et oui c'est moi! j'ai réussi à l'écrire à temps et il a même été corrigé! merci beaucoup à Llli-puce, elle a du courage de me corriger et surtout si vite...

merci beaucoup à :

.:Aulandra17:.

.:Lilli-puce:.

.:Mam'Zelle Zizanie:.

.:Abricote:.

.:cerisevanille:.

pour leur reviews! j'espère que ce chapitre vous plaira! moi je l'aime bien!

le chapitre 8 est déjà écrit et il est prés pour arriver jeudi!

voilà, place au chapitre!

bonne lecture!

bisous lillyjade


7. Peut être une chance…

Une fois sortie de cette pyramide, je peux constater qu'effectivement, le soleil est presque couché. C'est insensé ! Nous sommes donc restés dans cette pyramide presque toute la journée ? Bill m'entraîne vers un groupe de personnes à qui il explique ce que nous avons fait à l'intérieur puis me dit que nous devons rentrer à notre hôtel.

Pourquoi avez-vous dit à votre mère que nous serions de retour dans deux ou trois jours, alors que nous avons fini ? demandais-je sur le chemin qui nous mène à l'hôtel.

Nous n'avons pas terminé ! Demain, les spécialistes viendront chercher la momie. Mais il y a d'autres pièces de la pyramide à désenvoûter. Aujourd'hui, ils ont juste voulu que nous ouvrions le caveau. Nous avons encore beaucoup de travail.

Nous sommes arrivés devant l'hôtel et il me ramène jusqu'à ma chambre puis repart vers la sienne. Je vais vite prendre une douche, j'ai du sable partout ! Et le pire c'est que je meurs de faim. Il y a un room service dans cet hôtel ? Je ne pense pas non. Ce n'est pas vraiment un hôtel luxueux. Je sors de ma douche et je m'enroule dans une épaisse serviette blanche. Des coups sont frappés à la porte. Je vais ouvrir. C'est Bill. Il a l'air surpris de me trouver dans cette tenue. Mais il me sourit. Imaginez la scène, je suis là, devant la porte avec juste une serviette autour de moi et mes cheveux dégoulinants d'eau. Je remarque que ses cheveux à lui sont aussi mouillés.

J'ai pensé que vous auriez faim… me dit-il. Alors je me suis permis de venir vous chercher.

Hum… oui, effectivement je meurs de faim. Entrez, je vais m'habiller.

Je m'écarte et il entre. Il s'assoit sur le petit fauteuil en face du lit et je me dirige vers la salle de bain. Oh Seigneur ! Je suis là, assise sur le bord de la minuscule baignoire de cet hôtel et l'homme qui hante mes rêves est dans ma chambre. Dans ma chambre où se trouve d'ailleurs, mes vêtements. Je resserre ma serviette autour de moi et je sors en vitesse prendre une robe et … pour ma plus grande honte, des sous-vêtements. Je fais le plus vite possible. Peut être qu'il ne remarquera pas mais c'est peine perdue. Je lui fais un petit sourire d'excuse et je repars m'enfermer dans la salle de bain. J'en ressors dix minutes plus tard, les cheveux secs, vêtus d'une fine robe jaune et de ma paire de ballerines. J'ai eu une excellente idée en les mettant dans mon sac. Je ressors. Il me regarde et me fait ce magnifique sourire que j'aime tant.

Je vous emmène dans le meilleur restaurant du Caire ! me dit-il

Vraiment ?

Oui vraiment ! Allez venez, vous verrez, on y mange divinement bien…

Je le suis. Où est ce que je ne suivrais pas cet homme ? Tiens, ça me rappelle qu'il faut que je lui dise que je vais rentrer dans l'Ordre. Mais je le ferais plus tard… pour l'instant, tout ce qui m'importe, c'est qu'il a posé sa main dans mon dos et qu'il m'entraîne vers la sortie. Il nous fait transplaner dans un petit restaurant d'extérieur. Bill parle avec un des employés et celui-ci nous amène à une petite table au fond, un peu écartée des autres. La vue est superbe. On se croirait dans l'un des films que m'ont, un jour, montré Marion et Laura. Vous savez, ces films moldu à l'eau de rose dans lesquels les personnages principaux ont le coup de foudre l'un pour l'autre et se retrouvent à dîner devant un beau coucher de soleil. Et bien là, c'est pareil, sauf que ce n'est pas un film. Devant nous, le paysage n'est fait que de dunes de sables rougeoyantes à la lumière du magnifique coucher de soleil. Je ne sais pas ce que Bill a dit au serveur mais, au sourire de ce dernier, quelque chose me dit que mon beau rouquin a demandé expressément cette vue. Je n'en suis que plus ravie. Le serveur s'en va.

