Auteur : Abby and Jes

Titre : Cœur de Loup

Couple : Draco/Ron

Genre : Romance/ Drame

Rated : M

Disclaimer : L'univers Harry Potter appartient, entre autre, à JKR. Certains personnages sont de nous, ils seront ajoutés au fur et à mesure.

Distribution : Abby s'est glissée dans la peau de Draco, et Jes dans celle de Ron.

Statut : Finie à l'écriture. 15 chapitres

Bêta correctrice : Red Blood Apple

Résumé : Dans un monde sorcier qui se remet difficilement de la guerre et des personnes disparues, Draco vous aurait ri au nez si vous lui aviez dit qu'un jour, Ron deviendrait le centre de son monde. Mais voilà, on ne peut rien faire contre le destin et la réalité peut parfois même dépasser vos rêves les plus fous.

Périodicité de publication : Un chapitre par semaine voir plus, si nous sommes gentilles.


Note Abby : Hello ! Comme vous pouvez le constater, voici déjà le chapitre 7. Nous le postons avec un peu d'avance pour la simple et bonne raison que puisque vous avez été gentils avec nous (encore merci pour vos reviews), nous sommes gentilles avec vous en retour. J'espère que vous apprécierez ce chapitre et que vous n'hésiterez pas à nous dire ce que vous en pensez. Bonne lecture !

Note Jes : Z'avez vu ? On est gentille, on poste plus tôt, bien plus tôt. Merci énormément pour vos reviews *-* Elles nous ont fait très plaisir ! Sinon, voici la suite, tant attendue, voulue. J'espère qu'elle vous plaira ^^ Bonne lecture !

Merci à Wolfin Hope, stefanyboh, Storm08, Westyversionfrench, Zifan, holybleu, Larva Heart, Djianara, celia brandon massen, red blood apple, Ecnerrolf, Emyclash, doubi, Meylhana pour leur review, mise en alerte et/ou favoris.

Note correctrice : Merci à Abby et Jes pour toutes leurs magnifiques fictions !


Cœur de Loup

Chapitre 7

POV Draco

Une main passant dans mes cheveux et une autre caressant mes flancs me réveillèrent. J'ouvris les yeux doucement, relevant la tête avant de me figer. Ron était là, encore et il me souriait.

Je me pinçai discrètement et attendis de me réveiller, seul, mais rien ne se passa. J'étais toujours là, dans mon lit au Chaudron Baveur, dans les bras de Ron.

- Bonjour, dit-il tendrement.

Je me mordis la lèvre et lui souris en retour avant de reposer la tête sur son épaule. Il était toujours là. Je n'avais donc pas rêvé ce qu'il s'était passé entre nous la nuit dernière.

Peut-être allait-il rester finalement ?! Peut-être était-il revenu pour de bon, pour être avec moi.

Je soupirai de soulagement et posai ma main à plat sur son torse, le sentant monter et descendre au rythme de sa respiration. Je ne voulais pas bouger, plus jamais. Je me sentais enfin complet depuis plus de deux ans et être aussi heureux me fit mal, parce que j'avais toujours peur que cela s'arrête. Et ma peur ne diminua pas quand Ron commença à bouger visiblement dans l'optique de se lever. Je m'agrippai à lui avant de murmurer, un sanglot dans la voix :

- S'il te plait, ne pars pas.

Il prit mon visage en coupe et me dit, d'une voix rassurante :

- Je ne pars pas, je dois juste aller aux toilettes.

J'hésitai mais le laissai partir malgré tout. Je ne pouvais pas le retenir contre sa volonté de toute façon. Il se leva et j'attrapai sa lettre dans la table de nuit et son t-shirt de la veille avant de me retourner et de m'allonger sur le côté, dos à la salle de bains.

La lettre était toujours là, je n'avais donc pas imaginé ces dernières années non plus. S'il devait repartir, je ne voulais pas le voir le faire, je n'étais pas sûr de comment je réagirai sinon. Mais j'espérais quand même qu'il allait rester. Il fallait qu'il reste, j'avais besoin de lui. Je n'avais été que l'ombre de moi-même dernièrement et encore, mais je me sentais bien maintenant. Enfin, mieux du moins.

Je serrai la lettre entre mes doigts compulsivement tout en reniflant son vêtement, voulant garder son odeur avec moi. Il ne pouvait pas partir. S'il vous plait, faites qu'il ne parte plus. Je me repliai sur moi-même en l'entendant revenir dans la chambre puis je sentis le matelas s'affaisser.

Et maintenant, qu'est-ce qu'il allait se passer ?!

Il m'entoura soudain de ses bras, se collant à moi, posant ensuite sa bouche sur le haut de ma nuque. Je l'entendis ensuite soupirer et murmurer :

- Je m'en veux tellement Draco, tellement. Je ne me le pardonnerais jamais.

Il ne pouvait pas s'en vouloir. J'étais en train de le blesser et je ne voulais pas ça, je voulais qu'il soit heureux.

- Ce n'est pas ta faute, soufflai-je en me collant un peu plus contre lui. Si j'avais été... si j'avais été bien pour toi, tu serais resté. Ce n'est pas ta faute. J'aurais dû être mieux. Mais je vais faire des efforts et être parfait pour toi d'accord. Mais ne pars plus s'il te plait. S'il te plait.

