Voilà le chapitre 7. Hum, un peu déçue par le retour sur le précédent chapitre, une seule et unique review, c'est pas un bon score ça... Je suis habituée à mieux mais bon, si cette fic ne plait pas ma foi, tant pis, hein...
Aller, bonne lecture du chapitre !
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Chapitre 7
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Malefoy fronça les sourcils. Il avait mal à la tête. Se pinçant le haut du nez, il gémit et une main lui tendit un verre rempli d'une solution blanchâtre pétillante.
- C'est quoi ? demanda le blond, méfiant.
- On appelle ça une aspirine, répondit Hermione en s'asseyant dans le fauteuil en face du blond. Alors ? Qu'est-ce que tu fais chez moi ? Cul-sec.
Le Serpentard renifla le contenu du verre puis le but d'un trait et le regretta aussitôt.
- Pouah ! s'exclama-t-il. Aussi infecte que les bonnes vieilles potions !
- Ah ça… Et donc ?
Malefoy la regarda en haussant un sourcil.
- Je deviens dingue, fit-il en soupirant brièvement.
- Tu l'es déjà je crois, non ?
- Merci…
- Continue ? Il t'arrive quoi de si grave pour que tu viennes me voir moi au lieu de tes chers serpents ?
- C'est à propos de Potter…
- Hum… Mais encore ?
Le blond ferma les yeux et se décida à tout déballer à la Gryffondor, quoi que cela lui en coûte. Il ne pouvait pas parler de cela avec Blaise ou Pansy car, même si le premier acceptait que son meilleur ami ait couché par deux fois avec le leader vampirisé des Gryffondors, l'autre ne l'acceptait pas du tout et souffrait d'une jalousie sans égal malgré le fait qu'elle et Blaise sortent ensembles.
Malefoy vit Hermione pâlir quand il lui avoua qu'Harry et lui avaient couché ensemble une semaine avant la fin de l'année scolaire. Elle devint carrément translucide quand il lui annonça qu'ils avaient remit ça quelques jours plus tard…
- Ne me regarde pas comme ça… fit-il en regardant ailleurs, mal à l'aise.
- Tu voudrais que je te fasse les yeux doux peut-être ? siffla la brunette. Et t'attends quoi de moi, au juste ? Des conseils ? Au passage, je suis une fille, je suis plutôt mal placée pour te dire des trucs sur ce genre de relations.
- Non, je ne veux pas de conseils… Simplement, dans un mois c'est la rentrée et je ne sais pas quoi faire… Potter et moi on ne s'est pas vus depuis le début des vacances, je ne lui ai même pas dit au revoir avant de partir… Mon père m'a dit bien que j'avais le droit d'aller à Poudlard pendant le mois de juillet mais j'ai tellement remit ça à plus tard que résultat, demain c'est le mois d'aout et je suis toujours au manoir à naviguer entre deux parents qui se font la gueule on ne sait même pas pourquoi…
Il eut un bref soupir, baissa les yeux et ajouta :
- Je crois bien que je suis amoureux, Granger…
- Contente pour toi, mais Merlin, pourquoi n'as-tu pas choisi une fille ! Et inconnue de préférence…
Le blond se mordit la lèvre inférieure. Hermione soupira profondément puis se radoucit.
- Écoute, fit-elle. Je ne vois pas ce que tu pouvais apprendre de moi en venant me parler, mais je suis quand même contente que tu te sois confié à moi. Il est clair que mon statut féminin m'empêche de te conseiller correctement mais je vais faire de mon mieux.
- T'es sérieuse ?
- Attention, on n'est pas encore des amis, fit la Gryffondor en fronçant les sourcils. C'est une trêve momentanée, ok ?
- Ca me va, du moment que tu m'aides à y voir plus clair.
La brunette tendit alors une main et Malefoy la serra brièvement.
- Alors ? A ton avis ? demanda-t-il.
- Que vas-tu faire si à la rentrée il est toujours un vampire ? demanda la brunette.
- Je ferais selon sa décision. S'il est guérit, je ferais autrement.
- C'est-à-dire ?
- Je ne sais pas, je n'ai pas encore envisagé jusque là.
