- APRÈS LA BATAILLE -


Disclaimer : Bien évidemment, la plupart des lieux et personnages viennent de l'univers créé par J.K Rowling.
L'amie de Ginny, Kat est issue de la foisonnante imagination d'Alysia.
Seuls quelques personnages très secondaires ont été créés par mes soins.
Dans ces conditions, il est heureux que je ne gagne rien avec ma petite histoire.

Chaque chapitre a bénéficié de la relecture attentive et exigeante des excellentes Bubblejoyce et Fenice. Maintes incohérences, faiblesses stylistiques et fautes d'orthographe ont pu être corrigées grâce à elles.


VII : Epouvantard et élections

Sitôt de retour à Poudlard, Ginny dut s'immerger dans le travail scolaire. Les ASPICs en effet commenceraient à peine deux mois plus tard. Pour être acceptée au Centre Supérieur de Médecine Magique, il lui fallait obtenir au moins un E en potions, botanique, sortilèges, métamorphose et en défense contre les forces du Mal. Ginny suivait en outre des cours d'étude des Moldus et arithmancie.

Elle s'attendait à avoir un O en défense contre les forces du Mal et se débrouillait bien en étude des Moldus, grâce à Hermione. Elle avait aussi de bonnes dispositions en métamorphose et enchantements, grâce à son entraînement intensif de l'été précédent. Quant à ses notes en potions, elles s'étaient drastiquement améliorées depuis que Rogue la traitait sans animosité particulière, lui accordant même un respect réticent.

Dès le premier samedi ayant suivi la rentrée, elle avait reçu une lettre d'Hermione qui avait retrouvé Harry au Siège comme chaque fin de semaine. Il semblait avoir surmonté son abattement et lui avait même reparlé de leur conversation. Il avait admis qu'il serait enclin à soutenir le parti de Griselda plutôt que celui d'Amos, mais lui avait demandé de patienter encore un peu avant d'utiliser publiquement son nom. Elle s'était donc bornée à lui donner à lire le programme détaillé proposé par Marchebank et à lui proposer de rencontrer Griselda. Il avait répondu qu'il y penserait.

Ginny était heureuse qu'il ait en partie accepté la demande d'Hermione. En effet, une lecture plus attentive de la Gazette l'avait convaincue que leur amie avait raison en prétendant qu'Harry devrait bien finir par se prononcer. En effet, son nom était souvent évoqué par les candidats et la question de savoir qui le Survivant soutenait réellement revenait régulièrement dans les différentes chroniques politiques et dans le courrier des lecteurs.

Le dernier match de Quidditch de la saison, Gryffondor contre Serpentard fut très serré et se solda par un match nul. Heureusement, Gryffondor avait accumulé une avance de trente points lors de matches précédents et ce fut donc Ginny qui reçut la coupe, des mains d'une McGonagall extatique.

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Mais tout cela passa brusquement au dernier rang de ses préoccupations quand, mi-mai, elle reçut un courrier affolé d'Hermione à l'heure du dîner. Harry avait disparu du Centre de formation des Aurors depuis plusieurs heures. Il n'était pas revenu pour autant au Siège. Ginny avait-elle une idée de l'endroit où il avait pu se réfugier, l'avait-il contacté ?

Etant sans nouvelles de lui et ne sachant où il avait pu se rendre, elle en fut réduite à faire la liste des endroits qu'Harry connaissait : Pré au Lard, le Chemin de Traverse, Place Grimmaurd, Ste Mangouste, Poudlard, le Siège et à la rigueur les ruines de Privet Drive, du Terrier, de Godric Hollow's. Mais que s'était-il passé ?

Par retour de hibou, Hermione lui fit parvenir le courrier que lui avait envoyé Hannah et Dean. Ils racontaient qu'en cours de défense contre les forces du Mal, leur professeur les avait confrontés à un épouvantard. Quand le tour de Harry était venu, la salle de classe s'était transformé en galerie des horreurs, la répugnante créature prenant tout à tour les diverses formes des pires frayeurs de Harry.

Ils n'avaient pas identifié tout ce qu'ils avaient vu mais ils avaient clairement reconnu un Voldemort ricanant de trois mètres de haut, les cadavres atrocement mutilés de Dumbledore, de Lupin, d'Hermione et de tous membres de la famille Weasley, et finalement un Détraqueur. A l'apparition de ce dernier, Harry s'était effondré, en poussant des hurlements affreux.

Finalement, le professeur et Malefoy, les seuls à ne pas avoir été totalement pétrifiés par cet atroce spectacle avaient réussi, en conjurant leurs forces, à créer un Riddikulus suffisamment puissant pour maîtriser l'épouvantard rendu particulièrement résistant par le sujet de prédilection que constituait pour lui l'esprit torturé du jeune homme. Harry et plusieurs de ses condisciples durent être conduits à l'infirmerie, en état de choc.

Mais quelques heures plus tard, on se rendit compte qu'Harry avait disparu, emportant son Eclair de feu. Depuis, personne ne l'avait revu. Hermione avait envoyé des hiboux à toutes les connaissances de son ami et contacté Tonks et Kingsley Shacklebolt. Elle avait même envoyé une lettre à Abelforth Dumbledore pour lui demander si, dans les souvenirs de Harry, il n'avait pas remarqué un lieu particulier où le jeune homme aurait pu se réfugier.

