Coucou tout le monde^^Je sais que j'ai mis du temps à poster ce chapitre mais j'étais très occupé et l'inspiration manquait lol(Merci à nathdraw pour les quelques idées^^) et puis je suivais de très près un bon nombre de fics comme Des berrys et la monnaie de nathdraw et affaire de famille de lisen-chan que j'apprécie vraiment beaucoup beaucoup. J'espère que cela vous plaira et encore merci pour les review qui font très plaisir à la novice que je suis : 3
On se retrouve à la fin du chapitre.
Une fois Chopper parti Sanji s'alluma une cigarette et s'habilla tout en repensant à ce que Chopper avait dit à propos de l'énervement excessif de Zoro : Pourquoi ce Marimo s'est-il énervé comme ça ? Surtout à mon sujet? D'ailleurs, en parlant de lui et moi il faudra que l'on parle car après ce qu'il s'est passé on ne peut pas faire comme si de rien n'était .Putain ça fait quand même vraiment plaisir de tous les revoir.
Sanji finit de s'habiller avec de joyeuses pensées en tête et un sourire éclatant collé au visage et qui ne semblait plus vouloir en descendre.
Les jours s'écoulaient tranquillement depuis le réveil de Sanji. Ce dernier essayait du mieux qu'il le pouvait de reprendre sa place de cuisinier, quitte a faire comme si ses récentes blessures n'étaient plus, mais personne n'était dupe sur le bateau et encore moins Chopper en ce qui concernait la santé de ses camarades. Sanji se faisait donc souvent surveiller par de quelconque personne de l'équipage pour éviter qu'il n'en fasse trop. Dans ces moments-là on lui découvrait une volonté aussi forte que celle de Zoro lorsqu'il voulait s'entrainer malgré de nombreuses blessures. Mais après une mise en garde plus que convaincante de Chopper, Sanji se laissa faire de plus en plus et finit même par accepter que quelques fois, il fallait se reposer.
Sanji, lui, était un peu préoccupé par le comportement de Zoro. Lorsqu'il croisait le regard du cuisinier, Zoro tournait immédiatement la tête à l'opposé ou partait de l'endroit où il se trouvait, le tout en râlant. Sanji avait donc décidé de tirer ça au clair pour voir si le plus touché de toute cette histoire n'était pas lui mais plutôt le bretteur.
C'est donc après le diner que Sanji décida d'agir et quoi de mieux que la vaisselle pour obliger quelqu'un à rester et à parler :
-« Marimo, c'est toi qui est de corvée de vaisselle ce soir. »
Contrairement à ce que Sanji s'attendait à entendre- rembarrage à la mode Zoro, grognement, bataille jusqu'à ce que Nami ne menace ses pauvres économies- il reçut juste un « mouais » qui ne choqua pas que lui mais tout le reste de l'équipage présent dans la pièce.
-« Euh Zoro tu vas bien ? »Demanda doucement Chopper.
-« Pourquoi ça n'irait pas ? »répondit Zoro en levant un sourcil.
-« Ben tu es tout…gentil ? » intervint Ussop tremblant.
-« Tu veux que je te montre à quel point je peux être gentil ? »répondit Zoro en faisant mine de dégainer son sabre.
-« Euh non c'est bon c'est bon »reprit Ussop en sortant précipitamment de la cuisine suivi du reste de l'équipage, laissant seuls Sanji et Zoro dans un silence pesant.
