Je ne possède pas Akagami no Shirayukihime

Il s'agit d'une fiction se situant vers la fin du chapitre 34 du manga. Voir le chapitre 1 pour tous les détails.

Les phrases en italic dans le texte correspondent aux pensées des personnages.
Les phrases entre « » sont des souvenirs qui reviennent en mémoire à des personnages, comme il s'agit également de pensées, elles sont également en italic.


Chapitre 7

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- Un bal?

Ryuu et Shirayuki prirent un air perplexe devant l'annonce que venait de leur faire Obi.
Plusieurs jours s'étaient écoulé depuis l'entrevue du prince Izana et de la princesse Haki, les préparatifs du bal avaient été retardés par quelques visites politiques, sans compter que l'organisatrice avait décidé de faire les choses en grand afin de montrer à ses invités de Wistal, que Lilias savait recevoir. La célébration avait prit une ampleur telle que tous les nobles de la région avait été convié par une invitation comme celle que venait de lire Obi.
Obi avait ouvert l'unique enveloppe adressée à Shirayuki et s'était empressé de lui lire, à sa demande. Cette invitation avait prit la destinataire au dépourvu, ainsi que les autres auditeurs.

- As-tu reçu une invitation Ryuu?

Le jeune pharmacien secoua la tête et se détourna vers ses notes. Shirayuki avait récemment reçu l'autorisation de retourner à ses occupations et elle s'était aussitôt joint à lui pour la poursuite de leur enquête. Ils avaient prit un retard considérable malgré le fait que la pharmacienne avait tenté de continuer depuis sa chambre mais son épaule l'avait longtemps restreint dans ses mouvement.

- Ce voyage prend des tournures de plus en plus inattendues, soupira la jeune fille en reposant son ouvrage.

- Ne vous en faîtes pas, jeune maitresse, cette fois le prince Zen pourra vous accompagner.

- Je ne comprends pas pourquoi Ryuu n'a pas été invité, c'est tout de même lui qui a découvert le remède, s'indigna-t-elle sans prêter attention aux encouragements de son ami.

- Ryuu doit simplement être un peu jeune pour ce genre d'événement.

- D'ailleurs, je n'ai aucune envie d'y aller, ajouta le gamin d'un air toujours aussi neutre.

Shirayuki laissa échapper un soupire. Elle non plus n'avait aucune envie d'y aller. Dans le cas précédent, il avait s'agit d'une tentative de se réconcilier avec le prince Raji et de rapprocher les deux royaumes, mais dans le cas présent, il ne s'agissait que d'un grand événement, rempli d'inconnus pour célébrer quelque chose qu'elle n'avait pas fait. Il ne s'agissait décemment pas du genre d'environnement dans lequel elle était à l'aise. Mais elle ne pouvait pas refuser de s'y présenter.

- Je crois que vous n'aurez pas d'autres choix que de reprendre quelques cours de danse, jeune maitresse, la taquina Obi, heureux de la voir grimacer à sa plaisanterie.

- Avec mon épaule je ne pourrais pas danser aussi longtemps que la dernière fois.

- Je suis certain que le pince Zen s'assurera que vous n'en fassiez pas trop.

Cette fois, elle entendit l'allusion et rougit fortement en dissimulant son visage dans un livre.

Je vais aller au bal avec Zen?

Il n'y avait aucun doute qu'il serait présent et s'ils y allaient vraiment ensemble, il s'agirait du premier événement auquel ils assisteraient ensemble, où elle devrait se tenir près de lui, le second prince de Clarines. Elle sentit que le gouffre qui les séparait commençait à s'amincir et elle était terrifiée à l'idée de ne pas être à la hauteur de la tâche. Une bouffée de courage s'empara d'elle alors qu'elle se redressait. Elle pouvait le faire! C'est ce qu'elle désirait le plus au monde… être auprès de Zen, pouvoir lui être secourable, lui donner toute sa force… Oui, c'était l'occasion pour elle de se montrer à la hauteur. Il serait là pour la guider… Zen.
Obi observa, pendant un instant, l'expression tendre de son visage, cette douce lueur de confiance et d'amour, puis il détourna le regard. Depuis qu'elle était sortit de sa chambre, il avait été commandé par son maitre de veiller sur elle. La neige en moins, il se serait cru à Wistal sans problème, devant les étages massives de livres, entouré de pharmaciens studieux, suivant sa jeune maitresse dans chacun de ses déplacements. Lors de la blessure de Shirayuki, il avait été tellement bouleversé qu'il avait refusé de la voir dans cet état, mais depuis son réveil, il était lentement revenu à ses côtés. Il n'aurait pas su dire pourquoi, mais à la simple idée de la voir entre la vie et la mort lui retournait encore l'estomac. Dans sa vie, il avait vu des gens blessés, des malades, des morts, du sang, des plaies, des déchirures, mais lorsqu'il avait appris ce qui s'était produit, il avait su qu'il ne voulait pas voir ça, il avait su qu'il ne voulait pas s'endormir la nuit et revoir son expression sans vie, il avait su que peu importe ce qui allait se dérouler, il souhaitait se rappeler d'elle comme une jeune femme pétillante et fougueuse. Aujourd'hui, il avait le soulagement de la voir rétablie, souriante et toujours aussi entrainante. L'expérience avait néanmoins laissé des séquelles et, tout comme son maitre, il se sentait un peu plus protecteur envers l'intrépide pharmacienne.

