Un bref retour, après 1 an d'absence...

Et oui, je suis au repos forcé, sans livres, ni tv, ni vraie connexion internet... A croire que mon cerveau doit rester éteint quelques jours !

Quoiqu'il en soit, une « suite » à MOC2... Je ne sais pas si il y a encore des lecteurs, mais en me reconnectant sur , je viens de voir que vous m'aviez laissé des dizaines de messages ces derniers mois ! Alors un grand merci à vous toutes ;-)

Je vous consseille VIVEMENT de relire les derniers chapitres pour bien comprendre la suite^^

Arizona repassait en boucle les événements de la veille dans son esprit : elle avait embrassé Callie, ELLE avait embrassé sa femme...

Cet acte qui aurait du lui paraître anodin semblait aujourd'hui plus proche de l'exception que de la règle.
Pourquoi cette pulsion ? Pourquoi s'était elle laissée envahir par ce puissant sentiment de possession envers Callie ?

La réponse était simple... c'était la première fois depuis un temps infini qu'elle avait ressenti l'amour que sa femme avait pour elle. La voir si faible, si marquée par leur rupture la laissait interdite.
Elle ne comprenait pas le réveil soudain de la brune, qui semblait pourtant avoir tout fait pour la pousser à la faute.
Car là était encore une fois toute la complexité de leur relation. A force de jouer un rôle, à force d'essayer de garder le contrôle... Arizona ne se souvenait pas avoir déjà entendu Callie exprimer le fond de ses pensées, comme si, prise à son propre jeu elle refusait catégoriquement d'exprimer ses faiblesses de peur de...

De peur de quoi d'ailleurs ? Après tout la blonde avait toujours été une épouse compréhensive?

Malgré l'heure tardive affichée par le réveil, Arizona n'arrivait pas à passer au delà de ses interrogations.

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Callie sursauta en entendant son téléphone sonner, elle ne se souvenait même pas l'avoir rechargé …

Son front se plissa à la lecture de sa future interlocutrice. Arizona.

« Allo... »

« Callie ? Non je n'aurais pas du appeler... je, je raccroche »

« ATTEND ! » « Attend, est-ce que tout va bien ? »

L'inquiétude dans la voix de la brune fit légèrement sourire Arizona, c'était cette Calliope dont elle était tombée amoureuse, affectueuse, généreuse et fonceuse.

« Je... je n'arrivais pas à dormir... » La blonde leva les yeux aux ciel tout en mordant sa lèvre inférieur en entendant la niaiserie qui venait de sortir de ses lèvres. Cependant, la réponse qui suivi lui fit penser que cet appel n'était peut-être pas vain...

« moi non plus... »

« A cause des ennuis qu'ils te font à l'hôpital ? »

La question naïve de la jeune femme provoqua un léger rire chez la brune. Elle avait décidément échoué, Arizona n'arrivait toujours pas à se faire à l'idée que leur rupture l'avait réellement anéantie.

« Non Ari, à cause de toi... de nous, je suis tellement désolée d'avoir échoué, d'avoir abandonné la bataille »

« La bataille ? Quelle façon poétique de parler de …. de quoi au juste ? De notre mariage ? »

Callie soupira devant le ton légèrement dédaigneux qu'avait pris sa femme.

Un silence s'installa dans la conversation, chaque femme réfléchissant à sa prochaine parole.

Finalement, c'est Callie qui se lança, elle n'avait plus rien à perdre...

Elle pris alors une grande inspiration avant de soupirer un « J'ai peur... » rempli d'insécurité.

Arizona fut interpellée par cette déclaration. C'était la première fois depuis les premiers mois de leur rencontre qu'elle l'entendait affirmer ses craintes...

Comme si l'armure d'assurance et de professionnalisme de la brunette venait de se fissurer.

N'entendant pas de retour, la brune repris une profonde inspiration et continua.

