Bonjour, bonjour à tous ! Cette fois-ci, un chapitre un peu spécial au niveau de la publication ! Comme il était un peu long, nous avons dû le couper en deux : exceptionnellement, la suite arrivera la semaine prochain au lieu des 2 semaines habituelles ! Voili, voilou !

Sur ce, bonne lecture !


Nouveau réveil dans leur prison immaculée. Tatu s'appuya sur son coude, mais elle ne put empêcher son autre main de se crisper sur sa poitrine, une petite grimace de douleur sur le visage.

Tatu : merde... mon cœur... Comment ça se fait qu'il soit devenu aussi faible ?
Elle parvint à s'asseoir, essayant de se souvenir des derniers épisodes. Elle se souvint du laboratoire, mais avec difficulté, les images étaient très floues dans sa tête, et elle se demandait même si ce n'était pas un rêve, tellement les scènes lui semblaient surréalistes. Elle dut faire une drôle de tête, car la personne qui l'observait, et qu'elle n'avait pas encore remarquée à cause des résidus de drogue qu'il restait dans son sang, parla.
Xigbar : alors, comment c'était de se retrouver sur la table d'opération ?
Tatu : bizarre... J'l'avais dis, zêtes pas des marchands de fleurs, mais bel et bien des dealers en plus d'être stalkers...
Xigbar : pas la peine de te forcer de sourire comme ça. Tu fais déjà la grimace naturellement...
Tatu : j'me disais aussi que je devais avoir l'air con...
Bien qu'elle tentait de se donner une contenance, elle avait un peu mal à la tête, et surtout le monde tanguait beaucoup. Une énorme partie de son énergie partait dans la construction de réponses cohérentes, et dans la diction de ces réponses.
Xigbar : alors comme ça on se fait soit-même des cœurs artisanaux maison ?
Ce fut un réflexe : le regard écarquillé de Tatu se dirigea vers son interlocuteur. Et merde. Construction de phrases + diction = plus assez d'énergie pour mentir de façon potable. Néanmoins, elle pouvait lui signaler qu'elle n'avait pas du tout envie d'aborder le sujet.
Tatu : je ne vois pas de quoi vous parlez.
Elle était parvenue à se traîner jusqu'à un des murs pour s'y adosser. Il répondit en élargissant son sourire.
Xigbar : bien sûr. Où avais-je la tête, forcément que vous ne savez rien. (le genre de réponse pas DU TOUT ironique XD)
Tatu : mis à part poser des questions stupides, vous êtes là pour quoi ?
Xigbar : j'étais juste curieux, mais si mademoiselle ne sais pas de quoi je parle...
Le sourire passa d'ironique à carnassier.
Xigbar : je vous ferai bien cracher le morceau à un moment. Jusque là, vous avez vraiment eut droit à un traitement en faveur.
Il matérialisa ses fusils à cristaux, tendant l'un de ses bras, un canon passant entre les barreaux, pointé sur la jeune fille.
Xigbar : ce genre d'information m'intéresse vraiment.
Elle jeta un regard dédaigneux à l'arme qui la visait. Puis elle dirigea son visage vers le plafond et ferma les yeux.
Tatu : navrée de te voir pédaler dans les épinards à la crème. Au fait, vous pourriez dire à vos amis les scientifiques tarés de baisser la dose la prochaine fois ? Ça donne mal au crâne leur truc.


Elinska se réveilla, elle aussi toujours sujette aux drogues données par Vexen et Zexion. Contrairement à Tatu, elle ne se souvenait pas de l'épisode du labo : en se relevant, elle porta une main à son cœur avant de retomber par terre, n'arrivant visiblement pas à tenir sur se jambes.

