Voici enfin la suite de cette histoire. Je suis désolée pour l'attente. J'espère que ce chapitre vous plaira. Bonne lecture.


Chapitre 6 : Départ pour New York

Après cette dispute, Ginny fit des efforts et rentrait plus tôt le soir, même si ce n'était jamais avant 19h. Harry fit de même et ils purent passer quelques soirées tous les quatre.

Puis vint le moment où Harry dût se rendre à New-York.

Ginny ne dit rien et lui souhaita un bon voyage. Le jeune homme partait pour une semaine et il logerait dans un appartement que possédait sa grand-mère.

Il était là depuis deux jours quand rentrant dans son bureau, il aperçut un superbe bouquet de violettes sauvages.

Il s'approcha et plongea avec délice le nez dans les pétales odorants.

Il s'agissait de ses fleurs préférées mais peu de gens étaient au courant. Il fouilla le bouquet à la recherche d'une carte et découvrit une simple feuille bristol aux armoiries de la famille Malfoy : Draco. Cela ne pouvait qu'être lui.

Harry la retourna le sourire aux lèvres espérant un petit mot mais son sourire se fana : rien.

Bien décidé à obtenir des explications, il décida de prendre le taureau par les cornes et d'appeler e jeune homme blond.

Il saisit son téléphone et composa le numéro du loft du jeune Malfoy mais au bout d'une dizaine de sonneries sans réponse, il raccrocha.

Il en fut de même sur son téléphone portable.

Harry consulta sa montre : 19h.

Si Draco était comme lui, il devait encore se trouver au bureau.

Il composa donc un nouveau numéro et au bout de trois sonneries, une voix grave répondit :

- Allo ?

- Draco ? C'est Harry.

Un lourd silence se fit au bout du fil puis Draco reprit la parole.

- Harry ! Comment vas-tu ?

- Bien. Je tenais à te remercier pour les fleurs, elles sont superbes.

- Ne me remercie pas. Je sais que ce sont tes préférées.

- Oui, cela me touche d'autant plus. J'ai essayé de te joindre chez toi et sur ton portable mais sans succès. C'est pourquoi je me suis permis de t'appeler ici.

- Eh oui, que veux tu, je suis un bourreau de travail !

- Je connais ça, répliqua doucement Harry. J'ai l'impression de ne faire que travailler depuis quelques temps, soupira-t-il.

Il y eu un autre petit silence puis Draco proposa :

- Si tu veux, on pourrait dîner ensemble demain ? Comme au bon vieux temps !

Harry sourit.

- Ce sera avec joie !

- Alors je passe te prendre chez toi vers 19h, cela te convient ? Tu loges bien chez Tante Julia ?

Bien que cette dernière ne soit pas leur tante Draco et son frère l'avait toujours appelé ainsi de même que Reine était la "tante" d'Harry.

- Oui, tu connais l'adresse. 19h, ce sera parfait. A demain !

- A demain Harry.

Le brun raccrocha un immense sourire aux lèvres et regagna son appartement en sifflotant. Il allait passer une excellente nuit.

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Draco raccrocha après le coup de téléphone d'Harry et se prit la tête entre les mains.

Qu'est ce qui lui avait pris ? Il savait bien qu'acheter ces fleurs à Harry aurait des conséquences mais il n'avait pas pu s'en empêcher.

Il avait appris par son père qu'Harry était à New-York pour la semaine et était bien décidé à éviter l'héritier Potter par tous les moyens.

C'était sans compter sur le fleuriste.

Chaque jour, Draco passait devant la boutique " le paradis des fleurs" pour se rendre à son bureau et ce jour là dans la vitrine se trouvait une énorme brassée de violettes sauvages et il avait immédiatement songé à Harry.

