Chapitre Six
A pas de loup, sans mauvais jeu de mots, Stiles quitta sa chambre pour se diriger vers la salle de bain, juste assez près pour entendre l'eau de la douche couler. Parfait ! Avec un peu de chance, elle ne l'entendrait pas. Toujours à pas feutrés, il marcha vers la chambre de l'Alpha. Il se souvint qu'elle se trouvait le plus à l'Est du manoir. Arrivé devant, son cœur s'accéléra, à la fois d'excitation et de stress. Cependant, il tâcha de se calmer, sinon Erica finirait par entendre les battements trop rapides de son coeur et le prendrait en flagrant délit. Il inspira un grand coup, puis entra. A sa surprise, la porte n'était pas verrouillée. Finalement, peut-être que ce Sourwolf avait un peu confiance en ses Bêtas, pour laisser sa chambre ouverte.
Il dû allumer la lumière à cause de la nuit qui était tombé, puis observa la pièce avec perplexité. Déjà, la chambre n'était qu'un capharnaüm de vêtements et objets divers. Mélangés avec des lambeaux de tissus, des bibelots brisés ou renversés jonchaient le sol. Seul le lit semblait épargné. Une commode à sa gauche attira son attention : un miroir éclaté ne tenait que grâce au mur derrière. Juste devant se trouvait une petite peluche d'ours, une boîte à bijoux ouverte, une balle de baseball et une petite boite de forme cylindrique en bois, avec un triskel celtique gravé sur le couvercle. Parfaitement bien alignés et propres, contrairement au reste du meuble, à en juger pas la poussière qu'il pouvait voir. Une penderie à moitié vide se trouvait à coté de la commode, une grande fenêtre intégré au mur, face au lit, dissimulé par des rideaux épais. Stiles avança un peu dans la pièce. Il vit une petite commode à droite du lit, ou se reposait une petite lampe de chevet et quelques livres. Il s'en approcha et constata qu'il y avait une bonne quinzaine de livres éparpillés sous le lit. Lui qui les adorait, trouva cela scandaleux de traiter des ouvrages ainsi ! Mais il ne pourrait pas s'en plaindre à l'Alpha, sinon ce dernier comprendrait qu'il avait visité sa chambre. Et alors là, Stiles ne donnait pas cher de sa peau !
A la gauche du lit, il vit un faisceau lumineux rosé passer sous une porte. Il s'y dirigea rapidement et ouvrit ladite porte, précautionneusement. Mais là, il en resta sans voix : la pièce était aussi sombre que la chambre, mais en bien meilleur état, où une délicate odeur de rose flottait. Pour cause, sur le sol des roses blanches et rouges, plus ou moins fraîches, étaient éparpillées. Une étagère était clouée au mur d'en face. Il s'y dirigea en premier, car il crut reconnaître les « vases » qui y trônaient. Il passa ses doigts sur l'un d'eux. Une urne funéraire. Mais pourquoi aucune inscription n'était gravée ? Il fût déconcentré de nouveaux par la lumière rosée, toujours présente dans la pièce. Il alla donc au deuxième et dernier meuble de la pièce : une petite table ronde, ou était posée une cloche en verre. Celle-ci recouvrait une rose. La lumière provenait d'elle.
« Mais comment est-ce possible ? Elle semble même flotter. Par contre, elle n'est plus toute neuve, elle a déjà perdu six pétales... » Murmura-t-il pour lui-même.
Il était tellement fasciné par cette fleur. Elle paraissait... Magique. Sans pouvoir réellement se contrôler, il retira la cloche en verre et approcha sa main de l'enchanteresse.
Mais il fût brusquement arrêté par un hurlement bestial. Il sursauta et s'éloigna le plus qu'il put de la table, rencontrant ainsi un mur. Il vit l'Alpha bondir sur la cloche, recouvrir la rose, et enfin, porter un regard bestial, furieux sur lui. Stiles leva ses bras devant lui, en position de défense. Même s'il savait bien que ce n'était pas cela qui arrêterait le Loup.