Folle d'inquiétude, Ginny ne dormit pas de la nuit. Elle passa son temps à imaginer tout ce qui pouvait arriver au fugitif. Etait-il en train d'errer dans le Londres moldu ? Et s'il y faisait quelque chose qui pouvait être retenu contre lui. Et s'il tombait sur un Mangemort ? Et s'il faisait des folies avec son balai et avait un accident ?

Elle aurait voulu rentrer chez elle, se joindre aux recherches. Tout, plutôt que de rester coincée à Poudlard. Mais au petit matin, Anastasia lui porta un courrier de sa mère. Molly lui demandait de ne pas bouger. Il ne servirait à rien qu'elle manque ses cours. Des Aurors, Bill, les jumeaux et Ron sillonnaient tous les endroits où Harry aurait pu se rendre. Une fois qu'on l'aurait trouvé, on aviserait.

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Alors que les élèves quittent les uns après les autres la salle commune pour prendre leur petit déjeuner, Ginny reçoit un hibou d'Hermione. Cette dernière a eu la réponse du legilimens. Pour Harry, le refuge, c'est Ginny. Il va peut-être tenter de la joindre. En attendant, qu'elle ne bouge surtout pas de Poudlard. Prise d'une inspiration subite, la jeune fille monte dans son dortoir et se saisit de la carte du Maraudeur. Elle examine soigneusement les passages qui mènent vers l'extérieur.

Là ! Tout près de la Sorcière borgne ! Un petit point, nommé Harry Potter. Elle s'élance hors de la chambre, dévale les escaliers. Une fois dans le passage qu'elle connaît bien, elle examine les environs. Le couloir semble vide. Elle vérifie la carte. Le nom de Harry y figure toujours. Examinant les murs plus soigneusement, elle finit par remarquer une petite porte familière. Elle vient de retrouver la Salle sur Demande.

Elle pousse doucement le battant. La pièce a la même configuration que le jour où Harry a défié Nott dans la grande Salle. Motifs apaisants tournoyant sur les murs, un large canapé au centre de la pièce. Sur lequel le jeune homme semble profondément endormi. Elle s'approche doucement. Il repose en position fœtale, sa robe maculée et déchirée, des traces de boue sur le visage, les cheveux sales et emmêlés. Ses lunettes ont glissé à terre, à côté de son balai. Elle les ramasse soigneusement et les pose sur une petite table qui se trouve accotée au divan. Doit-elle le réveiller ? Son visage tiré l'en dissuade.

Elle se concentre, s'imagine en train de lui écrire un mot. Puis elle ouvre le tiroir de la petite table. Elle y trouve du parchemin, une plume et un encrier. "Je reviens vers midi, rédige-t-elle. Je t'apporte de quoi manger. Je t'en supplie, attends-moi". Après réflexion, elle écrit un autre message "Je l'ai retrouv". Après avoir effleuré de ses lèvres le front de Harry, elle quitte la pièce sur la pointe des pieds et se rend à la volière. Elle expédie le parchemin qu'elle tient en main à Hermione, avant de se précipiter en cours, peu soucieuse d'attirer l'attention sur elle.

Les trois heures suivantes lui paraissent interminables. Elle ne peut s'empêcher de vérifier régulièrement sur la carte si Harry n'a pas bougé. Enfin, l'heure du déjeuner arrive. Elle fait un passage éclair dans la Grande Salle pour se confectionner des sandwiches, prétexte un devoir à terminer pour expliquer son absence et file retrouver le jeune homme.

Elle le retrouve éveillé, les yeux dans le vague. Il lui sourit difficilement quand elle entre. Sans mot dire, elle lui tend une partie de ses provisions et ils mangent en silence. Quand ils ont terminé, elle le regarde, préférant lui laisser l'initiative d'engager la conversation.

- "Je ne pourrais pas vivre avec tout ça, finit-il par lâcher.

- Tu le fais pourtant depuis neuf mois, réplique-t-elle doucement.

- Tu parles d'un Auror. Un simple épouvantard suffit à me mettre hors de combat ! Alors que je suis censé les maîtriser depuis que j'ai treize ans.

- Enfin Harry, tu sais très bien que ce n'est pas l'épouvantard en lui-même qui est à combattre mais la peur qu'il trouve en toi. Après ce que tu as vécu, nul ne peut te reprocher de t'être laissé dépasser. Et tu as encore deux ans pour t'entraîner à combattre tes peurs.

- Quand le Détraqueur est arrivé, j'étais incapable de me rappeler le moindre souvenir heureux.

- Il y a plein de sorciers confirmés qui sont incapables de produire un Patronus, tu le sais très bien. Maintenant que tu sais quels souvenirs atroces te reviennent, tu peux te préparer à les combattre.

- Mais tu ne comprends pas que j'ai trop peur pour ça ? J'ai la frousse, une telle frousse que je préfère renoncer à ma carrière d'Auror plutôt que me remettre volontairement en présence d'un truc pareil !

- Il te faudra sans doute du temps, mais je sais que tu peux y arriver. Tu as déjà fait d'énormes progrès en moins d'un an. Tu n'as pas à avoir honte de ta peur. Tout le monde serait bouleversé par ce que tu as fait apparaître. D'ailleurs, je me suis laissé dire que certains élèves de ta classe ne l'avaient pas supporté.