Zoro s'attela donc à la vaisselle sous l'étroite surveillance de Sanji. Ils commencèrent donc doucement la discussion que tous les deux attendaient mais pas forcément pour les mêmes raisons. Zoro voulait interroger Sanji à propos des étranges sentiments qui le taraudaient depuis quelques temps .Quant à Sanji, il voulait comprendre le comportement du sabreur, ce fut donc lui qui engagea la conversation :
-« Qu'est-ce qui t'arrive en ce moment ? »
-« Comment ça ? »
-« Tu crois que je suis devenu aveugle depuis cette histoire ? Tu crois que je ne vois pas quand tu détournes le regard dès tu croises le mien, comment tu me fuis à chaque fois qu'on est dans la même pièce ? Tiens regarde, encore maintenant tu ne me regardes même pas. En plus on m'a appris que tu avais eu une altercation avec Nami chérie pendant mon sommeil si je peux l'appeler ainsi. »
Et effectivement Zoro avait détourné le regard tout en continuant de nettoyer la vaisselle profitant de la mousse abondante pour cacher la crispation de ses mains sur la porcelaine délicate qu'il manipulait. Il ne pensait pas qu'il était si peu discret lorsqu'il s'agissait de cacher ses sentiments. Avant même qu'il n'ait le temps de répondre, Sanji reprit un peu plus doucement :
-« Si…si cette expérience t'a touché il faut que tu saches que je n'ai aucune rancœur envers toi, je ne te tiens pas pour responsable de ce qui m'est arrivé avec ton sabre et je ne veux pas que tu te battes avec les autres, surtout pas avec mes deux déesses, parce tu es tracassé par ça. »
Là ce fut le choc pour Zoro. Le cook n'avait rien compris, il avait tout compris à l'envers. Si Zoro évitait Sanji et s'engueulait avec les autres ce n'était non pas par haine envers le cuistot mais par amour. Il se referma donc plus fort qu'une huitre et répondit seulement :
-« Tu te fais des idées, si je te regarde pas c'est juste que j'en ai marre d'être en face de ton sourcil de l'espace et si je me suis engueulé avec la sorcière c'est mon problème donc si t'as rien d'autre à me dire et puisque j'ai fini cette stupide corvée je retourne à mon entrainement. »
Cette longue réponse, qui était d'ailleurs la plus longue réplique que le sabreur avait dite au cuisinier depuis son réveil, eut le mérite de laisser Sanji abasourdi autant par la colère que par une petite touche de tristesse. Il chercha donc activement ses cigarettes dans sa veste. Mais tapoter un peu partout, plier et replier ses mains quand on est blessé n'est pas forcément une bonne idée et le blond put le ressentir presque instantanément. Il lâcha son paquet, si durement attrapé, sur le sol et tenta de canaliser sa douleur du mieux qu'il le put en s'accroupissant. C'était sans compter sur sa blessure à la cuisse qui choisit ce moment pour se rouvrir. Il tomba donc à terre, souffrant à la fois des mains et de la jambe. Ces deux « outils » quotidiens étaient atrophiés et c'était pour lui l'une des choses les plus horribles qui lui étaient arrivées dans sa vie et pourtant il en avait connu de belles.
Plutôt que de se faire souffrir plus qu'il ne souffrait déjà il préféra rester au sol pour réfléchir à sa situation.
J'en ai vraiment marre là. Pourquoi c'est moi qui doit-être l'infirme de l'équipage. Bordel je suis devenu faible à ce point? Au point de me retrouver à terre comme un con avec une jambe en sang, mes mains que je chéris plus que tout quasiment inutilisables. Même quand Zoro avait affronté Kuma et était en convalescence sur le bateau il était moins assisté que moi. Pff et moi qui aurait voulu prendre sa place, je suis vraiment trop con.
C'est sur cette conclusion qui lui avait fait monter quelque larmes de rage qui faisaient résistance aux coins de ses yeux que Brook rentra dans la cuisine ce qui fit revenir Sanji dans la réalité vu comment le squelette criait à la mort(Skull joke !...ok je sors) :
-« Oh mon dieu Sanji-san ! Vite Chopper, Sanji est mort, il git sur le sol c'est horrible, à l'aide tout le monde ! »
Sanji en avait vraiment assez de toute cette attention à chacun de ses mouvements pour voir s'il ne se faisait pas mal ou autre chose, même si là il avait vraiment mal; il coupa donc sévèrement le squelette :
-« Brook ferme la et viens m'aider à me relever. J'ai pas besoin de tout grand line pour me relever hein, pour une fois tu suffiras. »
-« Mais Sanji-san tu es blessé… »
-« Je t'ai dit que c'était bon. Je vais juste retourner dans la chambre en passant par l'infirmerie et ça s'arrêtera là. »
-« Bon d'accord si tu penses que c'est mieux ainsi. »
Brook s'exécuta donc et aida le cuistot à se relever. Sanji reussit à se tenir droit et à avancer jusqu'à l'infirmerie dans laquelle se trouvait Chopper –c'est pour cela qu'il n'avait pas entendu le cri de brook- qui s'affairait à écrire une liste d'herbe médicinale qu'il devrait acheter sur la prochaine île. Il sentit une présence et se retourna et il vit Sanji debout qui semblait chercher quelque chose :
-«Chopper tu peux me donner des bandages et du désinfectant s'il te plaît ? »demanda Sanji aussi innocemment qu'il le pouvait et ignorant la douleur comme il l'avait rarement fait.