Il sembla en colère et tout à coup, je me retrouvai sur le dos, lui me surplombant. Il prit ma tête entre ses mains et dit :

- Arrête avec ça Draco ! Si je suis parti, c'est parce que j'étais un idiot. Je n'ai pas vu la chance qui m'était offerte, je n'ai pas vu que tu étais parfait pour moi. Tu... tu n'es pas responsable Draco, j'ai juste été aveugle. Tu n'avais rien fait de mal.

Il m'embrassa et recula, posant son front contre le mien et murmura ensuite tout en me regardant :

- Tu étais parfait et moi, je ne le voyais tout simplement pas.

Je passai mes bras autour de lui et le serrai fort contre moi. Le poids dans ma poitrine qui m'oppressait jusque là avait disparu et ça faisait si longtemps que je ne m'étais pas senti aussi bien, entier, heureux. Ça faisait si longtemps que je ne pus m'empêcher de me mettre à pleurer tout en hoquetant :

- Merci, Ron. Merci, merci, merci.

Je ne lui laissai pas le temps de répondre et m'écartai légèrement pour poser mes lèvres contre les siennes. Il répondit à mon baiser et je me mis à sourire contre ses lèvres alors que mes larmes cessaient de couler.

J'étais de nouveau entier, enfin.

POV Ron

Je pouvais sentir son cœur battre comme fou contre ma poitrine ainsi que sa peau moite de sueur.

Comment pouvait-il en être autrement alors que nous venions pour une troisième fois aujourd'hui, de faire l'amour.

Et tout était dans ces mots.

Je venais de faire l'amour, peut-être pour la première fois de ma vie. J'avais sentis en moi ces trois mots vouloir être chuchotés, murmurés, criés. Mais j'avais gardé le silence, gémissant uniquement son prénom, encore et encore.

Je me rendais compte aussi que j'avais perdu du temps. J'avais fait souffrir des personnes qui ne le méritaient tout simplement pas, parce que j'avais été lâche et peureux. Je n'avais pas voulu ce qui m'avait été proposé. J'avais refusé l'amour d'un loup-garou.

Comme je pouvais le regretter alors que sa main caressait mon flanc droit, me procurant des vagues de bien-être.

Et le manque que j'avais pu ressentir si loin de lui prenait enfin un sens. C'était lui qui m'avait manqué, ses yeux, sa voix, sa peau, ses baisers, ses coups de reins. J'avais envie de pleurer là, nu sous lui, en prenant conscience de tout ce que j'avais ressentis depuis que je l'avais embrassé la veille. Depuis que j'avais compris.

Compris que ce que j'avais pris pour du désir et du plaisir, était un mélange de ses deux sentiments mêlé à l'amour que j'avais pour lui.

Mais mon ventre gronda et je me dis que retourner à la maison pour manger serait une bonne chose, sauf que je ne voulais pas rentrer seul.

- Draco ?

- Hmm ? Gémit-il en se collant contre moi.

- Tu accepterais de revenir vivre au Terrier ? Avec moi ?

- Je... je ne sais pas. Je veux dire, je te suivrais n'importe où, mais... je ne suis pas sûr que tes parents veuillent me revoir.

Je souris et attirai sa bouche pour l'embrasser avant de lui avouer :

- Mes parents seront contents de te ravoir à la maison, ne t'inquiète pas.

- Tu es sûr ? Je n'ai pas été très gentil avec eux... enfin je n'ai pas été méchant, mais je les ai ignorés.

- Et cela n'est pas grave, ils comprenaient tes raisons, ils se faisaient juste du souci pour toi. Alors, on prépare tes affaires et on y va ? Demandai-je. Je dois t'avouer que je commence à avoir faim.

- Comme tu veux, sourit-il doucement.

- Non, je veux savoir ce que toi, tu veux, dis-je en l'embrassant une fois encore.

J'étais sûr que je ne pourrais plus jamais me passer de ses lèvres.

- Je veux juste être avec toi.

- Moi aussi, mais il faut avouer que cette chambre n'est pas l'endroit idéal pour ça, soufflai-je soudain amusé.

- Oui, c'est sûr, sourit-il à son tour.

Je l'embrassai une fois de plus et à nouveau, je fus pris dans un tourbillon d'envie et de désir. Je migrai vers son cou que je léchai, mordillai, avant de parcourir son corps de mes doigts. Il gémit et son visage si heureux me combla de bonheur.

J'échangeai nos positions et commençai à me déhancher, voulant de nouveau en avoir plus.

Une drogue, il était une drogue.

Nous ne fûmes pas longs à durcir et je fus heureux quand il reprit les rennes. Il m'immobilisa sur le lit, tout en prenant nos sexes ensemble. Je souris puis gémis, face aux sensations qu'il me procurait. Il me prit la main et la serra, tout en bougeant, me caressant. Nos regards s'ancrèrent et ses iris gris laissèrent place à celles dorées. Je me sentis emporté au loin, là, dans cette chambre, sous lui, à lui.

- Oh Draco, soufflai-je.

- Ron, je t'…, commença-t-il avant de s'interrompre et de poser sa bouche sur mon cou qu'il mordit doucement.

- Moi aussi, dis-je en fermant mes yeux désormais embués de larmes.

Il se releva légèrement et ancra de nouveau son regard dans le mien, sourcils froncés.

- De quoi... toi aussi ?! Demanda-t-il.

Je caressai sa joue, les larmes coulant.

- Moi aussi je t'aime.