Je me suis permis de commander pour vous. me dit-il. Comme vous n'êtes jamais venu, je me suis dit que j'allais vous faire goûter le plat traditionnel, le foul, vous verrez c'est très bon… (1)

Vous avez bien fait… répondis-je

De toute façon, je n'aurais pas su quoi prendre étant donné que je ne connais rien de ce pays. On nous apporte nos plats et du thé. Du thé à la menthe. C'est vraiment délicieux. Et ce plat aussi… j'ai rarement mangé quelque chose d'aussi bon…

Au dessert, on nous apporte ce que Bill appelle Om'ali, une pâtisserie très sucrée mais excellente (2). Le repas terminé, il paie la note et me propose une balade dans la ville. J'accepte, bien évidement ! C'est du temps en plus de passé avec lui. Il m'emmène vers le marché. Je suis surprise de voir qu'il est ouvert alors qu'il fait nuit mais il m'assure que les marchés ne ferment que très tard. C'est vraiment magnifique. On y voit toutes les couleurs… superbes… l'air sent les épices. Je m'attarde devant un étalage de bijoux de toutes les tailles et de toutes les couleurs. Ils sont tellement beaux… mes yeux se posent alors sur un fin collier de perles bleues, où est accroché un saphir ovale. C'est la couleur exacte des yeux de Gabrielle. Je suis certaine qu'il lui plairait. Je vais le lui acheter pour Noël.

Attendez-moi ici une minute, me dit Bill, je reviens…

D'accord.

Il s'éloigne un peu et j'en profite pour acheter ce bijou avec quelques gallions que j'ai fait changer en livre égyptien (3). Bill revient alors avec un sac dans la main. Je ne pose pas de questions sur le contenu du sac, ça ne me regarde en rien. Nous continuons et nous sortons du marché mais aussi de la ville. Nous marchons maintenant dans le sable, près de l'endroit que l'on voyait du restaurant.

Fleur je… commence Bill

Mais il est interrompu par un homme qui nous accoste. Apparemment, il vient de l'une des tentes que l'on voit tous prés. Il s'adresse à nous en faisant de grands signes avec ses bras. Bill lui répond froidement, il a l'air contrarié. Moi je ne comprends rien à ce qu'ils sont en train de se dire. L'homme me désigne alors du doigt et je comprends qu'il parle de moi. Bill s'énerve alors un peu plus et l'homme lui montre des chameaux au loin. Il doit y en avoir une vingtaine. Mais Bill fait non de la tête, il me prend par le bras et m'emmène plus loin.

Que voulez t-il ? demandais-je

Il voulait… hum… vous échanger contre ses vingt cinq chameaux…

Pardon ? m'étranglais-je. M'échanger !

Je suis scandalisée !

Oui, continue t-il, il voulait que je vous laisse à lui en échange de ses vingt cinq chameaux…

Quoi ! Contre des chameaux !

Vous pouvez être flattée ! Les Egyptiens ne proposent jamais plus de 10 chameaux… 25, c'est énorme ! C'est parce que vous êtes blonde…(4)

Je passe une main dans mes cheveux. Une question me brûle les lèvres. Je sais que si je la pose, je m'en mordrais les mains mais j'ose quand même :

Qu'aurait-il fait de moi si vous avez accepté l'échange ?

A votre avis ? me répond-il

Oui, c'est bien ce que je pensais. Je ne préfère pas en savoir plus.

Merci… dis-je

Pourquoi ?

Pour l'avoir empêché de faire ça…

Vous ne croyez quand même pas que j'allais le laisser vous emmener !

Non, mais merci quand même…

Je vous en prie…

Il rit. Le silence s'installe alors. Je décide de lui dire pour l'Ordre. C'est maintenant ou jamais.

Bill ?

Oui ?

J'ai pris ma décision…

A propos de quoi ? demande t-il

De l'Ordre du Phénix…

Oh… et ? Qu'avez-vous décidé ?

Je… je vais m'engager avec vous.

Il s'arrête brusquement et se retourne vers moi. Il a l'air grave et soucieux.

Vous en êtes bien sure ? me demande t-il

Oui j'en suis certaine…

Vous avez bien réfléchi ?

Oui.

Vous êtes consciente du danger ?