- Devrais-je m'informer pour l'obtention d'un professeur de danse avant le bal qui aura lieu la semaine prochaine?

- Tu pourrais faire ça? Ce serait vraiment très gentil à toi Obi, je voudrais pouvoir rester aider Ryuu ici autant que possible et je ne sais trop à qui m'adresser…

- Laissez-moi faire, jeune maitresse.

Il en fut donc ainsi. Shirayuki réussit à obtenir quelques leçons, elle apprit également par le prince Zen qu'il assisterait à l'événement et elle n'avait pas plus accordé d'attention aux préparatifs compte tenu de son enquête.
Le soir du bal arrivera plus vite qu'elle ne l'aurait cru et lorsqu'un élégant serviteur vint la quérir à la bibliothèque, elle sentit la nervosité lui serrer l'estomac.

Le bal est dans quelques heures… j'ai encore le temps de me préparer. Pourquoi vient-on me chercher? Est-ce que Zen voudrait me parler avant? Non, il serait venu lui-même…

Elle suivit l'homme silencieux à travers les somptueux couloirs vides du palais, se tortillant nerveusement les doigts, fouillant dans son esprit la raison de sa présence au palais. Bientôt, l'homme lui ouvrit de hautes portes en bois verni, lui fit signe d'entrer pendant qu'elle lui jetait un regard curieux et, referma les portes derrière elle. Le souffle coupé, un peu paniquée, elle observa la porte se refermer, les yeux agrandis de surprise et se tourna pour observer la pièce dans laquelle on venait de la faire pénétrer.
Il faisait déjà nuit dehors, mais de grands chandeliers en crystal illuminaient royalement une haute pièce entièrement tapissée d'un bois clair et lustré, luxueusement décorée de velours, de tableaux, de statues, de grands miroirs, de vases garnit de bouquets somptueux et de longues tables recouvertes de bijoux. Les yeux brillants, elle tenta de rester à distance des objets précieux, n'osant suggérer à quoi pouvait bien servir cette pièce dans laquelle on l'avait, de toute évidence, conduite par erreur.

Devrais-je sortir et trouver quelqu'un ou attendre qu'on réalise l'erreur?

Elle hésitait, mal à l'aise, puis allait poser une main sur la poigné lorsqu'une voix la fit sursauter.

- Vous partez déjà?

La tonalité la fit frissonner involontairement lorsqu'elle reconnu la voix du premier prince de Clarines. Elle se retourna pour l'apercevoir sortir de l'ombre, d'une élégance à couper le souffle, le visage toujours fermé et neutre, un rictus indéchiffrable sur les lèvres. Elle le regarda sans comprendre, mais laissa aller un soupire de soulagement avant de lui sourire.

- C'est vous, prince Izana. Je suis heureuse de vous voir, on m'a fait appelé mais j'ignore pourquoi. Je crois que l'on m'a mené ici par erreur et je…

- Ne devez-vous pas vous préparer pour le bal de ce soir?

- Si, bien sûr, mais le temps ne me manquera pas. J'ai une robe de prévue dans le dortoir et…

- S'agit-il du genre de robe que vous avez l'habitude de porter lors de moments plus officiels?

La pharmacienne sentit une légère rougeur colorer ses joues, comprenant l'allusion à peine dissimulé du prince. Pourtant, elle n'avait pas souvenir qu'il lui ait déjà fait mention que ses tenues n'étaient pas appropriés, d'ailleurs, lors du bal à Tanbarun, elle avait cru faire bonne figure. S'apercevant de son malaise, le prince eu un léger rire.