Je sentis un poids s'enlever et sans comprendre, je fondis en larmes, mon corps parcourut de soubresauts.

Il déposa un baiser sur chacune de mes joues, puis sur mon nez et mon front avant de plonger son regard doré dans le mien. Visiblement, le loup avait pris le contrôle. Il posa sa bouche sur mon cou et le lécha une fois, puis deux, avant d'enfoncer ses dents dans ma chair et de me mordre, profondément.

Je geignis, une douleur vive prenant part de moi mais avant que je ne puisse même essayer de le repousser, une chaleur remplaça la douleur. Elle m'enveloppa, se propageant dans tout mon être. J'agrippai alors Draco par les cheveux, le gardant contre moi, enroulant mes jambes autour de sa taille.

Quand il cessa de me mordre, je sentis sa langue lécher à nouveau plusieurs fois mon cou, avant que sa bouche ne se pose sur la mienne. Nos langues s'unirent et malgré le goût métallique de mon sang, je ne m'étais jamais senti aussi bien.

Il m'embrassait comme un dément et quand je sentis ses doigts me préparer une fois de plus, j'en demandai plus, gémissant ouvertement mon désir de l'avoir en moi. Il ne fut pas long à exhausser ma demande et nos corps s'unirent une fois encore.

Je grognai, pleurnichai, tellement le plaisir était grand, immense, démesuré. Je ne pus me retenir de lui redire ces trois petits mots et n'eus que des grognements en retour, mais ces derniers faisaient naître en moi un plaisir encore inconnu jusque-là.

OoOoOoOoO

Je me regardai dans le miroir, effleurant du bout des doigts cette morsure. Je frissonnai, me rappelant le plaisir que j'avais ressenti au moment où ses dents avaient pénétré ma chair.

Puis, me souvenant que Draco m'attendait, je me rinçai le visage et sortis de la salle de bains.

Je fus heureux de voir sa valise faite et allant vers lui un sourire aux lèvres, je l'embrassai avant de souffler :

- Rentrons chez nous.

- Chez nous, murmura-t-il comme s'il testait le goût de ce mot sur ses lèvres.

Il m'adressa ensuite un sourire éclatant et prit ma main dans la sienne.

Je la serrai et nous fis sortir de la chambre. Nous allâmes au comptoir et Draco voulut savoir combien il devait, mais Tom, le gérant, annonça que Snape s'occupait de tout. Draco le remercia et ensuite, nous pûmes quitter la taverne. Draco avait voulu emprunter le réseau de cheminette, mais je l'avais tiré dehors, voulant avant tout le présenter à quelqu'un qui m'était cher.

Nous traversâmes l'allée marchande puis, je nous fis transplaner à l'entrée du cimetière. Draco stoppa soudain et me dit :

- C'est un cimetière Ron. Qu… qu'est-ce qu'on fait là ?

- Viens, soufflai-je le sourire aux lèvres.

Ce qu'il fit. Je marchai vers la tombe d'Harry et une fois devant je pris Draco dans mes bras, collant son dos contre mon torse.

- Harry, je tiens à te présenter l'homme que j'aime.

Je ressentis un plaisir immense à prononcer cette phrase et dis ensuite :

- Draco, voici mon meilleur ami.

- Ah, euh... bonjour ?!

Je ris et embrassai son cou, avant de fermer les yeux, remerciant intérieurement Harry d'avoir sauvé Draco ce jour-là, dans la salle sur demande. Je nous conduisis ensuite à la sortir du cimetière et nous fis transplaner devant le Terrier.

Je n'attendis pas et nous dirigeai vers la maison. Quand nous fûmes dans le salon, je vis maman en train de tricoter. Elle nous sourit, posant ses affaires sur le divan puis se leva et vint prendre immédiatement Draco dans ses bras en lui disant :

- Ravie de te revoir Draco.

- Hum... oui, moi aussi, répondit-il vaguement, visiblement gêné.

Puis, elle regarda nos mains liées et ses yeux se remplirent de larmes, avant qu'elle ne nous serre tous les deux dans ses bras, murmurant qu'elle était heureuse pour nous. Elle nous poussa ensuite vers ma chambre, nous disant qu'elle allait nous préparer quelque chose à manger.

Je tirai donc Draco à ma suite à l'étage et une fois dans ma chambre, la porte fermée, je restai figé.

Je pus me souvenir de notre première fois, de tout ce que nous avions fait ici, de mes sourires, des siens. De ses « je t'aime » restés sans réponse, de la douleur que je lui avais infligée.

Je me promis de ne plus jamais le faire souffrir volontairement et sans attendre, le pris dans mes bras, enfouissant ma tête dans le creux de son cou.

Il me serra contre lui en retour avant de murmurer :

- Tous ces posters des Canons de Chudley m'avaient presque manqués.

Je ris, le gardant contre moi et avouai :

- T'avoir dans mes bras m'avait manqué.

POV Draco

L'avoir dans mes bras m'avait manqué aussi.

J'avais toujours du mal à croire qu'on était bien de retour ici, dans cette chambre, tous les deux, mais apparemment, c'était bien la réalité.

Il me relâcha quelques minutes plus tard et dégagea un tiroir de sa commode pour que je puisse y mettre les quelques affaires que je possédais. Le geste me toucha profondément et je ne pus m'empêcher de sourire comme idiot.