- Comment tu sais ça ?

- Hannah nous a écrit. Ne fais pas cette tête ! Tu crois vraiment que tu peux disparaître dans la nature sans qu'on s'affole et qu'on pose des questions sur ce qui s'est passé ? Il faut que tu t'y fasses, nous t'aimons, trouillard ou pas. Allez, viens, conclut-elle en se dirigeant vers la salle d'eau. Tu as besoin d'un bon bain chaud."

Elle lui fait couler son bain pendant qu'il se déshabille. Il ne peut retenir un soupir de bien-être en s'y plongeant.

- "Que fais-tu, lui demande-t-il en la voyant déboutonner sa robe à son tour.

- Je te fabrique de bons souvenirs", répond-elle.

Vers quinze heures, elle se rhabille en vitesse. Elle doit filer, explique-t-elle. Elle a déjà manqué une heure de cours et ne veut pas qu'on parte à sa recherche. Que compte-t-il faire ?

- "Je suppose que je dois rentrer au Centre de formation.

- Pourquoi ne rentres-tu pas au Siège ? Tu retourneras en cours lundi. Ils ne vont quand même pas te mettre à la porte parce que tu as séché trois jours !

- Oui, tu as raison. C'est ce que je vais faire. Une fois de plus, merci !"

Elle l'embrasse tendrement et le quitte à contrecœur.

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Les semaines suivantes sont très chargées pour Ginny. C'est la dernière ligne droite avant les ASPICs et elle passe désormais tout son temps libre à étudier. De retour au Siège, Harry a eu un long entretien avec Sylvia et cette dernière lui a suggéré d'acheter une Pensine. Il pourrait ainsi se débarrasser de ses pires souvenirs, les réexaminer un à un à loisir, et apprendre ainsi progressivement à les dominer. Ragaillardi par cette solution, Harry est reparti le lundi matin et tout semble se passer correctement.

C'est avec soulagement que Ginny passe son dernier examen. Durant la journée qui suit, elle sillonne le parc et le château, pour dire adieu aux vieilles pierres qui l'ont vu passer de l'état de petite fille à celui de femme. Après maintes réflexions, elle a décidé de laisser la carte du Maraudeur à Dennis Crivey qui s'est révélé très déluré et qu'elle soupçonne d'être un grand client de ses facétieux frères. Son regard émerveillé quand il prend conscience des potentialités du parchemin la conforte dans son choix. Il saura en faire bon usage.

Son dernier voyage dans le Poudlard Express se passe sans événement notable et c'est avec une joie mêlée de nostalgie qu'elle serre sa mère dans ses bras. Cette dernière aussi partage ce sentiment. C'est la dernière fois qu'elle vient chercher un de ses enfants sur ce quai. Une période qui a duré quinze ans s'achève pour elle.

- "Je n'ai plus d'enfants commente-t-elle avec mélancolie.

- Nous serons toujours tes enfants. Que nous ayons grandi ne change rien", réplique Ginny.

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Hermione et Harry, qui avaient déjà fini leur année universitaire depuis une semaine, préparaient activement une conférence de presse que le jeune homme devait donner quelques jours après le retour de Ginny et lors de laquelle il devait signifier son soutien à la candidature de Griselda Marchebank. Il l'avait rencontrée deux semaines auparavant et avait été très favorablement impressionné par sa personnalité et ses options politiques. Par contre, il ne voulait pas désavouer franchement Amos Diggory et avec Hermione, cherchait des formules permettant de soutenir l'une sans contredire l'autre.

La rencontre avec les journalistes se passa très bien. Ces derniers respectèrent leur promesse de ne pas s'écarter du sujet prévu et de ne rien demander au Survivant sur Voldemort et la Bataille. Les questions bien ciblées lui permirent d'exprimer ses orientations politiques : il comprend bien que la communauté magique en général et les proches des victimes de Voldemort en particulier désirent un châtiment exemplaire pour les criminels. Lui-même a perdu des parents et ses amis et il souhaite que les coupables soient punis.

Mais il souhaite aussi que cette période de répression prenne fin au plus vite. Il faut reconstruire ce qui a été détruit. Et tirer les leçons de ce qu'ils ont vécu : considérer que certains sorciers valent mieux que d'autres ou que les sorciers sont supérieurs aux non-sorciers ne peut apporter que massacre et destruction. Les sorciers doivent perdre leur arrogance et vivre en bonne intelligence avec tous ceux qui méritent leur respect. En cela il soutient Griselda Marchebank et sa politique de tolérance et d'équité avec toutes les espèces intelligentes. C'est pour lui la meilleure manière de lutter contre la venue d'un autre Voldemort.

Bien entendu, les jours suivants, la presse sorcière ne parlèrent que de ces déclarations. Certaines feuilles de chou critiquèrent très violemment le jeune homme, n'hésitant pas à sous-entendre que ce dernier avait eu des propos déloyaux envers une communauté qui l'avait pourtant honoré ou qu'il n'avait peut-être pas toute sa tête. Mais seule Hermione se donna la peine d'éplucher la presse. En effet, un événement intervint dans la famille Weasley qui éclipsa tout autre préoccupation : la naissance du fils de Bill et Fleur.

