Bonjour, bonsoir !
Je suis très heureuse de vous retrouver pour ce septième chapitre ! (ce n'est pas trop tôt !) J'essaye vraiment de faire des efforts, d'écrire plus souvent, mais la motivation n'est pas toujours présente … Je voulais m'avancer pendant les vacances mais je n'ai réussi à écrire que pour mon autre fiction … Je vais essayer de tenir un autre rythme, et je pense que je pourrai vous en dire un peu plus sur les dates des prochaines publications au prochain chapitre ! (j'attends d'avoir entamé un peu ma rentrée haha).
A part ça comment étaient vos vacances ? Personnellement je me sens vraiment ressourcée et je me prends moins la tête. Et puis franchement si vous avez l'occasion de vous rendre en Ecosse un jour, ALLEZ-Y. Tout est magnifique, les gens sont adorables, l'histoire du pays est très intéressante et d'ailleurs, le pays entier semble dire "England ewe (you) suck. I prefer to be with my pal France." Du coup je suis dans une période ScotFra. VOILAVOILA.
Merci à tous les lecteurs fidèles, et BONNE LECTURE !
Depuis son bar, Francis était un petit peu déconcerté. Beaucoup, même. Il avait dû, comme tous les trente-six autres suspects, se lever tôt et revenir sur les lieux de l'accident, après convocation du détective. Ils s'étaient tous préparés à un nouveau brassage de souvenirs, et surtout, a recevoir la réponse à toutes leurs interrogations qui se bousculaient dans leurs esprits. Qui avait put commettre un tel crime ? Personne ne le savait encore. Pas même Kirkland.
Et finalement, après une petite heure, tout le monde repartait. Francis se retrouvait sans réponse, et encore plus embêté qu'à son réveil.
Sa brasserie se vidait. Il était à peine dix heures. Il allait passer une nouvelle journée entouré de policiers. Et dieu sait s'il désespérait de pouvoir servir à nouveau des clients ... ! Entendre de nouveau des rires, de la musique, et faire part de son bonheur dans ce lieu qui représentait une part de sa vie désormais. "Le Conquérant" était son corps, son navire. Sans la clientèle, sans son esprit joyeux, sans son vent de fraicheur et de bonne humeur, il ne pouvait naviguer.
- Tout va bien patron ?
- Oui, oui ... Merci Mathias, c'est gentil de t'inquiéter.
Le jeune serveur scandinave vint se poster au comptoir, l'air visiblement inquiet pour son employeur.
- Il ne faut pas s'en faire ... Je suis certain que tout sera réglé rapidement, reprit Mathias. Nous avons un grand détective, une foule de médecins et de policiers ... Nous sommes en 1924 après tout ! La science ne fait que des progrès !
- Malheureusement mon grand, la haine aussi ne fait que des progrès dans notre beau continent ...
Francis n'était pas un homme pessimiste. Pourtant, depuis maintenant deux nuits, il avait passé de longues heures dans son lit a lister les malheurs qu'il côtoyaient depuis son enfance. Il s'était rendu compte qu'il avait presque peur. Peur de ce monde trop grand et trop égoïste, où seul le plus fort peut vivre heureux, en ne se souciant que son petit confort personnel. Loin de la mort, de la maladie, de la guerre, de la pauvreté ... Et des règlements de comptes dans des brasseries parisiennes entre autres.
Mathias lui envoya un regard confus, hésitant à trouver les mots justes pour redonner le sourire à son patron. L'attention était adorable et ce dernier lui répondit par un simple sourire, lui indiquant sa reconnaissance.
-Et dire que je vous croyais plutôt optimiste et visionnaire … ! ne put que finalement commenter le serveur en riant pour alléger l'atmosphère.
-Haha, je reste un homme malgré tout … ! Je peux aussi être inquiet pour le futur de ma brasserie.
- Et bien si l'on doit s'inquiéter de quelque chose en ce moment, ce serait bien de cet homme qui vient à notre rencontre ...
En effet, Allistair Kirkland venait de terminer une discussion tendue avec une homme aux cheveux blancs. Ce dernier disparut rapidement de la brasserie, loin des policiers. Le roux se dirigeait donc maintenant vers le bar. Mais ce n'était pas Mathias qu'il venait embêter.