« - Pourquoi es-tu entré ici ? Lui demanda-t-il, d'une voix grondante.
-Euh... Je... Je ne sais pas
-Tu ne sais pas ? Je t'ai interdit l'accès à ma chambre ! Cria-t-il
-Je suis désolé, je voulais... Je ne voulais rien faire de mal...
-Tu te rends compte de se que tu étais sur le point de faire ?! Il se retourna et tapa si fort dans le mur, qu'un trou se trouvait à la place de son poing.
-Non je ne savais pas ! Je...
-Vas-t-en d'ici !
-Quoi ?
L'Alpha attrapa l'adolescent par le col de son tee-shirt, le traîna jusqu'à la porte de sa chambre, le jeta littéralement par terre et hurla :
-Vas-t-en ! »
Stiles n'attendit pas plus et prit ses jambes à son cou. Il croisa les Bêtas dans le salon. Il ne comprenait pas ce qu'ils lui disaient, mais il supposait qu'ils essayaient de le retenir parmi eux. Il se débâtit, leur cria qu'il ne resterait pas une seconde de plus chez se sauvage et claqua la porte.
Il se mit à courir droit devant lui. La nuit étant tombée, il ne pouvait pas se repérer. Il courut tant qu'il put, puis lorsqu'il se sentit assez loin de l'ancienne demeure Hale, il se mit simplement à marcher vite. Il sentit de nouveaux des larmes lui monter aux yeux. Mais il s'empêcha de les laisser couler. Il en avait marre de pleurer ! Il n'était pas une madeleine ni un pleurnichard ! Cependant, il avait eu si peur... Lui qui avait espéré que l'Alpha n'était pas qu'une bête sauvage sans cœur, lui qui s'était demandé si un jour ils pourraient débattre sur leurs préférences littéraires, qui avait espéré que derrière l'Alpha, dont il ne connaissait pas le nom, se cachait en réalité...
Un craquement le fit sursauter. Il fit volte-face, mais il ne vit rien. Par contre, des grognements se firent entendre, de plus en plus proches. Il avait l'impression qu'il y en avait partout... Il était encerclé. Puis les grognements se firent hurlements lupins. Il aurait pu penser qu'il s'agissait de ses amis Bêtas. Pourtant, il ressentait quelque chose de sinistre dans ces cris. Il tenta de rester droit et fier, ne pas trop montrer sa peur, même s'il savait que, s'il s'agissait de loups-garous, ceux-ci entendraient parfaitement le bruit de son cœur battant bien trop vite pour être serein. Après quelques longues minutes de suspens pour Stiles, cinq silhouettes se détachèrent autour de lui. Cinq paires d'yeux rouges l'encerclait. Les Alphas. De nouveau, la peur s'insinua en lui. Il sentit à nouveau les prémices d'une crise d'angoisse. Les grognements devinrent agressifs, et avant que Stiles n'ait pu ouvrir la bouche, l'un d'eux se jeta sur lui. Il réussit à l'esquiver, puis attrapa un grand bâton en bois au sol, afin de s'en servir comme arme. Faible, certes, mais seule défense qu'il possédait. Une autre personne se jeta sur lui, mais il réussit de nouveau à échapper à l'assaut. Il tenta à son tour de riposter en essayant de frapper le premier loup l'ayant attaqué. Mais, sans surprise, celui-ci attrapa le bâton en plein élan, et tira l'adolescent à lui. Il attrapa un bras de l'humain, qu'il tordit dans son dos. Stiles hurla de douleur, et alors qu'il vit une main griffue s'approcher de sa gorge, il entendit quatre nouveaux hurlements. La meute ! Ses amis sont venus le sauver ! Il vit Boyd arriver en premier, suivit d'Isaac. Tout deux se jetèrent sur ceux qu'il supposa être les jumeaux, puis Erica se jeta sur Kali. Soudain, il sentit son agresseur se faire propulser à une dizaine de mètres de lui. L'hyperactif tomba à terre et une silhouette le surplomba de toute sa hauteur, dans une position de défense. L'Alpha le protégeait. Le Loup se jeta sur le dernier Alpha adverse, qu'il supposa être Deucalion. De son côté, pour ne gêner personne, il se plaça derrière un arbre au tronc épais. Il observait les combats avec anxiété. Au-delà de la peur qu'il ressentait pour sa propre vie, il s'inquiétait surtout pour ceux qu'il considérait comme des amis, à présent. Si la situation avait été moins dangereuse, il aurait ricané et déclaré « syndrome de Stockholm ! ».