Toute la famille se transporta à Ste Mangouste pour faire connaissance avec le petit Arthur Pierre Weasley. Les parents de Fleur furent invités à séjourner au Siège pendant quelques jours pour rester près de leur fille et petit-fils.

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Finalement, les nouveaux parents rentrèrent chez eux et Molly se mit à passer la quasi-totalité de ses journées là-bas. Ron reprit le travail et Hermione accompagna Griselda Marchebank dans ses dernières allocutions publiques. Ginny et Harry se retrouvèrent donc livrés à eux-mêmes. Ginny proposa à Harry diverses sorties, mais ce dernier n'avait pas du tout envie d'aller dans des lieux où il serait assailli de questions par les autres sorciers.

Finalement, après avoir tourné en rond durant plusieurs jours dans la maison déserte, la jeune femme parvint à décider son compagnon de se promener dans le Londres moldu. Elle découvrit que ni l'un ni l'autre n'avaient jamais mis les pieds dans un musée et ils entreprirent d'explorer le British Museum et les diverses galeries de peintures de la capitale. Ils finissaient leurs journées dans les magasins et les salons de thé.

La fin du mois arriva très vite amenant avec elle les résultats scolaires de Ginny. Elle eu la joie de constater que ses notes lui permettaient d'être acceptée au Centre Supérieur de Médecine Magique, où elle avait envoyé un dossier d'inscription trois semaines auparavant. Théoriquement, elle n'avait plus qu'à attendre un courrier de confirmation. Elle écrivit la bonne nouvelle à Sylvia qui l'invita à faire une visite guidée de Ste Mangouste en sa compagnie durant le mois suivant.

Le 31 juillet, Harry eu 19 ans. C'était aussi le jour où devaient se tenir les élections. Tous les habitants du Siège en furent soulagés car il devenait pénible de supporter une Hermione de plus en plus survoltée. Il y eu des heures pleines d'incertitudes car Amos et Griselda avaient à peu près le même nombre de partisans.

Finalement, on apprit à 23 heures que le nouveau Ministre de la Magie serait Griselda Marchebank.

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Les semaines qui suivirent furent intenses pour tous les habitants du Siège. Molly continuait à être émerveillée par le petit Arthur, Hermione passait son temps au Ministère où la nouvelle équipe prenait ses quartiers, Ron se félicitait de la bonne humeur d'Hermione. Ginny reçut son acceptation officielle au CSMM et Harry était ravi de voir que la presse, occupée à commenter la nouvelle situation politique, semblait l'avoir complètement oublié.

Deux dates cependant les confrontèrent à de tristes souvenirs. Le 11 août, ils se retrouvèrent tous autour de la tombe de Charlie. Tonks vint avec eux, seule survivante parmi les rares personnes qui avaient partagé leur chagrin à l'époque. L'émotion de la jeune Auror incita Ginny à se demander s'il n'y avait pas eu un petit quelque chose entre elle et son frère.

Le 28 août, alors que la communauté sorcière fêtait partout la Victoire du Survivant, les Weasley et les membres de l'ordre dont ils étaient les plus proches se réunirent à nouveau, pour partager leur peine. Cette journée là fut particulièrement dure pour Harry. Il retomba dans un silence morose, visiblement enfermé dans sa douleur et sa culpabilité.

La rentrée universitaire devait avoir lieu à la mi-septembre. Il leur restait donc deux semaines qu'Hermione mit à profit pour rendre visite à ses parents, accompagnée de Ron qui devaient faire plus ample connaissance avec ceux-ci. Ginny réussit à persuader Harry de partir en vacances avec elle. Sur les conseils d'Hermione, ils choisirent le sud de la France. Il y faisait beau et il y avait peu de chance que quiconque ne reconnaisse Harry. C'est sous le nom de Weasley qu'ils firent les réservations, tant dans les lieux moldus que sorciers. Elle se félicita de son initiative, en voyant Harry redevenir doucement lui-même. Les derniers jours, il semblait même avoir retrouvé toute sa joie de vivre.

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Une nouvelle d'importance les attendait à leur retour. Profitant du repas de famille organisée par Molly le dimanche midi précédent le départ des jeunes vers leur résidence universitaire, Percy et Pénélope annoncèrent qu'ils avaient enfin arrêté la date de leur mariage. Ils comptaient se marier l'été suivant.

- Mais c'est dans un an, remarqua Molly, pourquoi attendre si longtemps ?

- Ce genre de mariage, ne s'improvise pas.

- Quel genre de mariage ?

- Et bien, nous pensons avoir un certain nombre d'invités.

- C'est à dire ?

- Et bien, cent cinquante à deux cent.

- Deux cent ? s'étonna Molly, complètement dépassée

- Nous somme une famille nombreuse, c'est entendu, fit remarquer George, mais avant qu'on atteigne ce nombre, il nous faudra quelques années.

- Pas nécessairement, rétorqua Fred. Un an, cela nous laisse largement le temps. Nous sommes cinq garçons, il nous suffit d'engendrer chacun quarante enfants, seulement vingt, en fait, si on invite les mères. Evidemment, Ginny aura un moins bon rendement. Mais si elle s'applique, elle peut nous faire des triplés, ou même des quadruplés.

- FRED !! s'étrangla Molly, pendant que les autres souriaient à la pensée d'une assistance composée d'une centaine de bébés de trois mois, braillant dans les bras de leur mère.

