Bonjours! Voici LE chapitre 7 ! J'ai mis du temps à l'écrire, parce que je suis un peu tombée en panne d'ordi... Bref, se ne sera pas le dernier chapitre, mais je ne sais pas combien il y en aura après celui-ci! Je m'excuse par avance du sadisme proposé, et je vous laisse découvrir la bête!

Réponse à Pier: Merci beaucoup! L'orthographe et moi on est pas copines... Alors euh pour les explication scientifiques je vias pas m'étaler, juste j'ai décidé que la boucle s'arrêtait, donc elle s'arrête ^^ J'ai jamais été doué en science donc c'est l'explication la plus logique pour mon pauvre petit cerveau! Malheureusement pour Jack, la boucle ne reprendra pas et il va devoir assumer son manque de tact avec Carter! Et oui il est vraiment pas fin, mais je l'aime bien comme ça^^ En tout cas merci pour ton message!

Réponse à Sa: Merci ( une certaine personne trouve que je suis sadique avec les lecteurs...), la suite est là alors, bonne lecture^^

Disclaimer: rien ne m'appartient malheureusement, j'écris pour le plaisir de mes amis et le mien donc je ne touche pas d'argent!

Chapitre 7 :

Trois semaines s'étaient écoulées depuis cette nuit-là. Celle qui avait clôturé une histoire qui n'avait jamais vraiment commencé. L'ambiance au sein de SG1 était lugubre et électrique. Daniel et Teal'c s'efforçaient de garder un minimum d'unité, mais Sam et Jack étaient d'un tout autres avis. Alors depuis deux semaines environ, les deux compères de malheur se partageaient entre leur major et leur colonel mangeant tous séparément et évitant le plus possible de laisser les deux militaires dans la même pièce plus de temps qu'il n'était nécessaire. Mais même avec tous leurs efforts, l'inéluctable s'était produit. Leur dernière mission avait très mal tourné. Jack avait voulu régler un problème d'égaux, et Sam n'était alors visiblement pas d'humeur (comme souvent ces temps-ci). Depuis O'Neill, se baladait avec un œil au beurre noir, punition pour avoir parlé du devoir féministe exaspérant que certaines femmes de la base accomplissaient environ mille fois (il avait été gentil) par jour. Carter s'était senti visé bien évidemment et avait frappé. Juste une fois, elle avait repris son self-contrôle à la seconde où son poing avait heurté Jack. Il avait hurlé, et elle ne s'était pas démontée. Leur joute verbale était de plus en plus violente, et Jack avait failli l'insulter. Merci mon Dieu, il avait réussi à se retenir, sinon il en était certain, il aurait eu le droit à bien pire qu'un cocard. Il n'empêche qu'Hammond avait voulu savoir ce qu'il s'était passé, et Jack avait été obligé de dire la vérité ce qui avait valu à Sam un détour par la case bureau de tonton Georges. Pas cool s'était-il dit. L'ambiance était donc plus que tendue. C'est pour ça que quand Walter était venu le trouver en lui demandant de se rendre dans le bureau du Général immédiatement, par ordre de celui-ci, il y avait été et au pas de course s'il vous plaît. Il hésitait à frapper. La dernière fois qu'il avait discuté avec Hammond, il s'était montré sous son jour sentimental et vulnérable, et il avait détesté ça. Sauf qu'il n'eut pas le loisir d'hésiter plus longtemps puisque le chef de la base venait d'ouvrir la porte et lui faisait maintenant signe de renter. Ce qu'il fit. Il se plaça devant le bureau le dos droit comme un I, attendant un quelconque ordre de la part de son commandant. Hammond n'était pas pressé, il prit le temps de refermer la porte et de venir s'asseoir sur son fauteuil. Il dévisagea son bras droit durant à peine une poignée de secondes, qui parut interminable pour Jack.

-Asseyez-vous Jack.