-« Qui est blessé? Il vaut mieux que j'y aille moi-même »dit chopper qui savait que quelque chose n'allait pas.
-« Non non t'inquiète on peut quand même se faire un simple bandage ne te dérange pas pour si peu. »
-« Sanji »dit chopper soudainement.
-« euh oui Chopper ? »
-« tu crois que mon odorat pourrait me tromper ? Arrête de vouloir faire le chevalier devant moi et montre-moi ta blessure. Depuis que tu es rentré dans la pièce l'odeur de ton sang est parvenue jusqu'à mon nez donc inutile de te cacher. »
Sanji avait honte mais il se laissa finalement faire par Chopper. Chopper laissa soudainement un sanglot échapper sur le bandage neuf de Sanji.
-« Tu sais Sanji si je veux que tout le monde te surveille c'est parce que l'on se sent tous responsables de tout ce qui t'es arrivé, et quoi que tu puisses nous dire on aura mal en nous et pour toi car cette expérience n'a vraiment laissé personne de marbre, même pas Zoro, alors s'il te plaît ne résiste pas et laisse nous t'aider pour que tout le monde puisse se sentir mieux, tous ensemble. »
Sanji fut vraiment touché et heureux par les sentiments du renne et de l'équipage, mais en même temps vraiment mal à cause de la faiblesse qui le qualifiait depuis cet incident. Il remercia quand même chaleureusement Chopper en promettant de ne plus se blesser et de faire attention à lui pour le bien de tout le monde. Chopper fut vraiment heureux et serra le cuisinier dans ses bras puis il le laissa aller se coucher tranquillement.
Tout le monde dormait calmement même si certains finissaient leur conversation durant leur sommeil. Tout semblait aller bien sauf pour Sanji qui s'agitait plus que de raison à cause d'un cauchemar plus que violent.
Il était là, seul au milieu de l'obscurité entouré d'un petit halo de lumière, dans un silence de mort. D'un coup il vit tous ses nakamas assis autour d'une table en pleine discussion :
-« C'est encore moi qui ai dû aider à cuisiner vu que Sanji n'y arrivait pas tout seul ! »
-« Moi j'ai dû nettoyer toute la cuisine vu qu'il ne peut plus le faire. Franchement il aurait mieux valu qu'il reste endormi jusqu'à être guéri parce que là ça ne sert à rien qu'il soit là. »
Sanji était choqué d'entendre des mots assassins comme ceux-là sortir de la bouche de ses amis. Mais au fond c'est surement ce qu'ils ressentaient.
D'un coup il ressentit une forte douleur à la jambe, sa blessure venait de se rouvrir. Toutes ses autres blessures furent de même, jusqu'à l'apparition de Leyla, fouet en main qui frappait ses blessures jusqu'à les agrandir. Le cuisinier voulait crier à l'aide à ses amis mais aucun son ne sortait de sa bouche, seules les larmes parvenaient à couler sur ses joues pour aller se mêler au sang déjà présent sur le sol. Soudain tous ses nakamas se levèrent et regardèrent le cuisinier avec dédain et pitié. Il faisait tous comme si il était le dernier des rebuts sur terre et que même le voir souffrir était rebutant. Leyla arrêta les coups de fouet et attrapa un sabre, ce sabre qui l'avait déjà blessé il y a peu de temps. Elle leva la lame jusqu'à obtenir un reflet qui aveugla le cuisinier et au moment où il rouvrir les yeux elle planta avec violence l'arme dans le ventre de Sanji.
Sanji se releva d'un bond dans son lit, haletant et en sueur comme si il avait couru un cent mètres, les larmes coulant sur ses joues, les mains tremblantes qui tâtaient fébrilement son corps pour vérifier qu'aucune blessure ne saignait. Il balaya la pièce des yeux et il se calma en voyant que tout le monde dormait tranquillement. Il se leva, en espérant n'avoir réveillé personne et voulant se calmer en fumant une cigarette sur le pont. Après avoir entendu les ronflements de ces compagnons, il fut rassuré et sortit donc pour fumer. Malheureusement pour lui, un certain sabreur avait les yeux ouverts avec une expression de peine profonde sur le visage car il savait bien le genre de mal dont souffrait le cuisinier.
