TITRE : Toujours pur

GENRE : Drama/Romance x Amitié fraternelle

RESUME : Après un événement brutal, les sœurs Black font front et s'unissent contre le monde. Elles vont apprendre, dans la tourmente, à se débrouiller. Ensemble, elles affronteront toutes sortes d'obstacles, balayant le tout de leur arme favorite : la force des liens du sang.

DISCLAIMER : Tout appartient à JKR, je lui dit merci tous les jours. Merci de nous laisser utiliser tous les personnages et de leurs faire faire ce que nous, cruels auteurs, voulons.


L'étoile bleue Bellatrix

Le reste de la journée passa très rapidement. Je ne cessa de guetter le retour de ma chouette, regardant sans arrêt l'horizon mais Sia ne se montra pas. Décidant que je n'allais pas passer la journée le nez collé contre la fenêtre, je me dirigeais vers la grande bibliothèque du manoir, endroit ou je me rendais assez peu. Je venais à peine de peine de passer le premier rayon que j'en vint à la conclusion suivante, cet endroit ne regorgeait que de livres de magie noire. Ou Andy trouvait-elle des manuels relatants d'autres choses que l'obscure magie ?

Un autre point à savoir sur Bella. Ma sœur aimait la magie noire autant qu'elle aimait la pureté de notre sang. Pour elle, le côté obscure prenait le dessus, tous ses idéaux étaient basés dessus et rien ni personne ne la faisait changer d'avis. Mais il fallait le reconnaître, ma famille prêchait le côté obscure depuis des siècles, on ne s'en cachait pas évidemment. Donc Bella avait grandi dans la bonne famille, elle avait ainsi à sa disposition les personnes avec qui en parler et les ouvrages adéquates. Je jeta un accio roman mais rien n'arriva. Décidant de ne pas partir avant d'avoir trouvé quelque chose de correct, je continua mon inspection des lieux. Et finalement, je tomba sur un rayon qui ne semblait pas contenir que de la magie noire. Des livres avaient pour intitulés L'histoire des sangs-purs, La magie à travers le temps ou encore Légendes sorcières.

J'en prie un au hasard qui se révéla finalement être un livre relatant l'histoire des sang-purs à travers les siècles jusqu'à notre époque actuelle. Il y avait mieux, certes, mais je n'avait présentement rien à faire et Bella, n'était pas encore rentrée. Andy était dans sa chambre, s'avançant sur des devoirs qu'elle n'avait pas encore. J'avais bien entamée ma lecture quand j'entendis un bruit de transplanage dans la grande aire prévue pour, au rez-de-chaussée. Refermant le livre, je me dirigeais en dehors de la chambre pour me rendre en bas. Quand j'arriva en bas des grands escaliers de marbre, je vis Bella qui ôtait sa longue cape noire, la jetant avec mépris sur l'elfe de maison qui était venu l'accueillir et la débarrasser de ses effets personnels.

« Bella ! » l'appelais-je, heureuse de la voir rentrer. « Comment vas-tu ? »

Elle se retourna et je pût voir un large sourire machiavélique lui fendre les lèvres. En général, elle n'arborait ce genre de sourire que quand elle avait une idée brillante en tête ou quand elle avait réussi quelque chose de merveilleux envoyer des sang-de-bourbes à l'infirmerie ou lancer quelques sorts et maléfices sur ceux qu'elle considérait comme impurs.

« Merveilleusement bien. » me répondit-elle en s'approchant de moi. « Et toi ? »

Je lui raconta l'histoire du collier, toujours un peu troublé par le geste de Lucius. Je vis ma sœur hocher la tête en marmonnant quelques mots inaudibles que je ne compris pas. Elle me demanda de lui montrer et je la conduisit dans ma chambre, sortant avec précaution un coffret en nacre dans lequel je mettais tous mes bijoux. Bella s'en saisit doucement et l'inspecta sous tous les angles, plissant ses yeux sombres incroyablement charbonneux.

« Je ne savais pas Malfoy aussi attentionné et charmeur. » fit-elle finalement en reposant le collier. « Il doit vraiment être ravi de cette union pour te couvrir déjà de cadeaux ! » ricana-t-elle en se laissant tomber sur mon lit.

Je la fusillais du regard le plus noir que je pouvais faire.

« Ce n'est pas drôle ! » protestais-je. « Je ne suis pas une stupide midinette que l'on peut acheter avec des cadeaux ! » rétorquais-je en fermant le couvercle, un peu trop fortement.

Elle haussa un sourcil, un nouveau sourire aux lèvres, moins moqueur.

« Loin de moi cette idée Cissa, je n'ai jamais dit cela. Malfoy ne t'achètes pas comme tu le dis. Ce collier n'est qu'une attention parmi tant d'autres, certainement veut-il se faire pardonner d'avoir interrompu ton shopping de la dernière fois ? »

Je fût sans voix.

« Je ne sais pas. Pas du tout... » avouais-je en m'avançant vers le lit.

« De toutes manières, une Black n'est pas une midinette et certainement pas le genre de sorcière qu'on achètera avec des perles ou des diamants. Nous valons plus que ça. » fit-elle d'un ton hautain.

Et elle avait raison, nous, les sœurs Black n'étions pas de celles qui se faisaient berner par le pouvoir et l'argent. Nous avions grandi avec, nous savions reconnaître le vrai du faux. Et je savais que mon père ne m'aurait jamais fiancée à un homme qui n'aurait fait que m'acheter avec des cadeaux ou des voyages pour combler des absences.

« Et toi ? Pourquoi es-tu si heureuse ? » demandais-je, changeant le sujet de conversation.

Elle tourna la tête et me regarda avec intensité.

