…Bonjour…. !
Reposez tout de suite cette hache, vraiment pardon pour le retard mais j'ai eu des problèmes d'internet et comme le chapitre était enregistré directement sur je n'ai pas pu y avoir accès avant hier soir ! Enfin bon, l'important c'est que le chapitre soit là maintenant ! ^^
Alors, les réponses aux reviews:
NaomiWeaver Les commentaires sont également la preuve que l'histoire plaît assez au lecteur pour qu'il prenne la peine de donner son impression dessus, sortir de la majorité silencieuse est quelque chose qui n'est pas toujours facile à faire pour tout le monde, ça dépends de la personnalité et du message à faire véhiculer (enfin, toi tu n'as pas de problèmes là-dessus hein ! xD) En ce qui concerne les parents d'Eren, ils ne sont tout simplement pas au courant que leur fils est si proche avec le roi du Nord, et c'est avant tout avec l'Est qu'ils ont des affinités et de nombreux accords donc ils préfèrent restés comme il était convenu depuis le début. Pour ce qui est de Jean, ce n'était pas au moment de ta question encore sûr dans mon esprit que c'était lui, mais oui je ne voulais pas spécialement spoiler cette information, donc je t'ai répondu pour que tu aies au moins une réponse, mais j'ai ajouté des KOF KOF justement pour que ça fasse mensonge pas crédible…hé oui tout est calculé ! Et oui Jean est légèrement érotomane, mais surtout assez stupide et possessif (à mon humble avis !) Ymir quant à elle, n'est pas originaire du Nord mais en est une très bonne alliée, quant au rôle qu'elle va jouer, ça c'est pour bientôt… Merci de tes adorables spéculations !
Rosalia Eren et Armin sont simplement amis, ils vont devenir plus tard assez proches dans le sens de la fraternité mais je ne pense pas qu'il n'y aura jamais quelque chose de plus. Si je commence à planter des triangles amoureux un peu partout dans ma fic' je vais plus m'en sortir ! ^^ (Quoique….) Et si on commence à tabasser mes personnages je crois pas non plus que je vais m'en sortir ! xP En tout cas merci de ton commentaire et bonne lecture !
Guest #1 Merci beaucoup, je suis très contente que l'histoire et son contenu te plaise ! J'espère que la suite le sera tout autant ! : )
Guest #2 Ne t'en fais pas, je sais très bien que Kenny est dans SnK l'oncle de Levi : ). Mais comme je suis l'auteur de cette fanfic' je me permets quelques changements dans la personnalité et de statuts (familiaux ou sociaux) que je trouve judicieux pour cette histoire. Levi avait besoin d'un père et pas d'un oncle, et je voulais que Kenny apparaisse dans le récit donc voilà.
Doddy Merci bien de ta review, je compte bien la mener à son terme ne t'inquiètes pas ! J'aime ta détermination à vouloir venir me trouver au fond de mon antre…c'est assez flippant venant de quelqu'un qui a pseudo aussi cutie ! :3 (J'ai connu un chat qui s'appelait comme ça c'est pour ça)
Bien, maintenant prenez une bonne respiration et place au chapitre !
Cela faisait à peine quelques mois qu'ils se connaissaient et pourtant la séparation entre Eren et Levi faisait l'impression au jeune paysan d'avoir perdu une partie de lui-même.
Adossé au seul mur qui n'était pas couvert de draperies prétentieuses, ce dernier profitait d'un simple instant de calme sans personne autour de lui pour essayer de mettre de l'ordre dans ses pensées et surtout procéder à son activité favorite ; penser à Levi. Il lui restait tant à dire au roi…
Quelque chose cogna alors sourdement contre le bois de la porte, une voix commença à parler mais personne ne l'écouta et la porte s'ouvrit à la volée. Une jeune femme brune aussi pétillante qu'une flamme entra, elle eut l'air particulièrement retournée lorsqu'elle aperçut Eren qui affichait un air de la même envergure.
