Kitsu34: Je suis désolée, je me suis relu mais tout ce que j'ai trouvé, c'est qu'à un endroit j'aurais mieux fait d'utiliser un présent (de vérité générale), et à un autre, un plus que parfait. Il faut dire que je n'ai pas relu les dialogues, dans lesquels un futur ne me paraît pas gênant (vu que dans un récit direct, c'est le futur, qu'on utilise)… Si je savais où c'était… J'ai vu des parties où j'utilisais un futur antérieur, mais parce qu'il s'agit d'une quasi certitude, et il me semble que dans ce cas, on a le droit. Avec cette relecture, j'ai surtout retrouvé pas mal de fautes d'orthographes (la honte). Et puis je vais te l'avouer, mais grammaire et conjugaisons, c'est loin d'être mon truc, alors je me contente de voir si la lecture se fait mal. (Et deuxième révélation: relire ce que j'écrit me barbe, j'arrête toujours avant la fin).
Si le caractère de Kurama va évoluer ? Oui. C'est plus que prévu. Seulement, il est un peu long à la détente. Dans le manga, c'est écrit qu'il comprend qu'il aime sa mère au moment où il apprend qu'elle va mourir. Je ne voulais donc pas le faire très attaché à Shiori. Disons qu'il ne se comprend pas lui-même…
Ayumi-X... Dommage que ce soit tes exams, car moi je suis en vacances depuis la semaine dernière! Alors je vais pouvoir poster! (Si ma soeur ne reste pas sur l'ordi...). Ensuite, il y a peu de personnes qui me laisse des reviews (je ne dit pas ça pour inciter les autres) donc je peux sans problèmes remercier tout le monde un par un. Personnellement, ça me paraît normal de le faire. Ainsi, je vous montre à quel point j'apprécie votre démarche, mais également que je lis les reviews avec beaucoup d'intérêt (et parfois 3 fois de suite, mais chut, c'est un secret-)
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Ce matin là, il s'était réveillé avant que Kurama ne se lève. La nuit dernière, le yohko était venu le chercher dans le parc alors qu'il pleuvait à torrent. Il avait alors accepté de venir chez lui. Quand il lui avait demandé s'il pleuvait souvent dans le ningenkai, Kurama avait haussé les épaules.
"- Pas tant que ça, mais tu sais, on est en pleine saison des pluies, là.
- La saison des pluies !"
Il fallait que cette fichue pluie ait une saison !
Kurama avait reprit la parole :
"- Oh, il ne faut pas s'inquiéter, ça ne dure qu'un mois et demi, de début juin à la mi-juillet. Plus qu'environ trois semaines, donc."
A coup sûr, il se moquait de lui. "Plus qu'environ trois semaines." Plus que? Kurama avait du comprendre le fond de sa pensée car il se mordillait les lèvres comme pour s'empêcher de sourire, une fâcheuse habitude qu'il semblait avoir prit récemment.
Chez lui, il lui avait donné à manger, avant de lui installer un futon. Encore une fois, Hiei avait dormi sans faire une seule fois son cauchemar, mais il s'était réveillé dès les premières lueurs de l'aube. En sortant par la fenêtre, il entendit Kurama se retourner dans son lit. S'il l'avait réveillé, le yohko n'en avait montré aucun signe.
Le soleil était au rendez vous, ce matin. La terre était fraîche et humide, et la rosée recouvrait les arbres. Mais les nuages avaient disparus. Avec de la chance, il ne pleuvrait pas aujourd'hui.
Il s'installa dans un arbre, et découvrit son bandeau. Tout d'abord il rechercha la présence de Yukina, mais ne trouva rien, comme d'habitude. A se demander si ce fichu jagan finirait par lui être utile un jour. Puis il chercha Kurama sans trop savoir pourquoi. Ce dernier était en train de petit déjeuner avec sa mère. Sans parler, il piochait des bouts de son poisson, ou des petites portions de riz. Sa mère l'assaillait de questions auxquelles il répondait uniquement par des onomatopées.
Hiei replaça son bandeau sur l'œil, avant de s'allonger sur sa branche. Il ne savait pas vraiment que faire. Il passait son temps à chercher Yukina en vain, et malgré tout, aucune piste sérieuse ne s'était pour l'instant présentée. Il s'ennuyait, dans le ningenkai. Les adversaires étaient rares, et bien souvent inintéressant. Il avait bien envie d'y retourner, mais il avait été clair envers lui-même : pas avant d'avoir retrouver sa sœur.
