Désir

Midoriya était revenu à l'école et Shoto n'avait toujours pas osé venir lui parler. Il le regardait de loin, mais comme le garçon était toujours bien entouré, il se persuadait qu'il n'avait pas besoin de lui. Alors il continuait à rester en retrait. De son côté, Deku avait appris la bonne nouvelle de la rupture de Momo et Todoroki, et il exultait. Il s'en voulait un peu de se réjouir du malheur des autres, mais il était quand même soulagé. Par contre, il se questionnait sur la raison de ce soudain revirement de situation. Il n'était pas naïf au point d'imaginer qu'il était la cause de leur séparation, et il était passé à autre chose de toute façon. Il avait cependant entendu dire que ce n'était pas la jeune fille qui avait mis fin à son histoire d'amour, donc il en déduisait que son camarade devait cacher des choses. Il se promit de demander à Uraraka ce qu'elle savait, car il était certain qu'elle avait entendu la version de son amie et il était très intéressé par les détails de cette histoire. Et cela n'avait évidemment rien à voir avec son béguin plus ou moins refoulé pour le jeune homme. Du moins essayait-il de s'en convaincre.

Izuku s'évertuer à se concentrer sur ses devoirs, mais cela faisait bientôt une heure qu'il s'acharnait, en vain, sur une des leçons de mathématiques qu'il avait loupée. Il était dans un état de désespoir avancé quand il fut sauvé par une intervention opportune : on frappa à la porte. Pressé de fuir ses études de fonction, il sauta de sa chaise pour aller ouvrir. Il découvrit, sans surprise, que c'était sa petite amie qui lui rendait visite. Depuis qu'il était revenu, elle passait régulièrement dans sa chambre, avant de se coucher, soit disant parce qu'elle s'inquiétait pour sa santé fragile. En réalité, c'était plutôt pour profiter des bras chaud de son amoureux, mais ça, elle aurait été beaucoup trop gênée pour l'avouer.

- Salut Deku! Je ne te dérange pas ? commença la jeune fille,

- Non, non, ne t'inquiète pas, j'étais en train de bosser, mais je n'arrive à rien ce soir, donc je pense que je vais plutôt abandonner, répondit l'apprenti héros avec un air gêné,

- Il est déjà dix heures, tu ne devrais pas travailler aussi tard ! En plus tu es encore affaibli, donc il faut que tu fasses plus attention à toi… répondit-elle en fronçant les sourcils et en le menaçant d'un doigt accusateur,

- Oui, oui, tu as raison, excuse moi, je finirai ça demain. Au fait, tu voulais me dire quelque chose ? ajouta-t-il,

- Je voulais justement m'assurer que mon cher petit ami ne faisait pas de zèle et j'avais raison de m'inquiéter, répondit Ochako d'un air taquin. Maintenant, reprit-elle, il est l'heure d'aller au lit…

Elle éteint le plafonnier, ne laissant allumée que la petite lampe du bureau. Dans la pénombre, elle poussa son copain du bout des doigts, en direction du lit. De bon gré, il se plia au jeu en souriant. Il avança doucement, ouvrit les draps, et se coucha comme un petit enfant. Alors, qu'il s'apprêtait à lui souhaiter bonne nuit, la jeune fille souleva la couette pour s'y glisser à son tour. Elle se blottit alors auprès de son bien-aimé en silence. Le jeune homme n'osa rien dire et retint sa respiration. Même s'il n'était pas à proprement parler amoureux de sa meilleure amie, dire qu'elle ne lui faisait aucun effet aurait été un mensonge. Il sentait les courbes de son corps pressé contre le sien et cela ne le laissait pas indifférent. Elle avait mis sa tête contre son épaule et il pouvait deviner son souffle chaud sur sa peau et respirer l'odeur enivrante de ses cheveux. Plus bas, leurs corps étaient si proches que sa poitrine était pressée contre son torse et cette sensation était des plus agréables. Ses hormones étaient en ébullition face à tous ces contacts sensuels.