« Ari... j'ai peur... j'ai peur que tu ne m'aimes pas... »

Après quelques secondes, un rire franc se fit entendre à l'autre bout du fil

« Après tout ce qui s'est passé ? C'est tout ce que tu trouves à dire ? Et... »

« Arrêtes ! Ce n'est pas ce que je veux dire... je ne parle pas de maintenant... je parle depuis...depuis le début de notre relation... »

Le rire de la blonde se dissipa et elle senti la bile lui monter dans la gorge. Comment était il possible que Callie lui renvoie au visage SA plus grande crainte ?

Après tout c'est la brune qui l'ignorait, qui la repoussait... qui l'humiliait...

« Callie, es-tu en train de me dire que tu n'as jamais cru que mes sentiments étaient sincères ? »

« Si, biensur... »

« Mais... »

« Je ne sais pas quoi te dire, depuis George, rien n'est plus pareil, tu m'as redonné le goût de vivre Arizona, mais je n'ai toujours pas confiance en moi... Je n'arrive pas à croire que quelqu'un puisse m'aimer... après tout, ils m'ont tous jeté ! Alors pourquoi pas toi ? »

Commençant à comprendre un peu mieux se qui se passait dans la tête de la brunette, la colère de la blonde se dissipa et laissa place à un besoin viscéral de protéger sa femme.

« Tu...tu es toujours là ? » la peur dans la voix tremblotante de Callie faisait peine à entendre.

« Je suis là... mais je t'avoue que je ne comprends pas... j'ai toujours été présente pour toi, c'est toi qui me repoussait, toi qui m'ignorait! C'est trop facile d'inverser les rôles. ! »

« Tu ne vois pas ! Tu ne voix rien...

Mais Toi tu es Arizona Robins ! La brillante artiste ! Sublime, intelligente, drôle, cultivée qui illumine une pièce rien que par sa présence... et moi je suis l'invisible Callie Torres, n'y connaissant rien à l'art, trop sérieuse, trop terne, trop...ronde... »

« Callie arrêtes t'es ridicules ! C'est toi le grand chirurgien international non ? C'est bien ce que tu m'a répété à longueur de temps, et MOI je ne suis pas assez intéressante pour que tu daignes m'accorder quelques minutes... »

« La médecine c'est tout ce que j'ai... c'est l'unique chose pour laquelle je me distingue. Alors quand j'ai commencé à comprendre que je ne faisais plus partie de ton monde, je m'y suis consacrée entièrement et... »

« De quoi tu parles ? C'est toi qui a toujours refusé de venir aux expos, aux vernissages …. »

« Mais parce que je ne faisais pas le poids ! Je ne peux pas rivaliser avec tout ton entourage de spécialistes, toutes tes groupies, plus blondes les unes que les autres ! Tu peux pas savoir le mal que ça me faisais de les voir te parler, de te voir sourire... J'avais l'impression de ne plus exister, et de n'être qu'un frein pour toi... »

Stupéfaite par cette dernière révélation, Arizona se tut quelques instants. Elle se souvenait la façon dont sa femme avait essayé de la pousser à l 'adultère. Se pourrait-il que tout cela soit vrai ?

Ainsi Callie l'aimait, mais ne se trouvait pas à la hauteur ? Alors qu' Arizona elle pensait tout simplement que sa femme ne l'aimait plus...

« Mais pourquoi avoir agit comme ça Callie, tu m'as repoussée tellement de fois... »

« Te voir réagir me donnait de l'espoir, me faisait penser que tout n'était peut-être pas fini...je me désintéressais de toi pour moins souffrir, mais au final je devenais folle à me demander ce que tu faisais, avec qui tu étais... »

« Ets-ce que tu m'as vraiment aimée ? »

« Ari, tu restera toujours pour moi l'amour de ma vie...C'est mon amour pour toi qui me pousse à réagir si violemment ! Tu le vois pas?! »

« STOP, ne me parles pas d'amour... c'est toi qui a détruit notre mariage, alors s'il te plait ne me parle pas d'amour... Je... Je raccroche »

Avant que la brune n'ai eut le temps de répondre, la tonalité de la ligne se fit entendre. Encore une fois elle s'en voulait... ce n'était pas comme ça qu'elle avait imaginé livrer ses confidences à Arizona... D'autant plus qu'il restait un point crucial a discuter...le fait qu'elles n'auraient jamais d'enfants.