Le ton n'était pas froid, ni impersonnel juste résigné.

-Je suis désolé de vous avoir fait venir mon petit, mais nous avons un problème.

Le colonel se tendit de nouveau, il lui avait déjà dit qu'il ne porterait pas plainte contre Carter, car il avait mérité de prendre son poing en pleine face. Alors qu'est-ce donc cette nouvelle si problématique que Georges avait à lui annoncer ? Il resta muet attendant la suite avec appréhension.

-J'ai trouvé ceci il y a moins d'une heure, il désigna une enveloppe posée sur le bureau. Il s'avère qu'après environ une bonne dizaine de relectures, je ne comprends toujours pas pourquoi cette lettre s'est retrouvée ici. Alors j'aimerai, colonel, que vous m'éclairiez.

Il lui tendit la lettre. Jack n'était pas sûr de ce qu'il devait faire. Après tout il n'avait aucune idée de ce dont il était question dans ce foutu bout de papier. Mais, l'écriture fine et ronde qu'il connaissait si bien ne lui laissa pas le choix. Bon Dieu Carter. Qu'avait elle encore fait…

Il prit la lettre et la déplia. Il eut un choc. Il ne pouvait croire ce qu'il était entrain de lire. Et pourtant c'était inscrit noir sur blanc. Elle demandait une mutation en zone 51 ou au Pentagone. Et si sa demande ne pouvait être acceptée, elle donnerait sa démission. Ces raisons étaient floues pour tout autre lecteur, mais pour Jack, elles étaient limpides comme de l'eau de roche. C'était en partie de sa faute, et de la sienne aussi. L'ambiance étouffante la faisait suffoquer, et leurs attitudes respectives la rongeaient. Elle évoquait le désir de vouloir s'éloigner du danger du terrain, ne supportant plus la pression. Les hauts gradés auraient pu avaler cette histoire, mais pas Jack, et Hammond non plus apparemment. Carter était la femme la plus forte qu'il connaissait, elle ne craquait pas sous la pression, et même si elle avait peur, elle exécutait les ordres. C'était un soldat exemplaire et plus que compétent. Alors, il n'avait pas cru un seul instant les sornettes dont était farcie cette lettre. Il déglutit difficilement. Georges avait un regard inquisiteur. Ils ne savaient tous deux comment réagir. Ils ne pensaient pas que la situation avait atteint un tel paroxysme. Et pourtant la preuve était là.

-Je l'ai mise en congé pour une semaine environ, mais d'après ce que m'a dit le Docteur Jackson, il semblerait que le major Carter soit entrain de faire ses cartons. Je ne sais pas ce qu'il s'est produit Jack, mais vous devait l'empêcher de faire la plus grosse connerie de sa vie. Remarquez, la seconde plus grosse connerie de sa vie. La première fut de tomber amoureuse de vous, mais nous savons tous que nous ne contrôlons pas nos sentiments. Alors, Jack je vous en supplie, bougez-vous ! Je ne veux pas perdre un de mes meilleurs éléments, ni ma nièce. Et vous ne voulez pas la perdre non plus. Et pourtant, vous la laissez s'échapper un peu plus à chaque instant. Je ne suis pas aveugle Jack, je sais que quelque chose s'est brisé entre vous, mais il est encore temps de ramasser ce qui peut-être sauvé.

