Hello lecteurs de Torry =)

Encore une fois, je m'excuse d'avoir une journée de retard pour l'update, mais décidément, le Mercredi, j'ai vraiment pas beaucoup de temps pour moi :S

Pour me faire pardonné, je vous apporte un chapitre plus long que les deux précédents, avec de l'action et des confrontations entre Tom et Harry :)

J'espère que l'histoire vous plaît toujours et que vous continuerez à me reviewer, ça fait toujours autant plaisir :)

Sur ce, good reading...

Titre: Aire de jeu ou front de guerre?

Rating: T, pour le langage qui ne s'arrange pas.

Disclaimer: Tout est à J.K.R, sauf l'intrigue de la fic et Devon et Damon.


Harry se réveilla particulièrement de mauvaise humeur ce Mardi 29 Octobre. Lorsque son portable sonna à huit heures, il s'en empara et le balança de toutes ses forces à travers la pièce. La vitesse avait était telle qu'Harry avait eut l'impression que des ailes avaient poussées sur les côtés de son portable, sans pouvoir l'arrêter avant de rencontrer joyeusement le mur.

« Fuck ! » Cria Harry avant de s'enrouler profondément dans sa couette.

Il laissa échapper un grognement sourd lorsque l'on frappa à la porte et faillit à nouveau balancer l'objet le plus proche de lui quand la personne en question entra sans aucune autorisation.

« Ça va Harry ? » Demanda Devon, surpris par le bruit qu'avait fait le portable en s'éclatant.

« Dégage Devon ! » S'exclama Harry en se redressant.

Devant la colère plus qu'apparente de son frère aîné, Devon eut le réflex de reculer d'un pas. Néanmoins il ne referma pas la porte et fit une nouvelle tentative.

« Heu, qu'est-ce qu'il se pas(…) »

« Casse-toi de là ! »

« Ok, ok ! »

Terrifié, le rouquin referma illico presto la porte et se retourna vers son jumeau.

« Il a ses règles ou quoi ? » Fit moqueusement Damon.

« Va savoir. Quoi qu'il en soit, cache ton portable. »

« Pourquoi ? »

« Parce que le sien est complètement explosé et il va nous demander le notre. »

« Alors là, il peut se toucher ! » Répondit le brun tout en partant dans sa propre chambre.

De son côté, Harry s'était levé de son lit et cherchait avec fureur de quoi s'habiller. Il ne s'attarda pas sur cette corvée et partit directement dans la salle de bain après avoir lancer sur son lit défait ses vêtements. Il retira sans ménagement son caleçon et entra dans le bac de douche avant d'actionner l'eau qui sortit en un puissant jet brûlant.

« PUTAIN D'EAU DE MERDE ! »

S'écartant le plus vite possible, il enfonça son poing sur la poignée et jura de plus belle lorsque celle-ci se cassa, l'eau toujours aussi chaude giclant hors du tuyau.

« MAIS C'EST PAS POSSIBLE JE SUIS MAUDIT CE MATIN ! »

L'adolescent sortit de la douche puis éteignit l'eau, grimaçant lorsque des gouttes s'écrasaient contre son visage. Il se redressa finalement, tourna les talons et sentit son corps partir à la renverse, ses pieds glissant sur le carrelage trempé. C'est de justesse qu'il se rattrapa au lavabo qui émit un craquement.

« Mais c'est quoi cette maison pourrie qui part en lambeau ! »

Une fois redressé, il entreprit de retirer ses lentilles – sans prendre la peine de mettre une serviette sur le sol – afin de les nettoyer avec le produit nécessaire. Son cœur loupa un battement lorsqu'une des lentilles lui glissa des doigts pour rouler dans le lavabo mais fort heureusement, il la rattrapa avant qu'elle ne passe dans le siphon. Sans perdre de temps il la remit sur sa pupille puis il se lava rapidement le visage et, s'enroulant une serviette autour de la taille il retourna s'habiller dans sa chambre.

Harry se traita d'idiot en observant les dégâts de son portable. Ce dernier était complètement hors-service, rien n'était à garder, tout à envoyer au recyclage. Énervé, il rejoignit le couloir, les débris de son téléphone dans les mains et héla son frère – le roux – qui s'apprêtait à rentrer dans la salle de bain.

« J'ai besoin que tu me prête ton portable, le mien est mort. » Fit Harry et montrant ce qu'il restait du dit portable.

« Ha, c'est bien dommage. Mais le mien est aussi inutilisable… Plus de batterie. »

« Roh fais chier ! »

Harry descendit à l'étage. Il jeta à la poubelle son « portable » et prit une pomme dans laquelle il croqua à pleine dent avant de se tourner vers son deuxième frère, assis sur le sofa devant la télévision qui diffusait un quelconque dessin animé.

« Damon, mon phone est foutu, j'ai besoin que tu me passes le tiens. »

« Va crever. » Répondit-il sans se détourner de l'écran.