Elinska : Bouh... Alcoolique va X^x...
Saïx : Enfin réveillée ?
Elinska : Qui c'est ? (N'a pas encore compris que quelqu'un était devant sa cellule)
Saïx :...
Elinska : ... Je dois deviner ?
Saïx : ="= Tourne la tête vers les barreaux... A ta droite.
Obéissant sagement à la voix sortie de nulle part, la brune tourna la tête dans la direction donnée et vit Saïx.
Elinska :... Je te connais pas toi...
Saïx : ... ==*
Elinska : Bon tu m'veux quoi Mister Freeze ?
Saïx : Des réponses à mes questions.
Elinska : Quelles questions ?
Saïx : Comment faites-vous pour vous créer un cœur ?
Elinska regarda Saïx comme s'il avait dit des conneries puis elle haussa un sourcil, perplexe.
Elinska : o 10, pourquoi ?
Saïx eut un petit tic au sourcil mais continua.
Saïx : Votre cœur dure-t-il toujours ?
Elinska : Heh ? o Euh... Des insectes X.X
Saïx : ==** Pourquoi ne voulez-vous pas nous dire ce que vous savez ?
Elinska : o Et bien... O-Oui... Mais, non, pas trop quand c'est épicé...
Saïx : ==* Je ne serai pas patient...
Il fit apparaître son arme et s'approcha de la grille, s'apprêtant à l'ouvrir pour entrer dans la cellule.
Elinska : Qu-Quoi ? Eh ! M-Mais j'ai répondu à tes foutues questions !
En effet, la brune était loin de vouloir se moquer de Saïx, mais, étant encore un peu dans les vapes, elle comprenait les questions de travers. Ainsi, la question : "Comment faîtes-vous pour vous créer un coeur ?" devenait "Pour combien de points vaut une dame de Coeur ?". "Votre coeur dure t'il toujours ?" devenait "De quoi avec vous toujours peur ?".
Et "Pourquoi ne voulez-vous pas nous dire ce que vous savez ?" : "Savez-vous cuisiner, avec des épices ?". On comprend mieux les réponse U.U Mais Saïx n'ayant pas prit son décodeur à Junky avec lui, se mit dans la tête qu'elle se moquait de lui. Et on ne se moque pas d'un Saïx déjà en colère, non, non... xD


Xigbar : je n'y manquerai pas, si seulement cela pouvait les faire changer de méthode. Mais je veux bien essayer en échange d'un indice sur la réponse à ma question.
Tatu : p'tain, t'fais chier à t'acharner sur une réponse comme ça -" On dirait moi. Ce n'est pas un compliment.
Xigbar : je crois que j'avais compris.
Le sourire carnassier n'avait toujours pas quitté les lèvres du numéro II. Il savait que Saïx était parti s'occuper de l'autre. Il en avait d'ailleurs rit intérieurement en entendant ça. Le numéro VII était tout sauf patient. Et du peu qu'il en avait vu, ces deux là nécessitaient de l'être, et plus particulièrement cette Elinska. Il aurait donné beaucoup pour assister à l'interrogatoire. D'ailleurs, dès qu'il le pouvait, il tendait l'oreille pour en capter des bribes. Il est inutile de dire que ça le poussait encore plus à sourire U.u
Xigbar : tu sais quoi ? On va jouer à une genre de roulette russe. Tu vas avoir le choix entre être indemne et te prendre une balle. A chaque balle, ton cœur, déjà bien amenuisé, réduira. Tu n'auras droit qu'à un nombre limité de non-réponses, sinon tu mourras. Si tu répond à mes questions, je retire une balle de mon chargeur.
Son sourire s'élargit.
Xigbar : en temps normal, je t'aurais attachée. Mais je crois que là tu n'es pas en état d'esquiver ou de bouger, tout simplement.
Tatu : tsss...
Il avait mit dans le mille. Et on va dire que pour ça, elle lui en voudrait pendant... quelques temps ? Le pire, c'était qu'en effet elle ne pouvait pas bouger, mais qu'en plus elle faisait déjà des efforts démesurés pour rester éveillée. Il suffirait qu'elle se relâche, et elle sombrerait dans une longue somnolence, typique de cette drôle de drogue qu'ils leur avaient injecté.
Xigbar : première question : Depuis combien de temps êtes vous des Similis ?
Tatu : c'est quoi des Similis.
BANG !
Elle porta sa main à son cœur, et tomba sur le côté en direction des barreaux, le visage tordu de douleur.
Xigbar : mauvaise réponse. Deuxième question : est-ce que l'humain dont tu es issue est vivant ?
Tatu réfléchit. Quitte à ne pas répondre à certaines questions, autant répondre à celles qui étaient moins importantes. Elle devait éviter de donner des infos sur Elinska. Sur la constitution de leur cœur artificiel... Bah... Après tout, c'était moins important que la sécurité de sa copine.
Tatu : oui.
Une des balle de cristal de Xigbar disparut.
Xigbar : Une petite description ?
Tatu : c'est une fille. C'est une salope, une enfoirée de première qui ne mérite que de crever.
Xigbar : et ?
Tatu : je pense avoir bien résumé.
Xigbar : je veux une description physique avec. Ça compte dans la même question. Estime toi heureuse : en temps normal je t'aurais déjà tiré dessus pour réponse incomplète.
Tatu : sa majesté est trop bonne... Je lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Suffit d'inverser les couleurs.
Xigbar : Que sais-tu à propos de l'humain de ta copine ?
Voyant qu'elle ne disait rien, et qu'elle ne semblait pas non plus beaucoup se creuser la tête pour répondre, il tira une nouvelle balle. C'était douloureux. Elle aurait encore de la marge une fois son cœur épuisé, mais les Similis sont plus fragiles que les humains normaux. Alors on va pas dire que ça soit beaucoup.
Xigbar : n'oublie pas que je peux reposer certaines questions, si l'envie m'en prend. Tu ne pourras pas cacher tes réponses éternellement.