Mais que fait-il ? On dirait qu'il essaie de me dissuader de les rejoindre.

Oui, j'en suis consciente, mais vous m'avez dit vous-même que je courrais un danger minime par rapport aux autres…

Oui, mais un danger quand même…

J'ai bien réfléchi et je suis prête à aider ! Ce que fait cet homme, si on peut l'appeler homme, c'est vraiment horrible et il faut vraiment l'arrêter au plus vite.

Bien, alors si vous êtes sure, je préviendrais le professeur Dumbledore dès que nous serons de retour en Angleterre.

Je lui souris. Son air inquiet ne l'a pas quitté. Est-ce que c'est pour moi qu'il s'inquiète ? Je frissonne. L'air c'est pas mal rafraîchir pendant la nuit et maintenant, j'ai un peu froid. Je vois Bill enlever sa chemise, et me la passer sur les épaules. Il est maintenant torse nu. Je le regarde étonnée.

Vous avez froid…me dit-il pour justifier son geste.

Mais c'est vous qui allez avoir froid maintenant !

Ne vous en faites pas pour moi, j'ai vécu cinq ans ici, je suis habitué.

Je ne réponds rien. Qu'y a-t-il à répondre à ça ? Je serre un peu plus sa chemise. Il y a son odeur dessus. Même si elle n'est pas très épaisse, je peux vous jurer que j'ai nettement plus chaud maintenant.

Nous devrions rentrer. Il commence à faire froid. Poursuit-il

Oui bonne idée…

Et nous transplanons jusqu'à l'hôtel. Il me ramène une nouvelle fois à ma chambre. J'ouvre la porte et je me retourne pour le saluer.

Bonne nuit. dis-je

Bonne nuit… répond t-il, faites de beaux rêves…

Il se penche vers moi et dépose un léger baiser à la commissure de mes lèvres. Et il s'en va vers sa chambre. En passant devant le miroir de la salle de bain après m'être changée pour dormir, je remarque que j'ai un sourire parfaitement idiot sur les lèvres. Je me glisse sous mes draps. Il m'a embrassé ! Il m'a embrassé ! Bon d'accord, ce n'était pas un vrai baiser mais c'est déjà ça !

Si je vais faire de beaux rêves ? J'en suis certaine !

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Ce matin, Bill est venu me chercher à ma chambre à 9h30, pour nous rendre sur le site des recherches. Nous sommes maintenant au beau milieu d'une salle qui semble être ou plutôt qui semble avoir été, une salle d'eau avec cinq archéomages. Bill et moi avons fini notre travail de conjuration mais ils ont voulu que nous restions « juste au cas où ». Mais les voir balayé chaque recoin de cette pièce immense avec leurs petits pinceaux été plus que soporifique. Autant pour Bill que pour moi.

Messieurs, il n'y a plus ni maléfices, ni pièges ici ! Pouvons nous nous en aller ? Nous avons du travail ! demande sèchement Bill

Hein ? Oh… oui, oui allez-y, nous n'avons pas besoin de vous… répond un homme qui ressemble à s'y méprendre au Père Noël.

Ben voyons… allez venez Fleur… me dit-il en m'entraînant vers la sortie.

Il est midi. Bill m'annonce qu'il a faim et qu'il m'emmène manger avant de revenir sur le site de fouilles. Nous retournons sur le même marché qu'hier soir et il achète deux plats que nous mangeons en marchant. Depuis que nous sommes ici, il m'invite à manger le midi et le soir et il refuse catégoriquement que je paie quoi que ce soit.

La journée s'est bien passée, nous sommes retournés sur le site de fouille après avoir déjeuner et il m'a encore emmené dîner. Rien de plus me direz vous ? Non. Si ce n'est que ce soir encore, avant de retourner à sa chambre, il a une nouvelle fois, déposé un baiser à la commissure des lèvres. Je me demande à quoi il joue ? Mais je ne me plains pas. Peut être que ce soir ses lèvres vont déraper ? Qui sait ? L'espoir fait vivre non ?

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On frappe à la porte de ma chambre. On frappe doucement. Quel est l'idiot qui vient me tirer d'un si beau rêve ? Je me lève et je vais ouvrir encore toute endormie.

Bonjour ! lance Bill

Je sursaute. Oh ce n'est pas vrai ! Il est là, devant la porte de ma chambre, tout sourire et moi, je suis en face de lui, les cheveux en bataille, les yeux bouffis, encore toute endormie.