« Pardon ! »

Harry serra les dents et se mit à contrôler sa respiration, de peur de faire un geste dont ses parents allaient entendre parler. Or, ce n'était certainement pas le matin pour le chercher, et il se demandait vraiment s'il arriverait à contrôler sa main dont les jointures devenaient blanches à force d'être serrée. D'un pas décidé il s'avança et s'empara de la télécommande avant d'éteindre le grand téléviseur.

« Oh, excuse-moi, tu n'a pas entendue ma réponse ? Le bruit de la télé te dérangeait ? » Demanda ironiquement Damon. « Je répéterais avec plaisir : Non. »

Un rictus nerveux étira doucement les lèvres de l'adolescent qui dû orienter son regard autre part que sur cette tête brune – qui à son grand désarroi lui ressemblait beaucoup trop – avant de se ruer sur lui.

« Comment ça « non » ? »

« Non, c'est pourtant simple, no, nein, t'auras que dalle. »

« Et je peux savoir pourquoi ? » Demanda Harry dont la voix commençait à trembler de rage.

« Parce que c'est le mien et que j'en ai besoin ! »

Harry vit rouge et, la colère prenant le dessus il combla rapidement le vide qui le séparait de son jeune frère. Il l'attrapa brusquement par le col et ouvrit la bouche pour parler mais un cri à l'étage l'interrompit. Les deux garçons levèrent la tête d'un même geste vers le haut de l'escalier et Damon fut le premier à s'y ruer – après s'être dégagé de la poigne de son frère – pour l'emprunter, trébuchant sur quelques marches dans son empressement. Harry ne mit pas longtemps à le suivre. Une fois à l'étage, il passa la tête par-dessus l'épaule du jeune brun pour voir Devon, à genoux dans la salle de bain, les deux mains plaquées sur son visage ruisselant de sang.

Immédiatement, son jumeau se précipita sur lui, se positionnant à genoux à son tour et tentant de lui faire relever le visage tout en criant des « qu'est-ce qu'il s'est passé » paniqués. Harry, de son côté garda son calme – chose pas si difficile que ça pour lui, n'étant pas de nature vraiment protectrice envers ses frères. Il s'empara d'une serviette quelconque qui traînait au sol et, s'agenouillant lui aussi la tendit au rouquin.

« Putain de bordel mais qui est-ce qui a inondé la salle de bain sans éponger ! » Articula difficilement Devon dont la voix oscillait entre douleur et colère.

« C'est quoi ce vocabulaire… » Se contenta de répondre Harry.

Celui-ci se releva pendant que Devon plaquait la serviette contre le bas de son visage, son jumeau à côté toujours en train d'essayer de voir quels étaient les dégâts de la blessure – qui soit dit en passant semblait importante. S'apercevant de l'heure, Harry pressa ses deux frères.

« Ouais ben t'es gentil, mais je suis en train de me vider de mon sang là ! » Répliqua le rouquin avant de retirer la serviette effectivement imbibée.

Harry et Damon purent enfin voir l'état de Devon. Sa lèvre inférieure était complètement ouverte, avait doublée de volume et sous la couche d'hémoglobine on pouvait voir qu'elle virait en un bleu prononcé.

« C'est moche. » Fit Harry.

« C'est pour ça qu'il faut que je me soigne. »

« Tu te feras soigner à l'infirmerie, si on tarde trop on va être (…)

Soudainement, Harry s'interrompit.

« Non, pas à l'infirmerie. »

Damon fronça les sourcils face au brusque changement d'avis de son frère aîné. Se dernier se dirigea vers la boîte à pharmacie et en sortit une compresse et un désinfectant. Il ouvrit le papier de la compresse et, alors qu'il amorçait un geste pour la tendre à son frère, il se ravisa et la ramena à lui, le regard perdu dans le vague.

« Si, à l'infirmerie. »

« Hein ? » Fit Damon qui ne comprenait rien.

« Allez, viens Dev', ils sauront mieux te soigner là-bas. » Fit remarquer précipitamment Harry en rangeant la bouteille de Dakin dans la boîte à pharmacie.

« Donne-moi au moins la compresse. » Se plaignit Devon juste avant que l'adolescent ne la jette à la poubelle. « Mais ! » S'offusqua t-il.

« Allez, venez, dépêchez-vous. »

Harry sortit de la salle de bain et alla chercher ses affaires dans sa chambre. Il n'attendit pas ses deux frères et redescendit à l'étage, enfila son sweat, ses converses – dont il ne prit pas la peine de faire les lacets, trouvant moins fatiguant de les enfoncer à l'intérieur – et, récupérant sa pomme qu'il avait posé sur le bar, alla attendre les deux plus jeunes sur le pas de l'entrée.

Croquant dans son fruit, il s'encouragea mentalement à affronter Riddle lorsqu'il accompagnerait Devon à l'infirmerie. Oui, le destin avait très bien fait les choses en blessant le rouquin. Il pourrait donc ainsi se retrouver en face de l'adulte avant le lendemain et lui montrer qu'il ne parviendrait jamais à le démonter, tout en cherchant ses points faibles.

