Un nouveau chapitre qui, je l'espère, vous plaira.

Disclamer : J.K. est une Reine, nous le savons tous, et tout lui appartient.

Je vous remercie pour toutes vos reviews. J'y répondrai dès que j'aurai fini les examens du bac !

Kiss,

Eternely Snape.

Tour et Anniversaire

Les semaines passèrent, égales, palpables. La sensation de vide qu'éprouvait Hermione allait croissante tant ses conversations de début d'année avec Rogue lui manquaient. Ils ne s'étaient plus adressés la parole depuis leur dernière altercation et leurs conversations étaient beaucoup plus riches en regards assassins qu'en mots. Tout le monde semblait s'être rendu compte de la tension qui régnait entre eux, cependant personne ne s'était aventuré à faire courir des ragots, tant Rogue semblait de mauvaise humeur. Le souvenir d'un Severus Rogue soûl ne cessait de s'imposer dans l'esprit d'Hermione et la colère qu'elle avait ressentie devant ses insultes ne tarissait pas. Luna avait été très présente pour remonter le moral de la jeune-femme qui lui avait tout raconté dès le lendemain. Luna, dans son habituelle bonté, avait essayé de trouver des excuses à Rogue, mais rien, aux yeux d'Hermione, ne pouvait effacer ce qui avait été dit. En outre, Hermione faisait tout son possible pour prouver sa valeur, une fois de plus, pendant les cours de Potions. Si elle ne pouvait avoir le respect de Rogue en tant qu'être humain, elle l'obtiendrai en tant que petit génie des Potions. Elle avait décidé qu'elle ne se laisserai pas abattre par l'attitude de l'homme qu'elle aimait. Alors, forte de cette décision, elle se sentait mieux. Elle commençait, petit à petit, à réussir à se souvenir de ses amis sans avoir envie de pleurer, sans être obligée de cacher sa faiblesse. Elle parvenait, aussi, à parler de ses parents avec plus d'aisance qu'auparavant. Elle était également devenue la confidente de Dean qui, dans son bonheur, souffrait de devoir se cacher aux yeux des autres. Neville prenait de plus en plus d'assurance dans sa relation avec Luna et Drago restait...Drago. Avec le temps, pourtant, il semblait moins glacial. Oh, bien évidemment, il restait hautain et sarcastique, mais il y avaient de légères améliorations. Il arrivait à parler à Hermione sans avoir envie de l'insulter et il lui arrivait de lui demander qu'ils aillent ensemble dans la Grande Salle sans trouver comme excuse qu'elle lui faisait pitié, comme la première fois. Hermione ne se faisait pas d'illusion : Drago et elle ne seraient jamais amis. Cependant, ils pourraient, pourquoi pas, bâtir un relation cordiale.

Hermione sentait que son attitude agaçait Severus. Severus qui ne parvenait pas à se pardonner sa propre attitude ce fameux soir, alors qu'il s'était enfilé une demie bouteille de Whisky Pur Feu. Severus qui ne cessait de se repasser, en boucle, les dernières paroles d'Hermione. Paroles qu'il n'arrivaient toujours pas à interpréter tant elles l'avait perturbé. Des paroles qui l'avaient fait beaucoup réfléchir aussi, sur ses propres sentiments. Il ne pouvait nier, avec un petit pincement au cœur, qu'il pensait beaucoup moins à Lily et beaucoup plus à cette agaçante jeune-femme. Depuis leur dernière conversation – s'il était possible d'appeler ça ainsi – ses yeux étaient comme attirés par elle, par son visage, par son corps, par ses propres yeux. Ses yeux qui semblaient avoir repris un peu de leur éclat habituel. Et cela, il devait l'avouer, l'irritait. Car, à son sens, cela signifiait qu'elle se sentait mieux sans lui. Sans lui...Cette pensée était tellement ridicule. Néanmoins, et cela il l'assumait, quelque chose remuait au fond de lui. Quelque chose d'agréable, de réconfortant, qui lui réchauffait un peu le cœur. Peut-être était-ce la sensation de se sentir aimé sans le comprendre vraiment, sans savoir ce que lui-même ressentait. Mais il s'en rendait compte, à présent, même si la conclusion qu'il tirait de l'aveu d'Hermione était bonne, il avait tout gâcher avant même de savoir que quelque chose de semblable se présentait à lui. Pourtant, à chaque pas qu'il faisait en avant, il en faisait dix en arrière, comme s'il lui était impossible d'être une bonne personne pendant plus d'une heure, d'une minute, d'une seconde. Il se sentait tellement effrayé sans savoir vraiment ce qui l'effrayait. Il avait constamment cette boule dans le ventre et à chaque fois qu'il l'apercevait, au détour d'un couloir, dans sa classe, dès qu'il entendait le son de sa voix, son rire, son cœur battait un peu plus fort. Était-ce cela ce sentiment étrange appelé l'amour ? Il n'en était pas sûr. Car ce qu'il avait ressenti pour Lily avait été tout autre chose. Ça avait été destructeur, presque insupportable. Ça avait fait mal, terriblement mal. Alors, il fallait bien l'avouer, il était complètement désorienté.

