Rating : M

Pairing : SS/OC

Disclaimer : Les personnages appartiennent à Joe K. Rowling, mis à part l'OC dont je suis propriétaire (il est à moi, mais je l'offre à Snape).

Note de l'auteur : Je ne prends pas en compte les tomes 6 et 7. Voldemort est… a passé l'arme à gauche, Snape n'est pas un traître (heureusement) et Dumbledore est vivant (malheureusement).

Réponse aux Reviews :

~ Pokizina : Merci d'apprécier ma fic, ça me fait plaisir. XD Pour la bande de méchant, 'va falloir attendre les autres chapitres. Tu supposes donc très bien (« Entre ami, on peut très bien se… supposer » dixit françois pérusse, les deux minutes du peuple X3). =P

Merci à tous les lecteurs d'aimer ce que j'écris, cela me fait chaud au cœur. Voici donc le chapitre 7. J'espère qu'il répondra à vos attentes et que vous l'apprécierez autant que les autres. ^^

Enjoy !

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Severus Snape en avait assez et voulait crier « Stop ! », que cela suffisait. Cela faisait la seconde fois en deux jours qu'il se réveillait avec un corps collé contre lui. Et pas n'importe quel corps, en plus de cela ! Il s'agissait ni plus ni moins de son invité forcé. Le professeur de potion était bloqué. En effet car le jeune homme, en plus de se lover contre lui, avait résolument posé sa tête au creux de son épaule et ses mains étaient placées sur son large dos, l'empêchant ainsi de bouger. A croire que le garçon le prenait pour un oreiller. Et pour couronner le tout, il s'était éveillé avec une main dans ses longs cheveux blancs et l'autre sur sa fine nuque. Que diable c'était-il donc passé ? Il souhaitait bien le savoir. Profondément gêné –et cela était chose rare- et irrité, il se mit à prier Merlin pour que le pianiste se réveille le plus vite possible. Il avait réussit à éviter l'érection matinale, mais il ne fallait pas pousser non plus.

A son plus grand bonheur, il sentit le corps frêle contre lui remuer doucement. Il sentit ses mains graciles glisser doucement sur ses épaules et sa tête reculer doucement. Les deux hommes encore mal réveillé se regardèrent fixement. Le directeur de Slytherin fronça les sourcils à la vue des yeux bouffis de son vis-à-vis comme s'il avait pleuré. Que diable c'était-il donc passé ? Celui-ci s'était quelque peu redressé et regardait son hôte qui avait à l'instant un regard des plus interrogateurs. Aucune parole n'était prononcé, leurs bouches étaient encore pâteuses. Puis, sans que l'on s'y attende, le fils Emrys plongea son visage dans le cou de l'homme froid qui se crispa et ne fit aucun geste, totalement surprit et tétanisé.

Enfoiré de Merlin ! Jura-t-il intérieurement.

-Je sais que je vous dérange mais, s'il vous plaît, laissez-moi rester quelques instants ainsi, souffla Yuzael. J'ai fait un horrible cauchemar.

L'enseignant ne répondit rien, donnant le feu vert à son invité forcé. Il retira tout de même ses mains et les plaqua le long de son corps, ne voulant inciter le garçon à prendre tout son temps. Il haussa un sourcil lorsqu'il entendit le fils Emrys poser une question impromptue. Il avait un certain don pour dire des âneries…

-Vous jouez du piano depuis combien de temps ?

-Je ne vois pas en quoi cela vous concerne, monsieur Emrys. N'oubliez pas que vous êtes ici parce que l'on a jugé bon –selon certains- de m'imposer votre présence. Alors, je vous prierai de garder vos questions stupides pour vous.

Il avait été brusque, il le savait. Mais comment réagir lorsque nous sommes habitués à vivre seul durant de longues années. Ignoré, et la plupart du temps hait, n'avoir personne sur qui compter, n'avoir personne à aimer. L'homme avait eut une amie autrefois, mais leur amitié s'était brisé lorsqu'il avait fait le mauvais choix. L'homme brun était accoutumé à la solitude, à dormir seul dans un grand lit. Et voilà qu'un jour, il se devait de veiller sur un jeune homme à la santé fragile. Il ne pouvait s'acclimater du jour au lendemain à une présence autre que la siennes en ses lieux. Le directeur des vert et argent repoussa le pianiste et s'assit, s'éloignant de lui d'un bon mètre. Il voyait bien que son invité forcé était vexé, voire même attristé. Mais il ne pouvait s'accorder un instant de faiblesse, ce n'était pas dans son caractère. On ne se remettait jamais d'une guerre qui vous obligeait à interdire toute vie sociale pour leur sécurité, à ne rien laisser paraître sur son visage.

Sans aucune parole, l'enseignant sortit de son lit et s'en alla prendre sa douche matinale. Il en avait grand besoin car se réveiller deux fois avec un corps assez attirant –il ne se l'avouerait jamais- était difficilement supportable après une très longue période de célibat. Ne voulant ni se brûler, ni se geler, il opta pour se laver avec de l'eau tiède. Il était sadique et non masochiste. Il détestait souffrir et préférait se réfugier dans sa carapace plutôt que d'être victime d'une brimade. Au bout dix minutes, il sortit de la salle de bain et se dirigea vers sa cuisine personnelle où il découvrit le jeune homme en train de tenter à chauffer le bois. Soupirant, il lança un Incendio afin de lui permettre de préparer enfin le petit-déjeuner. Il vit le fils Emrys faire un petit bon de surprise à la vue du feu apparaissant subitement, il n'était pas habitué à son nouvel environnement. L'homme brun regardait avec un sourcil haussé le garçon préparer à manger en l'ignorant royalement. Tout aussi silencieusement, ils finirent par s'attabler et à déguster le repas. Le repas finit, le pianiste se leva brusquement et déposa ses couverts dans le levier. Le professeur examinait le comportement étrange au garçon aux longs cheveux blancs tressés.