C'était tout ce dont il avait besoin après le rêve particulièrement désagréable qu'il avait fait cette nuit. Rien qu'en y repensant, Harry se vouta très imperceptiblement, comme encore frappé par la honte. Il croqua plus avidement dans sa pomme, se remémorant comment, en gros cafard lâche et trouillard qu'il était il avait essayer de courir en tout sens pour aller se cacher dans des trous alors que Riddle, du haut de ses 1m80 – ce qui était vraiment GIGANTESQUE pour la petite taille ridicule du cafard – rigolait d'un rire sadique tout en frappant avec force le sol dans l'espoir d'écraser Harry. Et bien entendu, il n'y avait pas manqué. Il se souvenait encore de la sensation de désarroi qu'il avait ressentit lorsque il avait vue la semelle noire – tout comme les yeux de Riddle – plonger avec rapidité sur lui. Il se souvenait encore mieux de sa petite voix – qui n'était en faite qu'un petit son perçant tout à fait ridicule et écœurant – qui criait le plus fort possible envers l'homme, le suppliant de relever le pied en sentant la chaussure qui commençait à le comprimer. Son portable l'avait réveillé pile poil au moment ou il avait entendu sa carapace s'écraser et qu'il avait sentit tout son petit corps mou se disloqué dans un liquide vert-jaune, et d'ailleurs il en avait fait les frais !

Frissonnant à ce souvenir qu'il désirait plus que tout enfouir au fond de sa cervelle, Harry n'entendit pas tout de suite ses deux petits frères descendre les escaliers. Lorsqu'il tourna la tête, il aperçut Damon qui enfilait sa veste et Devon qui tentait d'enfiler la sienne, comprimant une compresse sur sa lèvre qui semblait avoir encore prit du volume.

« Mais Devon, qu'est-ce que tu fous avec une compresse ? » S'exclama Harry, irrité.

« Benf quoi, fauche bien qcharrête le chang. » Baragouina Devon.

« Mais non ! »

Harry s'avança et d'un geste brusque retira la compresse de la main du rouquin qui gémit de douleur.

« Hé ! Doucement ! » S'écria Damon.

« Toi l'moucheron ferme-là. Dev', si tu utilises une compresse maintenant, tu seras déjà un minimum soigné en arrivant au lycée. » Expliqua l'adolescent en jetant la compresse devenue rouge.

Il grimaça de dégoût en avisant ses doigts tâchés de la même couleur et s'essuya sur son jean.

« Ben heu… C'est le but, non ? » Demanda Devon, complètement perdu devant le comportement étrange de son aîné depuis son réveil.

« Non, absolument pas. Allez les mioches, sortez. »

Les jumeaux ne dirent plus rien et sortirent de la maison, Harry fermant à clé derrière eux.

« Heu, Harry, on ne l'auras jamais, il vient de s'arrêter à l'arrêt. » Fit remarquer Devon.

« Mais si on l'auras. »

Comme pour approuver ses paroles, Harry agrippa les hanses des sacs de ses frères, chacun d'un côté et se mit à courir, les entraînant avec force avec lui. Effectivement, ils réussirent à avoir l'autobus, mais durant les quarante six secondes qu'avait durée la course, Devon avait merveilleusement bien trébuché sur une pierre – à moins que ce ne soit le pied d'Harry – et s'était rétamé en beauté contre le trottoir, s'ouvrant au passage la langue face à l'impact que son menton avait subit. Lorsque les trois Potter entrèrent dans le véhicule, à bout de souffle, le chauffeur les regarda, inquiet pour Devon.

« Mais non, ne vous inquiétez pas, il fait ça tout les matins. » Railla Harry en donnant un grand coup dans le dos de son frère qui eut l'impression que ses poumons allaient lui sortir par le nez.

Lorsque le bus scolaire se gara dans le parking de l'école, Harry se sépara de ses amis et envoya Damon en cours, tirant Devon vers l'infirmerie sans perdre de temps. Il ouvrit la première porte et pénétra dans la minuscule salle d'attente avant de frapper à la deuxième porte blanche. A côté de lui, le rouquin se servait de ses manches pour tenter d'arrêter l'importante hémorragie de sa bouche.

« Comment est-ce que tu t'es fais ça au fait ? » Demanda Harry.

« C'est mon crétin de grand frère qui m'a fait un croche-pattes ! » S'énerva Devon, recrachant par la même occasion un flot de sang.

« Je te l'ai déjà dis, je ne l'ai pas fais exprès. »

De mauvaise humeur, le plus jeune marmonna quelques paroles inintelligibles qu'Harry ne comprit pas.

« C'est de ta lèvre que je parlais. Comment tu te l'ai éclatée ? »

« J'ai glissé sur le lavabo… »

Imaginant l'impact et la douleur occasionnée Harry grimaça.

« Putain, y'a personne ou quoi ! »

L'adolescent sourit. Il trouvait cela assez amusant de voir son frère essayer de parler. Sa lèvre et sa langue étaient tellement enflées que l'on aurait dit qu'il avait un kilo de mie de pain dans la bouche.