- Je vois ! Mais s'il est de nouveau humain, tu vas rester avec lui, non ? Tu m'as dit que tu étais amoureux et…
- J'ai dit que je pensais être amoureux, Granger, ca fait toute la différence.
- Pourtant vous avez couché ensembles, deux fois…
- Certes…
Le blond rougit légèrement e Hermione soupira.
- Tu n'avais pas besoin de moi, Malefoy, tu as déjà prit ta décision… fit-elle en s'adossant contre son fauteuil. Quoi qu'il se passe tu resteras auprès d'Harry… pour le meilleur et pour le pire.
Malefoy pinça les lèvres, renifla et souffla longuement.
- Hey…
Hermione posa une main sur son bras.
- Ca va aller ?
Le Serpentard hocha la tête en déglutissant.
- J'ai peur, Granger… fit-il en passant sa main sous son nez.
Il ne pleurait pas mais il n'en était pas loin. Hermione sera ses doigts. Elle pouvait sentir la peur du blond, sa trouille même à ce stade-là.
- Peur ? Toi ? fit-elle avec un sourire. Toi, le fils de Mangemort qui tient tête à tout le monde ?
- Mhm… Je sais, mais je suis un couard et ça, c'est pas nouveau. En fait, j'ai la trouille du qu'en dira-t-on…
- Il y a longtemps que tu ne te soucies plus de ce que pensent les gens, pas vrai ?
Le blond la regarda puis sourit légèrement en hochant la tête.
- Tu as raison, fit-il alors. A quoi bon m'inquiéter puisque j'ai déjà prit ma décision ?
- Tu es sage, Malefoy, et je suis certaine qu'auprès de toi, Harry sera heureux.
- N'oublie pas le vice-versa…
Hermione sourit.
- Quoi qu'il en soit, je suis contente que tu aies mit ton ressentiment de côté pour venir me voir, ça n'a pas dû être facile, non ?
- Plus que je ne le pensais à vrai dire…
- Ah oui ?
- Oui… En fait je cherchais quelqu'un à qui parler de tout ça ce matin et quand j'ai songé à toi, d'abord furtivement, puis plus clairement, j'ai transplané ici.
- Tu n'as pas cherché à comprendre, apparemment. Je devais donc être la personne qu'il te fallait, même si je doute avoir fait quelque chose…
- Tu en as fait plus que tu ne le crois, Granger.
La Gryffondor sourit puis elle se leva. Elle secoua sa longue jupe beige pour l'aligner et regarda le blond.
- Va le voir avant la rentrée, fit-elle en serrant les lèvres.
- Tu crois ? Il doit y avoir Linda au château là…
- Elle te fait peur ?
- Disons que je ne suis pas à l'aise en sa présence… C'est un vrai vampire quand même…
- Et pas Harry ? fit Hermione avec un petit sourire goguenard.
- Oh tu sais ce que je veux dire…
- Oui… Il n'empêche que tout en toi appelle Harry…
- Sérieux ?
Hermione hocha la tête.
- Je ne suis pas physionomiste, mais je sens que ton âme réclame Harry. Il te manque plus que tu ne t'en doutes…
- Il me manque, oui, c'est certain, mais je pense tenir jusqu'à la rentrée, tu sais ?
- Si tu le dis, fit la brunette en souriant. Tu veux du café ?
- Volontiers… Tes parents ne sont pas là ?
- Ils sont partis en France chez une des sœurs de mon père, ils reviennent demain normalement. Et les tiens ?
- Mes parents ? Bah, ils se déchirent, comme d'hab…
- Ca ne te fait pas du mal de les voir se disputer ?
- Oh si mais je n'ai pas mon mot à dire…
- Si, tu es leur fils quand même…
- On ne vit pas dans le même monde, Granger, fit le blond avec un sourire bancal. Chez moi les enfants se taisent et ne l'ouvrent que quand on leur pose une question qui nécessite une réponse de leur part. Je n'ai même pas mon mot à dire sur mon futur mariage et ma future femme. Ma mère a déjà tout planifié, et mon père nous a déjà trouvé une maison…
- Et quand a lieu le mariage ?
- La mariée n'est même pas encore au courant ! C'est ça le pire !