Depuis sa plus tendre enfance, le brun passionné de jardinage adorait cette fleur qui lui rappelait la couleur des yeux de sa grand-mère. Lors de leurs vacances dans la maison familiale des Potter, Harry en cueillait des bouquets entiers et en décorait toute la maison. Depuis, chaque fois que Draco voyait ces fleurs, il songeait immanquablement au jeune homme brun. Aussi n'avait-il pas pu s'empêcher de rentrer dans la boutique et d'acheter le bouquet. Il l'avait ensuite fait livrer avec sa carte dans le bureau d'Harry.

Il savait que celui-ci l'appellerait tôt ou tard pour le remercier et il s'était mentalement préparé. Mais quand le téléphone avait finalement sonné avec Harry au bout du fil, il s'était retrouvé momentanément sans voix, submergé par l'émotion.

Puis ayant repris le dessus, il avait commencé une conversation incroyablement plate et sans intérêt. Et puis Harry avait eu une intonation de voix qui avait bouleversé Draco.

Harry semblait si lasse comme s'il avait besoin de soutient.

Draco avait alors commis l'erreur qu'il s'était pourtant juré de ne pas faire : il avait invité le brun à dîner et avait ainsi signé sa propre perte.

Depuis la soirée d'anniversaire de Julia, Draco s'était plongé sans compter dans le travail pour tâcher d'oublier le fiasco avec Angel. D'ailleurs depuis ce soir là, il était célibataire et abstinent et ne s'en portait pas plus mal. Sa seule vie était devenue le travail et même si cela inquiétait son frère, cela lui convenait parfaitement.

Et voilà qu'en quelques minutes à cause d'une intonation de voix, il était sur le point de gâcher ce qu'il avait mis des mois à construire.

Mais Harry avait besoin de lui et tant pis si son équilibre mental était perturbé.

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Le lendemain, Draco se présenta donc chez Harry avec quelques minutes d'avance. Ponctuel, il détestait les retards que ce soit dans son travail comme dans sa vie privée. Il sonna et Harry répondit à l'interphone :

- Monte Draco, je ne suis pas tout à fait prêt.

Le blond sourit. C'était typique d'Harry. Si lui était toujours ponctuel voir en avance comme ce soir, le brun était systématiquement en retard.

Draco pénétra dans l'immeuble et se dirigea vers les ascenseurs. Ce faisant, il passa devant un immense miroir et jeta un coup d'œil à son reflet.

Comme toujours, il était vêtu impeccablement mais ce soir il avait accordé un intérêt particulier à sa tenue. Il portait un pantalon en lin de couleur crème avec une chemise en soie verte et une veste noir négligemment jetée sur son épaule. Harry lui avait dit un jour qu'il le préférait les cheveux détachés et ceux-ci flottaient donc librement sur ses épaules. Il eut un coup au cœur en s'apercevant que sa chemise avait la teinte exacte de la couleur des iris d'Harry. Il secoua la tête se moquant de lui-même. L'arrivée de l'ascenseur interrompit son inspection. Il pénétra dans la cabine et celle-ci s'éleva jusqu'au 18ème étage où se trouvait le loft de Harry.

Lorsque Draco arriva sur le palier, la porte était entrebâillée et Harry lui cria de rentrer. Draco obéit et eut soudain la gorge sèche. Harry sortait de la salle de bain, les cheveux encore humides et uniquement vêtu d'un pantalon noir et d'une chemise rouge non boutonnée laissant voir ses superbes abdominaux. Draco eut beaucoup de mal à garder son sang froid surtout lorsque Harry le serra contre lui dans une étreinte amicale. Le brun commença à parler :

- Je suis si content de ton invitation. Depuis le temps que tu te trouves à New-York, tu dois être un vrai New-Yorkais !

Draco sourit. Il reconnaissait bien là Harry. Volubile, charmant et enjoué. Il se détendit néanmoins seulement en le voyant reboutonner sa chemise et lui répondit enfin.

- Tu sais, j'ai beau être à New-York depuis un peu plus d'un an, j'ai tellement de travail que j'ai à peine le temps de visiter la ville.

- Tu as quand même déniché un restau non ?