Uraraka n'avait pas l'habitude d'être si entreprenante avec lui, donc il était un peu désarçonné par ce comportement soudain, mais ce n'était pas déplaisant pour autant. Il plaça alors son bras droit au dessus d'elle, et, voyant qu'elle ne s'agitait pas, il la serra plus fort contre lui. Il caressa doucement son dos de haut en bas, ce qui la fit frissonner, puis hésita. Il ne savait pas s'il était autorisé à descendre un peu plus, alors il s'interrompit. Devinant son indécision, la jeune fille remonta un peu pour l'embrasser, ce qui décala la main du garçon sur ses fesses. Il les caressa doucement et se permit de passer la main sous sa chemise de nuit plutôt courte pour sentir sa peau un peu plus proche de lui. Ces frôlements étaient excitants et leurs respirations s'accéléraient de plus en plus. La jeune fille sentait comme une boule de chaleur se former dans son bas ventre et Midoriya devenait de plus en plus dur.

De son côté, Ochako avait soulevé le tee-shirt de celui qu'elle aimait et caressait ses abdominaux bien entretenus. Elle remonta petit à petit sur son ventre, déposant des baisers partout, puis sur ses pectoraux, où elle vit avec tristesse, la grande cicatrice qui barrait désormais son torse. Malgré cela, elle ne pouvait s'empêcher de le trouver magnifique. Elle se sentit alors basculer, et se retrouva sur le dos.

Les deux jeunes gens respiraient bruyamment et elle ne put réfréner son envie de toucher à son tour, le fessier de son amant. Elle glissa doucement ses doigts sous son caleçon, et en même temps, elle approcha ses lèvres des siennes et l'embrassa tendrement. Elle glissa sa langue dans sa bouche et les deux jumelles entamèrent une danse endiablée. Alors qu'elle le couvrait de caresses, elle réalisa qu'il avait remonté son pyjama jusqu'à son nombril. Gênée, elle rabaissa son vêtement et chuchota : "pas si haut" d'un air embarrassé. Izuku laissa malgré tout ses mains migrer sous le tissu et demanda innocemment s'il pouvait aller plus au Nord, avant de toucher précautionneusement ses seins. Ils étaient ronds, chauds et doux. L'étudiant n'avait jamais eu d'expérience avec une fille auparavant et il n'était pas déçu. Il caressa les aréoles, puis les tétons durcis de l'adolescente, ce qui l'excita encore plus et Uraraka put sentir son érection grandissante sur sa cuisse.

Après une autre salve de baisers, elle le repoussa délicatement et remis ses habits bien en place. Le jeune homme était un peu déçu que ce moment si intéressant se termine, mais il ne se plaignit pas. Il avait déjà de la chance que cela soit arrivé ce-soir là, et il était d'accord avec la jeune fille quant au fait de prendre leurs temps. Là où, avec Shoto, il avait eu envie d'aller très vite et le plus loin possible, il ne ressentait pas cette même urgence avec sa petite amie.

Elle se leva, et pour la première fois, il remarqua qu'elle avait mis une nuisette en satin dorée qui la mettait tout à fait en valeur. Elle lui souhaita bonne nuit d'un murmure et disparut sans bruit. Son cœur battait encore la chamade, et Midoriya était tout retourné devant ces prémices de sensations, qui présageait le meilleur.

Quand la porte se fut refermée derrière elle, il réalisa que son membre ne s'était pas rendormi pour autant. Il descendit la main dans son caleçon et l'enserra. Il soupira d'aise et entama un lent mouvement de va-et-vient, qui le rendit encore plus dur. Presque automatiquement, les images de la scène qui venait de se produire lui revinrent en tête, et c'est en pensant à Uraraka qu'il vint dans sa main. Ce genre de chose n'était jamais arrivé et il réalisa qu'il ne la voyait plus de la même façon à présent. Il n'avait jamais vraiment été vers elle depuis qu'ils étaient ensemble, car elle ne l'attirait pas, mais il réalisait à présent qu'elle était vraiment très jolie. Comme il n'était pas entreprenant, elle avait fini par prendre les devants et contrairement à ce qu'il avait pu imaginer auparavant, il avait apprécié.