- Nous pensions inviter quelques-unes de mes relations professionnelles, expliqua Percy, imperturbable, pendant que Pénélope semblait se demander si s'allier à cette famille de fous étaient une bonne idée après tout.

- Quel genre de relations, demanda Hermione, soudainement très attentive.

- Et bien, mes nouveaux collègues.

- Bien sûr, fit-elle remarquer amusée, quelle excellente manière d'établir des liens chaleureux avec les nouveaux chefs de Départements. Je suppose que vous avez déjà choisi vos témoins, continua-t-elle avec l'air de ne pas y toucher.

- Et bien, puisque tu en parles, Harry, accepterais-tu d'être mon témoin ?"

Alors que le jeune homme, pris de court, essayait à la fois de digérer la demande inattendue et d'extirper le morceau de gâteau qui était resté coincé dans sa gorge sous l'effet de la surprise, Ginny comprit soudain les intentions de Percy. Son arriviste de frère voulait se placer dans l'esprit des nouveaux décideurs comme le meilleur ami du Survivant. Il allait UTILISER Harry !

- "Il n'en est pas question, gronda-t-elle à l'intention de son frère. Je t'interdis de faire ça !

- Tu m'interdis quoi ?

- Je t'interdis de l'utiliser !

- Je pense qu'Harry est assez grand pour répondre tout seul !

- Euh ! Et bien... je ne m'attendais pas vraiment à ça... bredouilla l'intéressé.

- Tu es un grand ami de la famille, commença Percy.

- Sauf quand cela ne t'arrange pas et que tu conseilles à Ron de ne plus le fréquenter !" rétorqua Ginny, sans prendre garde aux regards choqués du reste de la famille. Il était en effet parfaitement tabou chez les Weasley d'évoquer la période où Percy avait rompu toute attache avec les siens.

- "C'est de l'histoire ancienne, Ginny, tenta faiblement Harry, gêné du tour que prenait la conversation.

- Enfin Harry, toi qui déteste être mis en vedette, tu ne comprends pas ce que cela va être. Tu va devoir supporter une horde de politiciens de tout poil, qui vont te sauter dessus pour être vus avec toi. Sans compter que tu vas sans doute te retrouver dans le bureau de Percy : ma belle photo de mariage avec mon grand ami Harry Potter.

- Enfin Ginny, je ne vois pas où est le problème. De toute façon, témoin ou pas, Harry va bien t'accompagner non ?

- Seulement si je vais à ton mariage !

- Ginny, il est hors de question que tu n'ailles pas au mariage de ton frère, coupa Mrs Weasley d'une voix tendue.

- Mais Maman, tu ne vas pas le laisser faire cela !

- Mon chéri, tenta Molly. Je crains que nous n'ayons pas les moyens de financer autant d'invitations.

- Je n'ai pas l'intention de te demander de payer. Penny et moi économisons dans ce but depuis plusieurs années.

- Et bien je viendrai sans Harry, conclut Ginny.

- Tu ne peux pas, vous êtes fiancés ! s'indigna Percy

- Qu'est-ce que tu en sais ?" répliqua-t-elle.

Tous les regards se tournèrent vers Harry. Ce dernier pâlit soudain, manifestement paniqué. Il ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. Pour mettre fin au supplice du jeune homme, Molly reprit :

- "Etes-vous sûr de vous ? Le mariage est une affaire de famille. C'est un peu indécent de le transformer en manifestation publique.

- Maman, tu ne connais rien à la politique, trancha Percy.

- Est-ce bien ce que vous désirez, Penny ? demanda de guerre lasse Mrs Weasley à sa future belle-fille.

- Percy et moi sommes parfaitement d'accord sur ce point", répondit calmement la jeune fille.

La conversation roula ensuite sur les modalités mises au point par les jeunes gens. Les futurs mariés avaient décidé de faire les choses en grand. Chaque détail était déjà prévu et Molly se rendit compte qu'elle n'aurait rien à organiser. Non, ce n'était pas une affaire de famille.

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Alors qu'elle mettait un peu d'ordre dans la cuisine, pendant que Ginny, Harry et Hermione préparaient leurs affaires pour la rentrée du lendemain, Molly réfléchissait aux événements de la journée. Une fois de plus, elle soupira en pensant à Pénélope. Elle n'avait rien à reprocher à la jeune fille qui se montrait toujours très respectueuse à son égard, mais elle l'aurait préférée moins froide. Elle songea qu'une jeune femme affectueuse eut mieux convenu à son fils. Elle ne douta pas qu'il réussirai dans ses entreprises et qu'il était réellement doué pour la carrière à laquelle il se destinait. Mais elle ne voulait pas que son fils réussisse, elle voulait qu'il soit heureux. Et elle n'était pas sûre que son caractère à lui et le genre de femme qu'il avait choisi lui permettrai de comprendre où se trouvait le bonheur.

