Bonjour tout le monde! Me revoilà pour deux nouveaux chapitres ! :D

Cette fois-ci la fête sera organisée par le Roi Gobelin xD

Bonne lecture! :)


Chapitre 6 : Gobelin Ville


Elle voyait Aragorn, si beau et si jeune juste devant elle. Son visage était fendu d'un rire qui le rendait plus séduisant encore et qui la faisait fondre comme neige au soleil. Quand elle le voyait ainsi, elle avait l'impression que la misère, la douleur de leurs vies, les difficultés qu'ils avaient traversées, tout ça, n'avait plus aucune sorte d'importance.
Seul comptait sa présence au près d'elle.
Aslinn s'approcha de lui mais son image s'éloigna, d'abord intriguée elle tenta à nouveau de l'approcher, mais systématiquement il s'éloignait. Puis, son image devient flou, s'effaçant progressivement et inexorablement sans qu'elle ne puisse rien y faire.

-Aragorn ! Attends-moi ! Aragorn !

Elle criait son nom mais il ne l'entendait pas, il riait toujours, riait, riait...

Aslinn se releva brusquement, les yeux hagards et totalement perdue. Elle avait dégainé une sorte d'arme étrange, entre le mélange d'un fouet en lanières de cuirs et d'une garde d'épée, mais il n'y avait personne autour d'elle.

Seulement le noir et la puanteur.

-J'ai encore loupé quelque chose moi, soupira Aslinn.

Elle ferma les yeux un bref instant pour essayer de se souvenir de ce qu'il s'était passé avant qu'elle ne s'endorme, quoi ? Ça peut arriver à tout le monde ce genre de chose... Bref, si elle se souvenait bien, Thorïn les avait brusquement réveillés, juste avant qu'ils ne chutent tous dans un étrange boyaux qui semblait conduire au centre de la montagne. Elle avait finalement heurté brusquement le sol, lui bloquant la respiration un bref instant. Mais, alors qu'elle croyait le tour de manège terminé, elle s'était vite rendue ompte qu'elle n'était pas au bout de ses peines : une compagnie entière de nains lui tomba dessus l'étouffant complètement ! Elle allait râler contre Fili dont le magnifique torse lui écrasait le nez, même si elle devait bien avouer qu'il était bien bâti, là il était un peu trop prêt ! Et, c'est là qu'elle s'était endormie, sous un tas de nains, une journée normal dans la vie d'Aslinn.
Mais bon, si elle comprenait bien la situation, à l'odeur surtout, elle se trouvait dans une ville gobeline...

Supeeeeer. Cool les vacances, et la sortie sinon ?

Níniel essayait de respirer sans respirer, c'était assez technique, mais là il s'agissait vraiment d'une question de vie ou de mort. Nan parce que ce qu'on ne sait pas, c'est que les gobelins puent ! Mais, d'une puissance quasiment mortelle ! En plus, ils sont bêtes et méchants, quand les nains étaient tombés dans leurs pièges, ils s'étaient jetés sur eux et les avaient soulagés de leurs armes sans ménagement et puis poussés tout aussi délicatement sur des chemins suspendus à plusieurs mètres au-dessus du vide. Est-ce que quelqu'un leur avait déjà parlé de la civilisation ? Les règles de politesse ? Enfin bon, c'était comme essayer d'apprendre à un warg à donner la patte : impossible.

Níniel jeta un œil à la troupe de nains qui grommelait, avec stupeur elle remarqua que Bilbon et Aslinn étaient absents, elle espéra que le hobbit ait eu une idée, avec sa discrétion il pourrait peut-être tous les sauver de ce mauvais pas. Mais elle s'inquiétait plus pour Aslinn, cette femme était tellement tête en l'air qu'elle pouvait très bien s'être perdue sans s'en rendre compte...