Après quelques minutes de lutte acharnée, il vit qu'Isaac et Boyd avaient eu le dessus sur les jumeaux, qui n'avaient pas eu le temps de fusionner. Une capacité qui leur était propre, lui avait expliqué Erica. Boyd alla aider sa compagne en difficulté avec Kali. Quant à Isaac, il se dirigea vers lui. Mais lorsqu'il se trouva tout près, Ennis courut vers le blond pour l'attaquer par surprise.
« -ISAAC ! Hurla l'humain. »
Stiles n'attendit pas que le Bêta comprenne, et le poussa sur le côté et se reçut un coup de griffe sur toute la longueur de son bras. Il cria sa douleur et tomba à genoux au sol. Il entendit Isaac se jeter sur Ennis, puis lorsqu'il put relever la tête, il vit son Alpha lui venir en aide. A eux deux, ils réussirent à tuer Ennis, en le décapitant. L'hyperactif vit Deucalion s'approcher d'eux. Il voulut les prévenir, mais l'Alpha fût plus rapide : il planta ses griffes dans le buste du Loup, traversant son corps. Le hurlement qu'il poussa déchira le cœur de Stiles.
« -Pour Ennis. Nous n'en avons pas fini avec toi. Nous reviendrons. Déclara Deucalion. »
Sur ses mots, les combats cessèrent. Kali et les jumeaux portèrent le corps de l'Alpha tué. Stiles entendit les pleurs provenant de la femme Alpha.
Il se tourna vers son sauveur, puis tomba à genoux à côté de lui.
« -Hey Sourwolf, ça va aller ?
L'Alpha le regarda, éberlué que celui sur qui il venait de hurler et de brutaliser s'inquiète pour lui. Puis surpris par le surnom qu'il lui avait donné. Le pauvre humain empestait l'angoisse.
-Je vais guérir, ne t'en fais pas... Il toussa. Ce sera un peu plus long, car les blessures causées par des Alphas sont plus graves. Sourwolf ? Vraiment ?
Stiles laissa un rire nerveux s'échapper de ses lèvres, puis répondit :
-Bah, vous ne voulez pas me dire votre nom alors...
Un fin sourire se dessina sur le visage du Loup, puis il souffla :
-Je préfère Sourwolf...
Pendant un instant, ils se regardèrent dans les yeux. Pour la première, Stiles put lire un sentiment chaleureux dans les yeux du Loup, à son égard. Quant à Derek, il y vit une certaine reconnaissance, mêlé à un certain soulagement.
-Tu es blessé aussi Stiles ! Signala Boyd.
-Tu m'as sauvé... Souffla Isaac, se rappelant des circonstances qui ont emmenées l'humain à être blessé.
-Ce n'est qu'une égratignure... Répondit l'hyperactif.
-Il faut vite rentrer. Déclara Derek »
Boyd et Erica soutinrent l'Alpha, et Isaac marcha à côté de Stiles, juste derrière eux. Arrivés chez eux, Derek avait presque fini de cicatrisé. Le couple Bêta l'allongea néanmoins sur le canapé du salon. La jeune fille courut à l'étage, afin de prendre le nécessaire de secours dans la salle de bain. Stiles, lui, s'installa sur le fauteuil à côté du blessé. Alors qu'Erica revint, elle jeta un coup d'œil à ses amis Bêtas et déclara :
« -On n' a plus de gants pour appliquer les poudres...