Sanji sortit et vit que le soleil n'allait pas tarder à se lever il décida donc de rester pour pouvoir observer l'astre se lever et commencer son travail de la journée. Il prit donc place sur le transat libre qu'utilisait habituellement sa Nami chérie. Il fuma sa cigarette et s'installa plus confortablement dans le transat et se détendit. Tout se calme autour de lui l'apaisait réellement, le bruit des vagues et l'odeur de la mer était vraiment une ataraxie(1) sans égale. Toute cette détente lui fit fermer les yeux quelques secondes. C'était les secondes de trop car il s'endormit profondément jusqu'à ce qu'un certain capitaine affamé vienne le réveiller malgré la réticence de tout l'équipage qui voulait laisser le cuisinier se reposer.
Quelque jours passèrent mais chaque nuit pour Sanji était synonyme de cauchemars et de réveils en pleurs et en sueur. Un après-midi le Thousand Sunny fut assailli par d'autres pirates faibles mais nombreux comparé aux neuf nakamas du bateau à tête de lion. Tout l'équipage s'était réparti sur le bateau, Nami Chopper et Luffy étaient à l'avant du bateau, Robin Franky, Ussop et Brook au milieu et Sanji et Zoro à l'arrière. Tout semblait bien se passer pour ces deux derniers mais à un moment un pirate courut dans un dernier espoir vers Sanji, qui était de dos, tout en évitant les corps souffrant de ses coéquipiers déjà à terre. Il brandit son sabre, Sanji se retourna mais se figea d'un coup en voyant le même éclat que dans ses cauchemars si fréquents, il revoyait ce sabre le transpercer violemment. Il resta donc statique, ne pouvant plus bouger, les souvenirs douloureux et la peur le paralysant complètement. Heureusement pour lui Zoro, qui avait fini avec les ennemis, fonça et éjecta le pirate à la mer. Il se plaça face à Sanji et demanda violemment :
-« Mais qu'est-ce que tu fous Ero-cook t'allais te faire découper par ce minable et si j'avais pas été… »A ce moment Zoro remarqua enfin la tête de Sanji qu'il voyait pour la première fois apeuré. Il voyait que Sanji était quand même revenu à la réalité mais il sentait que s'il le laissait là comme ça il ferait une grave erreur. Après une observation de Sanji il comprit que le cuistot faisait une crise de tétanie. Il savait ce qu'il fallait faire face à cette réaction du corps vu que lorsqu'il était petit il avait déjà vu son maitre le faire lorsque des élèves bien trop jeune essayaient de se battre contre des pirates qui passaient par là. Il prit alors Sanji fermement dans ses bras en exerçant une pression forte pour laisser le sang circuler et pour réchauffer Sanji qui commençait à réagir en laissant s'échapper des larmes qui s'écoulaient contre sa volonté sur ses joues. A un moment ses jambes le laissèrent tomber et Zoro dut s'accroupir au sol, le cook toujours dans les bras. Après de longues minutes Sanji s'endormit sûrement épuisé par ce combat et par ces nombreuses nuits sans sommeil. Zoro le porta donc discrètement jusqu'à sa chambre en évitant que les autres ne le voient être aussi docile avec Sanji. Il ressortit alors en disant que Sanji était simplement parti se coucher et qu'il faudrait faire sans lui pour le repas de ce soir. Il prit lui aussi congé du repas et repartit dans le dortoir pour veiller tranquillement sur Sanji avant que les autres ne viennent se coucher.
(1)=C'est un synonyme de calme(eh oui je vous instruit en même temps que je m'instruit moi-même,c'est le bac de francais qui me perturbe jusque dans mes fics lol
Voila donc pour ce chapitre 7 pour lequel jai quand même bien galere,quand on approche de la fin c'est complique de trouver une vous donne donc rendez vous pour le prochain chapitre qui j'espere ne mettra pas trop de temps a arriver.
Matta ne