Bill, après avoir joué au joli cœur pendant des années, avait fini par se fixer auprès d'une femme charmante et aimante. Il était devenu un père attentif et son bonheur conjugal ne faisait pas de doute. Les jumeaux étaient sans doute ceux qui savaient le mieux profiter de la vie. Si elle s'était un moment opposée à leur projet, elle admettait maintenant que leur commerce, aussi loufoque qu'il puisse paraître, leur rapportait beaucoup d'argent et que ses fils géraient très sérieusement leur patrimoine. Ron, bien que commençant manifestement à se lasser du travail qu'il effectuait, paraissait raisonnablement satisfait de son sort. Il avait de nombreux amis et une fiancée dotée d'un cœur d'or et d'un solide bon sens.

Quant à Ginny... Molly s'inquiétait pour elle. Elle avait bien remarqué qu'après l'allusion à ses propres fiançailles, la jeune fille n'avait plus participé à la conversation, fixant tristement ses mains, posées sur ses genoux. Elle n'avait même pas relevé la tête quand Harry s'était discrètement éclipsé sans terminer sa part de gâteau. Ce n'était pas la première fois que Mrs Weasley notait ce genre de comportement. Dès qu'il était question de mariage, le jeune homme devenait fuyant et Ginny silencieuse.

Harry avait-il repris sa parole ? Elle espérait que non. Ce serait un coup supplémentaire pour Ginny qui avait déjà eu une année très difficile sur le plan sentimental. Quoique ce serait peut-être la seule meilleure solution après tout. Ce serait enfin l'occasion pour Ginny de rencontrer un jeune homme capable de l'aider, de la consoler et de la rendre heureuse. Un garçon pour qui elle serait autre chose qu'une garde malade.

Molly aimait beaucoup Harry et n'avait pas ménagé sa peine pour l'aider à remonter la pente. Mais elle ne pouvait supporter l'idée qu'il fasse souffrir sa benjamine. Or, même s'il l'aimait, il n'avait pas fait grand chose, l'année écoulée, pour la rendre heureuse. Ginny aussi aurait eu besoin de son soutien : elle avait perdu un père, un frère et des amis dans cette guerre.

Elle s'était conduite courageusement, intervenant quand il fallait intervenir, s'effaçant quand on lui demandait. Elle aussi aurait mérité une médaille. Et pourtant, personne ne l'avait vraiment félicitée. Molly regretta de n'avoir pas mieux profité de la présence de sa fille pour s'en occuper. Elle avait passé le plus clair de l'été à dorloter son petit-fils. Désormais, décida-t-elle, elle consacrerait ses samedi et dimanche à Ginny, quand cette dernière rentrerait à la maison.

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A l'étage, Harry et Ginny mettaient en silence la dernière main à leur malle. Le jeune homme n'avait pas ouvert la bouche depuis la fin du déjeuner. Ginny quant à elle en voulait beaucoup à son frère. Maudit soit Percy ! Quel besoin avait-il eu de leur parler de ça maintenant. Alors que leurs petites vacances avaient fait tant de bien à Harry. Et puis c'était bien de lui, ces manigances. Harry ami de la famille ! Oui, mais sûrement pas celui de Percy. Qu'est ce que ce dernier avait fait pour Harry durant l'année écoulée ? S'était-il seulement préoccupé de ce qu'il endurait ? Non, bien sûr !

Mais c'est aussi contre elle-même que la jeune fille était en colère. Pourquoi diable avait-elle contredit son frère en public. Elle le connaissait suffisamment pour savoir que cela ne faisait que l'ancrer dans ses positions. Elle aurait dû en parler en privé avec Harry, le convaincre de refuser l'offre qui lui était faite et même de décliner l'invitation à se rendre au mariage. Percy, mis devant le fait accompli, aurait dû s'incliner.

Au lieu de cela, elle avait laissé la conversation dériver sur leurs propres fiançailles, et depuis, Harry avait retrouvé son attitude la plus renfermée. Ginny serra les dents pour ne pas pleurer. Ce n'était pas de la faute du jeune homme. Comment pouvait-il songer au mariage, alors que sa vie était encore un champ de ruine. Il fallait lui laisser le temps de se reconstruire, avant qu'il ne puisse penser à l'avenir. C'était pur égoïsme de sa part d'espérer d'avantage de lui si tôt après le drame.

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Il partirent très tôt le lendemain matin. Ginny ne put transplaner directement à son école, n'y ayant jamais mis les pieds auparavant. Mais des portoloins avaient été mis à la disposition des nouveaux étudiants à Ste Mangouste, évitant ainsi à la jeune fille de s'y rendre par les moyens de transport moldus ou en empruntant le Magicobus. Dans le Hall de l'école, elle retrouva certains de ses condisciples de Poudlard : deux Serdaigles, un Poufsouffle, une Serpentard. Et Neville. Elle faillit lui demander ce qu'il faisait là, avant de se rappeler que Luna et Hermione lui avaient appris que Neville avait suivi une année d'université en Biologie avant d'entreprendre cette année ses études de guérisseur. Elle fut très heureuse de le revoir.

Elle savait que Luna s'était décidée pour un cursus de soin aux animaux magiques, ainsi que l'avait fait Charlie en son temps. Kat n'avait pas souhaité poursuivre ses études. Avec son éloquence, son charme et son goût sûr, elle avait réussi à décrocher une place de vendeuse dans un magasin de mode chic de Pré-au-Lard. Colin quant à lui, avait posé sa candidature auprès du Ministère pour travailler en relation avec les moldus.