Draco eut un sourire :

- Non, même pas. C'est Spike qui me la conseillé mais je n'y ai jamais mis les pieds. D'ailleurs, il va falloir y aller car ce n'est pas la porte à côté !

Harry sourit à son tour.

- Serait-ce une façon détournée de me faire savoir que je suis en retard ?

- Depuis le temps que je te connais, j'ai l'habitude : tu es un retardataire chronique !

Harry éclata de rire et ce son réchauffa étrangement le cœur de Draco.

Quelques minutes plus tard, ils gagnaient le parking et la voiture de Draco.

Harry siffla :

- Wahou ! Tu as encore changé de voiture depuis l'anniversaire de grand-mère ! Une Maserati 3200 GT et bien !

Draco sourit : il avait toujours adoré les belles voitures.

- Quand tu auras fini de t'extasier, on pourra peut-être y aller !

Harry ne se fit pas prier plus longtemps et monta dans le bolide. Il ajouta néanmoins :

- Je ne saisis pas vraiment l'intérêt d'une telle voiture dans une ville comme New-York réputée pour ses embouteillages montres…

Draco ne releva pas la pique mais prit son air typiquement Malfoy : l'air signifiant qu'il avait une telle voiture parce qu'il le valait bien.

Le trajet se fit dans le silence car Draco se concentrait sur la circulation encore très dense en ce début de soirée mais le silence n'était pas pesant au contraire : il semblait lier plus étroitement les deux jeunes hommes.

Ils arrivèrent finalement au cœur de Manhattan et Draco se gara à quelques rues du restaurant "l'Oiseau bleu".

Quand ils pénétrèrent à l'intérieur, Draco maudit son frère jusqu'à la 15ème génération.

En effet, après avoir invité Harry lors de leur conversation téléphonique, Draco se demandait où il pourrait bien emmener le brun. Les seuls restaurants qu'il connaissait à New-York étaient des restaurants d'affaire qui ne collait pas vraiment.

Il réfléchissait au problème lorsque Spike fit irruption dans son bureau.

- J'étais certain de te trouver encore ici ! Tu es décidément un vrai bourreau de travail mais c'est fini pour ce soir : on sort ! Et ce n'est pas la peine de refuser c'est obligatoire !

Draco soupira. Quand Spike arborait cet air là, il savait d'expérience qu'il fallait mieux obtempérer. Il saisit sa veste et emboita le pas à son frère.

- Et où va-t-on ? questionna-t-il.

- Au Bronze. C'est une boîte branchée de Soho. Il va d'ailleurs falloir te changer, tu n'as pas vraiment la tenue idéale.

Draco soupira : de mieux en mieux ! Puis sa conversation avec Harry lui vint à l'esprit et il questionna :

- Dis donc Spike, toi qui connais tous les endroits sympa, tu ne pourrais pas me conseiller un restaurant ? Harry est à New-York cette semaine et je l'ai invité à dîner demain soir mais j'ignore totalement où l'emmener.

Spike lui jeta un regard surpris. Draco avait invité Harry ? Mais il ne fit aucun commentaire et réfléchit quelques minutes :

- J'ai exactement ce qu'il te faut. "L'oiseau bleu". C'est un restaurant au cœur de Manhattan. On y mange très bien et le cadre est très agréable.

- L'oiseau bleu dis-tu ?

- Oui. Si tu veux, je réserve pour toi. La patronne me connaît et me trouvera une table sans problème.

- Je veux bien. Mais donne-moi tout de même l'adresse.

Spike s'exécuta et Draco ne vit pas le petit sourire diabolique de son frère.

Il aurait dû se méfier. Spike avait eu l'air bien trop heureux de se charger de tout.

Draco se doutait que son frère soupçonnait la véritable nature de ses sentiments envers Harry. Ce soir, ses doutes étaient levés. Ils s'étaient transformés en certitude. Spike savait. Il n'y avait qu'à jeter un œil au décor pour s'en convaincre. De petites alcôves avec chacune une table pour deux surmontée d'un chandelier, un orchestre jouant en sourdine près d'une piste de danse aux lumières tamisées… Bref, le parfait petit cadre romantique !