- Monsieur Kirkland ... ! commença Francis en le voyant s'accouder à son bar. En quoi puis-je vous être utile ?
- Allistair sera amplement suffisant la prochaine fois ... lui répondit-il en souriant. Nous allons avoir besoin de vous avec Arthur ... Mon frère veut aller jeter un coup d'oeil a vos stocks ... Vous avez bien une pièce où vous ranger toutes vos provisions je suppose ?
- Évidemment. Il souhaite s'y rendre maintenant ?
- Oui, je vais le chercher tout de suite, conclut le britannique. Je reviens dans quelques instants.
Francis et Mathias le virent partir au petit trot vers l'entrée du bâtiment.
- Vous allez les y accompagner j'imagine … ? demanda ce dernier.
- Je préfèrerai. Oh, tu peux partir d'ailleurs, aucune corvée ne te retient ici aujourd'hui … ! s'exclama son patron.
- C'est vrai … Mais je reviens demain pour vous épauler !
- Heureusement que j'ai quelques bons employés, lui répondit Francis avec un clin d'œil tout en quittant son comptoir pour se diriger vers le détective qui arrivait avec Allistair.
Mathias le suivit du regard un instant en souriant. Malgré le fait qu'il soit son supérieur, il avait toujours aimé la compagnie et, tout simplement, le caractère de Francis Bonnefoy. Il voyait en lui l'adulte mature et organisé qu'il n'arrivait pas à être. Ils n'avaient que quatre années d'écart mais le jeune danois d'origine savait que le chemin qu'il avait à parcourir pour atteindre un mode de vie similaire au blond allait être bien plus long.
Bien vite, il se retrouva seul. Du moins, si l'on oubliait la dizaine de policiers qui s'affairaient au cœur de la brasserie, auprès du lieu du crime vers les sanitaires, ou encore à l'entrée pour calmer les journalistes. C'est alors qu'il reconnut un visage familier parmi toute cette foule grouillante. Sans hésiter, il s'approcha du jeune homme qui semblait intensément concentré à écrire une longue liste, installé seul à une table, à l'écart des autres agents.
- Peter !
Le garçon sursauta. Son crayon décrivit un grand arc de cercle sur son carnet, barrant au passages les dernières lignes qu'il avait écrites.
- Ah ! Excuse-moi … ! Je ne voulais pas te faire aussi peur … ! s'excusa tout de suite Mathias.
Le jeune britannique leva les yeux vers le serveur, l'air rieur.
- Ce n'est pas grave, c'est juste un brouillon … !
- Ouf, tu me rassures ...
Ils se sourirent, comme lorsqu'ils s'étaient rencontrés la veille. Mathias en oublia l'enquête, les policiers, et les doutes qui planaient tout autour d'eux dans cette sombre affaire. Il avait l'impression de se retrouver avec un petit cousin, un membre de sa famille.
- Quoi de neuf sinon ? demanda-t-il en prenant une chaise pour s'asseoir aux côtés de son ami. Encore submergé par ton travail de futur détective ?
- Et comment ! Arthur me confie de plus en plus de tâches … Hier, je servais encore du thé à tout le monde mais ce matin … J'ai pu l'aider ! Et m'exprimer sur l'enquête !
Il rayonnait, cela se voyait. Le danois rit silencieusement. Peter était un garçon plein de surprises, et de bons sentiments.
- C'est super ! Qui sait, tu pourras même avoir ton nom dans le journal quand elle sera élucidée !
- Mais oui ! répondit l'adolescent les yeux brillants. Le monde entendra enfin parler des mes capacités de grand détective haha !
Les deux discutèrent encore de longues minutes de leurs carrières respectives, et de leurs vies futures. Mathias parla de son projet d'ouvrir son propre bar et salon de thé un jour, et Peter lui expliqua qu'il n'avait aucune intention de retourner à l'école et voulait apprendre aux côtés des ses deux cousins. Ils discutèrent aussi de leurs passions pour le sport. La boxe pour Mathias, et la natation pour Peter. Leur fin de matinée se passa dans la bonne humeur.