La matinée fut consacrée à installer les nouveaux étudiants et à leur faire visiter le bâtiment, qui était situé dans la banlieue de Londres. On leur indiqua les différents moyens d'y accéder par leurs propres moyens. Puis ils eurent leur premier cours. C'était un cours de potions. Leur professeur était une femme d'un certain âge, avenante mais qui semblait cependant très exigeante. Une sorte de McGonagall adoucie, fit remarquer Ginny à Neville avec qui elle faisait équipe.

- "De toute façon, ça ne peut pas être pire que ce vieux Rogue, répondit Neville.

- Au fait, demanda Ginny, comment as-tu fait pour décrocher un ASPIC en potions. Rogue t'en voulait tellement."

Neville sourit.

- Le déclic, ça a été d'obtenir une bonne note pour mes BUSEs. Je me suis rendu compte que quand je l'avais pas sur le dos, j'y arrivais très bien. L'année suivante, il m'en voulait d'être toujours dans sa classe, mais j'ai décidé de ne plus me laisser impressionner. Après tout, j'avais affronté de vrais Mangemorts au Ministère, l'été précédent, alors j'allais pas me laisser intimider par ce tyran huileux. Bref, j'ai essayé de l'ignorer. Et quand cela ne marchait pas, j'appliquais la technique de l'épouvantard.

- La technique de l'épouvantard ?

- Oui, je l'imaginais vêtu des robes et du chapeau de ma grand-mère. Tu sais, Riddikulus ! Il en était tout de suite moins impressionnant."

Ginny ne put s'empêcher de rire. Sacré Neville !

- "Il ne me donnait pas de bonnes notes pour autant, continua Neville. Mais mes potions prenaient de plus en plus souvent la même couleur que celles d'Hermione. Je savais ainsi que j'étais sur la bonne voie. J'étais donc assez sûr de moi quand j'ai passé l'épreuve finale."

A la fin de la journée, toute leur promotion se réunit pour faire connaissance. Ils sont une quinzaine. Outre les six qui viennent de Poudlard, il y a trois étudiants de Beauxbatons, deux de Durmstrang et quatre de divers cours privés.

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Dès le premier week-end, Ginny prit Hermione à part pour lui demander à quoi jouait Percy. La discussion du dimanche précédent lui avait donné à penser et elle se rendait maintenant compte que son frère s'était montré étrangement discret pendant toute la campagne électorale.

Hermione sourit aux questions de son amie. Elle lui expliqua que dans un premier temps, Percy s'était effectivement cantonné dans un silence prudent, l'avenir étant trop aléatoire. Mais dès que Harry s'était prononcé en faveur de Griselda, il était allé voir toutes ses relations et leur avait proposé de jouer les médiateurs entre eux et nouvelle équipe.

- "Tu comprends, expliqua Hermione, il connaît des gens dans à peu près tous les services au Ministère. Or si l'équipe dirigeante a complètement été renouvelée, les petits et moyens fonctionnaires, ceux qui font tourner les services, sont restés en place. Or ceux-ci appréhendent le changement, de peur d'être dérangés dans leurs habitudes et de perdre leurs privilèges. Pour les nouveaux venus, ce n'est donc pas évident de se faire accepter et de susciter l'entière collaboration de ces personnes. Le programme de Griselda est assez ambitieux, et elle voudrait le mettre en place le plus vite possible. L'influence de Percy l'aide à huiler les rouages de cette mécanique compliquée qu'est le Ministère.

- Mais elle-même ne travaillait pas au Ministère avant ? Elle a vraiment besoin de quelqu'un pour cela ?

- Le Magenmagot est une institution assez à part donc elle n'a pas autant de relations que Percy. Et en tout état de cause, elle n'a pas vraiment le caractère pour se faire des alliés partout. Elle est trop entière. Récupérer à sa cause un politicien né comme ton frère est un atout à ne pas négliger.

- Mais quel est l'intérêt de Percy dans tout ça, interrogea Ginny.

- D'un côté il consolide son réseau en obtenant des avantages à ses partisans. De l'autre, il se pose comme incontournable auprès de Griselda. A terme, il veut la remplacer pour les prochaines élections ou, au pire, pour celles d'après. Elle n'est plus toute jeune. Elle ne va pas rester éternellement dans la politique. Il lui faudra un héritier.

- Mais qu'est ce qui lui fait croire que votre parti gagnera les élections dans quatre et huit ans ?

- Il n'y a plus de réelle opposition. Fudge n'existe plus. Le programme de Diggory était essentiellement basé sur l'après-guerre, qui bientôt ne sera plus d'actualité. Le décès de Cédric a cassé quelque chose en lui tu sais. Maintenant que la chasse aux Mangemorts est en passe de se terminer, il est moins motivé. Et je ne vois personne dans son parti ayant suffisamment de charisme pour le remplacer. De plus, le rapprochement de la communauté sorcière avec les Gobelins devrait se traduire par une embellie économique. Quand l'économie est au beau fixe, il est facile de contenter tout le monde et de rester populaire. Oui, il y a des chances que notre parti reste un bon moment en place, même si un autre parti se forme d'ici là.

- Et Percy a suffisamment de charisme pour remplacer Marchebank ? demanda dubitativement Ginny.

- Tu ne l'as jamais vu faire un discours ou animer une réunion ?

- Si justement !

