Bonjour !
Je m'excuse tout d'abord pour mon immense retard ! ( ça devient une habitude...)
J'avais perdu l'inspiration. Mais il y a quelques jours, j'ai retrouvé un vieux écrit que j'avais fait, et paf ! Retrouvée ! :D
Je ne sais pas trop quoi penser de ce OS. J'espère juste que vous aimerez. :)
Je tiens à remercier toutes les gentilles personnes qui me laisses toutes ces gentilles reviews, c'est vraiment adorable !
Sinon, sans plus attendre, le OS du garçon du district Quatre :
Trois...
Je tremble de peur. Littéralement. Mes mains sont tellement crispées que mes jointures sont blanches. Mon corps tendu est parcouru d'innombrables frissons. Ma mâchoire claque. Je suis pétrifié.
Deux...
J'ai peur, j'ai peur, j'ai peur. D'être blessé, de ne plus jamais voir ma famille, de voir des enfants se faire charcuter. De mourir, tout simplement. Le Capitole est fou. Je le savais depuis quelques années déjà, mais mes idées se conformaient, maintenant que je me trouvais moi aussi sur ce piédestal. Comment peut-on envoyer son peuple à la mort ? Qui plus est, ses enfants ? Le Capitole est fou. Le Monde est fou.
Un...
Boum.
Ça y est, je pense, c'est l'heure de mourir.
Je descends de mon piédestal avant qu'il n'explose, et me dirige vers la Corne. Je cours le plus vite possible, afin de pouvoir partir sans m'attarder, mais je n'ai jamais été un rapide. Le temps que j'atteigne le centre de la clairière, les carrières ont déjà pris les armes et se sont engagés dans des combats. Je me vide la tête. Je fais la liste de mes objectifs. C'est un truc que je fais souvent. Je ne sais pas exactement pourquoi. Peut-être parce que ça me donne un but.
Objectif numéro un : atteindre la Corne et filer aussi vite.
Objectif numéro deux : éviter de se frotter aux carrières.
Objectif numéro trois : survivre.
Je suis plus que découragé. Le pourcentage de réussite avoisine zéro. Je n'ai aucune chance de survivre ne serait-ce qu'au bain de sang. Malgré tout, je ne perds pas espoir. C'est tout ce qu'il me reste, maintenant, l'espoir.
Je pique un sprint, essayant de me faire le plus petit possible. Autour de moi, des adolescent tombent au sol.
Ils ne se relèveront jamais.
Les coups pleuvent. Des cris de désespoirs et de douleurs déchirent mes tympans. Je trébuche sur quelque chose. Lorsque je baisse les yeux, je m'aperçois qu'il s'agit du corps sans vie d'une fille. Son visage est couvert de balafres sanglantes et profondes. Elle est défigurée.
Je déglutis. Je ne veux pas ressembler à cette pauvre fille. Celui qui lui a fait ça est un monstre.
Non, pas un monstre, me dit une petite voix dans ma tête. Et c'est vrai. Ce n'est pas un monstre. Il n'est même pas méchant, au fond. Il veut juste survivre, lui aussi.
Je pénètre dans la Corne d'abondance. Des milliers de choses qui pourraient me sauver la vie se tiennent tout autour de moi. Des armes. Des provisions. De l'eau. Des tentes.
Alors que je me précipite pour emporter le plus de choses possible, j'entends le souffle d'une respiration haletante se rapprocher progressivement. Je tourne la tête. Un tribut cours vers moi, où plutôt vers la Corne. Je ne sais pas si il m'a vu. J'espère que non.
Le gars se rapproche de plus en plus. Je jure entre mes dents. Réfléchis, réfléchis ! Sauf que je ne peux pas réfléchir. Pas quand le grand tribut du onze me fonce dessus une arme à la main. Et surtout pas quand je sais que je ne peux rien faire pour me sauver, à part me cacher. Me cacher ! Il y a peu de chance pour que ça fonctionne, mais je crois en l'espoir. Je me faufile derrière un amas d'armes, me fond dans le décors. Puis je prie.
Le tribut furète dans la corne pendant quelques minutes qui me semble interminables. Je n'ose pas bouger d'un pouce. Mes mains sont moites, mais je ne veux pas me risquer à les essuyer.
Le gars prend des armes, puis se dirige vers des sacs qui semblent être remplis de nourriture. Un long frisson parcours mon échine.
Puis, soudain, un autre bruit vient s'ajouter à celui que fait le tribut en fouillant. Un bruit de pas qui se veut léger et discret. Puis une respiration profonde et régulière, peut-être un peu saccadée. Et enfin, un couteau fend l'air. Je retiens un petit hurlement, puis ferme les yeux et me bouche les oreilles, essayant d'échapper à tout ça. Mais malgré tout, j'entends nettement le bruit métallique d'une couteau percutant le sol et des grognements. Deux adversaires sont en train de lutter. Au bout de nouvelles minutes interminables, un cri s'élève et des pas claquent sur le sol. L'un des tributs s'enfuit. Ou peut-être même les deux, qui sait ?
Je me risque à jeter un œil par dessus les armes qui m'encerclent, puis me rabaisse aussitôt en étouffant un cri. Cato est là. Cato est là. Cato est là. Cette phrase se répète en boucle dans ma tête. Cato est là.
Mais bientôt, une autre la remplace. Je vais mourir.
Les pas de Cato, de ce monstre - Ce n'est pas un monstre, me glisse à nouveau la voix, mais je la fais taire rapidement. Cato est un monstre - se rapprochent de moi. Il m'a repéré. Je suis mort.
Mais Cato s'arrête tout près de moi. Il contemple longuement les épées près de moi, un sourire carnassier plaqué sur le visage. Ce gars est fou.
Il ne me jette pas un regard. Étrange. Je devrait déjà être empalé. Alors seulement me vient l'idée qu'il ne m'a peut-être pas repéré. Je pousse un petit soupir. Avant de plaquer aussitôt mes mains sur la bouche. Non, non, non, non, non, non !
Cato se tourne lentement vers moi, puis me sourit. Il a une de ces horribles épées qu'il contemplait à la main.
- Bonjour, me glisse-t-il, presque gentiment.
L'instant qui suit, mon sang gicle sur des sacs et mon corps inanimé tombe sur le sol. Moi non plus je ne me relèverai jamais.