Saïx entra dans la cellule, arme en main, froid et distant bien qu'Elinska voyait bien qu'il était au bord de l'implosion. Du mieux qu'elle pouvait, elle se recula jusqu'au mur, un peu inquiète. Saïx ne dit rien et s'approcha, ses pas frappant durement le sol. D'un coup rapide il frappa Elinska dans les côtes, l'envoyant un peu plus loin. Lâchant un cri, autant de surprise que de douleur, la brune alla s'étaler sur le sol, la douleur prenant le contrôle sur le peu de drogue dans son organisme, respirant difficilement. Saïx n'avait pas mit beaucoup de force dans son coup, elle le savait pertinemment, et ça l'effrayait encore plus.
Saïx : L'humaine dont tu es le simili. Comment est-elle.
Elinska se focalisa un instant sur la formulation qu'avait eu Saïx et choisit de le suivre dans son erreur : avoir un cœur artificiel était déjà un problème dans la situation, mieux ne vaut pas parler de sa... particularité.
Elinska : Une fille, petite -de ta taille quoi- des cheveux courts, noirs et des yeux bleus, comme les miens mais avec une pupille...
Saïx tapota le sol de sa Claymore pour lui montrer qu'il en attendait plus.
Elinska :... Elle... Elle couche avec n'importe qui, elle fait ce qu'elle a envie, elle bosse les langues...
Saïx : Vivante ?
Elinska : Les langues ?
Saïx : ==*
Elinska : Ok, ok... U.u N-... !
Dès qu'elle eu commencé sa négation, elle se prit un autre coup de Claymore.
Elinska : Kah... Laisse moi finir bon sang ! Rah mon dos...
Saïx : Ne ment pas.
Elinska : Oui ! C'est bon, elle est en vie ! Ça te vas ? C'est toi qui t'fais des films, vieux !
De nouveau, un tic nerveux agita le sourcil du VII.
Saïx : Elle est vivante ou non ?
Elinska : Si ça t'fait plaisir...
Elle eut juste le temps de rouler sur le côté pour éviter un coup qui aurait pu lui être fatal avant de se traîner jusque dans un coin, en attendant que Saïx se calme.
Saïx : L'humaine de ton amie.
Elinska : Je ne la connais pas.
Saïx : Ton humaine, est-elle vivante, ou pas...
Elinska : C'est toi qui vois ! Que je dise oui, ou non, Mr Freeze sera toujours là pour m'en ficher une en cas de doute ! Alors... Démerde toi et devine !
Saïx n'était pas d'humeur et la perspective de rentrer bredouille devant Xemnas ne l'enchantait pas, pour passer ses nerfs, il frappa à nouveau Elinska.
Saïx : Je n'ai pas le temps de m'amuser avec toi... Dépêche toi de me dire, si ton humaine est vivante... Je doute que tu survives à un nouveau coup de lame...
Elinska frémit légèrement à la perspective de mourir "une deuxième fois" et elle ouvrit la bouche, elle pensa à Ash qu'elle voyait de temps en temps en rêve et se dit... qu'après tout... avec une description comme elle avait donné, personne ne saurait.
Elinska : Oui, elle est vivante ! Ça te va comme réponse ?


Voilà ! Court, certes mais la suite arrive plus rapidement ! Merci d'avoir lu !