-Sérieux ? Mince ! Mais comment on va faire ? S'exclama Isaac
-Quoi ? Qu'est-ce qui se passe ? Demanda l'humain.
-Les poudres que l'on utilise pour cicatriser plus rapidement sont très toxiques pour une peau lupine non blessée... Répondit la blonde.
-Mais... C'est étrange... Comment peuvent elles-être à la fois salvatrices et toxiques à la fois ? Demanda-t-il de nouveau.
-On l'ignore, nous ne sommes pas émissaires. Répondit Boyd.
-Et, pour les humains aussi, elle est mauvaise ?
-Non, pas du tout. Deaton les touche et les utilise sans gants. Répondit la blonde.
-Eh bien, si Sourwolf est d'accord, je peux le faire moi. Dites-moi seulement comment faire. Déclara l'hyperactif.
Derek le regarda avec des yeux rond comme des billes. Quand il sentit tous les regards sur lui, attendant sa réponse, il répondit :
-D'accord, fais-le. »
Les trois Bêtas se regardèrent, sourirent, puis Isaac expliqua comment devait procéder Stiles. Une fois les explication données et les gestes montrés, les Bêtas prétextèrent aller chercher quelques choses à manger à la cuisine.
« -Génial le coup des poudres soit-disant toxiques ! Ria Isaac
-Je sais. Fanfaronna Erica. Je voulais qu'ils passent un moment ensemble, après ce qu'il s'est passé.
-Derek a eu tellement peur lorsqu'il a vu Stiles se faire griffer par Ennis... Il le laisse même l'appeler « Loup aigri ». Ria Boyd.
-Finalement, tout n'est peut-être pas perdu. Sourit la blonde »
Dans le salon, alors que l'humain avait commencé les soins, l'Alpha lâcha un son à mi-chemin entre le soupir et le grognement.
« -Ils m'ont pris pour une poire, c'est ça ? Demanda soudain l'adolescent. Derek l'interrogea du regard. Leur histoire de poudres toxiques, c'est du vent, n'est-ce pas ?
Effectivement, l'Alpha les avait entendu de la cuisine grâce à ses dons lupins, et avait soupiré-grogné à l'entente de leur conversation. Cependant, il était impressionné par la perspicacité de son otage.
-Oui... Je me disais aussi qu'il y avait anguille sous roche... Répondit-il, après un temps de réflexion.
-Vous avez de la chance de les avoir. Il tiennent beaucoup à vous.
Le Loup était vraiment touché par les paroles du plus jeune. Il désirait plus que jamais faire un pas vers lui, et améliorer leur relation.
-Oui je le sais. Tu peux me tutoyer, tu sais.
-Ok. Ouais, ce sera plus simple. Lui sourit-il, les yeux toujours concentrés sur sa blessure.
-Tu... Ça va ? Tu as pris tes marques ici ? Demanda Derek, presque timidement. Presque.
-Ça peut aller. Je suis impressionné par votre... Enfin, ton travail de rénovation du manoir. Mais, dis-moi : tu as connu les Hale ?
Derek prit peur. Il n'était toujours pas près à avouer au plus jeune qui il était.
-Oui. C'était il y a longtemps. Répondit-il finalement.
-Je vois. Moi, j'étais très ami avec eux. Enfin, mes parents surtout. J'étais petit alors je ne me souviens pas bien. Par contre, je me souviens d'un des enfants. Je crois qu'il s'appelait Derek. Le Loup s'agita légèrement à l'énonciation de son prénom. Tu t'en souviens, de lui ?
-Je... Je ne crois pas, non...