Finalement, la porte s'ouvrit devant les deux garçons et comme l'avait espéré – seulement à moitié – Harry, ce fut Riddle qui les aborda. L'infirmier n'accorda cependant aucun regard à Harry. Au lieu de quoi, les sourcils froncés et l'air inquiet en dévisageant Devon, il les fit entrer dans la salle qui sentait fort le désinfectant. Harry – qui habituellement fronçait le nez à cette odeur – n'y fit pas plus attention, trop occupé à essayer d'entrer en contact visuel avec l'homme. Ce dernier qui apparemment semblait vouloir faire comme s'il n'était pas là. Bon, certes Devon était en train de se vider de son sang, mais ce n'était pas une raison, leur confrontation était tout de même plus importante, non !

Harry se renfrogna dans une moue boudeuse alors que Tom Riddle s'occupait de soigner le plus jeune qui, difficilement lui expliquait ce qu'il s'était passé. L'adulte aspergea un coton de produit sans s'apercevoir que l'adolescent le regardait de la tête aux pieds, les yeux légèrement plissés, comme s'il s'attendait à voir une anomalie physique qui lui montrerait ses points faibles, ce qui était en somme totalement ridicule. Surtout que Riddle avait un physique irréprochable. Etrange, mais irréprochable. Et même par-dessus ses vêtements et sa blouse blanche, Harry pouvait deviner qu'il avait un corps très bien formé, ce qui l'énerva encore plus. Non seulement cet homme avait le culot de s'opposer à lui et de… De le dominer – il grimaça à la pensée de ce mot mal choisit – mais en plus il avait de quoi être séduisant… Et si maintenant il se mettait à l'envier, ça n'allait pas du tout aller !

« Reviens me voir dans la journée si tu as mal, d'accord ? Et garde ces compresses avec toi. »

Riddle tendit au rouquin quelques compresses stériles tout en lançant un dernier coup d'œil à sa lèvre ouverte et à son menton bleui. Devon acquiesça en guise de remerciement puis se leva de la table d'osculation en rejoignant son frère.

« Vous êtes bien délégué de votre classe Mr Potter ? » Demanda sèchement Riddle.

Harry fronça les sourcils. La veille, Riddle lui souriait d'un air amusé, ce qu'il n'avait pas compris au vu de ce qu'il avait fait le Vendredi précédent et aujourd'hui, il lui parlait comme si… Comme s'il avait loupé un épisode. Décidément, cet homme n'était vraiment pas net.

« Heu, oui… Oui, pourquoi ? »

« Vous n'oublierez pas de me ramener les fiches cette après-midi. »

Les fiches ? Quelles fiches ? Qu'est-ce qu'il lui racontait encore !

« Les fiches ? »

« Oui, les fiches, celles-là mêmes que je vous ai distribué hier en classe. »

Harry sembla quelques secondes perdu dans ses pensées alors que l'assistant ouvrit la porte adjointe à la salle d'attente et y poussait Harry. Celui-ci se dégagea brusquement et lui lança un regard hargneux, auquel Riddle répondit par une légère incurvation des lèvres. Une petite fossette venait d'apparaître au coin de sa joue et le regard d'Harry y fut tout de suite attiré. Il avait toujours adoré les filles dont les joues se creusaient de fossettes lorsqu'elles souriaient, particulièrement lorsqu'elles LUI souriaient. Or, c'était la première fois qu'il voyait un homme avec une de ces fossettes qu'il aimait tant, et tout comme il y a quelques secondes, il ressentit à nouveau cette même envie.

Il détourna le regard, se mordant l'intérieur des joues puis sans un dernier mot il prit son frère par le poignet et le tira hors de la minuscule salle. Il parcouru quelques couloirs avec son frère qui semblait le maudire intérieurement. Harry lui envoya un sourire goguenard puis, après lui avoir ébouriffé les cheveux ils se séparèrent et il arriva bientôt devant sa classe. Bien entendu, le cours avait déjà commencé et Riddle n'avait pas pensé à lui donner une note adressée au professeur. Tant pis, il n'y retournerait certainement pas. Il frappa un coup discret puis poussa le bâtant, se faisant accueillir joyeusement par ses camarades.

« Désolé Professeur Aurora, j'ai du accompagner mon petit frère à l'infirmerie. »

« Vous passez beaucoup de temps à l'infirmerie ces jours-ci j'ai l'impression… » Fit remarquer la femme aux cheveux noirs, posant son livre de science sur son bureau.

Harry souleva un sourcil suspicieux. Ca voulait dire quoi ça !

« Je suis joueur de basket, ça me semble logique. » Répliqua-t-il de mauvaise humeur.

« Vous avez une note ? »

« Heu… Non. Riddle n'a pas pensé à m'en donner une. »

« Mr. Riddle. » Reprit Aurora en levant l'index. »

« Hmm… » Fit-il en acquiesçant, se contenant de ne pas lever les yeux au ciel.