- Vous savez que cette réception est en votre honneur, n'est-ce pas? Sachant que vous serez au centre de l'attention et que mon frère sera présent, je ne doute pas que vous aurez l'occasion de vous tenir à ses côtés pendant une partie de la soirée. Pour ces raisons et en connaissance du fait que plusieurs personnalités importantes du royaume seront présentes, vous ne voudriez pas porter disgrâce au second prince de Clarines, n'est-ce pas?

Comprenant enfin où voulait en venir le prince Izana, l'expression de Shirayuki se durcit. Bien sûr qu'elle ne voulait pas gêner Zen! Cette crainte avait hanté son esprit depuis la réception de l'invitation et malgré les rassurements du prince, elle n'avait pu empêcher un millier de questions de se faufiler dans son esprit. Maintenant, Izana se tenait devant elle et mettait, une fois de plus, en doute ses capacités à se tenir correctement auprès de son frère. Elle sentit un frisson d'anxiété remonter le long de sa colonne alors que le doute recommençait à la ronger sous le regard perçant. Elle détailla discrètement le prince Izana et elle se mordit les lèvres en s'avouant que si Zen était seulement à moitié aussi élégant que lui ce soir, elle allait faire pâle figure dans la robe qu'elle avait choisit. Elle n'était que pharmacienne, ses tenues n'avaient rien de sophistiquées, elles étaient élégantes mais simples et elle se trouvait déjà chanceuse d'avoir ses quelques robes compte tenu de ses ressources et sa position.

Soupirant en la voyant chercher une solution au problème qu'il venait de soulever, il se dirigea finalement vers une porte dissimulée et l'ouvrit pour laisser entrer plusieurs servantes. Sans comprendre, Shirayuki regarda les quelques femmes entrer, chargées de quelques effets dont une longue étoffe blanche. Elle se figea en les voyant s'immobiliser et s'incliner devant elle pendant que le prince s'apprêtait à sortir par cette même porte.

- Prenez ce petit présent comme un gage de remerciement de ma part, princesse, dit-il avant de finalement disparaitre, laissant la pharmacienne aux bons soins des servantes.

Cette raison n'était qu'à moitié vrai, quiconque le connaissant aurait pu dire qu'il n'avait jamais offert de cadeau pour remercier quelqu'un de lui avoir sauvé la vie, mais il ne lui aurait jamais parlé de la promesse qu'il avait fait à son frère. Observant l'heure puis se dirigeant vers ses appartements, il eu un sourire narquois en songeant au petit coup de pouce qu'il allait donner à son frère ce soir.

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Le dos adossé contre une large colonne de marbre, le prince Zen buvait distraitement le contenu d'un verre d'un air ennuyé.

- Allons, Zen, ne prend cet air boudeur.

Il foudroya Mitsuhide du regard à cette réplique et reporta son attention sur son verre d'un air grognon.

- Tu sais que les femmes prennent toujours un moment pour se préparer.

- Ou elle n'aura pas vu l'heure et se sera attardé à ses livres, renchérit Kiki, d'un ton neutre.

- Voilà pourquoi je voulais aller la chercher à son dortoir, marmonna le prince en fronçant les sourcils comme un gamin.

Malheureusement, son frère s'était empressé de lui faire sévèrement comprendre que le protocole voulait qu'un assistant escorte les invités au bal, non que le prince du royaume se charge de cette besogne. Il avait dû se résigner à l'attendre là-bas, lui-même escorté par ses deux fidèles assistants alors que Obi avait été chargé de cette tâche.
Depuis le rétablissement de la pharmacienne, elle avait consacré beaucoup de temps à son enquête et, loin de sa demeure et retenu au palais par son frère, le prince s'était vite ennuyé et cherchait toutes les occasions de pouvoir la voir. Ce soir, il comptait bien profiter d'un agréable moment avec elle, malgré les ennuyeuses lignes de conduites et des obligations dû à son rang.

- Tu devrais profiter du fait qu'elle n'est pas encore arrivée pour saluer tout le monde et ainsi pouvoir te concentrer uniquement sur elle par la suite.

Zen leva un sourcil, soupçonneux du fait que son assistant pouvait lire en lui, et hocha la tête en avouant que la suggestion était bonne. Il soupira pour se donner un peu de force, ajusta sa tenue, enfila son masque de second prince et retourna affronter la foule. Parmi les visages étrangers, il finit par reconnaitre celui de son frère qui lui sourit.

Je ne sais pas pourquoi, mais je sens qu'il prépare quelque chose.

- Zen, pourrais-tu venir un instant? J'ai quelqu'un à te présenter.

Le prince Izana l'introduit à une jeune femme vêtue d'une ample robe couleur d'émeraude, les longs cheveux dorés coiffés en une natte parée de bijoux.