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Deux semaines s'étaient écoulées et pas de nouvelles d'Arizona. La procédure judiciaire était au point mort, les avocats attendaient un geste de la blonde pour continuer les négociations.

Pour Callie c'était une victoire, à elle maintenant de s'engouffrer dans la brèche. Pour cela, elle devait tout reprendre à zéro, charmer sa femme comme au premier jour.

Le sourire qui illumina son visage disparu brusquement lorsqu'elle pris conscience qu'elle ne savait même pas où vivait Arizona. Après avoir étudié leur relevé de compte, elle constata qu'aucun mouvement financier significatif ne laissait penser qu'elle séjournait à l'hôtel...

Sentant la jalousie s'emparer d'elle, elle composa le numéro de téléphone de « Lola », cette chère Lola... Bientôt deux ans qu'elle avait pris sa place dans la vie de sa femme...

Une voix rauque et cassée répondit au bout de quelques minutes...

« Allo... »

Callie compris qu'elle venait de la réveiller, pas étonnant, il n'était que 8H du matin.

Tétanisée dans son action, la brunette n'arrivait pas à articuler, elle se contentait de retenir sa repiration, le cœur battant à tout rompre.

« Allo ? »

Des bruits se firent entendre derrière le combiné et plus particulièrement une voix ... LA voix...Celle qu'elle avait entendu à son réveil pendant 5 ans...

« Lola ? Qui c'est ? »

Callie laissa échapper le téléphone de sa main et fondit en larme.
Ses pire craintes venaient de e révéler exactes.

Arizona avait de tout évidence passé la nuit avec Lola, et toutes les autres avants ? Depuis combien de temps cette histoire durait elle ?

Dégoutée par la situation, elle pris ses clés et parti travailler.

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« Lola, Qui c'est ? »

« Je sais pas, il n'y avait personne, rendors toi... »

Lola caressa tendrement la joue de la blonde alors que celle-ci fermait les yeux. Elle aurait tant aimer pouvoir l'embrasser, la toucher, que ce simple contact était comme une torture.
Depuis qu'Arizona était venue habiter chez elle, pas une nuit ne se passait sans que la blonde ne vienne se glisser dans son lit...Il ne se passait pas une nuit sans qu'elle n'observe pendant des heures les moindres détails du visage de son amie, le rythme de sa respiration, sa peau...

« Hey à quoi tu penses ? Je t'entends penser même avec les yeux fermés »

Arizona rigola, mais le visage de Lola resta sérieux, elle esquissa un petit sourire avant de répondre

« Je peux te rendre heureuse Ari... Si tu voulais juste me laisser une chance, une petite chance de te faire oublier tout ce qu'elle t'as fait... je te promets de ne jamais te faire souffrir... »

La blonde pouvait voir la sincérité et la vulnérabilité dans le regard de Lola. Elle senti sa gorge se contracter sous le poids de l'émotion. Lola, son amie, sa confidente, un modèle de fidélité et de soutien... Se pourrait-il qu'elle soit la réponse à ses questions ? Quelle soit l'antidote contre Calliope Torres ?

Arizona contempla quelques seconde ce visage si doux.

« embrasses moi... »

Le cœur de Lola s'arrêta à cette admission, depuis des années qu'elle attendait ce moment, elle n'était plus sure d'avoir bien entendu...

Quand les lèvres de la blonde se posèrent doucement sur les siennes, elle ne pu réprimé un soupir de soulagement. Elle agrippa alors la nuque de la jeune femme et l'embrassa passionnément, avec tout ce qu'elle avait.

Arizona elle se laissait faire, expérimentant pour la première fois une autre bouche que celle de Callie. Et lola ne lui ressemblait en rien, ses lèvres étaient moins douces, son corps anguleux et musclé, ses mains fines et délicates...

Soudain elle ne pouvait plus respirer, cette femme ne faisait que lui rappeler un peu plus à quel point sa femme lui manquait, à quel point elle était la seule qu'elle désirait...