Molly nous apporta un plateau repas qu'on eut le droit de manger dans la chambre et nous allâmes ensuite nous installer dans le lit de Ron.

Nous étions allongés sur le côté, face à face, nos jambes entremêlées et nos mains parcourant le corps de l'autre. Ron ne cessait de me toucher et de m'embrasser et ça me faisait un bien fou. Mon loup n'avait jamais été aussi joyeux, si bien que si j'avais été dans ma forme animale, j'étais à peu près sûr que j'aurais ressemblé à un de ces chiens idiot, la langue pendante et la queue qui remue frénétiquement. Ron avait disparu pendant plus de deux ans et j'avais très envie de savoir ce qu'il avait fait, mais même si j'avais un peu peur de sa réponse, je me décidai finalement à poser la question.

- Dis, je me demandais... tu as fais quoi, pendant tout ce temps ?

Il sembla soudain triste et souffla, détournant les yeux :

- Je... je préfère ne pas te faire souffrir plus que je ne l'ai déjà fait.

- Ah... je vois. Fais pas cette tête-là Ron, ce n'est pas grave.

- Je m'en veux quand même, fit-il en venant caresser mon nez du sien.

- Tu n'as pas à t'en vouloir. Tu voulais être heureux et tu voulais être sûr de ce que tu faisais. Moi aussi je voulais, je veux que tu sois heureux. Et je comprenais ta décision alors... je ne t'en ai jamais vraiment voulu tu sais. Et je ne t'ai pas posé cette question pour souffrir ou te faire souffrir c'est juste... tu as passé du temps loin de moi et je n'ai aucune idée de ce que tu as bien pu faire, si tu as été heureux, blessé. C'est juste ça. Mais si vraiment tu ne veux pas m'en parler, alors d'accord, ce n'est pas grave.

- Je vais te raconter dans ce cas, souffla-t-il, je te dois bien ça. Je suis parti chez mon oncle au Canada. Là-bas, j'ai vite traîné avec les amis de mes cousins pendant quelques semaines, ne faisant rien d'autre de mes journées. Puis, un ami de mon oncle m'a proposé de travailler dans sa boutique. J'ai accepté et j'ai commencé à travailler pour lui. J'ai vite fait la connaissance de sa fille, Maurine. Et... et...

Maurine, quel prénom affreux. Je me doutais de ce qu'il s'était passé ensuite, mais je voulais tout de même l'entendre de sa bouche.

- Ah et tu... tu étais amoureux d'elle ? C'est ça que tu ne veux pas me dire ? Je peux l'entendre si c'est le cas, je peux le comprendre.

Est-ce qu'il allait retourner vers elle ?

Et si un jour il se rendait compte qu'il voulait des enfants, est-ce qu'il me laisserait pour elle et sa fécondité ?!

Mon loup commença à angoisser mais je m'incitai au calme. Pour l'instant, Ron était là, avec moi. Et il m'avait dit qu'il m'aimait, deux fois. Il ne me l'aurait pas dit s'il ne le pensait pas.

- Non, je n'étais pas amoureux d'elle, c'est en partie pour ça aussi que je suis revenu, je me croyais incapable d'aimer. Et oui, après qu'elle m'ait tournée autour pendant un temps, j'ai fini par me mettre avec elle. Mais... ce n'était pas pareil et j'ai été voir ailleurs dans son dos. Je m'en veux encore pour ça, mais j'avais besoin de ressentir autre chose que du simple plaisir.

- Je vois.

Alors il avait couché avec quelqu'un d'autre. Mais pas seulement avec Maurine, avec plusieurs personnes.

Mais il n'en avait aimé aucun, n'est-ce pas ?

Je pouvais vivre avec ça. Je n'avais pas vraiment le choix de toute façon. Et puis, j'avais été son premier et ça, personne ne me l'enlèverait. Pas même Maurine.

Je me collai totalement contre lui, torse contre torse et posai mon nez contre son cou, là où je l'avais marqué plus tôt. Le loup y pensait depuis que Ron était revenu, pensant qu'ainsi, ce dernier ne serait peut-être plus en mesure de partir, mais il n'avait rien fait avant que Ron n'avoue m'aimer. Il avait complètement accepté le lien cette fois-ci, pas seulement le plaisir que notre relation lui apportait et je n'avais pas pu m'empêcher de le mordre. Il s'était d'abord tendu et j'avais eu peur d'y avoir été trop fort mais ensuite, il s'était accroché à moi et maintenant, j'avais juste envie de recommencer, encore et encore. Je léchai la marque plusieurs fois et Ron gémit contre mon oreille, me faisant instantanément vouloir en entendre plus, en sentir plus.

Je laissai ma main glisser contre son flanc avant de le pousser quelque peu pour pouvoir me retrouver au-dessus de lui, en appui sur une main. J'ancrai mon regard dans le sien et tout ce que je pus y voir était de l'acceptation et du désir. Je grognai de contentement puis reposai ma bouche contre son cou et laissai mes mains l'explorer.

Il recommença à gémir et je retournai l'embrasser, souriant contre ses lèvres.

Ron était revenu et moi, j'étais de nouveau heureux.

OoOoOoOoO

Me souvenant soudainement qu'aujourd'hui était la pleine lune, je posai mon livre sur la table du salon et montai rapidement à l'étage pour prendre la potion.

Comment avais-je sérieusement pu oublier de la prendre ce matin ?