« Répétez… Mr. Riddle. »

« … Quoi ? »

« C'est une question de respect. »

Une exclamation enjouée se fit entendre et Harry tourna vigoureusement la tête. Draco le regardait, nonchalamment assis et un immense sourire moqueur aux lèvres.

« Allez Harry, il faut que tu respectes tes aînés. Répète la bonne formule. »

« Vas te faire voir ! » S'exclama le brun en lui envoyant un doigt d'honneur.

« Mr. Potter, je ne tolèrerais pas plus d'insolence de votre part ! Allez voir Mr. Riddle pour lui demander une note. »

Harry tourna les talons, la mine lugubre et se fit rappeler avant qu'il ne traverse le seuil.

« Qui allez-vous voir ? »

L'adolescent se retourna et la dévisagea avec fureur. L'obliger à respecter ne serai-ce que le nom de cet homme…

« L'assistant de Mme Pomfrey. » Déclara-t-il en voulant reprendre son chemin.

« Qui est-il ? »

Harry sentit son sang bouillir. Si cette femme continuait, il allait finir par vouloir l'étrangler !

« Tom Riddle. »

« La formule n'est toujours pas correcte. »

Un nouveau rire s'échappa et cette fois Harry put constater que bon nombre de ses camarades tentaient tant bien que mal de cacher leur fou rire.

« Professeur Aurora, on ne va pas y passer la journée, « L'assistant de Mme Pomfrey » lui convient très bien. » Répliqua Harry, se forçant à garder son calme.

« Exactement, on ne va pas y passer la journée. Je vous ai demandé d'utiliser une formule basique pour nommer un de vos supérieurs, je vous prie donc de répéter, cela prendra une demie seconde. »

« Un de mes supérieurs ? Un assistant d'infirmerie ? » Ricana Harry.

« Deux heures cette après-midi en permanence Mr Potter. » Trancha durement Sinistra Aurora.

« Quoi ! Mais(…) »

« Si vous ne savez toujours pas porter le respect aux bonnes personnes à votre âge, je vais vous l'apprendre. Je vous attends à 15h dans la permanence. »

Harry tourna les talons et sortit de la salle de classe, claquant fortement la porte derrière lui. Il laissa sortir de sa bouche une litanie de jurons avant de donner un violent coup dans le mur, provoquant un sinistre craquement au niveau de l'annulaire de sa main droite. La colère prenant le dessus, il n'y fit pas plus attention et il commença à imiter grossièrement et d'une voix maigrelette son professeur.

« Mr. Riddle, c'est Mr. Riddle que l'on dis… Mr. Riddle que j'encule bien profond ! Il ne manquerait plus que ça, que je l'appelle Monsieuuuuur Riddle… Mr. Riddle mes couilles, oui ! »

Il poussa la première porte menant à l'infirmerie, la faisant claquer contre le mur puis, sans même frapper poussa violemment la deuxième. Il vit Riddle, à l'autre bout de la pièce se tourner vers lui, d'abord étonné puis finalement blasé, comme s'il s'attendait à son arrivée.

« Il me faut une note pour pouvoir aller en cours. » Fit-il, le nez froncé sous la colère et les yeux lançant des éclairs.

« Vous ne connaissez pas la politesse Potter ? » Demanda d'une voix calme l'infirmier.

« Oh arrêtez avec vos formules de politesses et de respect. Vous m'appelez bien « Potter » que je sache ? Alors j'estime être en droit de vous appeler « Riddle ! » »

L'assistant haussa les sourcils sans cesser de le regarder. Visiblement, il paraissait ne pas comprendre le sujet abordé par l'adolescent.

« Je vous parlais de politesse toute autre, mais il est vrai que quoi que j'utilise pour vous nommer, vous êtes en devoir de m'appeler Mr. Rid(…) »

« Allez au diable, tous ! Tous avec vos MR. RIDDLE ! »

Un sourire franchement amusé passa sur les lèvres de l'homme, creusant à nouveau cette fossette au coin.

« Ça vous fait rire ! Je ne veux même pas le savoir, donnez-moi la note, c'est tout ce que je vous demande, Riddle… »

Harry accentua particulièrement sur le nom de l'adulte, le défiant du regard de le reprendre. Pendant quelques instants, aucun des deux ne bougea ni ne prononça une parole. Puis finalement, l'homme s'approcha doucement, d'un pas nonchalant et se plaça derrière Harry qui, par fierté ne se retourna pas. Il sentit ses cheveux se dresser sur sa nuque et un long et puissant frisson parcourir sa colonne vertébrale lorsque Riddle lui chuchota à l'oreille :

« Je sais… Je sais que c'est vous… »

Harry grimaça, il n'aimait pas, mais alors pas du tout cette proximité. C'était gênant et il aimait encore moins la chair de poule qui apparaissait sur sa peau hâlée et les battements de son cœur qui s'accéléraient imperceptiblement, comme s'il lui avait fait peur.

« Vous êtes un vrai clown, Potter. »

L'adolescent fronça les sourcils alors que derrière lui, Riddle s'était redressé et était revenu devant lui, son visage affichant un sourire narquois.