- Je t'assure qu'il est très bon quand il parle de quelque chose qui intéresse ses auditeurs. Pour peu que quelqu'un lui écrive ses discours, il peut faire un malheur.

- C'est toi qui as l'intention de lui écrire ses discours ?

- Non, répondit Hermione en riant. Cela ne m'intéresse pas. Je veux faire de la recherche.

- Tu vas laisser tomber la politique alors.

- Pas complètement. Je pense poser ma candidature auprès du département des Mystères à la fin de mes études dans deux ans. Cela me permettra de garder mes contacts. Tu sais, je n'ai jamais abandonné l'idée de développer le SALE au niveau national.

- Tu n'oublieras pas que nous en avons été les premiers inscrits, la taquina Ginny.

- T'en fait pas, j'ai soigneusement gardé trace de l'engagement de mes premiers militants. Surtout que le grand Harry Potter est le premier de la liste !

- A ce propos, Percy a vraiment besoin de Harry comme témoin à son mariage ?

- Non, mais il n'est pas du genre à laisser échapper le moindre élément pouvant jouer en sa faveur.

- Tu crois que je dois le laisser faire ?

- C'est dans un an après tout. Attends de voir. Si effectivement Percy a réussi à convaincre Harry et que nous estimons que c'est trop dur pour lui, nous pourrons toujours intervenir. Sinon, Harry est assez grand pour prendre ce genre de décision tout seul.

- J'ai bien peur qu'il n'ose refuser si Percy insiste.

- Il va mieux tu sais. Il est peut-être temps de lui lâcher le coude !"

Hermione avait raison. Même si certains sujets restaient encore difficiles à gérer pour le jeune homme, il se comportait dans l'ensemble tout à fait normalement. Il l'avait manifesté sa joie de retrouver Ginny à l'issue de leur première semaine de cours, s'étais intéressé au récit qu'elle en avait fait et avait de son côté narré les événements marquants de sa rentrée.

Peut-être qu'être impliqué dans un mariage lui donnera envie de convoler à son tour. C'était bien la première fois de sa vie que Ginny espérait voir Harry prendre exemple sur Percy !

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21/07/2004 : Bonjour à tous ! J'espère que vous avez aimé. Vous êtes contents ? Harry va mieux, même s'il reste encore assez fragile

Allez, on se retrouve mercredi prochain.


Le coup de cœur de la semaine : cette semaine j'ai lu et aimé la dernière œuvre de Reveanne. Ce n'est pas une Potterfiction, mais une histoire originale. La magie cependant n'est pas absente. En tout cas, le style est sympa et très personnel, l'intrigue intéressante, un peu mystérieuse, et je vous la recommande vivement. Cela s'appelle La voleuse de Réalite et le numéro d'histoire : s/1964935/1/


GRAND MERCI à Andromede, Mika, Lyls, Ange Gryffon, Belval, Claire, kawiz, MJ, Lily-Sam, , Milie, Lisandra, m4r13, Drey, Gabrielletrompelamort, moutchette, Allima (2 fois), dadmax, beru ou bloub, Les maraudeuses, Lyrathena, Nadia, marion-moune qui m'ont laissé une review.

Elles ont été particulièrement importantes pour moi cette semaine car en postant le chapitre précédent, j'avais eu une crise de doute, et j'avais l'impression que cette fic n'était pas très intéressante, après tout. Mais heureusement, vos gentils petits mots m'ont remonté le moral et ça va un peu mieux maintenant.

Par manque de temps (pardonnez moi), je fais des réponses groupées. Mais je vous promets que je lis attentivement toutes les reviews qui me parviennent.

= vous êtes plusieurs à apprécier l'introduction de la politique dans l'histoire. J'en suis contente. J'ai essayé de rester dans la lignée du tome 5 ( et du tome 6 qui verra élire un nouveau ministre de la Magie ).

= Je sais, c'est un peu long la convalescence de Harry, mais on ne se remet pas d'une épreuve telle qu'il a vécu en quelques mois. Je tiens beaucoup à ce que cette histoire soit réaliste (du moins dans la psychologie des personnages). Mais j'ai effectivement prévu que Harry se remue un peu une fois qu'il ira mieux. Au programme, Quidditch, jalousie, magie noire et feux d'artifice. Donc un peu de patience.

= Oui, Hermione y va fort, mais quand il s'agit de ses engagements politiques, elle est toujours très passionnée (voir sa façon de fonder la SALE). De plus, la passivité de Harry doit l'agacer un peu.

= Diggory ressemble à Croupton ? Oui peut-être. Dans le tome 4, il me paraît un peu expéditif quand il découvre que c'est la baguette de Harry qui a créé la marque des Ténèbres. Maintenant que son fils unique a été assassiné, cela ne s'est pas arrangé.

= Vous avez aimé le passage avec Drago. Cela me fait plaisir. Avec qui il va finir ? Hé hé.... (vous en faites pas, elle saura se défendre )

= Oui, Pettigrow est mort, mais il n'est pas apparu dans les listes de la Gazette, Fudge ne l'ayant pas permis. Par contre, sa mort a été enregistrée par le Ministère et il serait désormais possible de réhabiliter la mémoire de Sirius. C'est prévu pour plus tard.

= Tous les bisous à Louise (qui a eu 1 mois hier) et à Cécile ont scrupuleusement été transmis