Sentant que le contrôle de ses sentiments lui échappait totalement, il avait tenté de paraître plus froid encore si c'est possible, plus impassible aussi, beaucoup plus ironique. Mais à chaque regard méprisant que lui lançait Hermione, toutes ses bonnes volontés s'envolaient. Et il était frustré. Frustré de voir qu'une gamine avait autant de pouvoir sur lui alors que jamais personne n'avait réussi à le transformer en guimauve. Il ne pouvait pas, il ne voulais pas avoir de sentiments pour Hermione Granger. C'était tout simplement inconcevable. Que ferait-il s'il lui faisait une déclaration enflammée et qu'elle lui annonçait qu'il avait mal interprété ses mots ? Et puis, elle était beaucoup trop jeune, trop pur encore pour se compromettre avec un homme tel que lui. Lui qui était vieux et souillé jusque dans l'âme. Comment pourrait-il jamais se pardonner d'avoir sali un être aussi vertueux ? Comment pouvait-il ne serait-ce qu'imaginer la toucher ? L'embrasser ? Lui faire l'amour ? Lui dont le corps, maculé de cicatrices, était témoin de toutes les ignominies qu'il avait commises ? Lui qui était même incapable de se regarder dans un miroir tant ses fautes le hantaient. Tant il en avaient honte...Il ne pouvait être aussi égoïste. Non, c'était impensable. Et malsain. Totalement abject. Pourtant, l'idée de l'embrasser – une idée qui lui avait déjà semblé plaisante quelques temps auparavant – ainsi que celle de lui faire l'amour, lui donnait envie de mettre chacun de ses doutes, chacune de ses valeurs au placard. Pouvait-il se permettre de faire une erreur aussi énorme, avec tous les risques que cela comportait, sans penser à ce qu'Hermione pouvait bien ressentir ? Pouvait-il se permettre d'être aussi égocentrique pour satisfaire une malheureuse pulsion ? Détruire Hermione plus encore qu'elle ne l'était déjà ? Et l'abandonner ensuite, après avoir "tiré son coup" ? Non. Il ne pouvait pas être à ce point insensible. Il ne le voulait pas...

L'incompréhension totale qui régnait dans l'esprit de Severus commençait à le rendre fou. Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi ni comment cette idée, absurdement folle soit dit en passant, avait commencé à germer dans sa tête. Depuis quand était-il un adolescent guidé par ses hormones ? C'était complètement ridicule. Elle n'était pas belle, cela il l'avait déjà remarqué, mais de tout façon, il n'avait jamais accordé la moindre importance au physique. Alors oui, elle était intelligente, perspicace, cultivée, douée en Potions et elle avait des conversations intéressantes, mais était-ce une raison pour avoir envie d'elle ? Certainement pas. Il en était hors de question.

