Salut !
Nous – moi et EloOdie – avons pris grand plaisir à vous écrire cet OS sur… les drogues ! Les drogues de la Team. Oui, oui, certains s'étonne mais ne trouvez-vous pas que le café, Caf-Pow et autres boissons sont choses importantes dans le quotidien de nos agents ? Imaginez-vous un Gibbs sans café noir ? Ou une Abby sans sa dose de caféine ? Ou encore un Tony en manque de sucre ?! Oh, ce serait l'Apocalypse !
Crazy'Leou
On espère que ça vous plaira, en tout cas, on s'est vraiment éclatée a l'écrire alors éclatez-vous à lire.
EloOdie
Drogue de survie
La main tremblante, le regard apeuré, l'agent Dorneget n'avaient pas le choix. C'était sa vie qui était en danger, et il ne voulait pas que ces monstres jouent avec. Oui, il était peut-être un peu simplet, un peu boulet, mais dans ce genre d'embuscade, il savait qu'il fallait s'en remettre au chef et avoir ses bonnes grâces.
Pourtant, il avait du mal à lâcher l'objet précieux qu'il tenait dans sa main. Ce trésor était collé à son torse, il avait voulu le protéger mais à présent, il savait que ce serait inutile. Le choix qu'il allait faire déterminerait bien des choses. Son cœur battait la chamade, cognant assez fort pour le faire trembler avec violence. Sa main, aussi pâle que ses joues s'avança vers l'homme au regard assassin.
D'habitude, c'était l'agent DiNozzo qui été l'aimant à problèmes. Aujourd'hui, c'était son tour. Et il se jurait que non, plus jamais, il ne se promènerait avec ce genre "d'article" en mains. Pas avec ce genre de personnes à côtoyer.
Tout avait commencé quelques heures avant, dans l'enceinte même du bâtiment où ils se trouvaient tous actuellement.
Flashback
C'était un jour ordinaire au NCIS. Enfin, aussi ordinaire que possible, car, lorsque la machine à boissons est en panne, rien est ordinaire au NCIS. Surtout avec une équipe. Une équipe bien spéciale, un team bien distinct de toutes les autres.
Cette équipe, c'est celle de l'agent Leroy Jethro Gibbs. Appelez plutôt "Agent Gibbs" que "Leroy" ou "Jethro" si vous voulez survivre quelques heures là-bas. Faire face à une veuve éplorée, un meurtrier, un tueur en série, un avocat, pour Gibbs, le grand, l'unique, c'est possible. Mais... Vivre sans café, c'était autre choses, passer une journée sans une bonne tasse remplie de caféine : ça relevait du miracle et avait de nombreuses conséquences telles que son humeur maussade qui lui donnait un air de ressemblance avec... Ce petit nain... "Grincheux".
"H.S", Hors service, écrit sur un petit papier scotché sur la machine à café, voilà le motif du brouhaha que causait l'agent Antony DiNozzo à lui tout seul.
- Lâcheuse, traitresse, erreur de la nature ! Et tant d'autres exprimaient son dégout envers la machine en panne. Technologie... Tu parles !"...
Ses plaintes ne s'arrêteront donc jamais... pensa Ziva, une main sur une boite de trombones avec un regard plein d'exaspération envers son collègue.
- Tony ! Réprimanda McGee.
Il fallut un seul regard de l'italien envers le geek pour lui faire comprendre qu'il sera sa victime. Une fois de plus.
Timothy McGee en avait marre, vraiment marre. Ce n'était plus lui le Bleu, mais Tony continuait malgré tout de l'embêter comme un gamin de 5 ans. Il soupira et, pour éviter le prochain surnom débile que lui lancerait l'italien, descendit au labo.
- Salut, Abby !
- Abby ? Tout va bien ?
Il s'approcha de son ami et lui tapota doucement l'épaule. Se retournant subitement, la gothique lui hurla carrément dessus.
- Non, McGee, rien, je dis bien RIEN NE VA ! Cette stupide machine soi-disant techno-machin-truc est EN PANNE ! Tu te rends compte, EN PANNE, HS, KAPOUT, NIET, ZÉRO... QUE DALLE, quoi ! Comment tu veux que je survive sans ma caféine, je ne peux pas travailler, c'est IMPOSSIBLE !
McGee resta figée sur place, terrorisé par la scientifique. Elle lui lançait des regards à la fois assassins et désespérés.
-Abby... Je... J'y suis pour rien.
Mais peu lui importait, ses nerfs avaient lâchés et depuis l'instant où elle avait compris qu'elle n'aurait pas sa drogue, impossible de la calmer.
-Abby... Tes ordinateurs, tes machines... tout est éteint. Remarqua très justement Tim espérant changer de sujet avant de pouvoir s'enfuir de l'emprise de la gothique.
La jeune femme montra alors une pancarte. Le mot « grève » était écrit en gros sur le carton noir.
-Regarde bien ça, parce que je jure devant toi Timothy McGee que je fais grève ! Je veux ma dose de caféine, tu m'entends ? MAINTENANT ! Tout DE SUITE !
