{ Chapitre 7 }

Je passai une semaine à me morfondre. En réalité, la journée je faisais comme si de rien était, passant du temps avec Narcissa à lui apprendre à faire à manger de façon moldu, avec Draco qui m'apprenais à me battre à ma demande et, à ma plus grande surprise, avec Lucius à parler de littérature. Mais la nuit... mon morale était à zéro. Je ne sais pas si cela à quelque chose à voir avec ma rupture, après tout, je ne suis même pas sûr d'avoir été amoureuse de lui, je pense surtout que c'est le fait de perdre une chose de plus qui a été la goutte qui a fait déborder le vase. Le manque de ma mère aussi... Le temps commence à se faire long et elle me manque tellement que je ne peux m'empêcher d'avoir les larmes aux yeux lorsque je pense à elle.

Malgré mon jeu de comédienne, ma tristesse devait ce voir car, un matin, Narcissa me réveilla en m'annonçant qu'elle avait une surprise pour moi.

-Vraiment ?, m'étonnai-je.

-En réalité, c'est un idée de Draco.

Encore plus bizarre...

-Vas te préparer. Me dit-il.

J'acquiesçai, sceptique, et obéissais. Une fois prête j'allai rejoindre Narcissa qui était avec Draco dans la cuisine.

-Ah, te voilà !, s'exclama Narcissa.

-Ton cadeau se trouve dans le petit salon. M'informa Draco.

J'arquai un sourcil mais m'y dirigea quand même et lorsque je poussai la porte et que je vis ma meilleure amie, ma sœur, ma confidente, Ginny Weasley au beau milieu de la pièce, un grand sourire sur le visage, les larmes se mirent à dégringoler mes joues sans que je ne puisse les en empêcher. Je me jetai alors dans ses bras et la serrai de toutes mes forces comme pour l'empêcher de disparaître. Elle attrapait mon visage dans ses mains pour essuyer mes larmes alors que les siennes commençait à couler également.

-Oh mon Dieu... Soufflai-je. Tu m'as tellement manquée.

-Toi aussi ma chérie, tu n'as pas idée.

-Mais comment tu... Enfin...

-Draco Malefoy m'a fait venir et laisses-moi te dire que lorsque j'ai vu son nom sur la lettre j'ai été plutôt choquée.

-Il t'a tout dit ?

-Seulement que tu étais en danger, que vos mères se connaissaient depuis toujours et que c'est pour ça que tu es ici.

-D'accord...

-Pourquoi es-tu en danger, Hermione ?

Parce que je suis la fille de Voldemort. Non, je ne me vois pas trop répondre ça.

-Je ne peux pas le dire... Soupirai-je.

-Eh bien, quand tu pourras, je serais là.

-Merci, Gin.

-Et alors, la vie ici ?, s'enquit-elle.

-Étrangement, ça se passe très bien. Narcissa et moi cuisinons beaucoup et avec Lucius, qui est très gentil malgré l'image qu'il donne au premier abord, on parle pendant des heures de littérature, ils ont une bibliothèque énorme ici et il m'a donné carte blanche.

-Et Malefoy ?, s'enquit-elle prudemment.

-Draco est...

Je ris en me rendant compte de ce que je vais dire :

-Il est adorable.

-Adorable ? Malefoy ? Attend, tu l'as appelée Draco ?

-Les choses ont changées entre nous.

Ses yeux s'arrondirent comme des soucoupes.

-Non, pas à ce point, Ginny. Ris-je, elle soupire de soulagement. On est amis, de bons amis. Il me soutient énormément depuis que je suis là et je peux te dire que j'en ai besoin. Ah, et il m'apprend à me battre.

-Pourquoi ?, s'étonna-t-elle.

-Il s'entraîne tous les jours dans une salle d'entraînement magique et ça m'a donné envie d'apprendre. Expliquai-je.

-Et alors ? Tu es douée ?

-Disons que pour l'instant je me retrouve souvent les fesses par terre, mais ça ne fait que trois jours, je ne désespère pas.

-Fou-lui une raclé, cela rendra heureux Ron.

-Merci, Ginny, ça fait plaisir. Dit la voix traînante de Draco.

Je me retournai et courut le prendre dans mes bras.

-Merci Draco !

-Je t'en prie, tu te sens mieux ?

-Beaucoup mieux.

-Il m'a appelé Ginny ?, s'étonna Ginny.

-Tu es mon invitée, j'ai été bien élevé.

-Pourquoi n'ai-je pas eu le droit au même accueil ?, demandai-je avec un regard de reproche.

-De un, je ne m'y attendais pas, ça ma pris par surprise et de deux ce n'est pas moi qui t'ai fais venir.

-Ouai, mais quand même, ce n'est pas très juste.

-Tu veux que je ne sois pas sympa avec ta copine ?

-Non.

-Alors cesse de te plaindre.

POV Draco.