Le 19 Septembre était un jour spécial pour Hermione. En général, son anniversaire était une chose qu'elle ne raterai pour rien au monde. Ses parents lui écrivaient, lui envoyaient des cadeaux. Ses amis lui montraient leur amour, lui offraient des cadeaux et la journée se passait merveilleusement bien. Mais en ce 19 Septembre 1998, Hermione n'avait pas tellement envie d'avoir 19 ans. C'était son premier anniversaire sans famille et la présence de Dean, de Neville, de Seamus et de Luna ne parvenait pas à pallier cette absence. Le sentiment de bien-être qu'elle avait éprouvée ces dernières semaines ne disparaissait pas complètement, il se dissipait simplement un petit peu. Pourtant, Hermione ne se laissa pas abattre. Elle fit comme cette journée était une journée banale, remercia platement ceux qui lui souhaitaient un joyeux anniversaire et ce fut tout. Du moins, c'était ce qu'elle pensait, car c'était sans compter sur ses amis. En effet, Neville et Luna avait décidé d'une petite fête dans la Salle Commune des Gryffondor, avec tous ceux qui avaient survécus. Ils avaient donc installé une banderole avec en gros marqué « Bon anniversaire Hermione », avaient demandé à Abelforth de les fournir en Bierraubeurre et en bonbon de chez Honeydukes. Les tables étaient à présent recouvertes de Chocogrenouilles, de Fondants au Chaudron, de Patacitrouilles, de Suçacides, de Baguettes réglisse et de toutes autres sortes de confiseries. Les bouteilles de Bierraubeurre étaient soit posées sur les tables soit suspendues dans les airs par les bons soins de Seamus. Ils se doutaient tous plus ou moins qu'Hermione n'aurait pas spécialement envie de faire la fête, c'est pourquoi Fred et Georges avaient décidé de venir clandestinement grâce au passage qui reliait la Tête de Sanglier à la Salle sur Demande.

Le soir venu, alors qu'Hermione mangeait tranquillement aux côtés de Neville, Seamus se pencha vers elle et lui murmura d'un ton mystérieux : "Je crois qu'il y a une surprise pour toi dans la Salle Commune des Gryffondor."

Hermione le considéra avec étonnement, tourna la tête vers Neville qui tentait de cacher son rire puis décida d'ignorer les deux garçons pour finir son dessert. Lorsqu'elle l'eut fini, elle se retrouva agrippée par six paires de bras qui la traînèrent, avant qu'elle n'ait eu le temps de dire quoi que ce soit, jusqu'à la Tour de Gryffondor. Ils la firent entrer en lui cachant les yeux et la plantèrent au milieu de la Salle Commune. Quand elle ouvrit ses ambres, un brouhaha emplit la pièce et ses tympans explosèrent. La plupart des Septième Année étaient là et chantaient à pleins poumons des « Joyeux Anniversaire Hermione ». Les larmes lui montèrent aux yeux. Des larmes de joie mélangées à de la tristesse. Puis, au milieu de la foule, elle remarqua Fred et Georges qui lui souriaient. Elle se précipita dans leurs bras et les serra à les étouffer.

« Nous aussi on est très content de te voir, petite sœur, » lui dit Georges en lui tapotant le dos.

« Tu nous as manqué, » renchérit Fred.

Après une longue étreinte, Hermione les relâcha et les observa sous toutes les coutures : ils étaient de plus en plus beaux. Leurs sourires étaient sincères et leurs yeux pétillaient de malice. Ils lui fourrèrent une bouteille de Bierraubeurre dans les mains et la conduire jusqu'à un fauteuil près du feu.

« On a reçu ta lettre, » commença Fred.

« Le magasin tourne super bien ! » déclara Georges.

« Tu l'as dit : les gens ont vraiment besoin de rire. »

Hermione leur sourit et bu une gorgée de Bierraubeurre. Elle observa la salle : tout le monde souriait, mangeait, buvait avec plaisir et bonheur. On parlait de tout et de rien, surtout de tout. Hermione se sentie soudain fière. Fière d'avoir de tels amis, capables de faire de si belles choses en des temps si tristes. Et elle se sentie heureuse.

« Et alors ? demanda t-elle en se tourna vers se deux amis. Votre père ? »

« On lui a proposé le poste de... » commença Fred.

« ...Ministre de la Magie, » acheva Georges.

« Mais c'est top secret. Il n'en a encore parlé à personne. »

« Motus et bouche cousue, » dit Hermione en faisant mine de jeter une clé après avoir fermé sa bouche.