Le serveur partit ensuite leur chercher chacun un verre d'eau. En revenant, il jeta à nouveau un regard à la liste qui trainait encore au centre de leur table.
- Tiens, je ne t'avais pas demandé … Encore un service qu'Arthur t'as demandé ? demanda-t-il en désignant du menton le carnet tout en s'asseyant.
- Oui, en quelques sortes … J'ai trié pendant une bonne partie de la nuit les comptes-rendus des interrogatoires d'il y à deux jours, et j'ai pu jeter un coup d'œil à ceux de ce matin du coup … Je fais une liste des suspects avec leurs alibis, les moments où ils se sont déplacés … Arthur aime avoir des avis extérieurs. Et les agents sont trop occupés à agiter leurs matraques et faire les malins devant les journalistes pour se pencher sur tous les détails …
- Je suppose donc que je ne suis pas autorisé à regarder … Mais d'ailleurs, tu ne devrais pas avoir le droit de parler aux suspects comme nous le faisons, non ?
- Je ne suis qu'assistant, je ne rentre pas vraiment dans les cases au commissariat … Et puis de toute manière, Arthur trouvera surement à redire sur mes déductions, elles ne sont que superficielles, je n'ai pas accès à tous les détails de l'enquête … Je n'ai même pas pu voir la victime ! s'exclama-t-il avant de boire une gorgée de son verre d'eau.
- Haha, un jour tu pourras aller où tu veux ! Tu auras juste à brandir tes papiers de détective, et toutes les portes te seront ouvertes … Et puis dans quelques années, la radio se sera bien plus développée, et les moyens de recherche aussi. Tu seras à la pointe de la nouveauté !
Peter sourit de plus belle, partageant de nouveau ses rêves et ambitions. En prenant son verre à la main, les yeux du serveur se posèrent cependant sans le vouloir sur le carnet qui se trouvait à quelques centimètres de sa main. Il détourna rapidement le regard, un peu embêté. Il ne voulait pas avoir de soucis. Mais désormais, il savait qui allait en avoir. Quatre noms avaient été entourés en gros et soulignés, signifiant surement une certaine attention de la part des détectives. Il en reconnut deux. Francis et Bella.
- • -
- Tu vas chez Elizabeta ?
- Oui ! Mais je ne tarde pas trop, c'est promis.
Geneviève observa sa nièce sans répondre un mot. Elle avait l'impression de la regarder dans les yeux pour la dernière fois. La peur et l'angoisse de l'affaire du meurtre ne se trouvait cependant pas dans le regard de Bella, mais bien dans celui de sa tante. Cette dernière avait eu tous les détails de l'histoire la nuit même de l'accident. Francis était passé en hâte voir sa mère dès que les policiers l'autorisèrent a quitter sa brasserie. A quatre heures du matin. Elle n'avait jamais tant tremblé et pleuré depuis la lettre annonçant le décès de son frère.
- ... Vers quelle heure penses-tu rentrer ?
- Et bien … commença Bella en jetant un regard à la pendule dans l'entrée. Il n'est que onze heures et demie … Je vais manger avec Eliza, donc je reviendrai vers quinze heures je suppose … ?
- D'accord.
Elles s'observèrent dans le silence encore quelques secondes. Geneviève trouvait quelque chose de changé chez Bella. Ses cernes et son teint montraient clairement les épreuves auxquelles elle avait dû faire face dernièrement, mais son regard était plus étincelant que jamais. Une nouvelle assurance semblait entretenir la petite flamme dans son iris.
La belge se pencha finalement vers sa tante pour l'embrasser, comme à chacun de ses départs, et quitta la maison dans un sourire. Sans plus attendre, elle se dirigea vers l'arrêt de bus la plus proche, afin de la mener à l'Ouest de la ville, non loin du bois de Boulogne. Dans le bus, elle ne s'amusa pas a observer les magnifiques maisons qui bordaient les rues sur son trajet, comme elle l'aurait fait d'ordinaire, et elle n'eut pas même envie de sortir le livre qu'elle avait pris avec elle dans son sac. Son esprit était ailleurs.