Draco jeta un coup d'œil à Harry pour juger de sa réaction à la vue du décors. Le brun eut un sourire béat et tourna un regard plein d'étoiles vers lui :

- Comment as-tu trouvé un cadre tel que celui-ci ? C'est magnifique !

Draco eut un soupir discret. Ouf ! Le brun ne se doutait de rien.

La serveuse les entraîna vers une table assez éloignée de la piste de danse et leur tendit les menus en s'enquérant s'ils désiraient un apéritif.

Draco commanda un Martini dry et Harry un campari et la jeune femme s'éloigna.

Harry écarquilla les yeux en découvrant le menu.

- Mon dieu ! Tu ne m'as pas dit qu'il s'agissait d'un restaurant français ! Hermione raffole de cette cuisine et a toujours voulu m'en faire les honneurs mais l'occasion ne s'est jamais présentée.

Draco eut un sourire.

- Honnêtement, c'est la 1ère fois que je viens ici. J'ignorais même que c'était un restaurant français. Tu veux que je te traduise le menu ?

- Oui, je veux bien car le français et moi cela fait deux !

Ils éclatèrent de rire tous les deux.

Harry avait toujours eu du mal avec les langues. Il était beaucoup plus matheux et économiste que linguiste. Draco en revanche parlait couramment quatre langues et avait des notions dans une dizaine d'autres. Il entreprit de traduire, mais Harry ne fut pas beaucoup plus avancé. Draco, qui connaissait ses goût se chargea donc de commander pour lui.

Le service fut rapide et après quelques temps Draco commença à se détendre et la conversation dévia du travail à la vie privée.

Harry parla avec enthousiasme des jumelles qui grandissaient à vue d'œil et dont il regrettait de ne pas mieux profiter. Mais il allait très vite se rattraper, les vacances de Noël approchaient et toute la famille allait se réunir.

- Tu seras au manoir le 24 ? demanda-t-il à Draco

- Malheureusement non. L'hôtel marche à plein temps à cette époque de l'année mais après le 1er janvier je pense prendre quelques jours et aller à Mountain River.

- Mountain River ?

- Oui, j'y ai acheté un vieux chalet au bord d'un lac que j'ai fait rénover. C'est un petit peu mon petit coin de paradis où je peux me ressourcer en toute quiétude.

- Cela fait du bien de temps en temps. Moi c'est exactement l'inverse, je passe les fêtes en famille et puis je me remet au travail après le réveillon du nouvel an. Grand-mère est un vrai bourreau de travail mais que dire de ton père !

Draco éclata de rire.

- A qui le dis-tu !

Si ça ne tenait qu'à lui, il ne prendrait jamais de vacances et coucherait même au bureau. Heureusement que ma mère est là pour le freiner quelque peu !

- Tu peux bien parler ! Tu as dis toi-même que tu n'avais pas eu le temps de connaître un restaurant sur New-York car tu travaillais trop !

Draco sourit une fois de plus, il avait l'impression de n'avoir fait que cela toute la soirée. Harry ne manquait jamais de le remettre gentiment à sa place. Il répliqua à son tour :

- Eh oui, que veux tu les chiens ne font pas des chats !

La soirée se déroula ainsi agréablement. Harry avait vraiment l'impression de revivre et de retrouver enfin le Draco qu'il connaissait.

De son côté, le blond remarqua que si Harry était intarissable au sujet de ses filles, il ne parlait absolument pas de Ginny. Il semblait même éviter le sujet et Draco se garda bien de l'interroger. Il ne voulait en aucun cas gâcher la soirée.

Finalement, lorsqu'ils revinrent au pied de l'immeuble d'Harry, tous deux étaient ravis de leur soirée et tous deux se promirent de remettre cela très prochainement.

A suivre...

Alors ? Verdict ? Bien ou pas bien ? Laissez moi un message s'il vous plait ! A très bientôt. Bises