- Mikasa ! S'exclama ce dernier en essayant un tant soit peu de lui sourire.
La jeune femme portait des vêtements de cavaliers et était grandement essoufflée, elle se précipita Eren alors que plusieurs personnes, domestiques et soldats, étaient à ses trousses et tenter d'intervenir ou de la stopper.
- Vous ne pouvez pas, mademoiselle...!
- Je suis sa sœur, j'ai bien le droit de lui parler, non ?! Laissez-nous tranquille ! Aboya Mikasa sans même les regarder.
- Je suis désolé, mais nous avons l'ordre de ne pas vous laisser entrer, dit un de soldats.
Aussitôt, Mikasa décocha un coup de poing sec dans la gorge de l'homme qui tomba à genoux en gargouillant de douleur. Se recoiffant rapidement, elle fit mine à toutes les personnes dont elle ne connaissait pas le visage de quitter la chambre pour ne pas subir le même sort.
Lorsque ce fut fait et qu'il ne résidait dans le somptueux appartement qu'eux deux, Mikasa prit Eren dans ses bras et le serra de toutes ses forces contre elle.
- Aïe, hé doucement ! Se plaignit le jeune homme en tentant de la repousser.
- Pardon…Pardon, Eren…
La voix de sa sœur était chevrotante, c'était bien la première fois.
- ….Mikasa ?
- Papa et maman ne m'ont jamais avertie de tout cela…la première fois, lorsque Jean t'a emmené, je n'avais pas encore eu de permission, mon escouade était toujours en mission et j'ai reçu une lettre de leur part seulement pour prévenir que tu t'étais enfuis le jour de la première cérémonie…si j'avais su, je serais revenue immédiatement. Pardon.
- Voyons Mikasa, ce n'est pas de ta faute, répondit doucement Eren la gorge serrée. Je savais bien tout ça.
- J'ai essayé de retrouver ta trace par la suite, mais je n'ai pas parvenu à obtenir l'autorisation de mon général pour que l'on aille effectuer des recherches hors du royaume. Si mes coéquipiers n'en auraient pas souffert, j'aurais déserté l'armée depuis bien longtemps !
Mikasa s'était engagé dans l'armée impériale de l'Est dès qu'elle avait eu l'âge légal pour le faire, tout d'abord pour ramener de l'argent, puis par intérêt. Malgré les difficultés du fait d'être une femme dans un milieu ouvertement misogyne (surtout dans l'Est) elle s'était très rapidement forgé une réputation de soldat émérite grâce à son mental d'acier et de ses capacités physiques plus qu'exceptionnelles, et avaient intégré une escouade d'élite composé de personnes de son âge et de sa trempe, avec qui elle effectuait des missions périlleuses partout dans le pays. Elle était particulièrement satisfaite de ce poste bien que les valeurs de cette armée qui l'employait pour un salaire confortable ne lui siéent pas énormément ; pour simple exemple le viol n'y était pas souvent vu comme un crime. Elle ne cessait de le répéter dans les dizaines de lettres qu'elle envoyait à Eren chaque semaine, un jour son équipe se mutineraient et leur montrerait à tous ce qu'étaient que les vraies valeurs des vrais combattants.
La jeune femme regardait son frère avec des yeux subitement très déterminés.
- Les gardes vont sûrement revenir d'ici peu, il est temps de s'éclipser.
- C'est impossible, Mikasa, soupira Eren. J'ai déjà tout essayé, cette pièce est close. Je suis confiné ici sans la moindre solution et les couloirs sont pleins de gardes.
- C'est devenu possible maintenant que je suis là. Ne me dis pas que tu abandonnes si facilement ?
Eren soupira et détourna les yeux. Il n'avait pas la force de sa sœur et le recul de son esprit astucieux. Il aurait adoré pouvoir lui aussi se joindre au forces armées, mais on le lui avait interdit, d'après son père et Mikasa il ne tiendrait jamais le rythme rigoureux de l'armée bien que le jeune homme promette sans cesse le contraire. Mais surtout, son charme risquait de lui attirer trop d'ennuis.