Enfin arrivée à son arrêt, qu'elle faillit d'ailleurs louper, elle s'empressa de se diriger vers une grande maison claire parsemée de lierre, et aux buissons taillés avec précisions. Elle passa le portail, et sonna a la porte. Son amie vint lui ouvrir rapidement.
- Bella ! s'écria la hongroise en enlaçant son invitée.
- Je ne suis pas trop en retard ? répondit-elle en répondant à son étreinte.
- Pas du tout ! Je viens de finir de mettre la table, tu es juste à l'heure, comme d'habitude !
Elles se rendirent ensemble dans la salle à manger, dès que la belge fut débarrassée de son manteau et de son sac. Elizabeta éteignit la radio, qui diffusait Rhapsody in Blue à travers toute la maisonnée.
- Voilà. Nous serons plus à l'aise. D'ailleurs, Roderich est au conservatoire, nous allons pouvoir passer un bon moment toutes les deux … !
Bella s'installa à table alors que l'hôtesse de maison apportait un plat fumant. Bella les servit toutes deux de vin, et leur repas put commencer. Elles commencèrent par échanger des mondanités, se complimentèrent sur leurs nouveaux vêtements, collier de perles, ou autres. Elles voulaient toutes deux éloigner leurs pensées de ce qui s'était passé trois jours plus tôt. Cependant, Bella se devait raconter le rendez-vous qu'elle avait eu la veille avec le détective à sa meilleure amie.
- Alors ? Il voulait vraiment te poser des questions sur le … meurtre, ou c'était un moyen subtil de t'inviter à boire un verre ? demanda Elizabeta.
- Un peu des deux … Au final, c'était plutôt sympathique. Oh mais d'ailleurs ...
La belge but une gorgée de vin, laissant sa phrase en suspend. Son amie la fixait avec des yeux ronds, attendant quelle autre nouvelle incroyable elle allait découvrir.
- … Il faut absolument que je te raconte ce qui s'est passé ce matin, finit-elle au bout de quelques secondes dans un sourire.
- A la brasserie ? Mais nous n'y sommes restés pourtant qu'une petite heure pour répondre à quelques questions sans intérêt …
- Oui, mais cela s'est passé après ...
- Dis-moi tout !
- Et bien … J'ai rencontré quelqu'un.
- • -
- Voilà messieurs, c'est ici.
Après avoir passé la cuisine, Francis avait conduit les deux détectives dans le "garde-manger". C'était une pièce vaste, aussi fraîche que le temps l'était dehors, avec une porte donnant sur une cour intérieure. Les aliments et autres réserves de boissons étaient rangés dans des boites, étagères ou cageots.
- Il fait rudement froid, dit Allistair en frissonnant.
- Désolé, j'aurai du vous prévenir, en hiver nous laissons toutes les fenêtres ouvertes … C'est tout de même mieux pour conserver les aliments, ajouta Francis.
- Hum. On peut jeter un coup d'œil ? demanda Arthur d'un ton neutre.
- Bien sûr. Votre métier vous l'autorise après tout, non ?
Le détective lança un regard noir au propriétaire de la brasserie. Bien sûr qu'il savait qu'il avait le droit, quelque soit l'avis des personnes chez qui il fait un état des lieu ou une perquisition ! Il essayait juste de se montrer poli, dans ces situations. La réponse un peu tranchante et faussement sympathique du français à ses yeux l'avait tout de suite énervé, et surtout blessé dans son orgueil. Il s'avança sans un mot au centre de la pièce, laissant trainer son regard sur les aliments. Il 'avait jamais vraiment mis les pieds dans ce genre de pièces, et pour l'instant, tout semblait à peu près normal. Tout était rangé parfaitement, sécurisé, éloigné de potentiels rats, et propre. La porte était fermée a clé lorsqu'ils étaient arrivés avec le patron, et celle donnant sur l'extérieur était bloquée par un cadenas. Peu de personnes avaient donc accès à cette salle.
- Vous seul avez accès à ce lieu ?
- Je suis le seul à en avoir la clé oui, mais elle est ouverte aux cuisiniers et serveurs pendant les services. Je suis donc toujours présent dans ces cas-là.
- Et cette porte qui donne sur la cour … C'est la seule qui donne sur l'extérieur exceptée la porte d'entrée de la brasserie … ?