Son ton avait été suppliant. Il savait qu'un lien fort unissait son second et le Général. Il ne voulait pas décevoir Georges. Il acquiesça, se leva et sortit du bureau. Il avait déjà fait ce même chemin quelques semaines auparavant. Alors, il se mit à courir comme un fou, traversant la base en un temps record. Il ne voulait pas laisser une nouvelle fois Sam partir. Il ne voulait pas la louper cette fois-ci. La porte de son labo était ouverte. Une chance de plus. L'espoir emplit sa poitrine d'un souffle nouveau. Mais la désillusion le frappa plus vite qu'il ne l'aurait cru. Elle n'était plus là. Tous étaient bien rangés. Ses classeurs et ses documents classaient par ordre alphabétique, comme elle aimait le faire. Mais ses objets personnels n'étaient plus qu'un vague souvenir dans cette pièce. Un rocher tomba au fond de son estomac, sa respiration se fit archaïque. Les effluves de son parfum fruité demeuraient encore dans la pièce, mais il savait que ce n'était maintenant plus qu'un souvenir, comme tout le reste. Comme Carter. Il s'avança dans le labo, son labo à elle, espérant la voir sortir d'un placard en criant surprise. Mais non rien de tout cela ne se fit. Il se sentait tomber, et pourtant il était toujours bien campé sur ses pieds. Son regard scrutait la pièce. Il tomba sur le seul petit bout de papier qui n'aurait pas dû être là. Son cœur repartit. Il s'avança et tendit la main. S'était son écriture la sienne. Et mieux encore s'était son nom à lui qui était tracé dans ses délicates et pourtant si voluptueuses boucles noires. Le bout de papier était trop petit pour que se soit une lettre. La peur lui saisit les tripes, qu'était-il donc inscrit dans ce si petit bout de papier blanc ? Il l'ouvrit délicatement.

Le parc, 21h00.

C'était tout. C'était peu, et pourtant cela signifiait tellement de choses aux yeux de Jack. Il regarda sa montre. 19h00. Il devait se dépêcher. C'était son ultime chance de lui parlait, de lui avouait. De se mettre vraiment à nu devant elle. De lui dire ces trois petits mots qui pourraient, espérait-il, tout changer. Alors sans un regard en arrière il se précipita vers les vestiaires, le petit mot toujours serré dans sa main, tel un talisman porte-bonheur.


Général Hammond


Major CARTER Samantha
5220 Alteza Dr
Colorado Springs
CO 80917
États-Unis

Général Georges HAMMOND
Base de Cheyenne Moutain
101 Norad Rd
Colorado Springs
CO 80906
États-Unis

Objet : demande de transfert.

Colorado Springs, le 1er septembre 2000.

Général,

Je viens par la présente vous exposer mon souhait de transfert de la base de Cheyenne Moutain, vers un poste en zone 51 ou au Pentagone. En effet, après avoir donné un peu plus de cinq ans de ma vie au projet Porte des Etoiles, j'aspire maintenant à une vie plus calme. Le stresse causé par nos multiples missions étant devenues insupportable, j'aimerais retrouver une vie plus « normale ». Je suis fière d'avoir participé au projet, et de l'avoir accompagné durant ces quelques années. Mais en tant que scientifique, il me semble que ma place se trouve désormais sur Terre, afin d'aider à la compréhension et à l'utilisation des artéfacts ramenés de mission par les équipes SG. J'aimerais également prendre un statut civil au sein de ma nouvelle affectation. L'US Air Force n'étant plus une de mes priorités. Je tiens à vous faire également par qu'en cas de refus de votre part, je me verrai dans l'obligation de donner ma lettre de démission. J'ai le plus grand respect pour vous Général, et pour vos hommes, mais le SGC m'a apporté tout ce qu'il avait à m'apporter, ma présence entre ses murs n'est maintenant plus requise.

En comptant sur votre diligence et votre compréhension, je vous prie d'agréer mon Général, l'expression de mes salutations distinguées.

Major Samantha Carter.