Pour le moment, sa seule chance était de retrouver ce Ohji... Ou ce ningen qui aurait du être son rendez-vous. Kurama lui avait assuré que malgré les évènements récents, l'homme était fiable. Hiei faisait confiance à son jugement. Après tout, le yohko avait quelques siècles de plus que lui, et donc autant d'expérience.
Comme lui-même ne savait rien de ce ningen, il devait faire confiance à Kurama pour avancer les recherches. Fichu yohko. Comment faisait-il pour réussir là où lui-même échouait ?
Avec un profond soupir, il sauta de son arbre.
Après avoir erré un peu partout en ville, Hiei se décida à rentrer dans quelques maisons voler quelques affaires, afin de ne pas perdre la main. Il laissa tomber au bout de la quatrième. La facilité était telle qu'il n'arrivait même pas à s'occuper.
Finalement, il rentra dans le parc le plus proche et s'installa dans un arbre. Il s'ennuyait.
Au moins, quand il était avec Kurama, il ne s'ennuyait pas. Certes, lui ne faisait pas grand-chose, et laissait à Kurama le soin de s'occuper de la discussion. Mais pendant qu'il l'écoutait, Hiei se sentait moins...
D'un grognement, il chassa cette idée de la tête. Il n'avait pas besoin de Kurama pour s'occuper, il pouvait très bien trouver une occupation tout seul. Dormir, par exemple, qui était une façon reposante de passer le temps.
Ignorant le léger brouhaha qui régnait dans le parc, Hiei s'installa plus confortablement sur sa branche et s'endormit. Cependant, étant déjà parfaitement reposé, il se réveilla en tout début d'après-midi. S'asseyant sur la branche, il observa les ningen qui passaient dans le parc.
Il y eu en tout deux femmes, qui marchaient dans le parc les bras chargés de sac. Des enfants de bas âge accompagnés de leur mère jouaient dans un enclos rempli de sable. Mais à part cela, personne. Les autres ningen devaient être au "travail".
Les humains avaient beau être stupides, eux au moins avaient trouvés une manière de ne pas s'ennuyer, et ce, pratiquement tous les jours de la semaine.
Le travail de Kurama, c'était le "collège". Hiei se demandait ce qu'il lui restait à faire là-bas, car lorsqu'il l'avait interrogé sur la pile de feuille qui s'entassait sur le bureau, Kurama lui avait dit que c'était des devoirs, c'est-à-dire du travail, pour le collège.
S'il devait faire les devoirs pour le collège à la maison, que faisaient-ils au collège ? Des devoirs pour la maison ?
Afin d'en avoir le cœur net, Hiei abaissa son bandeau et se mis à chercher Kurama avec le jagan. Il le trouva assez facilement.
Assis sur une table, au milieu de camarades du même âge que lui Kurama écoutait les paroles du ningen adulte. Ce ningen devait être important, car il était seul devant tous les autres. De temps en temps, certains d'entres eux se levaient, un livre à la main, et se mettaient à lire un texte, d'une langue incompréhensible.
Le ningen adulte demanda quelque chose, et il vit Kurama lever le doigt.
Hiei replaça son bandeau sur le jagan. Pour le peu qu'il en ai vu, les ningen ne semblaient pas beaucoup s'amuser.
Revenu à la case départ, Hiei se mit de nouveau à errer un peu partout. Ses pas finirent par le ramener devant la maison de Kurama. S'avouant vaincu, Hiei s'installa dans l'arbre à côté de la fenêtre du yohko, et attendit sa venue.
Le temps passait terriblement lentement, et Hiei se surpris à espérer que Kurama ne saurait tarder.
Après une attente de quelques heures qui lui semblèrent interminables, Hiei senti enfin la présence de Kurama. Il se redressa brusquement, et, s'assurant que personne d'autre ne pourrais le voir, il se laissa tomber en face du yohko.
Un peu déçu, il vit que Kurama n'était pas de tout surpris. Pour une fois il aurait bien voulu prendre sa revanche.
Kurama esquissa un léger sourire et sortit les clés de sa poche.