« L'aire de jeu est apparemment ouverte. »

« L'aire de jeu ? » Reprit Harry sans comprendre.

« Tout à fait… Vous aimez vous amuser, c'est inéluctable, vous me l'avez très clairement prouvé Vendredi pendant la récréation. »

Bien, enfin Riddle décidait d'aborder le sujet. Mais Harry ne savait pas s'il devait s'en réjouir ou au contraire, s'en inquiéter.

« Ça ne m'amuse pas du tout moi ! Je dirais plutôt que c'est la guerre qui est ouverte ! » Répliqua-t-il de mauvaise humeur.

« La guerre ? » Demanda L'infirmier, un air sincèrement étonné sur son visage à la pâleur morbide. « Ce n'est pas un peu excessif comme terme ? Personnellement je trouve que « air de jeu » convient mieux à la situation. »

« Je vous l'ai dis, moi ça ne m'amuse pas du tout ! »

« Et pourtant, vous jouez avec moi… Et j'aime ça. »

A nouveau, l'homme tournait autour du brun, sans le quitter des yeux, comme un vautour aurait fait en attendant la fin qu'il savait proche de sa proie. L'amusement perçant dans sa voix il se pencha à nouveau au dessus de l'épaule d'Harry pour lui chuchoter à l'oreille.

« Surtout que je sais déjà pertinemment que je vais gagner. »

« Ah, vous croyez ça ! » Rétorqua le brun qui s'efforçait de garder son calme quasi-inexistant.

« Potter, j'ai 25 ans, plus de répartie cinglante et cynique que vous, plus de foutu caractère, plus d'intelligence… Je suis meilleur que vous, en tout point, et vous le savez. C'est ce qui vous énerve, n'est-ce pas ? C'est ce qui alimente votre envie de jouer avec moi, c'est votre pile. »

« JE NE M'AMUSE PAS ! »

Harry fulminait. Il ne savait pas ce qui le mettait le plus hors de lui. La capacité de l'homme à paraître neutre en toute circonstance, sa répartie pointue qui effectivement égalait la sienne ou bien le fait qu'il puisse lire en lui comme dans un livre ouvert à la bonne page ! Il ne savait pas bien non plus comment il arrivait à se contrôler assez pour ne pas lui sauter à la gorge et lui crever ses yeux noirs de cafards. De plus, l'homme lui faisait absolument perdre tout ses moyens, à croire qu'il avait raison, il était au dessus de lui.

Les dents et les poings serrés de rage, il cligna rapidement des yeux, affligé de constater qu'ils picotaient. Et il était persuadé que ce n'était pas son vaisseau éclaté qui le narguait.

« Alors que faites-vous Potter ? » Demanda Riddle de son habituel ton calme.

« Je compte bien vous prouver que je suis au dessus de vous ! Ce n'est certainement pas moi le soumis ! »

L'adulte haussa les sourcils. Apparemment le jeune homme n'avait pas remarqué le double-sens de sa phrase.

« Vous êtes un bébé Potter. Encore un petit garçon, instinctivement et stupidement guidé par son égo surdimensionné et aveuglé par la colère et la honte. C'est bien dommage, vous auriez fait un parfait adversaire. Mais soit, je jouerais tout seul, contre l'imbécile que vous êtes qui veux désespérément se battre. »

Harry ne répondit pas. Il lui semblait que s'il ouvrait la bouche se serait la fin du monde. Il sauterait sur l'homme et le tuerait rien qu'avec ses doigts et sa bouche, ou plutôt ses ongles et ses dents !

« J'ai particulièrement apprécié votre dernier round. En fait, je me suis même imaginé la scène : Vous, vous masturbant devant mon bureau parfaitement ciré – il faudrait d'ailleurs que vous coupiez vos ongles Potter, une de vos mains s'est trop crispée dessus – en fixant le cadre-photo qui y trône, gémissant tout haut « Quand je serais grand, je serais comme Riddle » avant de venir en plein sur la surface lisse du bois. »

L'homme eut un léger rire qui tordit les entrailles d'Harry. Il ne l'avait encore jamais entendu rire et il ne s'attendait pas du tout à cela : Riddle avait un rire doux, presque cristallin qui détendait, et cela ne plaisait pas du tout à Harry. Il aurait largement préféré que l'homme ait un rire froid et cruel, comme sa sale tête ! Son rire… Encore une chose qu'il lui enviait maintenant !

« Il est vrai qu'au moins, je ne peux vous reprocher votre imprévisibilité, au contraire… »

S'en était assez, Harry perdait son temps à l'écouter déblatérer toute sortes de conneries plus débiles les unes que les autres. Il ne supportait plus de voir son horrible sourire narquois s'adresser à lui. De voir cette affreuse fossette se former pour lui et ses yeux briller étrangement en le toisant. Sans un seul mot il tourna les talons et sortit de l'infirmerie, les nerfs tellement gonflés qu'il pouvait les sentir palpiter sous sa peau, tout comme ses veines qui pulsaient le sang plus rapidement. Les mains tremblantes de rage, il sortit de son sac son paquet de cigarette, son briquet et alla s'installer sur la tribune de bois en attendant la fin du cours.