Je passai dans le couloir, entendant une forte musique je m'approchai de la porte et regarda par son entrebâillement. Hermione et Ginny dansaient comme des folles. Hermione était… Magnifique. Elle n'était pas maquiller, pas spécialement bien habiller, elle était tout simplement belle, sans artifices. Elle était elle-même, belle, pure, joyeuse… Rayonnante. Je la regardai encore un instant et me repris rapidement en m'éloignant de la porte. Je n'eus pas le temps d'atteindre ma porte de chambre que notre elfe de maison Elfy (ndrl : oui je sais très imaginatif ^^) apparut pour me dire que mon père voulait me voir. Je redescendis donc les escaliers et me dirigea vers son bureau où je toquai et entra.

-Assis-toi. Dit-il en montrant la place vide devant lui, je m'exécutai.

-Un problème, père ?

-Bientôt, vous retournerez à Poudlard.

-Ce n'est que dans deux semaines.

-Cela va vite arriver. Sache qu'elle est en danger constant là-haut. Certes, personnes d'externe ne peut y pénétrez, mais il y a aussi les élèves étant de futurs Mangemorts.

-Donc ?

-Deviens son ami, un bon ami, avec qui elle aura envie de passer du temps afin que tu puisses correctement la protégé.

-Je suis déjà son ami, je fais des choses avec elle. Je lui apprend à se battre.

-Eh bien dans ce cas, devient-le d'avantage.

-Et si elle ne le veut pas ?

-Je me fiche de ce qu'elle veut. Tu es plutôt bien parti pour l'instant alors continu comme ça et tout sera parfait.

-Ok.

-Draco, je suis sérieux, j'ai promis à sa mère qu'il ne lui arriverait rien. Je compte sur toi.

-Je la protégerais, c'est promi.

POV Hermione.

-Tu vas bientôt partir, n'est-ce pas ? Demandai-je voyant Ginny regarder l'heure.

-Ouai… Mais on se voit bientôt à Poudlard.

-C'est vrai. Tu me manque tellement…

-Toi aussi… Mais regarde le bon côté des choses : ici tu as Draco Malefoy pour t'amuser.

-Ginny !

-Bah quoi ? Toutes les filles lui court autour et maintenant qu'il n'est plus dans la catégorie du pire connard de l'histoire de l'humanité, je peux enfin admettre qu'il est juste hyper ultra méga canon ! Carrément sexy de chez torride !

-J'ai compris Ginny !

-Tout ce que je dis c'est que tes vacances pourraient être vraiment plus intéressantes.

-Je m'attendais à tout sauf à ça de ta part. Avouais-je.

-Avoue au moins qu'il est complètement à tomber !

-C'est vrai qu'il est… Craquant.

-Craquant ? Tu peux faire mieux, vas-y !

-Ok il est sexy, ça y'est je l'ai dit !

-Peut-être que tu n'es pas un cas aussi désespéré que ça. Objecta-t-elle.

-Et peut-être que tu es une grande malade !

-Je t'en prie chérie, cela fait des années que tu dis ça, maintenant c'est un fait avéré.

Je ne pus m'empêcher de rire et la serra dans mes bras. Oh ma Ginny chérie, qu'est-ce qu'elle allait me manquer.

-Que dis-je aux garçons ?, demanda-t-elle.

-Que je les aime très fort, qu'ils me manquent et que j'ai hâte d'être à Poudlard.

-Et pour Draco Malefoy ?

-Je suis en danger, nos mères sont amies de longues date, il me protège. Résumai-je.

-Ce que Draco m'a dit. Acquiesça-t-elle.

-Essai de calmer Ron avant la rentrée.

-J'essaierais. Rit-elle.

-Et dit à Harry de ne pas s'inquiéter, il a tendance à trop s'en faire pour moi.

-Il t'aime comme une sœur, Mione.

-Je sais et je l'aime aussi comme un frère. C'est pour ça que je ne veux pas qu'il se rende malade pendant deux semaines, d'accord ? Alors rassure-le. Dis-lui que je vais très bien et que Draco est adorable avec moi.

-D'accord.

-Et dis la même chose à ta mère pour la sauver de l'infarctus. Ajoutai-je.

Elle rit.

-Arrête de t'en faire pour tout le monde et prend soin de toi, nous ça ira. Assura-t-elle.

-D'accord... Je t'aime Gin.

-Je t'aime aussi, Mione. Je vais y aller maintenant...

-Je sais...

Je la pris une dernière fois dans mes bras et l'accompagna dans le bureau de Lucius qui l'a fit transplanner, lui seul pouvant le faire à cause du sort qu'il a placé sur la maison.

-Ça va aller ?, s'enquit-il.

-Je n'aime pas beaucoup dire au revoir... Avouais-je.

-Deux semaines, ça passera vite. Assura-t-il.

-Merci, Lucius.

-Quand tu veux. Que lis-tu en ce moment ?

-Rien.

-Tiens, celui-ci est génial.

J'attrapai le livre qu'il me tendait et ris en lisant le titre : « Comment j'ai survécu dans la maison de mon pire ennemi ».

-Et moi qui comptais écrire un livre, on m'a piqué mon idée !, plaisantai-je.

-Draco fait de son mieux.

-Je sais et il est génial avec moi, à ma plus grande surprise.

-Tant mieux, ça me rassure.

-Je vais le lire de ce pas.