"- Bonjour Hiei.
- Hn.
- Je te vois assez souvent, ces derniers temps... Tu t'ennuies ?"
Un peu vexé que Kurama ai deviné ce qui l'amenait ici, Hiei haussa les épaules et détourna le regard. Kurama ouvrit la porte et le fit entrer.
"- On dirait que j'ai deviné juste", dit-il d'un ton léger.
Il retira ses chaussures sous le regard de Hiei, qui finit par l'imiter.
"- Si tu as l'intention de rester, tu ferais mieux de mettre des chaussons... Ma mère rentre tôt, aujourd'hui, je lui dirais qu'un camarade est venu me rendre visite."
Kurama lui tendit quelque chose que Hiei enfila à la place de ses bottes, pendant que le yohko se chargeait de les lui ranger à côté de ses propres chaussures.
Alors qu'il suivait Kurama jusqu'à sa chambre, Hiei sentait une odeur d'encens incrustée dans la pièce. Il se mit à renifler inconsciement. Le yohko l'entendit, car il lui indiqua une pièce.
"- Ca vient de là. Ma mère en a fait brûler ce matin, pour son défunt mari."
Il n'aimait pas l'odeur de l'encens. C'était l'une des premières odeurs qu'il ai jamais senti, avec l'odeur du sang et de la sueur. Son regard se troubla tandis que dans son esprit, retentissaient les cris de sa mère accouchant de sa sœur.
"- Hiei..."
La voix douce de Kurama le ramena à la réalité. Sans prononcer un mot, il suivit Kurama jusqu'à sa chambre. Ce dernier se dirigea vers sa bibliothèque.
"- Tu sais, Hiei, la meilleure solution quand on s'ennuie c'est encore de lire.
- De lire ?
- Tu m'as dit que tu savais lire ?
- Oui, mais je ne lis que quand ça me sert. Lire pour s'occuper... C'est un truc d'humains, ça."
Le doigt de Kurama s'arrêta sur la tranche d'un livre.
"- Ca devrait aller, ça, dit-il plus pour lui-même que pour Hiei."
Il retira le livre de l'étagère à commença à le feuilleter.
"- Ca parle de samurai, il y a pas mal de combat, ça devrait te plaire.
- Hn.
- A moins que tu ne préfères quelque chose comme "Le dit de Genji".(1)
- Le quoi ?
- Bon, niveau kanji ça ne m'a pas l'air trop compliqué."
Il lui tendit le livre avec un sourire.
"- Bonne lecture !"
D'abord en rechignant, Hiei avait commencé par survoler quelques lignes. Et puis finalement, au bout d'un chapitre, il se laissa entraîner par le récit. L'écriture était assez claire, et Hiei se surprenait à vivre les combats comme s'il y était.
Cependant, certaines phrases lui échappaient encore. Contrairement à ce que lui avait dit Kurama, certains kanji étaient trop compliqués pour lui.
"- Ce ningen est fou, comment veux-tu qu'il combatte huit millions de samurai ? Il va mourir !
- Multitude, répondit Kurama sans lever la tête.
- Multitude ?
- Ici, ça se lit multitude."
Un peu gêné, Hiei retourna à sa lecture et ne fit plus aucun commentaire. Cependant, il avait parfois envie de demander des précisions à Kurama, mais il n'osait pas.
Pas vraiment qu'il n'avait pas envie de le déranger -Kurama était installé à son bureau et écrivait inlassablement- mais il n'avait pas envie de passer pour un illettré aux yeux du yohko. Après tout, c'est lui-même qui avait insisté sur le fait qu'il savait lire.
Il entendait la porte claquer en bas, et une voix féminine s'éleva dans la maison :
"- Je suis rentrée !"
Kurama se leva de son siège et sortit de sa chambre.
"- Bienvenu à la maison, maman.
- Tu as de la visite ?
- Oui, un ami à moi.
- Tant mieux, alors, amusez-vous bien."
Kurama retourna dans sa chambre à son travail, sans prononcer un mot de plus.
Au bout de quelques minutes, Hiei entendit des pas dans l'escalier. Quelques secondes plus tard, la mère de Kurama frappa à la porte. Le yohko se leva pour ouvrir. Sa mère se tenait derrière à genoux, un plateau dans ses mains. Sur ce plateau, il y avait deux verres et des boissons.