Mais pour autant Eren aussi avait de l'énergie à revendre. Et avec Mikasa près de lui, une audace nouvelle le faisait respirer. Il prit la main de sa sœur et la serra fermement.
- Allons-y, Mikasa. Retournons au Nord.
- Au Nord ? Grogna la brune, c'était donc là que tu te trouvais ?
- Oui, je connais le roi. Il nous cachera le temps que l'Est abandonne pour de bon l'idée que je serve de chair à pâtée à leur troisième prince.
- Tu es sûr qu'on y sera bien reçu ? Je veux dire, ce serait plus tentant pour eux de nous laisser tomber…
- Le roi ne ferait jamais ça, dit Eren en hochant la tête.
L'hésitation n'avait plus sa place face au souvenir du sourire puissant et narquois du roi. Cela fit frémir le cœur du jeune homme et lui redonna toute la volonté qu'on lui avait arrachée en même temps que l'odeur du musc de Levi.
Mikasa souria étrangement à Eren et se retourna avec la souplesse d'une vipère vers la porte.
- Le reste de ton équipe est là ? demanda Eren. Je ne t'ai même pas demandé comment ils allaient.
- Ils sont tous inquiets de ton sort, et vont tous très bien, répliqua tendrement Mikasa. J'ai laissé Sacha et Connie terminer notre mission tandis qu'Hannes et Berthold m'ont accompagnés. Ils te raconteront eux-mêmes leurs problèmes et leurs aventures lorsque tu les retrouveras. Allez, nous avons perdu assez de temps.
En sortant de la chambre, les quelques soldats encore présents dans les environs se firent rapidement évincés. Encombré par l'apparat évasé qu'on avait été le seul à donner à porter à Eren, il ne put pas être réellement utile même s'il parvint à décocher plusieurs crochets à au moins d'eux hommes.
- Par ici ! Dit Mikasa en tirant Eren par le bras.
Lorsqu'ils tournèrent dans l'embouchure du couloir velouté de tapis brodés ils s'arrêtèrent abruptement car au moins dix chevaliers en armures grise leur barraient la route.
Mikasa jura et dégaina aussitôt ses deux épées plus longues que ses propres bras. Elle s'élança sur l'ennemi le plus proche d'elle puis commença à tailler dans la chair et le fer.
- Eren, reste près de moi !
Malgré toute sa bonne volonté la jeune femme se retrouva rapidement noyée par les dizaines d'épées qui la cernaient. Lorsqu'enfin elle tomba à terre suite à un coup d'estoc traître à la jambe, un homme plus grand que les autres au casque proéminent peint d'une couleur blanche éleva son arme pour l'abattre sur la nuque de Mikasa. Eren se jeta aussitôt sur lui en vociférant et les fit tomber à la renverse. Il s'écorcha les mains sur les rebords du casque de l'homme lorsqu'il lui brisa le nez d'un coup de poing sec.
Rapidement on lui attrapa les bras et le fit reculer. Eren continua de se débattre et à gesticuler pour au moins permettre à sa sœur de se mettre à l'abri mais les soldats étaient forts et froids comme les meilleurs golems, lorsqu'il convainc de se calmer la pression autour de lui s'estompa légèrement.
- Sir, vous devez retourner dans votre chambre, haleta le heaume blanc en essuyant maladroitement le sang sur ses lèvres.
L'homme se releva et toisa sévèrement Mikasa qui avait imité son mouvement et était déjà prête à repartir se battre.
- Le roi a ordonné que votre sœur soit rudement punie si elle tentait d'interférer aujourd'hui. Emmenez-la et faites en sorte qu'elle ne soit plus en mesure de tenir une épée pendant un bon moment !
- Non ! Attendez ! Intervint Eren.
Il se déboîta presque les épaules pour se libérer des mains qui le retenaient. Lorsque ce fut enfin le cas, il se posta violemment entre sa sœur et le gros soldat.