Repoussant doucement Lola, elle détourna son regard.

« Je ne peux pas... »

Les larmes pleins les yeux, Lola hocha la tête et se leva. Elle espérait qu'à son retour, la blonde serait partie...

Arizona s'en voulait énormément d'avoir fait croire à son amie qu'il y avait peut être une chance pour elle... pourtant son esprit y avait cru, alors que son cœur lui savait déjà que ce serait impossible. Il lui rappelait sans cesse qu'elle n'avait jamais désiré personne autant que Calliope.

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Quelques jours plus tard, Arizona était bien décidée à régler ses comptes définitivement avec sa femme. Elle voulait retrouver sa liberté, tant juridique que sentimentale.

C'est donc d'un pas décidé qu'elle se décida à entrer au Seattle Grace, persuadée qu'un endroit neutre où elles ne seraient pas seules la préviendrait de tout débordement.

« Je veux voir le docteur Torres »

« Je suis désolée Madame, avez vous rendez-vous ? »

« Non je suis sa femme ! » Sa propre admission la fit pâlir ...

« Excusez moi Madame, mais le dr Torres ne travaille pas ce matin, elle a cependant des consultations cet après-midi, mais vous devez certainement déjà le savoir... »

La ton mielleux employé par la secrétaire fit grincer les dents de la blonde qui la remercia poliment avant de quitter l'hopital.

Si c'était juste une question, de temps, pas de problème, elle en avait à revendre !

Sortant de l'établissement, elle décida de s'installer au bar « Chez Joe », car bien que décidée à avoir cette conversation, rester dans un hopital lui rappelait un peu trop les mois qui suivirent sont accident.

Elle pris alors une longue série de café tout en lisant le journal, puis déjeuna, puis... l'heure approchant, elle ne semblait pas trouver le courage de se lever...

Elle accepta alors toutes les consommations offertes par différents clients du bar et se retrouva très vite particulièrement alcoolisée...

Elle commença à raconter ses malheurs au premier venu qui en échange essayait de placer ses mains à des endroits stratégiques.

Après l'intervention du propriétaire pour venir à son secours, elle décida d'arrêter de boire et alla s'installer avec difficulté dans le fond du bar.

Elle se réveilla vers 21H, honteuse de son comportement. Elle décida alors de s'éclipser en silence mais c'était sans compter sur son karma pourri de ses derniers jours.

En effet, en ouvrant la porte pour sortir, elle se trouva nez à nez avec Callie... L'air s'échappa de ses poumons à la vision de sa femme, sublime, vêtue d'un slim noir et d'une blouse en soie blanche, sa veste en cuir sur le dos...

Respire Arizona !

D'un geste brusque, elle passa brusquement devant la brunette et marcha à grande enjambées vers... n'importe où.

Encore choquée par cette rencontre imprévue, Callie se retourna et décida de la suivre. Il n'y avait aucune raison pour que la jeune femme se trouve dans ce bar, si ce n'était pour l'hopital... La secrétaire lui aurait donc dit la vérité ? Si c'était le cas depuis combien de temps Arizona était-elle dans ce bar ?

Perdue dans toutes ces hypothèses Callie couru derrière la jeune femme et lui saisi le bras.

« Arizona ! »

« Arizona, parles moi ! »

Les yeux remplis de larmes, la blonde se laissa gentiment guider par sa femme. Une fois à l'abris des regard, Callie lui releva la tête.

« Qu'est ce que tu voulais me dire Ari … ? »

La douceur dans la voir de la brunette ne fit que redoubler d'intensité ses larmes.

« J'y arrive pas... » « Je voudrais tellement, mais j'y arrive pas... » « J'y arrive pas... »

Confuse, la latina saisit cette forme tremblotante dans ses bras et lui murmura des mots réconfortants. La blonde elle continuait à répéter cette même phrase encore et encore.

« Expliques moi Ari, je ne comprends pas, Qu'est ce que tu n'arrives pas ? »

« J'arrive pas à ne plus t'aimer... »