Kurama prit le plateau et le posa sur la petite table basse, à laquelle Hiei était déjà assis.
La mère se releva et adressa un doux sourire à Hiei.
"- Boujour, je suis Minamino Shiori, enchantée de te connaître."
Ce faisant, elle s'inclina légèrement, ses deux mains jointes devant son corps.
Hiei surprit un regard de Kurama. Celui-ci fronçait les sourcils et, de manière silencieuse, il articulait des mots de façon intelligible afin que Hiei puisse lire sur ses lèvres.
Après avoir hésité un moment, il se décida à faire comme Kurama lui demandait, en se jurant que c'était la dernière fois qu'il faisait ce genre de chose.
"- Je m'appelle Hiei, enchanté de même." répondit-il en imitant Shiori dans sa façon de s'incliner.
Shiori leva un poing devant sa bouche et toussota légèrement.
"- Bien, je vous laisse tous les deux."
Elle referma la porte derrière elle et redescendit les escaliers.
Hiei se retourna vers Kurama, dans l'intention de lui faire comprendre qu'il n'avait pas apprécié ce que le yohko lui avait fait faire. Etre poli avec les autres était bien la dernière de ses préoccupations.
Il ouvrit la bouche mais la referma aussitôt. Kurama se pinçait les lèvres pour s'empêcher de sourire.
"- Qu'est-ce qu'il y a ?" finit par demander Hiei.
Pour toutes réponses, Kurama se pencha, les mains jointes devant lui :
"- Tu as salué comme ça, Hiei.
- Et alors ?"
Kurama se pencha à nouveau, mais cette fois il conserva ses bras raides le long du corps :
"- C'est un peu caricatural selon la circonstance, mais comme ça qu'un homme salue. Hiei, tu as salué comme une femme."
Avec un grognement, Hiei retourna à son livre qu'il remonta devant son visage, pour se cacher à Kurama.
Ce dernier lui prit une bouteille et lui servit un verre.
"- Tiens, c'est du jus de fruit."
Kurama se servit à son tour, et s'installa en face de Hiei de façon accroupie, le dos bien droit.
"- Hiei, je voulais te demander... Est-ce que tu sais quel âge a Yukina ?"
Hiei referma son livre d'un coup sec et il releva la tête.
"- Pourquoi cette question ?"
Kurama sirota tranquillement son jus de fruit et reposa son verre avec douceur sur la table.
"- Comme ça...C'est juste que... Tu sais, on me l'a décrite physiquement, tu t'en rappelles ?
- Hn, répondit Hiei, se souvenant d'une de leurs anciennes conversations.
- On m'avait dit qu'elle était très petite, de taille.
- Et alors ?
- Alors ? Mais les koorime sont réputées pour être de très grandes femmes, tu ne savais pas Hiei ? Même les ningen dans leur folklore décrivent les femmes des neiges comme des grandes femmes au teint blanc."
Hiei se mit à réfléchir. C'est vrai que lorsqu'il était retourné au pays, il avait pu juger de la grande taille des koorime.
"- La koorime n'atteint sa taille définitive qu'une fois adulte, continua Kurama, à la naissance de leur premier enfant, lorsqu'elles ont environ un siècle."
Kurama se remit à boire son jus de fruit.
"- Enfin, ça pourrait plus expliquer pourquoi elle a quitté son pays...
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Que les jeunes sont souvent plus aventureux et curieux que les vieux... De plus leur race commence à péricliter, suite à une épidémie qui les a touché il y a deux ou trois siècles... Les koorime ne sont plus très nombreuses, et la plupart sont vieilles. Pour une enfant comme Yukina, il n'y a rien d'amusant à rester là-bas.
- Tu sembles en connaître beaucoup sur le sujet...
- J'y suis déjà allé... En partie pour voir ces fameuses femmes que l'ont dit inapprochables, mais aussi pour voler quelques pierres... Que j'ai très bien vendues. Et puis, il pousse chez elles une fleur unique dans tout le makai... Un puissant poison, mais qui peux servir à de nombreuses préparations."
Ces fleurs... C'est probablement avec ça que les anciennes avaient tuées sa mère. Il avait été décrété qu'elle serait empoisonnée.