Je suis désolé de vous réveillez… me dit-il. Mais je me suis dit que vous aimeriez prendre un vrai petit déjeuner pour notre dernier jour ici et pas un café entre deux sortilèges à conjurer…

Euh… je... oui. Euh… entrez, je n'en ai pas pour longtemps, je… je me dépêche…

Il entre.

Installez vous… dis-je en désignant le petit canapé en face du lit.

Il s'assoit. Je me dirige vers mon sac posé sur un meuble pour prendre des vêtements quand je sens une présence derrière moi. Deux grandes mains se posent sur ma taille et je sens son souffle à mon oreille.

Vous êtes charmante au réveil… souffle t-il

Euh… je…

Je suis paralysée. Pourquoi fait-il ça ? Il se détache de moi et je me retourne pour être face à lui.

Je… merci…

Aller ! s'exclame t-il. Allez vous préparer ! Dépêchez-vous sinon nous n'aurons pas le temps de déjeuner correctement.

Oui…oui j'y vais.

Je me dirige vite vers la salle de bain. J'ai besoin d'une douche froide. Bien froide. Très froide…

Je ressors un quart d'heure plus tard. Je suis habillée, coiffée et légèrement maquillée. Je suis parfaite. Nous sortons. Il ne m'a pas quitté des yeux le temps que je refasse le lit de la chambre. Je sentais son regard se poser sur ma nuque. Rien de plus agréable.

La journée se déroule comme les autres. Nous conjurons des sorts, nous allons déjeuner, puis nous retournons sur le site de fouille et nous regardons les archéomages faire leur travail.

Il est maintenant 19h et le chef de chantier nous annonce que nous avons fini et qu'ils n'ont plus besoin de nous. Nous sortons de la pyramide et il me demande si je veux aller faire un tour pour notre dernier jour. J'ai envie de retourner sur le marché. J'ai décidé d'acheter mes cadeaux de Noël ici. Nous sommes le 5 décembre et il faut vraiment que je fasse les courses pour tout le monde. Je retourne les 24 et 25 en France pour passé Noël en famille. Et quand je dis en famille, c'est au moins cinquante personnes, dont plus de la moitié sont de la famille de Samantha. Encore un magnifique Noël.

Pendant que nous regardons à droite et à gauche pour trouver de bonnes idées de cadeaux, Bill me raconte les Noëls que lui, passe en famille. Il me fait beaucoup rire. Je pense qu'il exagère un peu sur les bêtises que font ses frères les jumeaux mais c'est vraiment très drôle. Une fois que j'ai tout acheté, mon beau rouquin m'emmène dîner pour la dernière fois. Nous allons dans le même restaurant que le premier soir. A la même table. Avec la même vue imprenable sur les dunes et le soleil qui se couche… c'est parfait… enfin presque… peut être que s'il se décidait à m'embrasser… un vrai baiser je veux dire, pas sur la commissure des lèvres… nous dînons en parlant de tout et de rien comme d'habitude. Il me pose des tas de questions sur moi, ma vie en France et à Beauxbâtons. Il veut savoir si je me plais en Angleterre et si je compte y rester.

Et pour noël et le nouvel an ? Que faites-vous ? me demande t-il

Et bien j'ai posé quelques jours de congé. J'en profite pour retourner à Marseille les 24 et 25 et je ramène ensuite Gabrielle avec moi. Pour lui faire visiter un peu mais surtout pour ne pas la laisser seule avec Samantha.

Oh, alors vous m'abandonnez… vous allez me manquer vous savez…

Je viendrais vous voir si vous voulez… j'ai promis à Amanda de lui présenter Gabrielle…

Alors tout va bien… si en plus je rencontre votre sœur… que demander de mieux…

Je ne dis rien et lui souris. Je ne sais pas quoi répondre à ça. C'est étrange mais je ne sais pas toujours comment réagir face à lui. Est-ce qu'il a dit que j'allais lui manquer pour la convenance ou bien parce que c'est vrai ? Nous terminons de dîner et nous sortons. Nous décidons d'un commun accord de rentrer à l'hôtel pour préparer nos sacs, étant donné que nous partons demain matin très tôt pour être à la banque à 8h30. Il me raccompagne donc à ma chambre, comme les deux derniers jours et il m'embrasse encore sur la commissure des lèvres. Encore. La commissure des lèvres.