- Princesse Haki, c'est un plaisir de vous voir. Votre réception est réellement somptueuse.

L'hôtesse sourit au compliment et s'inclina devant le second prince, non peu fière de tous les efforts qu'elle avait déployé pour impressionner les deux héritiers du trône.

- Les invités arrivent encore, mais je suis déjà impatient de voir ce que vous nous avez préparé pour la suite.

- Je souhaite simplement que vos altesses passent un agréable moment et qu'elles conservent un plaisant souvenir de votre séjour. Puis-je vous demander de m'escorter dans la pièce principale?, demanda-t-elle humblement aux deux princes.

- Ce serait avec plaisir, princesse, mais je comptais encore attendre l'arrivée de quelques invités avant d'entrer.

- Bien entendu, notre invité principal n'est pas encore arrivé, s'excusa Haki en réalisant qu'elle en avait presque oublié la pharmacienne. Hé bien, veuillez m'excuser, je dois aller saluer quelques connaissances.

Les princes la saluèrent et Izana lança un regard complice à son frère lorsqu'elle s'éloigna. Ils se fixèrent en silence, comme dans une conversation muette, puis le frère ainé sourit et but une gorgée de cognac.

- Notre invitée principale semble se faire attendre, déclara-t-il en observant la réaction de son cadet.

- Si tu n'avais permit de l'escorter, j'aurais prit soin qu'elle arrive à une heure qui t'aurait mieux convenu, cher frère.

Izana eu un léger rire devant la réponse audacieuse de son frère et savourait déjà l'expression qu'il attendait de voir sur son visage lorsqu'elle apparaitrait. Il prit une autre gorgée alors qu'un convive saluait Zen et il tourna nonchalamment la tête vers les grands escaliers lorsqu'il aperçu la longue silhouette noire de Obi.
Pendant un instant, l'alcool sembla se coincer dans sa gorge et ses yeux s'agrandirent, capturant cet instant avec stupeur. Il lui fallu quelques secondes pour finalement avaler difficilement le cognac qui lui brula la gorge.

- Z… Zen…

Un large et lent sourire détendu ses lèvres lorsqu'il entendit Mitsuhide bégayer et il arracha son regard pour se tourner vers lui au moment où Zen jetait un regard perplexe sur l'expression figé de son assistant. Puis le premier prince, du coin de l'œil, se délecta de chaque réaction de son frère lorsque celui-ci tourna les yeux vers ce que lui désignait le regard agrandi de Mitsuhide.

Au bras d'un Obi hypnotisé, en haut des marches recouvertes d'un tapis rouge pomme, venait d'apparaitre une vision qui foudroya le second prince, ainsi que tout ceux qui croisèrent cette image. Les joues roses, le regard étincelant timidement baissé vers le sol, Shirayuki soulevait délicatement un côté de sa robe pour amorcer sa descente, son bras entourant celui de son garde du corps. Zen sentit son cœur défoncer sa poitrine et toutes les voix qui l'entouraient sonnèrent comme une faible sourdine dans ses oreilles alors qu'il se laissait envouter par la vision céleste qui faisait vibrer tout son être. Inconsciemment, il avançait lentement vers elle pour l'accueillir au bas des marches, oubliant son souffle coincé dans sa gorge alors que la longue silhouette blanche se rapprochait de lui. Ce soir, il n'avait plus cette petite pharmacienne sous les yeux, il s'agissait d'une femme, une femme terriblement gracieuse et séduisante. Son corps était drapé d'une robe blanche, aussi légère qu'un voile, brodée de fleurs de dentelle et de perle, moulant son corps jusqu'à la fin de ses hanches pour laisser le tissu retomber comme des pétales délicates. De minces bretelles reposaient sur ses épaules, l'une d'elle recouverte de fleurs qui dissimulaient sa blessure, jusqu'à une courbe fine qui descendait gracieusement jusqu'à la naissance de ses seins. Ses cheveux rouges avaient été coiffés avec soin, relevés derrière sa tête et des bijoux d'argent et de perles ornaient sa coiffure et ses oreilles.
Lorsqu'elle arriva enfin en bas des escaliers, une grande partie de la salle s'était tu et Zen ne pouvait que la fixer sans rien dire, les lèvres légèrement entrouvertes, oubliant de respirer. Elle posa un dernier pied en bas des marches, reposa sa robe et leva enfin les yeux vers lui dans un mouvement suave qu'il perçu au ralenti, son corps frappé d'une puissante vague alors qu'elle levait ses iris colorés vers lui, laissant son cœur frissonnant sous l'impact violent.