"- Mais toi, Hiei, même si tu t'intéresse à Yukina, tu ne sais pas grand-chose sur le sujet... Pourtant tu devrais, ça t'éviterai à l'avenir certains désagréments.
- Que veux-tu dire ?
- Tu es amoureux de Yukina ?
- Qu'est-ce que tu racontes ? Je...
- Il y a très peu de koorime qui sont capable d'aimer. La plupart ne savent même pas ce que ce mot veut dire. Je ne dis pas qu'elles ne peuvent pas s'attacher à quelqu'un. Elles sont juste incapables d'avoir des sentiments amoureux."
Et sa mère, alors ? Cela signifiait qu'elle n'aimait pas l'homme avec qui elle était ?
"- Pour... Pourquoi ne peuvent-elles pas aimer ?
- Je ne sais pas... Sans doutes... Sans doutes qu'elles n'en n'ont pas besoin. Elles sont capables de se reproduire seules. Aller avec un homme n'est pas une démarche nécessaire pour la survie de l'espèce, les sentiments amoureux sont inutiles."
Hiei regarda son verre sans mot dire. Il le savait, qu'il était une erreur. Une erreur qui avait coûté la vie de sa mère.
Kurama poussa un léger soupir.
"- Cependant, pour les koorime capables d'aimer..."
Hiei releva la tête.
"- Oublie ça, dit Kurama en croisant son regard. C'est juste une de mes théories sans aucun fondement..."
Le yohko était resté quelques secondes sans rien dire, à regarder Hiei. Puis il s'était relevé pour s'asseoir devant ses devoirs. Hiei avait hésité quelques secondes puis il s'était levé à son tour.
"- Tu t'en va ? demanda Kurama.
- Hn.
- Tu comptes dormir ici ou...
- Non. Je me débrouillerais.
- Je te raccompagne jusqu'en bas."
En passant, Kurama ramassa le livre que Hiei avait laissé pour le lui tendre.
"- Tu peux le garder si tu veux... Au cas où tu t'ennuierais."
Ils descendirent tous deux les escaliers. Shiori les entendit :
"- Hiei kun rentre chez lui ?
- Oui ", répondit Kurama. Puis il se tourna vers Hiei.
"- Attends quelques secondes."
Kurama le laissa seul à côté du salon, salon toujours imprégné de l'odeur de l'encens. Il eu un instant l'envie de partir directement sans attendre Kurama, mais finalement il resta.
"- Tiens, fit ce dernier en réapparaissant, un sac à la main, j'ai réussit à te mettre du riz et du thon... Ne t'attend pas à du Otoro(2), mais ça t'évitera d'avoir faim. Tu me rendras la boîte quand on se reverra, s'il te plaît."
Hiei pris le sac sans remercier, et se dépêcha d'aller remettre ses bottes. Au moment où il allait sortir, Kurama l'interpella:
"- Ma mère m'a demandé de te dire que tu pouvais repasser à la maison quand tu voulais."
Ne trouvant rien à répondre, Hiei ouvrit la porte, que Kurama referma immédiatement derrière lui.
Il se sentait bizarre mais il ne savait pas à quoi ce sentiment était dû. Et parce qu'il n'avait pas envie de s'interroger, il repartit vers son parc en s'efforçant de ne penser à rien.
Installé dans un des arbres du parc, il ouvrit le sac que Kurama lui avait donné. Il avait faim et ne voulais pas attendre plus longtemps pour manger.
Il ouvrit la boîte et fouilla dans le sac pour trouver les baguettes.
Même s'il ne s'était pas entraîné depuis qu'il était aller manger un ramen avec Kurama, il se débrouillait mieux avec les baguettes. Le repas fut rapidement terminé.
Ne voulant pas s'encombrer avec une boîte, il s'apprêta à la jeter mais il se souvint que Kurama lui avait demandé de la lui rendre. Seulement il venait de quitter sa maison, il n'allait pas y retourner. Aussi, il plaçât la boîte sur une autre branche, en s'assurant qu'elle ne tomberait pas.
Quelques minutes passèrent, minutes qui bientôt se changèrent en heure. Le crépuscule était déjà là, et Hiei n'avait pas envie de dormir. Seulement, à nouveau, il s'ennuyait. Et à présent qu'il s'ennuyait, il se trouvait plus seul que jamais.