-D'accord. Dis, tu me raconteras ce qu'il t'es arrivé, un jour ?
-Peut-être... Répondit l'Alpha, après un temps de réflexion. »
Stiles lui sourit, puis repris sa besogne. Il ne put s'empêcher d'imaginer Sourwolf sans tout ses poils. Il vit bien les muscles fermes et bien dessinés qu'il possédait. Il le jalousa même un peu. Il ne put s'empêcher de trouver ce corps attirant. Sans aucun doute, il s'agissait d'une belle plastique qui se cachait sous cet amas de fine fourrure. Il sentit son cœur battre un peu plus vite et ses joues rougir. Il se racla la gorge et finit rapidement de bander son torse.
Derek n'avait rien raté de l'effluve de désire que le plus jeune dégageait. Pourtant, il ne sut comment l'interpréter.
« -Et voilà ! Un loup-garou tout neuf ! S'exclama Stiles, fier de lui.
-Merci beaucoup. Il se releva en position assise, dos contre l'accoudoir. A toi maintenant.
-Quoi ?
-Ton bras, Stiles. Ce nigaud était tellement inquiet pour lui, qu'il avait oublié ses propres blessures.
-Oh, ce n'est pas grand chose, je vais juste désinfecter. Rassure-moi, ce n'est pas assez profond pour me transformer hein ?! Demanda-t-il, soudain inquiet.
-Non, ne t'inquiète pas. Par contre, je connais un remède plus efficace que du désinfectant. »
Il attrapa le bras de Stiles et le tira à lui, délicatement, jusqu'à ce qu'il se retrouve à genoux sur le canapé, entre ses propres cuisses. L'adolescent rougit immédiatement et bredouilla :
« -Sourwolf, qu'est-ce que tu fais ?
-La salive d'un Alpha a également des propriétés cicatrisantes. »
Puis, sans attendre son accord, il se mit à lécher les griffures. Il commença par celle au niveau du poignet. Stiles émit quelques gémissements de douleur, au début. Puis, lorsqu'il sentit les plaies se refermer sous les attentions de cette langue si douce, il se détendit et finalement, ce furent des soupirs de soulagements qui sortirent d'entre ses lèvres. Tout doucement, Derek prenait le temps de bien refermer chaque parcelle de peau avant de remonter le long du bras. Inconsciemment, chaque fois qu'il monter un peu plus haut sur le bras, il rapproché de lui. Le blessé commença même à gémir de plaisir, lorsque l'Alpha s'attaqua à l'intérieur de son coude. Il se sentait honteux de ressentir de telles sensations, mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Et puis, il n'était pas le seul fautif ! On n'a pas idée de lécher les zones sensibles, voir carrément érogènes, d'un adolescent en pleine croissance et dont les hormones sont constamment, ou presque, en ébullition !
Arrivé au niveau de l'épaule, Derek entoura la taille de Stiles, afin de le maintenir et de le coller à son torse. L'hyperactif se mordait les lèvres pour s'empêcher de gémir, et se contenta de soupirer de temps en temps. Mais il perdit toute notion de temps et d'espace lorsque la langue, devenue taquine, vint laper la base de son cou. L'adolescent eut un réflexe et tenta de se soustraire à l'étreinte du Loup. Loup qui ne l'entendit point de cette manière : son bras remonta le long de son dos, puis sa main vint agripper le crâne du plus jeune, et l'incita, toujours avec douceur, à incliner sa tête, afin que l'Alpha ait plus d'espace pour accomplir sa besogne.
S'en fut trop pour le blessé, qui laissa échapper un gémissement plus puissant que les précédents. Heureusement, la plaie à ce niveau devait être moins importante, car le Loup ne s'y attarda pas longtemps.