Pff! Je commence vraiment à désespérer. Je m'apprête alors à rentrer dans ma chambre quand je sens qu'il m'attrape le bras et qu'il me tire vers lui. Et là, tout ce passe comme dans un rêve… comme au ralenti… il me force à me retourner, et là, il pose ses lèvres sur les miennes ! Pas au bord non ! Sur mes lèvres ! Il m'embrasse ! Oh mon dieu ! Quel bonheur ! Ça n'a rien de brutal ou de précipité. Non… vous savez le baiser du prince charmant ? Et bien c'est le même… magique, doux… je sens ses bras venir encercler ma taille pour me rapprocher encore plus de lui. Je réponds à ce baiser comme si j'allais mourir après… 6 mois… depuis ce jour où je l'ai vu dans cette salle à Poudlard… 6 mois que je rêve de ce moment. Je passe mes bras autour de sa nuque pour approfondir encore un peu plus ce baiser, si c'est possible. Je le sens alors qui se détache de moi. Il pose son front contre le mien, ses bras toujours autour de ma taille, les miens toujours autour de sa nuque.

Ca fait des mois que j'en meurs d'envie… me chuchote t-il

Je sens mes joues prendre une teinte rosée…

Fait de beaux rêves…

Il m'embrasse encore et s'en va…

J'ai un sourire stupide aux lèvres lorsque j'entre dans mes draps. Il m'a embrassé. Merlin bénisse Amanda pour m'avoir obligée à partir avec lui ! C'est officiel, je vénère cette femme ! Il m'a embrassé !

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Je ne me suis endormie qu'à 2h du matin… trop occupée à repenser à ce baiser que j'ai échangé avec Bill. Je me demande… est ce qu'il va faire comme si de rien n'était demain matin ? Non. Il m'a dit qu'il voulait m'embrasser depuis des mois…

Des coups violents sont frappés à la porte. Je regarde ma montre. Il est 4h30. Bill m'avait dit au dîner qu'il viendrait me chercher à 7h. Ça ne peut pas être lui. On insiste. Les coups se font encore plus forts.

FLEUR !

C'est la voix de Bill. Pourquoi crie t-il ?

Fleur ! Ouvre cette porte ! VITE !

Je me lève. Pourquoi vient-il me réveiller si brusquement à une heure pareille ! Je lui manque donc à ce point ? En approchant de la porte j'entends des gens qui court. Non, peut être que ce n'est pas parce que je lui manque qu'il est là. Il doit se passer quelque chose. J'ouvre la porte et il entre en courant. Il passe devant moi comme s'il ne m'avait pas vu. Il se dirige vers ma salle de bain et en ressort quelques secondes plus tard avec mes affaires. Il les met dans mon sac, récupère mes vêtements sur le petit fauteuil et les mets aussi dans le sac. Mais qu'est ce qu'il fait !

Il se dirige en courant vers moi, me prend la main et m'entraîne hors de la chambre toujours au pas de course.

Mais qu'est ce qui se passe !

Il ne répond pas. Nous sommes arrivés hors du bâtiment. Les gens courent dans tout les sens et hurlent. Je commence à paniquer.

Pourquoi tout le monde hurle ! Que se passe t il !

Il se retourne vers moi.

Les mangemorts…

Quoi ! Les mangemorts ? Oh mon dieu ! Mais que font ils ici ? Je ne pose plus de question et je le suis.

Pourquoi est ce qu'on ne transplane pas ! demandais-je, au bout d'un moment.

Il y a trop de mon…

Mais il ne termine pas sa phrase. Il regarde droit devant lui. Il serre ma main plus fort. Je m'avance. C'est eux… ils sont devant nous. Ils sont de dos et ne semblent pas nous avoir vu. Les moldus court autour de nous.

Un des mangemorts se tourne vers nous. C'est un homme corpulent avec une masse énorme de cheveux blonds. Il nous fait un sourire mauvais, et pointe sa baguette sur nous. Bill m'attrape alors par la taille et me serre contre lui. Je sens alors mon estomac se soulever. Il vient de nous faire transplaner alors qu'un jet de lumière rouge se dirigeait droit sur moi.

Mes pieds touchent le sol. J'ouvre les yeux. Nous sommes devant chez lui. Devant la porte de la cuisine. Dans la neige. Il ouvre la porte et me fait vite entrer. Sans dire un mot, il m'entraîne vers le salon et me fait asseoir sur un immense canapé. Il prend la couverture pliée sur le dossier et me la met sur les épaules.