Et la soirée se passa ainsi, entre discussions agréables et rires, redécouvertes et renaissance. Un magnifique hommage fut rendu à Harry, Ron et Ginny ainsi qu'à tous ceux qui étaient tombés. Il y eut quelques larmes et les tabous furent totalement oubliés. Cette soirée permit aux camarades de Gryffondor de se rapprocher plus encore. Les liens, déjà très solides, étaient devenus irrémédiablement indéfectibles. Lorsqu'il fut l'heure de regagner ses pénates, il était un peu plus de minuit et Hermione prétexta une ronde pour prendre un peu de temps pour elle, pour se retrouver un peu seule. Elle embrassa Fred et Georges, les serra très fort dans ses bras, remercia Neville, raccompagna Luna à sa Salle Commune et se rendit en haut de la Tour d'Astronomie. Quand elle atteignit la dernière marche, elle fut éblouie par la beauté du ciel. Il était d'un bleu nuit somptueux et parsemé de milliers, de milliards d'étoiles. Elle s'approcha de la rambarde, s'y accouda et contempla le ciel, les yeux pétillants de larmes. Elle repéra trois étoiles dans le ciel qui semblaient briller plus que les autres. Elle semblaient plus grandes également, beaucoup plus imposantes. Elle les fixa avec un sourire triste, mais larmes ne coulèrent pas. La tristesse qu'elle ressentait n'était pas celle qu'elle ressentait en temps normal. C'était un tristesse nostalgique, qui lui donnait envie d'être plus forte. Le silence qui régnait était presque mélodieux et une sorte d'harmonie s'imposait doucement en haut de la Tour qui avait vu mourir l'un des plus grands Directeur de Poudlard.

Hermione ne sut pas combien de temps elle était restée là, seule, le vent soufflant dans ses cheveux, la chair de poule s'emparant de ses bras. C'est lorsque de furtifs parvinrent à ses oreilles qu'elle revint de ses lointains souvenirs, voyageant au travers de rires, de mots, de paroles. Quand elle tourna la tête vers la personne qui venait troubler cet instant de quiétude, elle se figea. Rogue se tenait là, figé lui aussi, sur la dernière marche où s'était tenue Hermione plus tôt. Cette dernière lui lança un regard mauvais et esquissa un geste pour s'en aller. Mais lorsqu'elle passa devant lui, elle sentit une main puissante lui attraper le bras droit. Elle s'arrêta et contempla la main qu'il venait de poser.

« Restez. »

Cette demande sonna comme un ordre dans la bouche de Severus. Et Hermione, dont les souvenirs de leur dernière conversation revenaient en mémoire, commença à voir rouge.

« Je n'en ai pas envie, » répondit-elle d'un ton glacial.

« J'ai à vous parler. »

« Je n'ai pas envie de vous écouter. Et, d'ailleurs, rien ne m'y oblige. Maintenant, si vous voulez bien me laisser partir, j'aimerai aller me coucher. »

Severus relâcha sa prise mais ne la quitta pas des yeux. Hermione, qui n'avait pas encore lever les siens vers lui, releva la tête et planta ses iris dans ceux de Rogue. Quelque chose, dans ces prunelles, lui fit prendre conscience qu'il avait besoin de lui parler, comme si ses démons le rattrapaient et elle voulu savoir, pouvoir de la curiosité, ce qu'il avait à dire. Tout le monde à droit une seconde chance, lui murmura une voix. Alors elle s'éloigna de lui et retourna à la même place où elle s'était trouvée plus tôt. Rogue resta sans bouger pendant quelques secondes, puis vint la rejoindre, tendu au possible, incapable de croire à l'initiative qu'il avait prise. Ils restèrent silencieux un long moment, Hermione attendant que Rogue parle, Severus cherchant ses mots.

« Je voulais m'excuser, » dit-il d'un trait, la voix basse et rauque.

Hermione se crispa, mais ne le regarda pas.

« J'ai été infect. Je n'avais pas le droit de vous dire de telles horreurs et l'alcool n'excuse en rien mes paroles. Bien sûr, je comprendrai que vous refusiez mes excuses et peut-être que cela ne vaux rien pour vous, mais... »

Il ne termina pas sa phrase, profondément mal-à-l'aise, redoutant la réponse de sa jeune élève. « Tu te ramollis, mon vieux, lui dit une voix. Tu redoutes les paroles d'une gamine. » Mais ce n'était plus une gamine. Il ne la voyait plus ainsi depuis quelques temps.