Ce n'était pas si grave cependant, on était en début d'après-midi et j'avais le temps, mais tout de même. J'avalai la potion et redescendis pour trouver Ron toujours assis dans son fauteuil, son livre posé sur ses genoux, une expression inquiète sur le visage.

- Est-ce que ça va ?! Demanda-t-il tandis que je prenais place sur l'accoudoir à ses côtés.

Je passai le bras autour de ses épaules en acquiesçant doucement et il reprit sa lecture. Je déposai un baiser dans ses cheveux avant de laisser un léger sourire flotter sur mes lèvres. Cela faisait maintenant un mois et dix jours que Ron était revenu et tout allait pour le mieux entre nous.

Ce soir, c'était la pleine lune, mais j'étais détendu, contrairement à celle du mois dernier.

En me réveillant le matin, j'avais tout de suite réalisé que c'était le jour de la pleine lune et toute ma bonne humeur s'était évaporée. Pleine lune voulait dire transformation et transformation voulait dire loin de Ron. Cela n'avait fait qu'une dizaine de jours qu'il était rentré et j'avais encore peur à ce moment-là qu'il me quitte. Je savais que ma peur était irrationnelle mais je n'avais pas réussi à m'en empêcher, les souvenirs des dernières années encore trop vivaces dans mon esprit. J'avais essayé de cacher mon angoisse toute la journée, mais plus le soleil avait baissé dans le ciel et plus j'avais été inquiet. Si bien que je m'étais retrouvé à attendre devant la porte de la salle de bains que Ron en sorte et si j'avais pu, je l'aurais accompagné à l'intérieur.

Ce jour-là, en pensant au fait que j'allais devoir partir quelques heures plus tard, mon loup s'était affolé de plus en plus et n'avait cessé de gémir dans mon esprit, refusant de quitter Ron. Parce que la dernière fois qu'on était parti sans lui, on ne l'avait plus revu pendant bien trop longtemps. Alors ma raison savait que je devais partir avant la nuit, mais mon cœur, lui, s'y était refusé. Et puisqu'il était appuyé par mon loup, ma raison n'avait eu aucune chance de prendre le dessus. Molly avait fait à dîner et nous étions passés à table plus tôt que prévu pour que je ne sois pas en retard à Poudlard. J'avais eu du mal à avaler quoi que ce soit mais j'avais fait trainer le repas le plus longtemps possible, jouant avec ma nourriture et parlant de tout et de rien. J'avais su que c'était dangereux, mais je n'avais pas pu laisser Ron, c'était hors de question. Alors, quand Molly avait souligné que c'était probablement l'heure pour moi de partir, j'avais grogné puis fondu en larmes. Ron s'était affolé et j'avais essayé de me calmer, en vain. J'avais fini par lui expliquer les raisons de mon état et il avait proposé de m'accompagner, nous étions donc finalement parti.

Severus nous avait accueilli au château et avait lancé un regard dédaigneux à Ron avant de nous inviter à le suivre. Arrivés devant la salle sur demande, je m'étais mis à trembler tellement je refusais de laisser Ron, mais quand j'avais sentis la lune amorcer la transformation, j'étais entré dans la salle. Après tout, je ne pouvais vraiment pas prendre le risque de le blesser.

La transformation avait été un tout petit peu moins douloureuse que quand mon Gryffondor était parti, mais j'avais quand même souffert, apeuré de ce que j'allais trouver, ou non, en rentrant au Terrier.

La nuit s'était terminée, après ce qu'il m'avait semblé être des siècles et j'avais été dire à Severus que tout s'était bien passé avant de courir aux portes du château. Sauf que de là, j'avais été incapable de transplaner.

Et si Ron était une fois de plus parti, pour une raison ou pour une autre ? Il avait dit qu'il resterait et ce n'était pas un menteur, mais comment pouvais-je être sûr que j'allais le retrouver en rentrant chez les Weasley ?

Une fois de plus, j'avais été irrationnel mais la fatigue engendrée par la pleine lune additionnée aux souvenirs de la nuit où Ron m'avait quitté, tout cela s'était embrouillé dans ma tête et j'avais été incapable de réfléchir correctement. J'avais donc attendu, encore et encore, incapable de me décider. Et puis, près de deux heures après l'aube, Ron s'était retrouvé devant moi, visiblement inquiet et je m'étais jeté dans ses bras, soulagé. Il n'était pas reparti, il était même venu me chercher. Nous étions rentrés au Terrier et j'avais été surpris de trouver Bill dans le salon.

Les lendemains de pleine lune, on évitait habituellement les grands voyages. Il était apparemment venu après un appel paniqué de son petit frère, inquiet de ne pas me voir rentrer et quand je lui avais demandé comment il faisait pour se séparer de Fleur pendant les pleines lunes, il nous avait expliqué qu'il ne le faisait pas. En effet, le loup-garou n'allait pas blesser son ou sa destiné, sous aucun prétexte, alors il n'y avait aucun risque à passer la nuit ensemble, ça avait même tendance à diminuer la douleur de la transformation.

Magnifique, comme s'il n'avait pas pu nous dire ça plus tôt, franchement.

Je secouai la tête en revenant à l'instant présent, après que Ron m'ait interpellé. Il avait posé son livre et me regardait, attendant visiblement quelque chose de ma part. Je me levai et le pris dans mes bras avant de m'asseoir sur son fauteuil, lui sur mes genoux.