-Gomme de Limace, fit le directeur de Slytherin.

D'abord surprit d'entendre ces trois mots qui sonnaient étrangement dans la bouche de l'homme, il le fut encore plus lorsqu'il aperçu la gargouiller s'écarter et laisser place à un escalier en colimaçon. Il sortit de son étonnement et suivit l'homme qui montait déjà les escaliers et pénétrait dans la pièce sans prendre la peine de toquer à la porte. Le garçon examina avec effarement la salle circulaire dans laquelle il se trouvait. Il s'y trouvait plusieurs tables aux pieds fins supportant divers curieux objets en argent dont il ne pouvait définir leurs utilités et semblant émettre de petites volutes de fumée et bourdonner. Les murs étaient recouverts de tableaux représentant des personnages soit qui le dévisageaient, soit qui dormaient. Il ne put en voir plus que le directeur prit la parole, attirant ainsi son attention :

-Je suppose que nous pouvons y aller, monsieur Emrys ?

-Euh… oui, pardon. Répondit-il gêné.

-N'ayez crainte. Tout ce que vous aurez à faire, c'est d'avancer vers le feu. Le professeur passera en premier afin de vous montrer, fit le vieil homme.

Sous ses exorbités, l'enseignant entra dans la cheminée, prit une pleine poignée de poudre grisâtre et parla d'une claire et forte :

-Ministère de la Magie !

Et disparut dans des flammes vertes. Albus incita le garçon à le suivre et tous deux se dirigèrent dans l'âtre et Yuzael sentit le feu lécher son corps sans le brûler et, sans qu'il puisse le comprendre, il se rendit compte qu'ils étaient dans un endroit autre que celui du vieillard au regard malicieux. Celui-ci semblait attristé de remarquer le que les deux hommes s'ignoraient, faisant comme si l'autre n'existait pas. Il distingua même une mine triste venant du plus jeune, mais il mit sur le compte de la perte subite de ses parents. Avançant à pas rapide, le fils Emrys n'avait le temps de détailler les lieux, sauf que les murs étaient noirs et que de nombreuses personnes apparaissaient comme par magie. Les trois hommes traversèrent de nombreux couloirs et descendirent de nombreux étages afin de s'arrêter au niveau 9 –Le Département des Mystères d'après ce qu'avait précisé le vieil homme. Ils se dirigèrent vers une porte noire et Dumbledore toqua trois fois à la porte. Sous un « Entrez ! » sonore, le directeur d'Hogwart ouvrit le passage et pénétra dans la salle dépourvue de fenêtre et remplie de parchemins.

-Veuillez nous excuser de vous déranger, Croaker. Mais je vous amène un cas intéressant, fit Albus.

-Allons, Albus. Vous ne me dérangez pas, bien au contraire, répondit l'homme d'un ton qui se voulait jovial. Installez-vous, mon elfe de maison va vous préparez du thé. Laffy !

Sursautant sous ce cri quelque peu bestial, le jeune homme s'assit brusquement lorsqu'il vit un être des plus étranges apparaître dans un « Pop ». D'après ses souvenirs quelques peu confus, il s'agissait d'un elfe de maison. Celui-ci regardait son maître, attendant les instructions qui demanda d'apporter du thé pour quatre personnes. De la même manière qu'il était apparu, l'être disparu. Le plus âgé s'assit sur une chaise et l'enseignant l'imita sans piper mot. Le susnommé Croaker posa sa plume d'oie dans l'encrier et s'enfonça à son aise dans on fauteuil usé et grinçant à chaque mouvement.

-Alors, Albus. Quel est donc ce cas intéressant que tu m'as amené ? Demanda-t-il.

-Eh bien…

L'ancien professeur de métamorphose fur coupé par l'elfe de maison nommé Laffy qui apportait les collations. Après avoir posé le plateau sur une chaise libre, l'esclave –parce que s'en était un- se retourna pour regarder brièvement les trois visiteurs. Quelle ne fut pas son effroi lorsque ses yeux globuleux et bleu se posèrent sur le jeune homme. Sans que les hommes présents dans la pièce ne comprennent pourquoi, ils virent l'être pousser un cri de terreur dès qu'il vit Yuzael et disparaître aussitôt avec le « Pop » habituel.

-Intéressant, fit remarquer Croaker après une longue minute de silence.

Se levant de son siège, l'homme se dirigea vers une vieille armoire quelque peu branlante et ouvrit l'un de ses portes dans un bruit grinçant, preuve de son authenticité. Il en sortit un étrange objet qu'aucun des deux sorciers ne surent la décrire ni lui en donner un quelconque usage. Pour le pianiste, la chose avait des airs de lampe magique qu'il avait vue dans un vieux dessin animé nommé « Aladin ». Il savait également que l'on pouvait également utiliser ce genre d'ustensile comme lampe à huile, mais cela dégageait une forte mauvaise odeur. L'homme travaillant dans le Département des Mystères lui demandant –ou plutôt, lui ordonna- de frotter l'étrange lampe. Se demandant si le but était de faire sortir un génie, Yuzael s'exécuta non sans une légère appréhension. Dans la seconde qui suivit le lent frottement, une douce volute de fumée bleutée sortit de l'engin, puis ce fut une fine fumerolle à la couleur violette qui s'en échappa. Croaker fit des allers-retours de ses yeux, allant de la lampe au garçon qui se tortillait sur sa chaise, mal à l'aise.

-Mais… Qu'êtes-vous donc ? Souffla Croaker.