Thorïn marchait au milieu de la compagnie, la tête haute malgré les cris des gobelins qui l'insupportaient de plus en plus et malgré les bousculades qui le faisaient bouger dans tout les sens. Si ça continuait ainsi il allait finit par les égorger tous à mains nues. Mais bon, quand on est un prince nain on ne fait pas ce genre de choses. Il se contenta donc de redresser la tête et de fusiller tout les gobelins qui passaient à la hauteur de son regard, même si ça n'avait pas l'air d'un grand effet sur eux, au moins cela le défoula un peu lui.

Níniel sentait la puanteur lui prendre de plus en plus la gorge, elle commençait à se sentir très mal à l'aise, ses armes lui manquaient et elle se sentait vraiment trop vulnérable. Elle se força à respirer lentement, ce genre de situation avait tendance à lui rappeler l'époque où elle n'était qu'une pauvre idiote trop faible pour lutter.

Les gobelins quant à eux semblaient au comble de l'excitation, ils sautaient, couraient, les bousculaient, tout ça dans un capharnaüm assourdissant. Le chemin peu éclairé par des torches les empêchait de voir vers où ils se dirigeaient mais Níniel devinait que les gobelins les emmenaient là où se trouvait leur souverain. Oui, ces trucs immondes ont un roi, enfin il devait pas être mieux que ses sujets...

Soudain, elle entendit une espèce de musique venir de là où ils se dirigeaient.

-Pitié...

Elle avait bien entendu parler de la manie de ces saloperies de gobelins à chanter des chansons, mais elle aurait préféré n'avoir jamais à y assister. A ce qu'il paraissait, en outre les paroles, l'air était souvent d'aussi bonne qualité qu'un orc qui essaye de chanter. Après tout, ils étaient tous un peu de la même famille.

C'est ainsi qu'ils débarquèrent au pas de course au milieu de la salle du trône, enfin du truc suspendu à plusieurs mètres au-dessus d'un ravin. Géniale. Soudain, un bruit affreux les fit grincer des dents et ils se couvrirent les oreilles.
Et là, Níniel pu voir le roi Gobelin.

-Je veux vomir...

-Ok, Aslinn respire à fond, tu n'es pas perdue dans une ville de gobelins...

La jeune humaine regarda autour d'elle, ok, surtout rester positive. Elle ne savait pas où elle était, elle risquait de se faire trancher la gorge par un gobelin d'un moment à l'autre, ou de tomber et de se tordre le cou dans un ravin.

-Vas-y Aslinn, tu sais ce que tu fais, se rassura t-elle.

-Vous vous parlez toute seule mademoiselle ? Demanda une voix derrière elle.

Gandalf dû esquiver le fouet qui claqua à quelques millimètres de son visage quand Aslinn l'attaqua prise par surprise.

-Oh ! Excusez moi Gandalf, je ne vous avez pas vu, s'excusa Aslinn.

(Nous noterons ici la capacité de Gandalf à être connu par TOUT LE MONDE, en même temps qu'à tu as trois milliards d'années, ça aide un peu.)

Le vieux magicien se contenta de hocher la tête pour signifier que ce n'était rien.

-Vous allez bien sinon ? Demanda la jeune femme.

-Merveilleusement bien.

-Super, qu'est-ce que vous faites ici ?

-A vrai dire j'aide une compagnie de nains, expliqua Gandalf.

-Ah bon ? Je suis moi même avec une compagnie de nains ! Que de hasard !

La conversation continua ainsi pendant qu'ils marchaient sans trop savoir où ils allaient. A un moment, un gobelin se jeta avec fougue sur eux, il se prit le manche du bâton de Gandalf entre les deux yeux. Son copain qui tenta sa chance ne fut pas mieux reçu : le fouet d'Aslinn s'enroula autour de son cou et ses cervicales claquèrent dans un bruit écœurant.

-Oui, je suis d'accord avec vous les nains sont vraiment têtus, approuvait Aslinn comme si de rien n'était.

-Et encore ça ne fait que quelques jours que vous êtes avec eux, moi ça fait déjà plusieurs mois !

-Je vous plains mon ami, compatis sincèrement Aslinn.

Un gobelin vit toute la scène, après une longue réflexion de quelques secondes il décida qu'il n'avait rien vu.