- Je n'ai pas entendu, excuse-moi, qu'est-ce que tu disais ?

- Je disais que ce bouquin était ennuyeux. Aurais-tu une idée de ce qui pourrait ne pas l'être ?

- A vrai dire, j'en ai plus qu'une.

Je l'embrassai doucement et caressai ses flancs tandis qu'il effleurait mon visage et ma nuque de ses doigts. Je savais très bien à quoi il pensait et j'avais précisément envie de la même chose, mais je décidai de le taquiner un peu :

- On pourrait aller au lac, ou bien se promener jusqu'au saule, ou encore aller sur le Chemin de Traverse, je voudrais acheter un cadeau de Noël à ta mère et un pour Bill aussi. Après tout, c'est dans trois semaines et je ne leur ai toujours rien trouvé.

Il fit la moue et sourit ensuite tout en disant :

- Une promenade au Chemin de Traverse me convient.

Il se leva et me dit :

- J'arrive, je vais enfiler quelque chose de plus chaud.

J'attrapai son poignet et le retins puis me laissai tomber à genoux devant lui, posant mon visage contre la braguette de son pantalon. Je le sentis se tendre, littéralement et souriant, j'ajoutai :

- Ah... j'avais une autre idée aussi...

Je déposai un baiser sur son pantalon, juste en dessous de sa braguette, avant de poursuivre :

- Mais je comprends si tu veux d'abord qu'on aille se promener. Je vais chercher nos manteaux, je reviens.

J'embrassai son nez et partis rapidement à l'étage. Cette fois, c'est moi qui avais gagné.

Je récupérai nos vestes et redescendis, souriant, puis lui tendis son vêtement. Il m'adressa un regard noir et enfila son manteau rageusement.

- Tu te trouves marrant de me chauffer pour ensuite faire... ça, dit-il en indiquant les manteaux des yeux.

- C'est toi qui as dit qu'une promenade au Chemin de Traverse te convenait, si je me souviens bien, répondis-je en souriant innocemment.

Il ouvrit la bouche pour répondre, puis me sourit franchement avant de dire, tout en se plaçant devant la cheminette :

- Oui, mais après, tu m'as donné envie qu'on fasse l'amour comme des bêtes tout le reste de la journée. Mais soit, tes désirs sont des ordres.

Avant que je ne puisse répliquer, il lança une poignée de poudre et souffla « Chaudron Baveur ».

Comme des bêtes ?!

Soit.

J'allais à mon tour dans la cheminée et lançai une poignée de poudre en soufflant le nom de la taverne. Ron était deux mètres devant moi, visiblement prêt à partir sans m'attendre. Je le rattrapai en deux enjambées, l'attrapant par le bras et le tirant derrière moi jusqu'à l'une des chambres de l'étage. Je le poussai dans la pièce et fermai la porte derrière moi avant de le pousser sur le matelas. Je retirai mon écharpe que je liais autour de ses poignets afin de les attacher à la tête de lit. Il tira sur ses liens alors que je retirais mes chaussures et ma veste puis il s'exclama :

- Détache-moi espèce d'imbécile !

- Même pas en rêve, bébé.

Je retirai ma chemise, mes chaussettes et mon pantalon avant de lui enlever ses propres chaussures, chaussettes ainsi que son pantalon. Je m'assis ensuite à califourchon sur ses jambes afin de continuer à le déshabiller. Sauf que le fait qu'il soit attaché n'allait pas me faciliter la tâche. Il remarqua mon problème, car il dit :

- Tu disais quoi ? « Même pas en rêve » ? Je crois que tu vas devoir y réfléchir.

Je lui souris, puis me relevai pour récupérer ma baguette. A chaque problème sa solution. Je lançai un sort de découpe sur ses vêtements et il se retrouva bientôt en boxer et rouge de colère.

- Draco, là, ça ne m'amuse plus. Je... je... Arhgh, tu me le paieras !

Je passai ma main sur la bosse qui déformait son boxer et lui lançai un regard significatif avant d'ajouter :

- Sérieusement ?! Pourtant... de là où je suis, on dirait vraiment que tu aimes ça...

Il déglutit difficilement et je commençai à parcourir son corps de mes mains, mes lèvres, ma langue, sans jamais approcher son sexe de trop près. Il se retrouva bientôt à me supplier pour plus et à tirer sur ses liens comme un fou.

Je l'embrassais doucement puis secouai la tête, j'avais encore trois heures avant qu'on ne doive partir pour Poudlard et je comptais bien en profiter pour prendre mon temps, pleinement.

POV Ron (Un peu plus tard)

J'étais anxieux, bien que j'aie une totale confiance en Draco et en ce que Bill nous avait appris.

Je savais que je ne risquais rien, mais j'allais assister à la transformation de Draco en loup-garou. Je n'avais jamais vu ça avant ce soir mais je savais une chose : c'était douloureux. Et je n'avais pas envie de le voir souffrir.

Je sortis tout de même de la salle de bains, où j'étais passé afin de me calmer et de ne rien montrer à Draco.

Ne venions d'avoir fini de manger et allions partir pour Poudlard.

J'allai dans la cuisine et vis Draco aider maman à faire la vaisselle. Le voir avec un torchon en train d'essuyer m'excita et je me demandai si je n'avais pas un problème, à tout le temps être excité par lui.