Le Bleu recula vivement de deux pas, par sécurité, devant la fureur qu'arborait sa collègue.
- Abs, je... La machine sera réparée demain.
Il ferma les yeux, venant à peine de s'apercevoir de la bêtise qu'il venait de dire.
- McGee !
- Non, je- ce n'est pas ce que je voulais dire. Se dépêcha-t-il de rajouter.
- Mais tu l'as dit, tu... Dehors, tout de suite, allez !
- Mais où est McGee ? S'énerva Gibbs en tapant violemment l'écran de son ordinateur.
- Jamais là quand il faut. Fit remarquer Tony, contrarié d'avoir perdu de vue sa victime.
Le regard océan rempli de fermeté se posa sur l'italien avec exaspération.
- Vient me réparer cette machine alors !
-Celle à café ? demanda Tony.
Grave erreur. Parler de cette "lâcheuse" n'était pas la meilleure chose à faire pour calmer Gibbs, déjà bien énervé. Rapidement il regretta sa phrase avant de se corriger :
- Ah oui, tu parlais de l'ordinateur.
Tandis que l'agent DiNozzo se penchait sur l'ordinateur de son patron qu'il ne pouvait plus vraiment réparer étant donné la batte de baseball qui venait d'achever les derniers pixels de l'écran, un autre agent arrivait en sifflotant, la main fermée sur un objet désormais convoité de tous les bureaux. Dorneget s'arrêta voir l'équipe phare de l'agence.
- Bonjour, tout le monde ! Vous allez bien ?
Les regards étaient fixés sur le rarissime gobelet de café.
- Dorneget ? Interrogea sévèrement l'agent Gibbs.
- Oui. Sourit-il innocemment devant l'air consterné de Tony et Ziva.
- C'est un café ? Redemanda le marin aux yeux bleus.
Dorneget regarda son gobelet toujours chaud et dégageant une odeur de caféine agissant presque comme une drogue sur toute l'équipe.
- Oui, un café noir sans sucre encore tout chaud. Continua Dorneget, sans savoir ce qui allait suivre.
- Dorneget...
- Oui, Pat- Agent Gibbs ?
- Ce café, vous l'avez eu où ?
- Il vient de chez moi, pourquoi ?
- Donnez-le-moi. répondit Gibbs, d'un ton qui ne laissait aucun choix.
- Mais non !
Dorneget regretta bientôt ce cri du cœur un peu trop expressif. Ziva s'approche de lui avec la démarche d'une lionne.
- Ned... dit-elle sensuellement. Je serais vraiment ravie que vous me donniez ce café, sincèrement. Et puis... je saurais comment vous remercier.
- Glups, heu Ziva, c'est heu mon café.
- Dorne' ! Nous somme amis, n'est-ce pas ? Intervint DiNozzo.
- Agent Dorneget. Furent les seuls mots de Gibbs mais néanmoins, les sous-entendus étaient clairs comme de l'eau de roche.
McGee arriva à ce moment-là.
- Hé, Ned, tu vas b-.
Sa phrase resta en suspens. Il fixait lui aussi l'objet de convoitise.
Désormais Domeget était entouré par une sorte de horde animale. Il rapprocha la tasse de café de lui pour la protégeait. Les regards qu'on lui lançait le terrifié mais il ne lâchait pas prise.
- Il est à moi. Gémit-il comme un enfant.
Gibbs se leva brusquement faisant reculer de trois pas Ned. Il faillit perdre l'équilibre et les agents sans pitié retenaient leur souffle. Chacun voulait absolument obtenir cette simple tasse de café noir.
Tous se rapprochaient, rétrécissant dangereusement le filet autour du pauvre qui ne savait rien à propos de la machine à café en panne.
- Allez-vous en chercher un !
- La machine à café est Hors Service, petit malin ! Ragea Tony.
- Oh, alors c'est... C'est pour ça que, oh !
Il venait enfin de comprendre... qu'il aurait à courir, et vite s'il ne voulait pas être déchiqueté en morceau par ses prédateurs déterminés.
L'écart entre lui et l'équipe ne faisait que se rétrécir. Le regard bleu plein de dureté, du grand chef était une torture pour la proie.
- Je...
Il ne voulait pas donner ce café, il en était hors de question. Seulement, à cet instant, il se demandait si sa vie ne valait pas plus qu'un simple café.
Fin du flashback
Tremblant, il fit un pas vers le Patron au regard d'acier et tendit lentement sa main.
- Vous faites des progrès, Dorneget, vous irez loin. dit-il.
- M-Mais à une condition... Une fois que je vous aurez donné ce café-
Ce mot fit réagir les autres agents.
- Il est à moi !
- Non, il me revient, je suis l'agent le plus expérimenté après Gibbs !
- Dorneget et moi sommes beaucoup plus proches que vous ne l'êtes avec lui !