Quand il releva la tête du cou où il s'était niché, il eut une vision de pur délice : l'hyperactif avait les pupilles dilatées et les joues rouges, comme ses lèvres, qu'il avait dû mordre trop fort et trop longtemps. Son odeur était celle du désir et de la honte. Sentant son propre désir enfler, il se reprit rapidement, se racla la gorge et déclara :
« -Hum. Voilà, tu n'as plus rien.
Stiles se secoua mentalement pour reprendre contenance, puis il répondit.
-Merci beaucoup.
-Merci à toi. Tu t'es blessé en sauvant l'un de mes Bêtas. J'ai une dette envers toi.
-C'est normal... Après tout, vous êtes venus me sauver.
-C'est vrai que si tu ne t'étais pas enfui... Lui répondit-il d'une voix quelque peu grondante, et un regard pleins de reproches. Cela n'échappa pas à notre génie, qui ne le prit pas bien, du tout !
-Pardon ? S'offusqua-t-il. C'est toi qui m'a foutu à la porte. Il se recula un peu plus de lui.
-Je t'avais dit de ne pas entrer dans ma chambre !
-Mais t'avais pas à t'énerver autant pour si peu !
-Je...
-Tu me dis que tu dois me faire confiance pour me laisser partir, mais c'est réciproque ! Il faut que je te fasse confiance aussi. C'est comme ça que ça marche. Si tu te mettais moins vite en colère, nous pourrions communiquer plus facilement.
Derek réfléchit aux propos de l'humain, et il avait raison. Comment offrir sa confiance à quelqu'un qui se méfie de vous ?
-Tu as raison... On devrait peut-être commencer à faire véritablement connaissance, tout les deux.
-Je suis d'accord.
-Mais demain, si tu veux bien. Pour le moment, j'ai juste envie de manger un peu et d'aller me coucher. Il se redresse sur le canapé, et Stiles s'assoit à côté.
-Oui, bien sûr. Mais, je peux te poser une question ?
-Je t'écoute.
-Cette rose, dans la pièce adjacente à ta chambre, elle est magique ?
-Oui... C'est... Un compte à rebours.
-Un compte à rebours ?
-Chaque pétale qui tombe correspond à six mois. »
Stiles n'insista pas plus. Il lui avait dit qu'ils discuteraient demain. Alors il attendrait patiemment.
Les Bêtas appelèrent les deux blessés à venir manger dans la cuisine. Erica avait fait un festin avant l'incident : une salade composée, un poulet rôti accompagné de pommes de terre et de champignons, des tartines de pain grillé avec du chèvre dessus et enfin une tarte tatin, qui cuisait doucement dans le four.
Le repas fut convivial, avec beaucoup de rires et de taquineries. L'adolescent réalisa que ce tableau faisait très repas de famille. Il eut un pincement au cœur en pensant à son père, mais décida de profiter de cette ambiance chaleureuse. Même s'il était retenu ici contre son gré, pour la première fois depuis qu'il était ici, il pensa que finalement, son séjour ne se passera pas si mal que cela.
Dans une distillerie abandonnée, non loin de la forêt de Beacon Hills, les membres d'une meute d'Alphas grognent, hurlent et pleurent. La perte de l'un d'eux renforce leur haine et la rage qui est en eux depuis des années à présent.
« -Comprends-tu à qui nous avons affaire désormais ? Demande Deucalion à Théo.
-Je comprends mieux pourquoi vous avez besoin de moi, en effet.
-Je comprends également pourquoi tu désires absolument ce petit. Il ferait un très bon loup.
-Qui a dit que j'allais en faire mon Bêta ?
-Mais... Tu m'as bien dit que tu voulais le récupérer à tout prix, non ?
-Oui, au début j'y ai pensé. A en faire un Bêta. Mais, maintenant qu'il s'est fait des amis, puissants en plus, je vais seulement m'en servir, jusqu'à être pleinement satisfait. Je vais le détruire de l'intérieur. Je vais le briser à tel point que personne ne pourra le sauver cette fois !