Je me rappelai aussi que je devais lui en vouloir pour ce qu'il m'avait fait subir dans la chambre de la taverne un peu plus tôt, comment il m'avait fait languir et supplier.

Je les rejoignis, afin que cela soit terminé plus vite. Ensuite, maman et papa nous souhaitèrent de passer une bonne nuit et nous mirent à la porte.

Avaient-ils vu que j'étais moins motivé qu'au début à l'idée de passer cette pleine lune avec Draco ?

La précédente, je n'avais pas eu peur, du moins pas avant de voir que Draco ne revenait pas et de m'alarmer. J'avais immédiatement appelé Bill, avant même de penser à aller voir ce qui n'allait pas.

Je sentis une main prendre la mienne et remarquai que nous étions toujours sur le porche de la maison, dehors et que la nuit était en train de tomber.

- Tu es sûr que... enfin, tu veux toujours faire ça ? Demanda-t-il, la voix tremblante mais le visage impassible. Ce n'est pas... grave, si tu ne veux plus.

- Non, non, c'est bon. Je ne souhaite juste pas te voir souffrir, mais je viens avec toi, répondis-je en serrant sa main. Tu nous fais transplaner, ajoutai-je.

- D'accord, acquiesça-t-il.

Quelques secondes plus tard, nous étions devant les grilles du château.

Il les ouvrit et nous nous mîmes à marcher le long du chemin vers la bâtisse. C'était la troisième fois que je revenais ici et la présence de Draco m'aida grandement à ne pas déprimer.

Quand nous fûmes arrivés dans le Hall, je pus voir Snape parler à deux élèves de Poufsouffle. Il leur parlait gentiment, pas comme dans mes souvenirs où il était... le bâtard graisseux.

Il tourna la tête vers nous et je blanchis, ayant soudain peur qu'il ait pu entendre mes pensées, mais il nous fit un signe de le suivre, congédiant les deux élèves. Il nous amena à son bureau et nous servit une tasse de thé. Je bus la mienne en silence, l'entendant prendre des nouvelles de Draco. Cela était vraiment étrange de le voir réellement tel qu'il était.

Puis, il tourna la tête vers moi et me demanda :

- Vous êtes donc prêt à passer la nuit avec Draco ?

J'avalai de travers, toussotant et Draco vint rapidement me tapoter le dos. Je soufflai ensuite, reprenant ma respiration et rougissant sûrement jusqu'aux oreilles :

- Oui.

- N'ayez pas l'esprit si mal placé Monsieur Weasley. Enfin, je suppose que je comprends mieux pourquoi vous et Draco vous entendez si bien.

Il se leva ensuite, mais je ne ratais pas le sourire que Draco accorda à… son parrain parce que c'était bien ce qu'il était.

Nous le suivîmes ensuite et bien trop vite à mon goût, nous fûmes au septième étage, devant la tapisserie de Barnabas le Follet. Je fermai les yeux, ressentant une douleur au cœur. Cette salle me rappelait beaucoup trop Harry. Je frottai la larme qui coula, ne voulant pas que Snape ni Draco ne la remarque.

- Je vais demander une salle avec plus de confort, pour Monsieur Weasley.

- Merci Severus, fit Draco.

Puis, Snape fit les trois allées et venues et la porte apparut. Il nous souhaita une bonne nuit et quitta le couloir. Draco me prit la main, qu'il avait lâché pour serrer son parrain avant son départ et nous fit entrer.

La pièce était sommaire, avec juste un lit et un canapé et un matelas au sol dans un coin. Il y avait une petite fenêtre avec des barreaux et repensant soudain aux paroles de Snape, je demandai :

- Comment est cette pièce d'habitude ?

- Plus... enfin moins... meublée je dirais.

- Oh...

J'allai ensuite m'asseoir sur le canapé et tapotai la place près de moi. Draco vint s'y asseoir et se colla à moi. Je restai silencieux, ne cessant de revoir Harry nous aider à la défense, avec l'A.D. Je secouai ensuite la tête et soupirai, posant cette dernière sur l'épaule de Draco.

Je me sentais mal ici, trop de souvenir, trop de peine. Mais je ne voulais pas mettre Draco dans le même état que la dernière fois car j'étais sûr qu'à chaque pleine lune, il allait avoir peur que je me sois enfui. Et je le comprenais.

- Il ne me reste que quelques minutes.

- Hum... okay, que dois-je faire ? Demandai-je.

Il se figea et avant de grogner :

- Bill ne t'a rien dit ? Parce que moi, il m'a juste dit, je cite « fais comme d'habitude et tout ira bien » alors... je pensais qu'il t'avait parlé.

- Non, il ne m'a rien dit, avouai-je. Je suppose que je dois juste attendre.

- Hm... Sûrement. Installe-toi sur le lit alors et moi, je vais aller là-bas, soupira-t-il en indiquant le coin opposé de la pièce. Juste au cas où, tu sais, pour la transformation et s'il te plait, ne t'approche pas avant que ce ne soit terminé. Peu importe combien je... enfin, combien je peux sembler avoir mal, d'accord ?

Je hochai la tête, la gorge nouée. Il déposa un rapide baiser sur mes lèvres et se leva. Il commença à se déshabiller et je me levai à la hâte, le stoppant en prenant ses mains dans les miennes.

- Laisse-moi faire.

Il sembla réticent, sûrement la peur de se transformer si près de moi, alors je l'embrassai tout en disant :

- S'il te plait, laisse-moi faire.