- S'il vous plaît, ne lui faites pas de mal...je…j'obtempérais pour le mariage, mais ne la touchez pas.
L'homme soupira, une nouvelle traînée rougeoyante se dessinant sous son nez déformé. Puis leva sa main vers ses hommes.
- Jetez-la en dehors du domaine, et donnez le mot aux gardiens que si jamais on l'aperçoit de nouveau ils peuvent la tuer à vu.
Aussitôt on tira Eren en arrière, vers les entrailles puantes de parfum de sa chambre et loin de l'air frais du Nord et de l'odeur de cannelle de Mikasa où l'attendait déjà plusieurs caméristes et soldats, comme autant de crocs acérés composants une mâchoire.
Les pierreries étaient simplement superbes. Parfaitement rondes et légèrement ambrées, brillantes comme des yeux de chat. Eren en avait plein les cheveux et le tour de la gorge, tissé de fils argentés. C'étaient des diadèmes princiers plutôt arrogants, mais qui allaient superbement au jeune homme. Malgré toutes ses réticences et la mauvaise foi tirée de sa modestie naturelle, il fallait bien qu'il se l'avoue. Et cela lui tordait encore plus le ventre lorsqu'il pensait pour qui il était ainsi vêtu.
Depuis la dernière fois, il avait même l'impression qu'on avait ajoutée des pierreries et des rubans à cette tenue cérémonielle qu'il était obligé de porter. Même si elle était blanche, somptueuse, brodée avec des doigts de fée, cette tunique n'en était pas pour autant efféminée. Certes, Eren avait un corps assez élancé et nerveux pour ne pas dire androgyne, mais pour autant il possédait quand même une carrure dotée de muscles solides pouvait efficacement manier l'épée. Mais personne ne semblait se soucier de ça ou même du moindre de ses sentiments. Eren n'était aux yeux de ces gens qu'un gigot à ficeler.
Ce dernier n'avait pas fermé les yeux de la nuit. Son père l'avait sermonné jusqu'à se rendre vraiment monstrueux dans ses propos, puis s'était éclipsé en ordonnant comme un bienheureux de ne laisser personne entrer ou sortir, comme s'il était déjà le maître des lieux.
Seul, au quatrième étage d'un palais aux toits acérés, Eren avait fouillé les parcelles de la pièce mais tout avait déjà été poncés, nettoyés et vidés de tout espoir. Il n'aurait même pas pu se tailler les ongles s'il l'avait voulu.
Maintenant entouré de domestiques prêtes à l'aider à se préparer, Eren se montra d'abord excessivement réticent, puis fini par accepter qu'on s'occupe de lui lorsque les soldats qui gardaient les lieux se proposèrent goguenardement d'aider à retenir le jeune homme.
Quelques heures plus tard, Eren était prêt. Embaumé de dentelle, prêt à mettre en terre.
Il n'y avait plus l'odeur de Levi. Et alors que des dizaines de personnes l'entouraient pour régler les derniers détails dans la cour, en bas des fenêtres, des cors se mirent à résonner solennellement.
- Vite, ça commence… ! Siffla une femme ridée qui lissait avec un soin expérimenté les manches du long gilet que portait Eren et qui pendait derrière lui comme une traîne.
Eren avait vu dès l'aube, des fenêtres de sa chambre, quantité de couleurs et de gens s'activer dans l'arrière cours du château de l'Est réservée aux réjouissances les plus sacrées. Cela devait faire des jours qu'ils s'y préparaient, qu'ils consumaient des sommes faramineuses pour que les décorations et l'organisation du mariage soit aussi belles. Tout avait été prévu depuis le jour où Jean avait rencontré Eren. On n'attendait plus que lui. Qu'il s'abandonne à eux alors qu'il voulait simplement Levi.
Si ce dernier était d'ailleurs toujours fiancé, au moins, il ne serait plus seul à l'avenir et pourrait s'unir avec cette personne qui lui causerait sûrement moins de soucis. C'était déjà ça de pris. Mais qu'est-ce que ça faisait mal de l'accepter.