- Alors profite du temps qu'il te reste pour le passer avec Harry, surtout s'il reste un vampire.
- Pourquoi, surtout ?
- Parce qu'un vampire est immortel, Malefoy… Tu ne pourras pas rester indéfiniment avec lui, tu vas vieillir et peut-être aspirer à une vie plus normale… Lui va rester éternellement jeune…
Malefoy ferma les yeux. Il n'avait pas pensé à ce côté de la médaille…
- Alors prions pour que le remède du Seigneur Ram fonctionne, fit-il en grimaçant.
Hermione sourit puis elle fit venir le café depuis la cuisine, accompagné de deux tasses vert et bleu ainsi qu'une assiette de petits gâteaux.
- Ma mère devient folle quand je me sers de la magie pour les petites choses de la vie, fit-elle en souriant. Elle ne s'y est pas habituée. Après tout ces dernières années, je n'étais ici que deux mois sur douze…
- Moi j'ai toujours vécu comme ça donc je ne peux pas te dire, répondit le blond en serrant les lèvres dans un rictus. Merci, fit-il en prenant la tasse que venait de remplir la cafetière.
Un silence passa, chacun bu une gorgée de café et prit un petit biscuit et soudain Hermione demanda :
- Dis, Malefoy…
- Mhm ?
- Entre Harry et toi, apparemment, c'est du sérieux, mais… Est-ce que tu es au courant que les vampires… enfin ils sont…
- Fertiles ? Oui, j'ai eut droit au cours d'éducation sexuelle made in Severus Rogue…
- Oh… Hé bien…
- A mon avis, il est le mieux calé sur les relations entre vampires vu que deux de ses amis en sont… Cela dit, je vais te répondre la même chose qu'à lui, je suis un garçon, logiquement je ne crains pas de tomber enceint…
- T'es un sorcier… répondit simplement la brunette.
Le blond laissa tomber son menton sur sa poitrine en soupirant.
- Tu tiens à me foutre la trouille et à nous priver, Potter et moi, de nuits divines, ou quoi ?
- Non, pas du tout, simplement j'estime que tu es trop jeune pour t'occuper seul d'un enfant un quart vampire. C'est tout.
- Argument rejeté, fit le blond.
- Mais ? Malefoy, on n'est peut-être pas amis mais je te connais et simplement de par ce fait, s'il t'arrivait quelque chose, j'en serais peinée.
- Je te remercie de ta bonté, mais crois-moi, je sais ce que je dis. Je ne crains rien.
- Bon, soit… Je t'aurais prévenu.
Le blond hocha la tête puis il termina son café et souhaita une bonne journée à la Gryffondor.
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Soupirant, Malefoy écouta un moment sa mère reprocher on ne sait quoi à son père puis il se décida. C'en était assez. Cela faisait un mois entier qu'il subissait leurs disputes qui commençaient avant même le petit-déjeuner et ne se terminait qu'une fois l'un ou l'autre enfermé dans sa chambre, la plus part du temps renfrogné.
Entrant dans le salon en poussant les deux battants de la haute porte, il demanda :
- Dites, vous n'en avez pas marre ?
Les deux adultes qui se chamaillaient se turent brusquement.
- Tu es prié de rester en dehors de cela, fils, fit Lucius en fronçant les sourcils.
- Je le voudrais bien, seulement je suis concerné, répondit le blond en se servant un verre de scotch d'un geste nonchalant.
- Tu n'es en rien concerné, mon chéri, fit Narcissa, les lèvres pincées. Nos problèmes ne te regardèrent pas.
- Ah oui ? Et qui donc subit depuis un mois vos disputes quotidiennes ? Moi. Qui s'écrase quand le temps est au beau pour ne pas faire revenir l'orage ? Moi. Avez-vous au moins remarqué que je me suis absenté quelques heures ?
- Où es-tu allé ? demanda Lucius.
- Chez Granger…
Narcissa haussa les sourcils, surprise. Elle regarda son mari puis son fils et Lucius se redressa en s'appuyant contre le manteau de la cheminée. Le tisonnier à la main, il demanda :
- Et qu'es-tu allé faire chez cette Moldue ?