- C'est exact. A part les fenêtres il n'y a pas vraiment d'autre moyen d'entrer. Haha, une porte est tout de même mieux pour accueillir les clients non ? répondit Francis en riant tout en se tournant vers Allistair.
Arthur continua son inspection, à la recherche d'un quelconque défaut ou preuve, ignorant les rires et les paroles que son demi-frère échangeait avec le français. Il ne comprenait pas comment ce dernier arrivait à plaire à tous. La première fois qu'ils l'avaient rencontrés, Allistair l'avait tout de suite apprécié et Peter semblait aussi trouver le blond sympathique.
- Quoique, une fois j'ai fait sortir un homme par la fenêtre du pub où j'étais allé boire un coup un soir … Il avait essayé de partir avec ma commande ! s'exlama Allistair en riant.
- Vraiment ? Haha, qu'est ce que c'était ? Une bière ? Un whisky ? demanda le français.
- Non ! Mon haggis !
Ils partirent dans une nouvelle quinte de rire. De son côté, Arthur soupira silencieusement. Il avait besoin de se concentrer ! De plus, le roux semblait vraiment ne pas vouloir l'aider, trop occupé à rire avec son nouveau compagnon.
- Tiens … Francis, est-ce que vous avez un registre avec vos commandes, et vos livraisons ?
Les rires se stoppèrent. Le français se tourna vers Arthur en hochant la tête.
- Oui, je vais vous le chercher.
Il laissa les deux britanniques dans la pièce froide, où le silence régna de nouveau.
- Alors, tu t'amuses bien ?
Allistair jeta un regard interrogateur au blond.
- Qu'est ce qui ne va pas avec le fait que je discute avec Francis ?
- C'est un suspect. Et tu n'est pas là pour ça … On travaille enfin ! Dès que j'aurai … Dès que nous aurons bouclé cette affaire, tu auras tout le temps que tu voudras pour faire le malin avec les parisiens si cela t'enthousiasme tant … !
- Arthur ! Nous sommes à Paris depuis à peine deux semaines ! J'ai bien le droit de discuter avec de nouvelles connaissances et … Attends je comprends, répondit Allister avec un sourire mauvais. Tu es juste jaloux du fait que j'arrive à m'intégrer et à rire avec les autres alors tu peine à parler aux gens ! Notons d'ailleurs que le, seul, rendez-vous que tu as eu hier n'a pas eu l'air de se passer comme tu l'espérais …
- Non ! Enfin je … Ce n'est pas ça ! s'exclama l'autre en gonflant les joues. Je n'aime juste pas ce Francis … Il ne m'inspire pas confiance ...
- Tu lui as parlé deux fois ! Et seulement pour lui poser quelques questions en lien avec ton travail ! Comment peux-tu te faire un avis sur lui avec si peu de conversation ?
- Je ne sais pas … Je … Il est tout l'opposé de mon caractère, il est bruyant, trop expressif … Et d'ailleurs, mon rendez-vous s'est très bien passé !
- Mais bien sûr. Elle ne t'a même pas adressé un regard ce matin. Ce n'est pas ce que j'appelle "un rendez-vous réussi", répondit-il en mimant les guillemets.
Arthur fulminait. Francis revint quelques secondes plus tard, un bloc de feuilles tapées à la machine à écrire sous le bras. Le détective se tourna vers lui, le regard toujours noir, et prit la pile qui lui tendit le français d'un air interrogateur. Le britannique enfonça un peu plus son chapeau sur son crâne, releva le col de son manteau d'une main et prit la direction de la sortie.
- Bien. J'en ai assez vu ici. Je vous recontacterai Bonnefoy, merci pour le registre, dit-il d'un ton froid en passant la porte.
Francis se retrouva seul avec Allistair. Ce dernier sortit une cigarette de la poche de son manteau en soupirant.
- J'ai fais quelque chose de mal … ? Je l'ai peut-être froissé ou ...
- Non ce n'est rien, le coupa l'écossais. Une petite dispute familiale. Il ne mérite pas vous vous inquiétez pour lui.
- Oh, bien … D'ailleurs, je pense que nous pouvons cessez de nous vouvoyer ...