Depuis quand le mariage est devenu quelque chose d'aussi dévastateur ?!
Alors qu'une camériste posait le diadème dans les cheveux du futur marié tout en resserrant son col, Eren se sentit affreusement seul et abandonné. Était-ce si égoïste que ça de ne pas vouloir se marier avec Jean ? Si mal de ne pas désirer aider son connard de père, de cette manière tout du moins ?
Enfermé dans sa tenue comme dans un corset, il respirait mal et mais se taisait en se contentant de fixer ses mains précautionneusement attachées l'une à l'autre pour ne pas que le jeune homme soit en mesure de s'enfuir ou au moins de se débattre. Elles étaient recouvertes d'un voile blanc pour leurrer on ne sait qui.
- Vous êtes magnifique !
La voix haute perchée d'une jeune camériste fit sursauter Eren qui soupira une nouvelle fois en détournant les yeux du miroir. Il quitta pour de bon ses pensées lorsque quelqu'un le prit par le bras pour commencer à le faire avancer vers la porte à présent grande ouverte de la chambre, telle une gueule de loup avide.
Sa tenue se mouvait le long de ses hanches avec une fluidité étrange et froide malgré son épaisseur. Cette même tenue que Levi avait arraché pour l'aimer et qu'il retrouvait à contrecœur aujourd'hui. Par-dessus son fin pantalon, des plus en plus de tissus tels de pétales cisaillaient ses hanches en s'élargissant à chaque couche, jusqu'à venir toucher le sol et suivre ses pas comme des ailes épuisées.
On lui avait donné quelque chose à boire et il devait y avoir quelque chose de spécial dedans car cela l'avait rendu complètement apathique. Il était lucide mais docile. Sa résistante abattue et légèrement endormie.
Les escaliers furent trop brefs. Ils tournaient sur eux-mêmes et résonnaient à outrance. Puis donnèrent sur un incroyable champ de lumière qui éclata devant Eren, colportant avec lui des dizaines de senteurs nouvelles, plus artificielles et persistances que celui de la nature véritable.
De colonnes, décorées de fleurs immenses et de rubans cernaient une allée aux dalles clairsemées. Le ciel était impeccablement bleu, des dizaines de personnes étaient là. Hantaient les derniers interstices d'air frais, elles aussi si bien vêtues et trop parfumées.
Tout se répéta comme la dernière fois. Eren avait la même tenue, les mains attachées en plus, mais les gens, les lieux et les sons étaient les mêmes. Comme on s'y attendait. Depuis toujours. Inévitable.
Jean était lui aussi très bien habillé. Tel un prince digne de ce nom, son costume blanc et or brillait, une cape claquant derrière lui et une épée à la taille. Impeccablement coiffé, le sourire radieux et l'œil luisant en apercevant Eren.
- Wow…tu es vraiment…magnifique, haleta-t-il avec émotion. Un vrai soleil.
Il sentait fort la cire et le satin, il prit Eren par le bras pour que le jeune homme l'accompagne dans ses sillons. Il souriait mais ses doigts sur le bras du jeune homme étaient crochus et fermes. Derrière eux les gardes avaient leurs épées de sorties, pas dirigées dans leur sens mais bien assez visibles.
- Dépêche-toi, ne faisons pas plus attendre le reste du monde…Traîner des pieds ne fera rien changer, allez avance.
- Je te détesterai jusque la fin de ma vie, gronda Eren en fermant les yeux pour se concentrer. Si tu essaye quoique ce soit, je te rends borgne. Si tu crois que cette cérémonie me fera changer d'avis à ton égard ou à celui de ton pays, tu te trompes.
- Je le sais. Mais au moins, une fois mariés je pourrais te faire tout ce que je veux en toute tranquillité. Personne ne retrouvera rien à redire.
- Tu rêves. Un tordu comme toi ne me fera jamais rien ressentir à part de la pitié.
Jean renifla comme si Eren venait de lui murmurer un compliment, mais sa poigne se crispa ostensiblement.