- Granger est une sorcière, père… Ce sont ses parents qui sont des Moldus. Voyez-vous, j'ai moi aussi mes problèmes et pour mon malheur, je ne peux en parler à personne dans cette maison.
- Nous sommes pourtant là tous les deux, ton père et moi, fit Narcissa en décroisant les bras. J'avoue ne pas comprendre…
- Vous êtes là physiquement oui, répondit Malefoy en buvant une gorgée de scotch. Seulement, vous passez votre temps à vous chamailler depuis que je suis revenu de Poudlard… Je pourrais déménager que vous ne vous en rendriez compte que trois semaines plus tard !
- Déménager ? Mais… Pour aller où ?
- Oh maman, vous me décevez sur ce coup-là… fit le blond en soupirant. Bon, je serais dans ma chambre pour le reste de la journée, à essayer de ne pas entendre mes parents sur le point de divorcer…
- Les Malefoy ne divorcent pas, fit Lucius.
Son fils lui jeta un regard bancal puis s'en alla en plantant là les deux adultes interdis. C'est avec un petit sourire victorieux qu'il regagna donc sa chambre, abandonnant son verre vide sur un socle de statue en bas de l'escalier.
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- Harry !
- Ah Hagrid… Bonjour.
Le demi-géant lui fit un grand signe du bras et Harry fit de même en restant cependant prudemment à l'ombre fraiche du parvis du château. Il faisait bien trop chaud pour qu'il porte sa cape et même si son corps était aussi froid que la pierre, le Gryffondor ressentait la chaleur pesante de cette fin juillet.
- Potter ?
Le brun se retourna.
- Oui, professeur Rogue ?
- La Directrice me demande si pour votre anniversaire vous souhaitiez quelque chose de particulier… Après tout, vous avez dix-sept ans, vous serez majeur…
- Majeur en tant que sorcier, pas en tant que… qu'humain.
Harry baissa brusquement la tête.
- Des nouvelles de Linda ? demanda-t-il.
- Oui, mais elles ne sont pas très bonnes…
- C'est-à-dire ?
- Linda me fait savoir que le Seigneur Ram peine a trouvé un antidote au poison de Kraek qui circule dans vos veines mais tout ce qu'il tente fonctionne un moment puis se dissipe presque aussitôt…
- En gros il n'a rien.
- Je suis désolé…
- Vous n'y êtes pour rien…
Harry baissa les yeux. Une nouvelle fois déçu, il soupira profondément et deux longues mains pâles se posèrent sur ses épaules. Il y déposa les siennes et Rogue resserra ses doigts.
- Malheureusement vous ne passerez pas votre anniversaire sous vos traits de naissance mais rien n'est encore joué, le Seigneur Ram sait ce qu'il fait, c'est un alchimiste émérite… fit-il doucement.
- J'ai confiance en lui, répondit Harry en pivotant pour faire face au professeur. Non, simplement mes rêves de bonheur auprès de Malefoy s'effilochent jour après jour… Si mon état s'avère irréversible, je l'éloignerais de moi dès la rentrée. Je ne veux pas qu'il souffre à mes côtés…
- Et pour vous nourrir ?
- J'irais vivre avec Linda, avec les miens…
- Potter, fit alors Rogue en le prenant par les bras et en le secouant brièvement mais brutalement. Regardez-moi. Vous ne devez pas baisser les bras, pas encore ! Souvenez-vous qu'il y a des gens qui croient en vous, qui comptent sur vous pour offrir au monde sorcier un avenir meilleur en éradiquant les Mangemorts et ce poison de Magie Noire !
- La Magie Noire coule dans vos veines, monsieur, fit alors Harry en posant une main sur le bras droit de l'homme. Même si je le voulais je ne pourrais pas l'éradiquer sans tuer des gens que j'estime…
Rogue leva les yeux au ciel. Cédant à cette minuscule partie de lui frappée du mot « humanité », il attira le Gryffondor contre lui et Harry s'accrocha à son veston en soupirant.
- Je vais lâcher prise, monsieur… fit-il dans les plis de la chemise blanche. Je ne supporterais pas bien longtemps cette vie morne et sombre…
Rogue repoussa le brun et lui prit le visage entre ses mains.