Lorsque ses amis arrivèrent, un petit quart d'heure après, Harry semblait s'être légèrement calmé. Il arborait toujours un air énervé mais les 8 mégots à ses pieds montraient que pomper avaient fait redescendre la colère.

« Depuis quand tu es là Harry ? » Demanda Millicent en s'asseyant à côté de lui.

« J'sais pas, dix minutes. »

« Et pourquoi t'es pas revenu en cours ? »

Harry se contenta de lancer un regard à Draco qui de toute évidence comprit le pourquoi du comment. Avant que la jeune fille ne puisse davantage poser de question, Blaise sortit une fiche de son sac et la tendit à Harry. Ce dernier la prit et s'aperçut que s'était la fameuse fiche dont Riddle avait parlé plus tôt ce matin. Il tourna les pages pour constater qu'elle nécessitait la signature des parents pour leur propre visite médicale. Harry soupira et pendant que le reste de ses amis posaient leurs fiches sur le banc, il chercha la sienne dans son sac.

« Tes parents ne l'ont pas signée ? » S'étonna Draco en allumant une cigarette.

« Moi-même j'ignorais que je l'avais cette feuille. »

Perdu dans ses pensées, Harry retira le capuchon d'un de ses stylos et le mit entre ses lèvres, le suçotant et le mâchonnant. Il avait là un nouveau prétexte pour aller voir l'assistant de Mme Pomfrey, or, il n'avait aucune envie d'y aller. Mâchouillant son capuchon de plus belle, il imita assez bien la signature de ses parents puis glissa sa fiche parmi celles des autres, juste avant que la sonnerie de reprise des cours ne retentisse.

La tête posée sur les genoux de Draco, Harry tentait de lui expliquer tant bien que mal que l'antipathie qu'il ressentait à l'encontre du jeune infirmier était complètement justifiée. Mais le blond ne semblait pas prendre en compte les dires de son ami. Baragouinant souvent des « hmm » et des « ah ouais, c'est clair » d'un air compréhensif, il affichait néanmoins des sourires moqueurs et levait les yeux au ciel. Mais trop emporté dans ses paroles, le brun ne remarquait rien, se contentant de grogner lorsque Draco bougeait ses jambes.

« Harry, tu sais, sincèrement je trouve que tu portes trop d'importance à tout ça. Tu n'as qu'à l'ignorer, tout le monde sera content. »

Les sourcils froncés, Harry se redressa sur la tribune de bois et se tourna vers son ami.

« Il me défie. » Articula le brun comme s'il parlait à un gamin attardé. « Il est TOUT LE TEMPS en train de me défier, sans arrêt… Il veut… Il cherche à… A me battre. »

« Mais à te battre sur quoi ? »

« Sur moi, j'veux dire, sur mon caractère. »

« Je ne comprends rien de ce que tu me raconte 'Ry. Franchement, je ne vois pas pourquoi tu en fais un plat, ok, il a une sacré personnalité, et alors ? »

« Et alors jusqu'ici, c'est MOI, moi qui avait cette foutue personnalité et personne ne m'a surpassé ! » S'énerva Harry en cherchant dans son sac son paquet de cigarette.

« Mais qu'est-ce que ça peut bien faire qu'il te surpasse ? »

« Non ! Je ne veux pas ! Je suis Harry James Potter, l'unique, le seul ! »

« Putain… Je n'ai jamais connu quelqu'un avec plus de chevilles que toi. » Remarqua Draco en souriant.

« Vas te faire voir Malfoy ! »

Ledit Malfoy se mit à rire, secouant la tête de résignation. Harry ne changerait jamais…

« Bon, et si tu t'occupais de récupérer les dernières fiches ? » Demanda Draco pour changer de sujet.

« Pourquoi ça devrait être moi ! Granger est aussi délégué j'te signale. »

« Oui, mais comme tu le sais, Granger est beaucoup moins appréciée que toi, pratiquement toute la classe à décider de te donner à TOI les fiches. »

« Ces putains de fiches… Fuck ! »

Harry s'arrêta là dans ses jurons alors que justement, Granger arrivait, déposant quelques feuilles sur la tribune.

« Se sont les fiches que l'on m'a rendues. » Fit-elle avant de tourner les talons.

« Hé ! » Héla Harry, la faisant se retourner. « Pourquoi tu ne t'en occupes pas toi ? »

« J'en ai marre de faire tout le vrai travail dans ce rôle de délégué, bouge toi un peu Potter. »

Alors que l'adolescente repartait, ses épais cheveux bouclés volant derrière elle, Draco éclata d'un rire fort.

« Je ne vois vraiment pas ce qui est si drôle Malfoy. »

« Ben, peut-être le fait qu'elle te remette à ta place aussi facilement. »

« Personne ne me remet à ma place ! » S'indigna Harry.