Il se décida alors à lire le livre que Kurama lui avait prêté. Cependant, il laissa tomber au bout de deux chapitres. Pourtant, quand il était chez Kurama, il avait trouvé le livre captivant. Mais maintenant qu'il était de nouveau seul, il ne trouvait rien d'intéressant à la lecture, et s'ennuyait à nouveau.
Il n'y avait qu'avec Kurama que Hiei ne s'ennuyait pas. Il n'y avait qu'avec Kurama que Hiei... Se sentait moins seul.
"- Fichu yohko !" Grommela-t-il.
Tout à coup, il se redressa, l'oreille aux aguets. Il venait d'entendre un cliquetis familier. Sans même se retourner, il prit la parole :
"- Qu'est-ce que tu me veux, toi ?"
Yakumo poussa un soupir.
"- On dirait que je dérange, dit-elle l'air amusée."
D'habitude, Yakumo ne venait jamais lui rendre visite. Qu'est-ce qu'il l'avait poussé à sortir de sa boutique pour aller à sa rencontre ?
"- Qu'est-ce que tu me veux ?
- Cinq cents mille yens ou l'équivalent.
- Que... Quoi ! Où veux-tu que je trouve une somme pareille ! Et pourquoi ?!
- Huhu... Où, franchement, on se le demande. T'es un voleur, non ? Où il faut que je t'explique comment faire ? Quant à cette somme, c'est en échange d'un renseignement.
- Pour quoi ? Tu sais où est Yukina ?
- Je ne suis pas stupide Hiei, je sais à quel point tu tiens à cette fille, à moins de huit millions je ne t'aurais jamais vendue cette info. Non, je parle d'un certain Ohji. A moins que ça ne t'intéresse plus ?
- Tu as des infos sur lui ?
- Je sais exactement où il est."
Hiei se redressa.
"- Je t'attend dans la journée de demain à ma boutique avec la somme..."
Yakumo se tourna dos à Hiei et leva les yeux au ciel.
"- Ca va être une belle nuit ce soir... Mais c'est dommage, on ne voit pas les étoiles d'ici... Il y a trop de monde, et beaucoup trop de lumière. Alors que dans le makai, le ciel est tellement beau... Un peu de vacances te feront du bien. Oui, pour toi l'éloignement serait une bonne chose."
Et sur ces derniers mots, elle repartit tranquillement avant de disparaître.
De son côté, Hiei avait sortit quelques billets, fruits de ses larcins de la matinée. En tout, il avait amassé un peu plus de soixante dix mille yens.
Lui qui se plaignait de s'ennuyer, il allait devoir passer une nuit bien pleine. Et puis, une fois que ce sera fait, il avait intérêt plus tard à continuer de voler. Si jamais Yakumo devait un jour savoir où se trouvait Yukina, il faudrait mieux pour lui qu'il ai les huit millions.
Ce fut quand il eu finit de voler dans la troisième maison qu'un bout de sa conversation avec Kurama lui revint.
Huit millions. Ce n'était pas pour rien que Yakumo avait sortit ce chiffre, il en était sûr. La coincidence était trop grosse. D'un geste rageur, il donna un grand coup sur le mur à côté de lui, se blessant légèrement la main. Cette garce, il ne savait pas comment elle s'y prenait, mais elle avait le moyen de surveiller qui elle voulait.
Qu'est-ce que ça voulait dire ? Que c'était une mise en garde ? Où qu'elle faisait une démonstration de ses techniques d'espionnage pour lui laisser l'espoir qu'il était possible qu'elle finisse pas retrouver Yukina un jour ?
Hiei ne savait pas ce qu'elle avait en tête, mais il aimait de moins en moins l'idée de devoir traîter avec elle. Seulement lui n'arrivait pas à avancer, et elle était son seul recours.
Non, il restait aussi Kurama... Il n'avait plus qu'à espérer que le yohko montrerai des résultats plus concluant que les siens.
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(1) Le dit de Genji "Genji Monogatari", un très vieux classique de la littérature japonaise, a été écrit par Murasaki Shikibu. Je ne peux pas vous en dire plus, car maintenant que les vacances sont là, je viens tout juste de commencer à le lire
(2) Otoro, considéré comme le meilleur morceau du thon... Par conséquent, il coûte cher...