Toute cette agitation autour de lui accumulé à sa peur le fit sursauter. Ses doigts qui tenaient jusqu'alors fermement la tasse de café finir par se détendre... Et lâcher prise. La chute de la besoin fut suivit par tous. Les regards noirs qui avaient tant effrayé le pauvre Domeget n'était rien comparé à ceux qui le fusillait à cet instant.
Sur le sol, le délicieux breuvage se répandait comme un lac naissant.
-Je... Je n'ai pas fait exprès. Tenta maladroitement Ned.
-Heureusement que tu l'as pas fait exprès. Marmonna Tony de sa voix la plus menaçante.
Ziva grinça des dents, serrant sa boite de trombones dans une main.
- Dorneget... chuchota-t-elle. Tu-vas-devoir-payer-!
- A-Attendez, je-
Trop tard, la pauvre victime qu'il était se vit emmener dans une salle d'interrogation, sans micro, sans caméra, sans aucun témoin qui lui viendrait en aide.
Abby surgit tout à coup.
- J'ai appris que quelqu'un possédait un café ! Et personne ne m'a prévenu ?! Ragea-t-elle, un regard vers McGee.
- Oh noon, c'est la fin. Gémit Dorneget.
- Ce n'est que le début... Tu as de la chance, on doit faire vite, sinon il va refroidir.
- Et puis qui va nous suspecter ? Personne puisqu'on ne laissera aucune trace ! Argumenta la laborantine.
- Domeget... appela Gibbs sur le ton solennel propre à l'exécution.
Ned fit mentalement la liste de tous les agresseurs à combattre pour s'échapper vivant : une ninja armée de trombones, un geek plein de ressource, un cinéphile capable de commettre un meurtre digne des plus grand film, une gothique sachant réaliser le meurtre parfait et enfin un ex-sniper sur avide de caféine.
- Vous... vous voulez quoi? Grimaça-t-il devant l'atmosphère devenue pesante.
- Du café ! S'exclamèrent-ils, d'une même voix.
- Vous n'avez qu'à aller en chercher au bar du bas de la rue. Non ?
- Le gérant est en vacances. Informa Gibbs qui savait toujours tout sur tout.
- A-Ah ben heu je vais-
- Souffrir !
Le teint pâle de Dorneget lui donnait des airs de zombie. La torture qui subissait était infâme. C'était horrible de se voir agresser ainsi.
- Mais... Tenta-t-il
- Regardez-le, il essaie de se justifier... Ironisa Ziva brandissant un trombone.
L'objet s'approchait de lui dangereusement. Il sentait sa fin proche, il murmura quelque mot d'adieu.
- Ned... Intimida McGee avec un regard entendu il lui désigna ce simple trombone.
L'agent Dorneget, avalant difficilement sa salive, se retenait de sangloter tellement la peur le prenait aux tripes.
Comment allait-il se sortir de cette affaire ? Pourquoi cela devait-il tomber sur lui ? Il ne le saurait sûrement jamais étant donné les maigres chances qu'il avait de s'en sortir.
Craintif, il bafouilla une phrase incompréhensible puis se repris.
- J-Je demande à négocier !
- Vraiment ? Tu en es bien certain ?
- Glups heu oui ! reprit-il en peu plus fortement. Si... si vous me laissez rentrer chez moi, je vous promets de vous rapporter une thermos.
- Tu habites plutôt loin, Dorne'... Tu as une heure, pas une minute de plus !
- Oui, oui, je me dépêche, vous l'aurez, et d-dans les temps.
- Cinquante-neuf minutes, Dorneget !
L'agent Ned Dorneget, pris d'une adrénaline hors du commun, ne mis que 47 minutes 24 secondes allé/retour, battant ses records de vitesse.
- Je les ai ! C'est bon, tout va bien !
Les bureaux étaient malheureusement vides.
- Mais... Ils sont où ?!
- Derrière-toi, Dorne'.
Il se retourna, effrayé. Il se redressa bien vite.
- J'ai les ca-
- Merci, Ned, mais la machine a été réparée.
- Néanmoins, tu vas nous donner "ça" ! s'exclama rapidement DiNozzo, arrachant quasiment la thermos des mains d'une statue de pierre.
- ... fés.
Tout ça... pour rien. Il avait failli mourir, pour rien.
L'agent Dorneget se jura que plus jamais, non plus jamais il ne viendrait au bureau avec son propre café, étant donné les gens qu'il côtoyait, c'était bien trop dangereux.
- Heu... Agent Gibbs.
- Agent Dorneget.
- Ce matin, je heu...
Le Patron lançait ce regard qui paralysait les gens, ce regard océan où Ned s'était noyé à l'instant même.
- Je n'ai pas toute la journée !
- Oui, bien sûr, je- Le directeur Vance m'a demandé de vous dire qu'il en avait marre des plaintes venant de la compta à propos de votre équipe, et heu… surtout pour la consommation massive que votre équipe fait avec de simples… cafés.
Voilà, au plaisir de vous avoir fait rire et à une prochaine fois ! =)