Le blond haussa les épaules et, pliant les feuilles que la déléguée venait d'amener, il les fourra dans le sac de son ami avant de se relever.

« Allez, viens, le cours de Math va commencer. »

Soufflant de lassitude, le brun se releva également et suivit son ami à l'intérieur du bâtiment principal, se préparant mentalement à affronter les deux heures restantes de la journée avec Severus Snape. Or, comme il fallait le supposer, ces deux heures ne passèrent pas rapidement et ne furent pas de tout repos, pour aucun des élèves. Même Draco, qui était assez connu pour son calme ressortit de la classe en jurant contre tout et rien. Pansy ressemblait à une veille furie aigrie et Harry, les cheveux échevelés et les yeux assombris semblait vouloir tuer la première personne qui se mettrait devant lui. Ce fut Blaise qui eut la bonne idée de détendre un peut l'atmosphère en proposant une partie de basket sur le terrain abandonné, au bord de Godric's Hollow. Pansy et Millicent refusèrent mais les garçons acceptèrent de bon cœur, Harry décidant de passer au dessus de ses heures de colles. Aussi, ses amis lui laissèrent le loisir d'aller rapporter les fiches médicales en salle des professeurs, décidant de l'attendre devant le lycée.

Le brun se dépêcha donc de parcourir les couloirs et toqua brièvement à la lourde porte rouge, observant qui se trouvait dans la salle à travers le carré de plexiglas. Il poussa le battant et pénétra dans la salle ou seul quelques professeurs y étaient, tous trop occupés pour s'apercevoir même de la présence du jeune homme. Au bout de la salle, il aperçut Riddle boire une gorgée de ce qu'il supposait être un café, avant de reposer son gobelet sur la large table centrale. Il fit le tour de la salle, l'idée en tête de lui donner ses fiches et de disparaître au plus vite mais l'assistant avait déjà prit refuge dans la petite salle attenante d'où se faisait entendre un bruit désagréable de photocopieuse. Soupirant, il décida de poser son paquet de feuilles à côté du gobelet en plastique et, alors qu'il amorçait un pas pour repartir, ses yeux verts se posèrent sur le liquide noir qu'il savait de saveur amer, d'où s'échappait une faible vapeur blanche.

Il plissa les yeux et commença inconsciemment à mâchonner l'intérieur de ses joues et de ses lèvres. Il jeta un regard en direction de la petite pièce fermée ou il savait Riddle, puis aux trois autres professeurs de la salle, l'un corrigeant avec ferveur des copies, l'une triant ses papiers dans son casier et l'autre pianotant sur un des ordinateurs. Son regard retomba sur le café chaud. Soudainement pressé, il tourna rapidement et dans tout les sens sa langue dans sa bouche, activant ses glandes salivaires pour qu'un maximum de salive puisse en résulter. Il pouvait sentir son cœur s'accélérer légèrement à chaque nouveau bruit de photocopieuse. Lançant des regards à chacun des occupants de la pièce, il se dépêcha de plus belle et, lorsqu'il eut assez de salive dans la bouche, il comprima sa poitrine et le plus discrètement possible, fit remonter de ses poumons le plus de matière acre possible. Il grimaça de dégoût lorsqu'elle arriva dans sa bouche et il la mélangea brièvement avec sa salive avant de recracher le plus gros molard qu'il n'eut jamais fait en plein dans le gobelet, qui plongea et coula dans le café noir. Un sourire bêtement fier s'afficha sur ses lèvres pour se faner immédiatement lorsqu'il sentit une main froide se plaquer contre sa nuque et des doigts fins enserrés ses cervicales.

« Vous êtes vraiment vicieux Potter. » Claqua la voix froide de Riddle tout près de l'oreille d'Harry.

Ne voulant pas attirer l'attention des autres professeurs sur eux, Harry essaya de se dégager de la poigne de l'homme le plus discrètement possible, en vain.

« Cracher dans mon café… C'est bas, et très puéril. »

Cette fois-ci, Riddle avait parlé plus fort, de sorte à ce que les trois enseignants lèvent la tête vers eux. La femme, qui n'était autre qu'Aurora Sinistra parût choqué au début, puis finalement fit un geste dédaigneux de la tête.

« Estimez-vous heureux que je n'en parle pas au Professeur Dumbledore. Vous viendrez en retenue Vendredi, de 14H00 à 15H00, à l'infirmerie même. »

« Je reprends les cours à 15H00. » Protesta Harry qui commençait à ressentir la douleur de sa nuque.

« Justement, je ne veux en aucun cas vous faire rater d'heures de cours. 14H00 à l'infirmerie Mr Potter, et vous n'êtes pas en position de Chicaner. »

Lorsque l'homme lâcha la nuque d'Harry, celui-ci se la massa instantanément, non sans lui lancer un regard frigorifique – qui ne sembla faire aucun effet. Et, sans un dernier mot à quiconque se trouvant dans la salle des professeurs il sortit, rejoignant ses amis d'un pas rageur.