- Shirayuki…

- Bonsoir, Zen, salua-t-elle d'une petite voix, intimidée par les lieux, par sa propre tenue et par l'élégance charismatique de l'homme devant elle.

Obi avait lâché son bras depuis un moment, laissant les deux jeunes gens se faire face, immobiles, les yeux brillants, consumés par l'envie fulgurante de se glisser et se fondre dans les bras l'un de l'autre.

- Où as-tu trouvé cette robe Shirayuki?, s'exclama discrètement Mitsuhide en les rejoignant, brisant la tension qui régnait entre le jeune couple.

- C'est un présent de ma part, lui répondit Izana, tout souriant devant la mine gênée de la pharmacienne. Et je suis ravit du résultat.

- C'est vraiment très aimable à votre, votre altesse, de m'avoir aidé à me préparer.

Il se serait attendu à un regard méchant de la part de son frère mais celui-ci n'arrivait toujours pas à refaire surface. Oui, il était vraiment ravit!

- Mademoiselle Shirayuki, mais vous êtes ravissante!, s'exclama la princesse Haki en s'avançant vers eux. Venez près de moi que je puisse observer cette robe magnifique!

Obéissante, Shirayuki contourna Zen pour avancer vers la princesse alors que celui-ci la suivit du regard. Son corps se réveilla enfin lorsque son visage s'empourpra violemment en voyant le dos de la robe. S'accrochant au bras de Obi, ricanant, il dissimula son visage dans son bras sans arriver à détacher ses yeux de la douce fente refermée par de larges rubans blancs qui descendait dans son dos, laissant entrevoir la peau crémeuse et douce. Cette robe n'avait rien de semblable avec ce qu'elle avait pu porté avant et elle amenait une réalité frappante au pauvre prince désemparé; elle était diablement irrésistible.

- Vous êtes sublime, ma chère, affirma la princesse Haki avec une fausse enthousiasme.

- N'est-il pas?, acquiesça Izana en prenant une nouvelle gorgée, malicieux. On pourrait presque croire … une jeune mariée.

Cette fois, Zen se glaça et lança un regard presque effrayé à son grand frère.

Il veut ma mort!

Shirayuki rougit au commentaire et bégaya que celles qui l'avaient habillé lui avait confié qu'il était coutume de porter du blanc aux réceptions de Lilias pour faire référence à la neige.

- Elles ont raison, avoua la princesse. Si vous jetez un rapide regard à travers la pièce, vous verrez que vous n'êtes pas la seule à afficher une telle couleur.

Mais elle était la seule à être à ce point envoûtante, outre l'élégance de la robe, ces inhabituels cheveux rouge faisaient aussi leur effets, ces deux éléments combiné à son expression lumineuse envoyait à un tableau captivant.

- Nous attendons encore quelques personnes et nous passerons dans l'autre salle, informa l'hôtesse. En attendant, détendez-vous et ne vous épuisez pas trop vite, la soirée sera longue.

Sur ce conseil, la princesse entraina possessivement le prince Izana avec elle et laissa derrière le jeune couple et les trois assistants qui profitèrent également de l'occasion pour s'éloigner discrètement. Avant que Shirayuki puisse se retourner vers le prince, elle sentit une main se poser sur sa taille et un souffle chaud la faire frissonner contre son oreille.

- Tu es vraiment à couper le souffle ce soir, lui murmura le second prince, la voix tendu sous l'aveu.

- J'espère que cette robe n'est pas un peu… trop pour ce soir, s'excusa timidement la jeune femme en se tournant vers lui.

- Je peux t'assurer qu'elle est tout à fait appropriée.

- J'avais tellement peur de t'embarrasser ce soir, Zen, je suis vraiment heureuse de cette aide inattendue de ton frère.

- M'embarrasser?, répéta-t-il, surpris. Shirayuki… tu aurais pu venir ici vêtu comme à ton habitude et j'aurais été fier de t'avoir près de moi.

La jeune fille rougit au compliment pendant que le prince la dévorait des yeux. N'importe qui dans la salle n'avait pas besoin de les observer bien longtemps pour deviner ce qu'il y avait entre eux. Si le prince aurait voulu lancer un message clair à tous les autres hommes de la salle, c'était chose faite lorsqu'il lui offrit galamment son bras pour la conduire vers la salle principale.


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* Note de l'auteur *

J'espère que ce chapitre n'aura pas été trop descriptif :S et que la tournure des évènements vous plait! Voici l'adresse de l'image de la robe de shirayuki, c'est un peu difficile de mettre le lien du image sur ce site mais bon! Voilà les morceaux du casse-tête, supprimez les espaces et vous obtiendrez l'adresse!

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