- Vous ne devez pas ! Vous devez vous accrocher ! Tout fini un jour où l'autre par s'arranger et si ce n'est pas maintenant, ce sera dans un an, dix, cent ans ! Vous m'entendez ? Potter, des gens comptent sur vous !
Harry ferma les yeux et une larme solitaire glissa sur sa joue. Elle se perdit contre les doigts de Rogue qui le lâcha.
- Reprenez pied, vous êtes encore là que Diable ! Et même si vous ne vivez que grâce à votre âme, vous êtes toujours physiquement là, pour vos amis, pour… monsieur Malefoy, fit-il, les dents serrées.
- Malefoy…
- On me demande ?
Harry sursauta. Il se tourna vers le bas des marches de pierre et vit alors le Serpentard.
- Malefoy ! fit-il en faisant un pas en avant.
- Oh là, fit Rogue en lui prenant le bras pour le tirer en arrière. Je vous ai dit de reprendre pied, pas de vous suicider…
Il se tourna alors vers Malefoy qui déposa à ses pieds un sac de voyage.
- Que faites-vous ici, Drago ? demanda-t-il.
- L'ambiance au manoir est devenu insupportable… Rassurez-vous, j'ai prévenu mes parents, ils savent où je suis. Enfin s'ils m'ont entendu malgré leurs cris…
Il regarda ensuite Harry et lui fit un petit sourire. Rogue fit venir à lui le sac du Serpentard d'un coup de baguette magique et sourit bizarrement.
- Dans les appartements de notre cher vampire, je suppose ? fit-il sur un ton un peu narquois.
Malefoy hocha la tête puis Rogue tourna les talons et s'en fût rapidement, le sac de voyage à la main. Dans le hall, il fut intercepté par McGonagall.
- Severus, alors, qu'est-ce que… Bah, vous partez ? fit-elle en apercevant le sac dans la main de son collègue.
- Hein ? Oh non, c'est le bagage de monsieur Malefoy…
- Malefoy ? Mais… Il devait venir ?
- Non, il s'invite. Il est sur le perron avec Potter… Mais venez donc avec moi.
- Comme si vous aviez besoin de mon aide pour porter ce malheureux bagage… railla la vieille sorcière tout en sachant parfaitement que c'était là une simple phrase détournée pour lui dire qu'il fallait laisser les deux garçons seuls un petit moment.
Ils s'éloignèrent alors et sur le perron, Harry haussa les sourcils.
- Hé bien, tu vas rester à jamais en bas ? demanda-t-il en souriant.
Malefoy regarda le Gryffondor un instant puis gravit les marches et tous deux se firent face une seconde à peine avant qu'Harry ne saute au cou de son amant qui l'entoura de ses bras.
- Je me demandais si tu allais revenir avant la rentrée ! fit le brun dans le cou du blond qui sourit.
- Je suis désolé de ne pas être revenu de tout le mois de juillet… Je n'avais rien de spécial à faire et mon père m'a même autorisé à revenir mais à force de remettre mon départ au lendemain, tu as le résultat que voici…
- Ce n'est rien va, répondit Harry en reculant. Je peux jeûner sans problèmes et j'ai ma pierre pour me faire oublier que j'ai faim.
Malefoy eut un léger sourire et Harry soupira.
- Enfin, au moins j'aurais au moins un cadeau d'anniversaire inégalable, fit-il en posant ses mains sur le torse du blond.
Il en apprécia la chaleur qui se diffusa dans ses paumes et le blond se redressa.
- C'est ton anniversaire ? demanda-t-il, surpris.
- Ouaip.
- Dans ce cas… Un cadeau s'impose.
Sans prévenir, le Serpentard embrassa son amant qui recula au bout de deux secondes en regardant autour de lui.
- Pourquoi tu as fait ça ? On aurait pu nous voir et… fit-il, gêné.
- Écoute Potter, fit alors blond en passant son bras sous le sien. Asseyons-nous…
Ils prirent place sur la première marche du perron, soigneusement à l'ombre, côte à côte.
- J'ai prit conscience, grâce à Granger surtout, que, quoi que j'en dise, j'étais amoureux… Non, ne dis rien, fit-il en levant la main.
