il était devenu violent. Alors avec Mark on a déménagé,Il a tout fait pour moi. J'ai voulut tout oublier, me faire oublier, recommencer une nouvelle vie, sans jamais l'oublier…
Elle pencha sa tête en arrière, ravala ses larmes, et elle écarta une mèche du visage d'Arizona.
-Mais il est revenu ce... Je suis tellement désolée Arizona…, murmura-t-elle.
Elle s'allongea à coté du corps endormis et se blottit dans le cou chaud. Une vague réconfortante la parcourut, et elle laissa échapper un soupir en frissonnant. Elle ferma les yeux et écouta la respiration régulière d'Arizona. Soudain, elle sentit une main venir s'enfouir dans ses cheveux. Cette main la caressa pendant de longues minutes, essuyant au passage les dernières larmes qui coulaient sur le visage de la Latina. Callie ne prit même pas la peine de relever la tête, elle se laissa bercer, et s'endormit, le cœur un peu plus léger. Arizona avait tout entendu.
Et oui c'était un petit bébé l'origine du drama
J'éspère que ca vous a plu! un petit commentaire pour vos impréssions?