-Je sens venir une chanson, s'exclama le roi gobelin.

Níniel crût qu'elle allait vomir. Le roi était bien cinq fois plus gros qu'un gobelin, son corps rosâtre était recouvert de pustules horribles et c'était sans compter l'énorme double menton qui pendait sur sa poitrine comme une tranche de jambon qui s'agitait dans tout les sens.

-Crac ! Clac ! La noir crevasse ! Coince ! La pince ! Frappe ! Et martèle !

-Ok c'est bon j'me barre, fit Níniel qui tenta une sortie discrète.

Malheureusement, les gobelins n'étaient pas de cet avis car ils lui bloquèrent le chemin, elle jeta un œil aux autres nains mais à part Kili qui la fixait avec des yeux exorbités, les autres étaient bien trop occupés à essayer de sauver leurs organes auditifs.

-Pilonne ! Pilonne ! En-dessous du sol ! Dans la ville de gobelin ville !

-Dans la ville de gobelin ville !

Maintenant elle savait pourquoi il n'existait aucune trace écrite des chansons de gobelins : parce que ceux qui les avaient entendus avait sûrement du en mourir !

Níniel se boucha minutieusement les oreilles pendant le reste de la chanson, appréciant juste le passage où le roi décida d'empaler un de ses sujets sur son énorme lance. Super technique, cela leur en faisait toujours un de moi à devoir tuer. Au bout de plusieurs minutes de chanson farfelue, la jeune elfe en finit par apprécier les nuances des paroles qu'elle trouvait plutôt exotique, elle commença même à fredonner le refrain, mais s'arrêta sous le regard de mort que lui lança Thorïn. Pourtant, il fallait bien avouer que le Roi avait un certain don musicale, bon un don de gobelin, mais par rapport aux autres ce n'était pas trop mal. Par contre, côté charisme il y avait encore du boulot...

La chanson se finit par une petite pirouette du Roi, qui leur permit d'admirer toute son anatomie, ce dont Níniel se serait bien passé, se sentant maintenant prête à régurgiter tout ce qu'elle avait mangé.

-C'est une de mes propres compositions, présenta le Roi en se rasseyant sur son trône, l'air plutôt satisfait de lui.

-Ce n'est pas une chanson ! C'est une abomination ! S'écria Balïn.

Sa remarque provoqua un murmure d'approbation chez les nains et un de contestation chez les gobelins. Mais le roi ne s'en formalise pas le moins du monde, prenant ça même pour un compliment.

-Qui oses donc pénétrer dans mon royaume avec des armes ? S'énerva t-il pourtant en voyant la quantité d'armes impressionnantes que les gobelins avaient retrouvée sur eux.

En même temps, voyager avec des nains revenaient à voyager avec une armurerie complète, réserves comprises.

-Des espions ? Des voleurs ? Des assassins ?

-Des nains votre malfaisance, lui répondit un de ses sujets.

-Des nains ? Répéta t-il, à l'expression de son visage on pouvait comprendre qu'il n'avait pas l'habitude d'en voir dans les parages.

-Nous les avons trouvés sur le proche, expliqua son subordonné.

-Ne restez pas planté là ! S'écria le roi. Fouillez les !

Une nuée de gobelins se jeta sur eux et entreprit des les fouiller minutieusement, et même un peu trop pour le goût de Níniel qui ne se gêna pas pour asséner un bon coup de genoux dans les parties de celui qui la fouillait avec insistance. Avant qu'il n'ait pu riposter elle l'assomma et le poussa discrètement derrière elle comme si de rien n'était. Mais, la fouille se poursuivit quand même et ils furent très vite tous dépossédé du moindre objet.

-Je suis convaincu qu'ils sont de mèche avec les elfes ! S'exclama un des gobelins en saisissant un chandelier en argent.

-Fabriqué à... Foncombe ?

Il regarda l'objet comme s'il tenait un déchet puis le jeta dans le ravin. Les nains se tournèrent tous vers Nori, l'air mauvais, le nain à la coupe si spécial se justifia :

-C'était juste un souvenir...