« J'ai rencontré quelqu'un. » dit-elle. « Une personne qui peut m'apprendre la magie noire, une personne qui s'y connait bien plus que la plupart des sorciers et surtout, une personne de pouvoir. »

Elle avait parlé d'une voix suintant l'admiration, une voix que je ne lui connaissait que trop peu. Parce que Bella n'admirait personne, qu'elle ne prenait personne en modèle et qu'elle se disait indépendante, n'ayant besoin de personne pour avancer. Parce que Bella était LE modèle que les filles de Serpentard prenait. Même maintenant, alors qu'elle n'y était plus, j'entendais encore des « Bellatrix aurait fait cela... elle aurait fait ceci... Bellatrix est puissante... Bellatrix était capable en quatrième année de faire ce que des septièmes années n'arrivaient pas à faire... »

« Qui est cette personne ? » demandais-je.

« Je ne sais pas son nom complet, il nous à simplement dit de l'appeler Tom. Nous ne savons rien d'autre pour le moment mais le moment viendra Cissa, le moment ou nous en saurons plus. » fit-elle d'une voix calme.

« Nous ? »

« Rodolphus, Rabastan, Holigan, Nott et Rosier. »

« N'as-tu pas peur ? Je veux dire, s'il t'arrive quelque chose ? » demandais-je fébrilement, serrant machinalement ma robe.

Elle éclata d'un rire tonitruant. « Non je n'ai pas peur et je fais toujours attention à moi, je suis une Black ! » dit-elle fièrement. « Tu sais que je suis prudente Cissa, ne t'en fais pas pour moi. Cet homme est très puissant, sous sa tutelle rien ne peux nous arriver, ce sont les autres qui doivent se faire du souci. »

« Les autres ? »

« Les sales moldus, les sang-de-bourbes, et les traîtres à leur sang. » fit-elle en grinçant des dents.

Je baissais les yeux. Depuis le décès de notre mère il y a un an, Bella ne tolérait plus du tout les traîtres à leur sang parce qu'ils aimaient les moldus et que moldus voulait dire personne distribuant la mort. Parce que c'était la vérité. Elle n'avait toujours pas accepté que ce moldu, même malade, ait tué notre mère, sans raisons. Elle s'était juré d'exterminer cet assassin, lui et toute sa lignée. Mais pour le moment, elle faisait les recherches nécessaires pour le bon fonctionnement de son plan, diabolique. Et cela s'était soldé par d'incalculables nombres d'heures passées à la bibliothèque, d'heures de travail nocturne et d'heures d'entrainement intensif.

« Ne fais rien qui puisse te causer du tord Bella. » dis-je. Je n'étais pas prête à perdre un autre membre de ma famille.

Elle posa sa main sur la mienne et me fit un semblant de sourire, sincère. Elle n'eut pas à parler, son regard le fit pour elle, je le vit au plus profond de ses yeux sombres. C'est à ce moment là que mon autre sœur arriva, l'air contrarié, chose qui lui arrivait rarement. Dans ses mains, il me sembla voir une cape sombre.. Ou étais-ce une robe ? Elle se laissa tomber sur mon lit en soupirant, une chose pour laquelle maman nous reprenait sans cesse, trouvant cela fort indigne pour des ladies comme nous.

« Cet idiot d'elfe vient de brûler ma robe. » lâcha-t-elle finalement, jetant le vêtement sur le lit pour que nous puissions voir, Bella et moi.

Et effectivement, la belle robe grise aux coutures argentées d'Andy était brulée sur les manches et la devanture, d'une manière fort irréversible. Bella lâcha un ricanement que je soupçonnais être nerveux et je garda la bouche close, ne sachant pas que dire à ma sœur qui venait de perdre sa robe préférée.

« Et tu as bien sûr essayer un reparo ? » demanda Bella, cassant le silence pesant.

Andy la fusilla du regard.

« Evidemment. » répondit-elle d'un ton qui devait nous faire comprendre qu'elle y avait pensé il y a longtemps. « Mais ça n'a pas marché parce qu'on ne peut pas du tout la réparer. »

Bella sortit sa baguette et visa la robe. Elle la fit léviter et la maintint au dessus du sol. Quelques secondes après, elle prenait feu et se consumait devant nos yeux. Depuis qu'elle maitrisait les informulés -depuis près de trois ans – Bella ne jurait pratiquement que par cette méthode. Je supposa qu'elle avait lancé un simple larcarnum inflamarae pour mettre fin aux souffrances de ma sœur et de sa robe. Puis, elle éteignit le feu et fit disparaître les restes de la robe d'un coup de baguette.

« Tu n'étais pas obligée de la brûler. » siffla Andy en re fusillant Bella du regard. « Ca m'aurait fait un souvenir, même si elle était fichue. »

« Merveilleux souvenir. » railla Bella. « Il me semble inutile de te rappeler que nous avons largement les moyens de nous offrir des vêtements et autres marchandises. Inutile de garder des affaires abîmées, les magasins regorgent de tissus que tu pourras porter. »

« Contrairement à toi Bella, je n'aime pas dépenser des milles et des cents pour des choses que j'ai en masse. Et je suis certaine que tu ne portes même pas un quart des robes que tu as dans ton dressing. » fit Andy regardant Bella sans sourciller.

Bella haussa un sourcil.

« Les aristocrates dans notre genre ne portent que très rarement la même tenue, c'est mal vu. Tu le sais très bien Andy, c'est le protocole. » fit-elle d'une voix théâtralement supérieure et hautaine.

Et elle se leva avec aplomb pour se diriger vers la sortie. Assise sur le lit, je me mis à lisser les plis que faisait le tissu soyeux de ma robe. Andy me regarda et d'un coup, nous éclatâmes de rire, vraiment amusées par les coups d'éclats de Bella.