- Je ne suis pas sûr que... rah, comme tu veux, s'emporta-t-il, mais quand je te dis de t'éloigner, tu le fais ! Merci, ajouta-t-il plus calmement en me souriant doucement.

Je lui souris en retour et commençai à retirer sa robe de sorcier, puis je déboutonnai sa chemise. Je la laissai ensuite tomber au sol. Je défis sa ceinture puis son bouton et sa braguette. Je fis glisser son pantalon tout en embrassant ses jambes et murmurant :

- J'aimerais te voir porter un jean un de ces jours, je suis sûr que cela t'irait bien.

- Hm... Tout ce que tu veux.

Je soulevai ensuite sa jambe gauche et retirai sa chaussure ainsi que sa chaussette, avant de faire pareil du côté droit. Je retirai finalement son pantalon et en dernier son sous-vêtement. Je remarquai qu'il ne bandait pas et cela me fit comprendre une fois de plus que ce moment était important et peut-être dangereux. Je remontai en l'embrassant, évitant son sexe inactif. Quand ma bouche fut sur la sienne, je me rendis compte qu'il se pinçait les lèvres.

Il murmura ensuite, tout en posant sa main sur mon torse et en me poussant légèrement :

- S'il te plait Ron, retourne là-bas maintenant. Je ne pourrais pas supporter de te blesser.

Je ne le voulus pas et secouai la tête tout en me rapprochant de lui. Je me retrouvai incapable de le laisser seul maintenant, comme si une part de moi était en colère qu'il me demande ça. Je tentai de le prendre dans mes bras, mais comme rarement voir jamais, il se déroba et me lança un regard furieux avant de dire de manière plus autoritaire :

- J'ai dit va là-bas Ron ! Il est hors de question que tu restes aussi près de moi.

J'allais lui dire que non, mais il recula, jetant soudain un regard alarmé à la fenêtre et avant que je ne comprenne, il gémit, se tordant de douleur. Je fis un pas en avant, avant d'en faire deux en arrière quand je croisai son regard doré et furieux.

Je sentis mes mains trembler et mon cœur tenter d'exploser en le voyant là, souffrir et gémir. Je vis son corps se déformer, entendis ses os se briser. Il criait et se pliait, gémissant. Son bassin de disloqua et son cri me broya le cœur. Je vis ensuite son corps se reformer en forme lupine. Sa tête se modifia et bientôt, je pus distinguer un museau et une mâchoire plus proéminente. Puis, ses bras et ses jambes devinrent des pattes sous d'autres cris de douleurs.

Je sentis les larmes couler, me sentant impuissant face à ce que subissait Draco. J'aurais voulu qu'il n'ait jamais à vivre ça, puis une petite voix me dit que si cela avait été le cas, jamais nous ne serions ensemble.

Je fermai les yeux après avoir vu la fourrure grise se former et son corps s'allonger. Je pouvais entendre le bruit des os qui se remettaient en place et ces sons me donnaient envie de vomir.

Puis, je n'entendis plus rien et ouvris les yeux. Je tombai sur deux yeux dorés et un loup immense devant moi. Il devait bien dépasser les un mètre cinquante de hauteur, une fois sur ses pattes.

Il grogna et secoua la tête avant de se passer la langue sur les dents. Il lécha ensuite ses pattes et tourna sur lui-même puis posa de nouveau son regard sur moi.

J'eus peur, là, devant lui. Il grogna de nouveau puis baissa l'avant de son corps, posant sa tête entre ses pattes avant. Il gémit soudain et passa sa langue en dehors de sa bouche, ou plutôt sa gueule et je ris soudain en voyant sa queue remuer.

Je compris que Bill avait raison, qu'il ne me ferait pas de mal. Je m'approchai alors et, réticent malgré tout, avançai ma main. Il jappa et je pris ça pour un encouragement. Je posai mes doigts sur sa fourrure grise et la chaleur de son corps me fit frissonner. Je me mis à la caresser et il gronda avant d'aboyer. Je souris en m'asseyant au sol et commençai à caresser son corps de long en large. Il tourna la tête vers moi et ses yeux si lupins me firent pencher la tête sur le côté.

- Est-ce que tu me comprends ?

Il pencha sa tête de la même façon que moi puis jappa, je pris donc ça pour un oui.

Je souris et me relevai, allant vers le lit. Je m'y allongeai et dis :

- Allez viens, on sera mieux ici.

Il fut sur le lit en moins de temps qu'il ne m'avait fallu pour le dire et il s'allongea, posant sa tête sur mon torse.

Je recommençai mes caresses, l'observant.

Je ne pouvais l'imaginer faire du mal à quelqu'un dans cette apparence si magnifique. Mais je ne devais pas oublier que s'il était lâché dans la nature, il tuerait tout ce qu'il trouverait sur son passage. Je grimaçai et sentis soudain une langue lécher mon bras.

- Ça va, je n'ai rien.

Il jappa et reposa ensuite sa gueule sur mon torse. Bien malgré moi, je sentis la fatigue arriver un moment plus tard et tout en laissant ma tête reposer sur le côté alors que la sienne venait se placer à quelques centimètres de la mienne, je fermai les yeux, murmurant que je l'aimais, avant de sombrer dans le sommeil.


Nous espérons que ce septième chapitre vous a plu. N'hésitez pas à nous donner votre avis, nous ne mordons pas :p
Abby and Jes