-Eh bien, voilà un bien cruel personnage. As-tu un plan pour approcher la meute sans se faire décapiter ? Demanda-t-il, en se tournant vers Kali, qui pleurait encore la perte d'Ennis.
-Je pense avoir un plan, en effet.
-Et quel est-il ? Intervint Aiden. J'espère que tu as pensé au fait que nous ne sommes pas immortels.
-Je l'ai bien remarqué, figures-toi. Répondit-il, désignant Kali de la tête.
-La perte d'un Alpha est bien plus lourde à supporter que celle d'un Bêta, ou d'un Oméga. Déclara Ethan, se plaçant aux côtés de son jumeau.
-Bien, si les leçons sont finies, peut-être puis-je exposer mon plan ?
-Nous t'écoutons. Lui répondit Kali.
-Bien. Vous avez donc remarqué que, pour faire sortir l'Alpha et sa meute de leur tanière, il fallait s'en prendre à Stiles. Et pour faire sortir Stiles de la tanière, il faut soit que l'Alpha lui fasse peur, seulement après se soir, je pense que... Des « liens », il avait craché ce mot, vont se former entre eux. La deuxième façon de l'attirer hors de la demeure, c'est de s'en prendre à son père.
-Et comment veux-tu que nous procédions ? Demanda Deucalion, très intéressé par l'esprit malin, voir vicieux de son tout jeune Alpha.
-C'est très simple : faisons-le enfermer à Eichen House. Ensuite, il faut le faire savoir à Stiles. Il fera tout pour sauver son père. Une fois ce dernier en ville, je me charge de lui, pendant que vous, vous vous occuperez de la meute.
-Bien sûr, comme ça, on se tape le sale boulot pendant que monsieur prend du bon temps ! Rugit Aiden.
-Alors je me contenterais de l'enfermer, puis je vous rejoindrai pour vous aider avec la meute.
-Cela me paraît équitable. Très bien, laissons passer la pleine lune afin que ta transformation soit complète. Puis nous exécuterons ton plan.
Le futur jeune Alpha jubila à cette idée.
-Cependant Théo, tu dois savoir une chose : si ton plan échoue, je te tuerai de mes propres mains. Compris ?
Le concerné déglutit, mais répondit :
-Compris.
-Très bien. Allons nous reposer et récupérer de nos blessures. »
Les Alphas partirent se coucher, tandis que Théo rentrait chez lui. Il avait hâte de la pleine lune, autant pour sa transformation, que pour exécuter le plan.
« Enfin ! Tu seras bientôt à moi, mon petit Stiles ! »
Réponses aux Reviews
Lyliewolfie : Mdrr j'adore tes commentaires ! En plus, tu tombes souvent juste sans le savoir, je kiff ! xD
Mariko : Mdr eh bien comme tu as pu le voir, Il a pas du tout aimé ! J'espère que ce chapitre t'auras plu ^^
Emma1779 : Mdr oui c'est vrai ! Bon même si des fois, je trouve qu'Isaac prend des airs de Mrs Samovare ^^ Merci beaucoup pour tes compliments, ravie que la fic te plaise :D
Mathilde Malfoy-Stilinski : Lol je vais essayer pour Théo. Désolée mais je suis obligé de le faire souffrir un petit peu... Ca m'a fait mal au cœur aussi je te rassure... Mais c'est pour mieux le rendre heureux :)
J'espère que la suite t'auras plu ^^
lydiamartin33430 : Merci beaucoup ^^ non pas du tout ! Lol mais c'est flatteur que tu l'ai pensée ^^
Mdr bah oui mais si il était pas crétin, l'histoire n'avancerait pas xD
J'espère que la suite t'as plus ^^
Note de l'auteure :
Alors mes p'tits loups, je vous informe que je risque d'avoir du retard avec le prochain chapitre. Pas beaucoup, mais je préfère vous prévenir.
Merci à tous de continuer à me lire, en tout cas, cela me fait chaud au cœur ! :*