« Vous n'êtes pas une imbécile, ni une idiote, ni une pleurnicharde. En fait, vous n'êtes rien de ce que j'ai osé vous dire et ce que vous dites n'est pas vide de sens. Les gens s'intéressent à vous et à ce que vous dites. J'étais en colère et frustré parce que vous aviez refuser mon offre mais...Vous aviez raison : je suis injuste et mauvais. Je... »

Il suspendit sa phrase lorsque Hermione tourna enfin les yeux vers lui. Elle pleurait. Mais pas parce qu'il la faisait souffrir, non. Cette fois, elle pleurait parce qu'elle jubilait, au plus profond d'elle, qu'il lui demande pardon et qu'il reconnaisse ses fautes. Quand il voulu poursuivre ses excuses et ses explications, elle secoua la tête en souriant faiblement. Il crut que c'était parce qu'elle les refusaient et il ne sut pas comment prendre le fait qu'elle lui parla d'une voix sèche et froide. Impersonnelle.

« J'imagine combien cela a dû être dur, dit-elle, pour un homme comme vous de demander pardon à quelqu'un comme moi. Je ne sais pas, Monsieur, ce que vous pensiez ou ne pensiez pas ce soir-là. Je sais juste une chose : vous avez dis des choses immondes que je ne suis pas prête d'oublier. Vos excuses me touchent, n'en doutez pas, mais n'est-ce pas trop facile ? »

« Je suis prêt à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour me racheter, Miss. »

Et sa voix, forte, était sincère. Pourtant, son visage reflétait une terrible souffrance, une douleur incommensurable. Hermione le considéra, ayant remarqué ses traits tirés, sa grimace de tristesse.

« Pourquoi avez-vous l'air si détruit en cet instant ? »

La question prit Rogue par surprise qui reconstitua son masque d'impassibilité instantanément.

« Cela fait partit des choses que je n'aime pas chez vous, déclara Hermione en se tournant complètement vers lui. Dès que vous relaissez tomber le masque, que vous vous découvrez un peu à moi ou à une autre personne, vous faites marche arrière, comme si c'était mal de montrer ses émotions. Vous êtes un être humain, vous aussi et avoir des sentiments fait partit de l'être humain. »

Severus la fixait d'un regard brûlant, indéchiffrable. Il avait une folle envie d'embrasser ses lèvres, une fois, une seule fois, pour les goûter, savoir si elles étaient douces. Mais il se contint, écoutant ce qu'elle lui disait, tranquillement, sans laissez apparaître plus d'émotions.

« Pourquoi vous sentez-vous toujours obligé de vous cacher ? »

« N'est-ce pas dans la nature de l'homme d'avoir des secrets ? » demanda Severus d'une voix glaciale.

« Vous voyez, dit Hermione d'un ton peiné. Vous ne supportez pas que quelqu'un s'approche de vous, vous perce à jour. Il est inutile de faire un pas en avant pour en faire deux autres en arrière, Monsieur. »

Hermione fit un autre geste en direction de la sortie, mais se fit, une fois de plus, retenir par Severus. Mais il la tira tellement fort vers lui, avec une telle pression sur son bras, qu'ils se retrouvèrent à seulement quelques centimètres l'un de l'autre. Hermione oublia tout. Cette proximité était si inattendue qu'elle ne pensa à rien d'autre qu'au corps de Severus Rogue, si proche du sien. Ses yeux noisettes glissèrent inévitablement vers la bouche du Maître des Potions. Elle déglutit, se demandant si elle aurait l'audace de faire ce à quoi elle pensait. Inconsciemment, elle s'humidifia les lèvres. Et avant qu'elle n'ai eu le temps de se poser plus de question, les lèvres de Severus s'écrasèrent sur les siennes, l'embrassant avec fougue et passion. Elles avaient un léger goût de Whisky. Il devait avoir bu un verre pour se donner du courage. Mais ses lèvres étaient douces et chaudes. Et quand Severus combla les derniers centimètres qui séparaient leurs corps, Hermione perdit tous ses moyens. Elle passa ses bras autour de la nuque de Severus alors que celui-ci plaçait ses mains sur les hanches de la Gryffondor. Mais lorsqu'il quémanda l'accès à la bouche d'Hermione et qu'elle poussa un gémissement, il la repoussa avec violence, s'éloigna d'elle et disparut dans un tournoiement de cape.

Alors ? Compliqué ce Severus. Au prochain chapitre, des changements et des perturbations.

Eternely Snape.