- Haha c'est vrai … ! dit-il en coinçant sa cigarette éteinte dans sa bouche. Je vais devoir y aller, cet imbécile à quand même besoin de moi … A plus tard Francis.
- A plus tard Allistair.
Dès que le roux eut quitté le garde-manger et les cuisines, Francis referma la porte derrière eux en sifflotant. L'un des employés qui était venu pour nettoyer les cuisines interrogea le blond du regard.
- Tout va bien patron … ? Vous avez l'air assez enjoué malgré ce qui s'est passé l'autre jour ...
- Je vais bien Alexis, je vais bien … ! C'est juste que ces deux détectives sont très sympathiques finalement !
- • -
Lorsque Gilbert quitta la brasserie, il ne s'éternisa pas et prit directement la direction de son hôtel. Il était fatigué, et sa discussion avec Allistair l'avait plus que remonté. Il allait être sous surveillance de la police ! Et cela dès l'après-midi … Il n'en revenait toujours pas. Même s'il n'était pas le seul, comme le lui avait expliqué le britannique, il se sentait tout de même victime d'un certaine injustice … Le vent lui mordit le visage, alors qu'il remontait l'une des nombreuses rues pavées de la capitale dont il ignorait le nom. Il n'avait qu'une seule hâte. Partir. Fuir. Quitter ce pays qui désormais lui faisait presque autant de mal que l'Allemagne. Arrivé devant son hôtel, il repensa à la façon dont il avait parlé à son frère, une demie heure plus tôt. Il s'en voulait atrocement. Jamais il ne s'énervait de la sorte, et Ludwig avait du être aussi retourné que l'albinos l'était désormais. Il entra en baissant les yeux, son chapeau toujours vissé sur la tête. Il monta à l'étage et ouvrit la porte de sa chambre. Elle était fermée à clé. Ludwig n'était donc pas rentré. Gilbert sentit son pouls s'accélérer en quelques secondes. Où pouvait-il se trouver, s'il n'était pas à l'hôtel ? L'albinos se calma. Son cadet devait certainement se promener dans la capitale, ou était en train de leur chercher un déjeuner. S'il ne rentrait pas dans l'heure, Gilbert pourrait commencer à s'inquiéter.
Ludwig rentra trois quarts d'heure plus tard. En voyant son grand-frère finir de se ronger les ongles, assis dans le fauteuil de leur chambre, il comprit rapidement ce qui avait traversé son esprit.
- Pardonne-moi Gil', j'ai du faire un détour … Je ne voulais pas t'inquiéter ! s'exclma le blond en enlevant son écharpe l'air visiblement embêté.
- Ce n'est rien … Il faut que je te fasse confiance aussi … !
Ils s'installèrent sur le sofa, tandis que Ludwig sortait le pain et le boudin qu'il avait acheté en rentrant. Leur dispute était désormais loin derrière eux.
- C'est très bon, dit Gilbert en mâchonnant son repas. Où est-ce que tu es allé pour acheter ça ?
- Oh, pas tout près. On peut dire que j'ai plutôt bien marché ...
Contre sa hanche, il pouvait sentir le morceau de papier plié en quatre que lui avait donné Bella. Ludwig sourit. Ce serait son petit secret pour l'instant.
Et voilà, j'espère que cela vous a plu ! La suite est toute prête dans ma tête, et la prochaine fois, nous retournerons voir des personnages que l'on a laissé un peu de côté pour l'instant … ! Sinon, il y a eu un petit caméo d'un de mes OC quelles lignes plus haut haha, je devais placer quelqu'un de random, et ma ville chérie m'est venue à l'esprit … (Indice pour découvrir qui il est : il s'appelle Alexis Canut !)
MERCI A TOUS lecteurs connus, anonymes, comme discrets. Vos passages m'emplissent de joie. Cette fiction à atteint les 375 views ! Je n'en reviens toujours pas … Je vous aime très très fort. (j'espère que vous m'appréciez aussi haha) Si cette fiction vous tient à cœur, j'en suis ravie !
BISES et à très vite ! Je vous tiens au jus des avancées des chapitres sur la page de mon profil !
ROSIE