Le regard de ses amis lui promettait une mort longue et douloureuse et il préféra donc s'arrêter là dans ses explications.

-Que faisiez vous dans ces montagnes ? Demanda le roi.

Thorïn, l'air encore plus ténébreux que d'ordinaire commença à s'avancer, mais Oïn l'en empêcha.

-Ne vous en faite pas les gars, je m'en charge, les rassura t-il l'air confiant.

-Je veux la vérité ! Exigea le roi.

-'va falloir parler plus fort ! S'exclama Oïn. Vos sbires ont écrabouillé mon cornet !

Le roi se releva brusquement, très en colère et commença à se rapprocher dangereusement d'eux en secouant son énorme lance.

-Si vous voulez un renseignement c'est à moi qu'il faut vous adresser ! S'exclama Bofur.

Le roi sembla se détendre légèrement mais il restait sur le qui vive, près à se charger d'eux au moindre doute.

-On était sur la route, enfin sur le chemin, enfin c'est moins un chemin qu'une route... Et puis on y était plus ! Ce qui était un problème car nous rendions visite à des amis à la montagne bleu !

-Des cousins éloignés ! Ajouta Dori.

-Des cousins du côté de ma mère, précisa Bofur.

-LA FERME ! S'exclama le roi, pas non plus complètement idiot et se doutant bien que les nains le menaient en bateau. S'ils refusent de parler, nous allons les faire hurler !

Sa phrase déclencha une vague d'enthousiasme dans les spectateurs gobelins, beaucoup moins partagé par les nains qui commençaient à penser que ça sentait le roussit pour eux.
Le roi décida que ce serait Ori le premier à se faire torturer mais Thorïn les en empêcha. Il se mit devant les autres.

-Tiens ! Thorïn ! Fils de Thraïn ! Fils de Thror ! Roi sous la montagne, présenta le Roi Gobelin en faisant un simulacre de courbette, sauf que... Vous n'avez pas de montagne !

Thorïn lui jeta un regard mauvais qui ne fit que renforcer la joie du roi gobelin.

-Je connais quelqu'un qui paierait cher pour votre tête. Peut-être voyez vous de qui je veux parler ? Un orc pâle qui monte un warg blanc...

-Azog le profanateur n'est plus de ce monde, cracha Thorïn le visage déformé par la haine.

-C'est ce que tu crois ! Va prévenir l'orc pâle, ordonna t-il à un de ses gobelins.

La chanson des gobelins parvenait jusqu'à leurs oreilles.

-Vachement recherché comme paroles, apprécia Aslinn.

-C'est vrai que les gobelins sont plutôt inventifs.

Gandalf observait ce qu'il se passait avec la jeune humaine quand soudain le roi se mit à hurler de peur.

-Ah, ça se gâte, remarqua t-il.

-Vous croyez qu'on devrait intervenir ? Demanda Aslinn.

-Je ne sais pas...

Ils se regardèrent tout les deux comme si de rien n'était. Le roi se mettait maintenant à hurler des ordres comprenant tuer, déchiqueter et autre programme sympathique. Les nains commencèrent à s'agiter mais ils étaient désarmés et en minorité.

-Je fais ça pour Níniel, soupira Aslinn en prenant son fouet. Gandalf, je vous laisse passer devant.

Le magicien, accepta d'un hochement de tête et se mit au milieu du chemin qui menait à l'esplanade où se trouvait leurs amis. Il saisit son bâton, le leva, puis frappa le sol avec, créant un énorme souffle d'explosion qui souffla toutes les personnes présentes et les torches.

Il s'avança au milieu du carnage, Aslinn sur ses talons, prête à utiliser son arme et à défendre chèrement sa vie.

-Saisissez-vous de vos armes, battez vous, ordonna t-il. Battez vous !


Et voilà pour ce chapitre où nous découvrons à quel point Aslinn est... spéciale xD

Vous en avez pensé quoi? Dites moi tout :D Review? :3