Elle venait de lire une nouvelle fois sa lettre, pas vraiment sûre d'elle. Mais c'était la seule chose qui lui restait à faire. Elle se sentait étouffée. Elle ne vivait plus, ne prenait plus plaisir à faire ce qu'elle aimait autrefois faire. Alors elle s'était décidée. Elle plia sa demande de transfert et la fourra dans l'enveloppe vierge qui traînait sur son bureau. Elle inscrivit le nom de Georges Hammond dessus, et partit en direction du bureau de celui-ci pour lui remettre. Il n'était pas là, alors elle posa délicatement cette foutue enveloppe sur le grand meuble en bois. Elle n'était pas en colère, ni même triste. Elle avait finit par comprendre. L'espoir l'avait tué, l'amour aussi. Alors elle partait. Elle ne pouvait supporter de marcher dans ses couloirs qui lui rappelaient tant de souvenirs, devant cette pièce dans laquelle elle avait scellé son avenir sans s'en rendre vraiment compte. Elle ne pouvait travailler l'esprit en paix quand tout lui rappelait cet homme. Elle était comme prisonnière, et elle ne supportait plus cette situation. A peine arrivée dans son bureau, elle entendit le téléphone sonné. C'était le Général, qui lui demandait pourquoi. Il avait lu la lettre, il savait, elle n'avait pas à lui donner d'explications supplémentaires, ou du moins les vraies raisons de sa fuite. Car c'était belle et bien une fuite. Il lui donnait une semaine de vacances, pour réfléchir. Mais elle avait déjà réfléchi. Elle avait exploré toutes les possibilités. Et celle-ci était la moins destructrice selon elle. Enfin, s'il restait encore quelque chose à détruire. Elle finissait ses cartons. Daniel et Teal'c étaient sur le seuil de son labo. Elle ne leur accordait aucun regard. Elle aurait peut-être pleuré sinon.

-Sam je vous en prie…

C'était une supplique. Elle ne se retourna pas, se contentant de lever les mains au ciel en signe de défaite. Quoi qu'elle dise, elle avait perdue. Et lui il avait gagné, il l'avait tué. Peut-être sans le vouloir, mais le mal était fait. Les pas de ses amis s'éloignant la firent soupirait. Elle attrapa un bout de papier. Tous étaient rangés. Il ne lui restait qu'une chose à faire.

Le parc, 21h00.

Simple. Il comprendrait. Elle devait lui dire. Lui expliquait. C'était plus fort qu'elle. Elle lui devait la vérité, quitte à le détruire lui aussi un peu plus. Elle sourit. Ils se détruisaient mutuellement, se blessaient, se torturaient, tout ça parce qu'ils s'aimaient. Non parce qu'elle l'aimait. Il ne lui avait jamais dit ces trois petits mots. Il lui avait juste fait comprendre, qu'il « tenait à elle bien plus qu'il n'était censé le faire ». Elle plia le papier, et y apposa un seul mot de plus : « Jack ». Il comprendrait, elle en était certaine. Il était bien plus intelligent que ce qu'il ne prétendait, et elle le savait. Et il savait qu'elle savait. Leur boucle serait bientôt bouclée. Elle était maintenant dans l'ascenseur. La dernière fois se dit-elle. Elle ne reviendrait pas. Elle déverrouilla sa voiture et y monta. Le CD se mit en route, Hozier. Elle adorait ce type vraiment. Elle se rappelait l'avoir fait écouter au colonel une fois. Il avait rit en disant que les paroles de ses chansons étaient vraiment étranges. Elle avait sourit. Elle avait fait un « spécial Jack » et leurs regards s'étaient accrochés. Ces moments lui manquaient. Mais elle devrait apprendre à vivre sans maintenant. A vivre sans lui, mais aussi sans Daniel et Teal'c, sa famille. Ce sera douloureux, mais elle y arrivera. Elle était Samantha Carter après tout. Elle entra chez elle, se servi un verre de vin et attendit l'heure fatidique. Elle n'aurait qu'a traversé la rue et elle déboucherait dans ce parc. Elle s'assiérait alors, et attendrait. Elle attendrait la fin de cette boucle. La fin de ce qu'ils auraient pu construire, mais qu'ils n'avaient jamais débuté, par peur de se perdre l'un l'autre dans cette folie destructrice qu'est l'amour passionnel.