L'autel était déjà peuplé du roi et du prêtre, deux forts hommes que l'âge avait marqués de rides et blanchis aux tempes, qui accueillirent le jeune couple avec des sourires fiers.
- Mes amis, tonna alors le prêtre d'une voix grelottante, nous sommes réunis aujourd'hui pour réunir deux âmes dans un seul destin. Pour sceller des promesses d'amour éternels, et je vois dans vos regards à tous que je ne suis pas le seul à m'en réjouir. Aujourd'hui, sous le regard de nos astres, de nos ancêtres et de nos souverains, nous allons célébrer une union et plus encore, les retrouvailles de deux âmes sœurs.
Eren avait la tête qui tournait, les parfums et cette blancheur incandescente qui brillait de toute part, dans les sourires ou sur les lames, lui donnaient la nausée. Lorsqu'il tenta de reculer une nouvelle fois, Jean siffla et resserra son étreinte sur le jeune homme. Après une minute de discours libidineux le prêtre leva une main et le silence se fit.
- Nous allons maintenant procéder à la délivrance des alliances. Avant que ce mariage soit sanctifié, si jamais quelqu'un s'oppose à cette union, qu'il parle maintenant ou se taise à jamais.
Un instant s'écoula dans ce même silence tendu, au loin une colombe gloussa et Eren sentit son cœur vaciller. Jean souleva le drap qui recouvrait les poignets du jeune homme et glissa une bague gravée sur l'annulaire d'Eren. L'anneau d'or buta contre l'articulation mais parvint bien à se mettre en place. Le prince avait déjà la sienne de mise. En relevant la tête il souria malicieusement tandis qu'Eren le foudroyait du regard.
- Bien, maintenant avant que la famille royale n'exprime à leur tour leurs propres discours, je me permets d'annoncer que vous êtes officiellement époux, et que vous pouvez cacheter cette union d'un baiser.
Quelque chose comme une main attrapa alors la mâchoire d'Eren et la fit se soulever vers celle de Jean. Le jeune homme retenait son souffle depuis trop longtemps pour qu'il puisse clore ses lèvres plus longtemps. Il s'apprêtait à cracher au visage de Jean lorsqu'une fine bourrasque caressa sa joue et y déposa des gouttelettes chaudes. En rouvrant un œil Eren vit que quelque chose venait de fendre le visage de Jean et de le stopper par la même. Un immense sourire mauve vif s'étirait au travers de son nez, et écumait de sang chaud là où la flèche était passée.
Jean recula abruptement en se tenant le visage, hurlant comme un forcené, le sang giclait partout aussi furieusement que ses cris suraigus. Il tomba au sol en tremblant, rapidement il fut entouré de soldats alors qu'Eren reculait lui aussi mais pas dans leur direction.
- Permettez que j'émette quelques contestations ?
De l'autre bout de l'allée un homme se tenait fièrement et rayonnait d'aplomb malgré sa tenue sombre faite d'un cuir terne. Autour de lui, plusieurs hommes et femmes armés étaient armés comme des chevaliers et couverts de lourds manteaux. Hérissés et prêts à mordre.
Ce fut alors pour Eren comme si son cœur venait de se souvenir comment battre. Et pour cela il eut seulement à retrouver Levi, son regard argenté, et surtout cette aura aussi captivante que grandiose.
- Levi ! Cria Eren d'une voix fébrile et chargée d'émotions.
Tu es en retard ! Faillit-il ajouter.
En entendant la voix d'Eren sonner de nouveau à son oreille, Levi souria automatiquement.
A suivre…
HAaaa ! Pardon de m'arrêter là, mais il faut que je dorme ! Mais pas de panique, la suite arrivera pendant la semaine ! (Genre mercredi ou jeudi…)
Merci de vos commentaires et d'être toujours plus nombreux à suivre cette histoire, j'espère sincèrement que ça continue de vous plaire.
Comme d'hab, si question - review.
Bon, bah à bientôt !