Je reviens… me dit-il

Il sort de la pièce. Il fait noir autour de moi. Il n'a allumé aucune lumière. Certainement pour ne réveiller personne. J'ai froid. J'enlève mes chaussures et je remonte mes jambes que je serre contre moi. Il revient avec deux tasses de chocolat chaud et m'en met une dans les mains. Il s'assoit à mes côtés. Aucun d'entre nous ne dit le moindre mot.

Que faisaient ils là ? demandais-je alors pour rompre le silence

Je n'en sais rien. C'est bien la première fois qu'ils attaquent en dehors de l'Angleterre. Je ne comprends pas…

Je ferme les yeux. J'ai vraiment eu peur. Très peur. Je sens alors les lèvres de Bill se poser sur les miennes dans un baiser presque imperceptible. Il me caresse la joue.

Je sais que tu as eu peur, mais c'est terminé maintenant. Nous sommes en sécurité ici. Il ne t'arrivera rien, je suis là…

Il me prend dans ses bras et je m'y blottis au chaud. Maintenant je suis bien. Je me serre encore plus contre lui.

Bill !

C'est Mme Weasley. Génial. Il ne manquait plus que ça.

Mais que fais-tu là à cette heure ! et plus important, avec celle !

Maman ! Ca suffit. Nous sommes rentrés en urgence. Nous avons été attaqués par des mangemorts.

Oh Merlin ! mon chéri tu n'as rien ! Viens ici que je vérifie que tu es entier !

Elle s'approche de lui et se met à vérifier qu'il a bien deux jambes, deux bras, deux yeux…

Maman ! Arrête ! Je vais bien ! Je n'ai rien ! Il y a eu plus de peur que de mal ! Nous avons réussi à transplaner à temps.

Il regarde sa montre.

Il n'est que 5h, nous allons aller nous reposer deus petites heures et nous retournerons à la banque pour faire notre rapport. Ensuite j'irais voir le professeur Dumbledore, j'ai des choses à lui dire.

Nous ? mais enfin Bill, tu n'y pense pas !

Elle baisse un peu le ton.

Elle ne va pas rester là !

Mais pas assez pour que je ne l'entende pas.

Maman arrête…

Non. C'est moi qui interviens. Je vais m'en aller Bill. Je vais rentrer chez moi. Je ne veux pas encombrer… je serais à la banque à 8 heures…

Non ! tu restes ici !

Bill ! intervient Mme Weasley, je…

Ça suffit, Molly.

Je me tourne vers l'endroit d'où vient la voix. C'est un homme mince et presque chauve si ce n'est ses quelques cheveux aussi roux que ceux de Bill.

Bill a raison Molly! Il se tourne alors vers moi. Bonjour jeune fille, je suis Arthur Weasley, le père de Bill.

Bonjour M. Weasley je suis Fleur…

Delacour, oui je sais. Bill parle énormément de vous…

Papa! intervient Bill.Ca suffit !

Il a l'air gêné. Il se retourne vers moi et dit :

Viens, tu vas dormir dans ma chambre.

Il se tourne vers ses parents.

Attendez moi ici, je dois vous parler à tout les deux.

Et il m'entraîne vers l'étage. En temps normal, j'aurais protesté mais là, je suis bien trop fatiguée. Alors je le suis sans rechigner. Il ouvre une porte et me fait entrer dans la chambre dans laquelle je me suis changée la dernière fois.

Repose toi un peu… tu as l'air épuisée… je viendrais te réveiller au dernier moment demain. D'accord ?

D'accord. Dis-je

Il se penche vers moi et m'embrasse doucement.

Fais de beaux rêves…

Il sort. Je me glisse sous les draps. Ils ont son odeur… quel bonheur. Mais je suis tout de même mal à l'aise. Je suis chez lui, dans son lit. Je me demande où il va dormir ! Et puis sa mère qui ne m'aime pas n'arrange pas les choses. Je me demande de quoi il voulait leur parler. Mais je suis trop fatiguée pour y penser. Je m'endors. Bercée par l'odeur de mon beau rouquin.

: le foul, ce sont des fèves que l'on fait mijoter toute une nuit pour en faire une purée. Elle est servie dans un morceau de shami.

: le Om'ali, ce sont de fines feuilles de pâtes baignées dans un lait très sucré et mélangé à de la noix de coco et à de la pistache. Ça fait bien grossir ! lol

: livre égyptien monnaie égyptienne

: je peux vous jurer que l'échange avec les chameaux, c'est quelque chose qui se fait vraiment. La sœur d'une amie à moi s'est vue proposée dix chameaux pour que ses parents la laisse là bas. Et plus vous êtes blonde, plus le nombre de chameaux augmente !