Harry referma la bouche mais ne put s'empêcher de sourire un peu bêtement.
- Je sais ce que tu penses, mais ça n'a rien à voir, ni avec ton charme vampirique, ni avec les deux nuits que nous avons passées ensemble, reprit l'autre en posant ses coudes sur ses cuisses. J'ai eut un mois pour réfléchir et Merlin sait si j'ai eut le temps ! Enfermé dans ma chambre depuis le début des vacances, je n'avais pour compagnes que mes pensées et j'ai largement pu reconsidérer ces deux semaines de juin…
- Et donc ? Tu en as retiré quoi ? demanda Harry.
- Hé bien, d'une que j'étais amoureux et que je n'avais pas d'autre choix que de l'accepter, et de deux… que mon amant était un vampire immortel et que cela aussi, je devais l'accepter.
Harry, d'abord surpris, sourit puis il baissa la tête en pinçant les lèvres.
- Je ne sais pas quoi te répondre… Ta franchise me déstabilise en fait…
- Ce n'était pas le but mais je suis ravi de mon petit effet…
Harry sourit. Un silence passa et le brun le brisa.
- Drago Malefoy ?
- C'est moi…
- Est-ce que passer les, disons… quinze prochaines années auprès d'un vampire te tente ?
Malefoy haussa un sourcil.
- Est-ce que c'est une demande en mariage ? demanda-t-il en plissant un œil.
- Ca pourrait en devenir une… Il suffirait pour cela que mon cœur se remette à battre.
- T'es sérieux ?
Le blond se redressa.
- J'ai moi aussi eut le temps de réfléchir pendant ce mois qui s'est écoulé et, oui, je suis sérieux. J'ai perdu ma jeunesse à tenter de détruire un Mage Noir qui voulait ma peau, j'ai réussi, alors maintenant, j'ai envie de me consacrer à autre chose, et je me fiche éperdument de ce que penseront les gens de moi si je me marie avant vingt ans et avec un homme. Je t'aime, Malefoy, et je veux passer le reste de ma vie mortelle à tes côtés.
- Et ta vie immortelle ?
Harry perdit son sourire.
- Pour ça je ne veux t'obliger à rien, répondit-il. Comme Linda l'a dit, il arrivera forcément un moment où nous ne seront plus assortis, soit parce que tu auras vieillit, soit parce que tu voudras une vie plus normale avec femme et enfants.
Un silence un peu pesant s'installa et Malefoy pinça les lèvres.
- Je comprends ce que tu veux dire, fit-il alors. Mais tu sais, je n'ai pas envie de me prendre la tête avec le futur…
- Les Moldus ont une phrase pour ça…
- C'est-à-dire ?
- Pour vivre au jour le jour et ne pas se préoccuper de l'avenir. Ils disent « Advienne que pourra », ca veut dire que ce qui doit arriver arrivera, quoi qu'on y fasse.
- C'est plutôt fataliste mais j'aime bien, répondit le Serpentard en souriant.
Harry lui renvoya un sourire et se tourna soudain face à lui.
- Qu'est-ce que tu vas m'offrir pour mon anniversaire ? demanda-t-il sur le ton d'un gamin de dix ans qui cherche à savoir.
Un peu prit au dépourvu, Malefoy fronça les sourcils mais son sourire trahissait ses sentiments.
- Normalement, tu n'as pas à poser la question mais je ne vais pas en prendre ombrage… fit-il. Donc, que dirais-tu de… moi ?
Harry haussa les sourcils puis se mit à rire. Comprenant que c'était là la réponse à la question qu'il avait posée quelques secondes plus tôt, il sentit brusquement un énorme poids s'envoler de sa poitrine.
- Décidément ! fit-il en prenant le blond dans ses bras. Ce sera le plus bel anniversaire de ces dix-sept dernières années !
Malefoy se mit à rire à son tour et, depuis son jardin qu'il binait, Hagrid sourit. Il était content que son protégé ait retrouvé le sourire car depuis un mois c'était plutôt la soupe à la grimace lors des repas… surtout après les lettres de Linda qui disait être désolée des échecs successifs du Seigneur Ram...
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A suivre !
Alors ? On a aimé ? Un petit commentaire ?
Meerci ^^
