Comme toi !!!
Auteur : Angelscythe
Genre : Deathfic, tristesse, shonen-ai, Flash-Back, POV, Songfic, Suicide
Couple : EnvyEd et RoyEd
Disclaimers : Aucun des personnages de cette fic ne m'appartiennent. Inspiré de la chanson « Comme toi » de Najoua Belyzel.
Chapitre 7 : Shamballa
Nous lui répondîmes par un sourire également. Sigu nous invita à rester, il avait bientôt fini son service et serait réellement heureux de pouvoir partager un verre avec nous. Ca faisait bien quatre ans que je ne l'avais plus vu, je ne pouvais qu'accepter. Pendant qu'il terminait son service, Alphonse et moi allâmes nous recueillir sur la tombe de notre Maître.
Je me sentais mal à l'aise, devant cette tombe, rendant mes hommages. Je n'avais pas été là. Et lorsqu'Alphonse m'avait annoncé sa mort je n'y avais pas cru tout simplement. Je ne sais toujours pas ce qui m'était passé par la tête. J'avançais que c'était impossible, qu'elle semblait tellement indestructible, comme un enfant qui venait de perdre sa mère. Je ne me souvenais même pas avoir réagi pareil pour maman.
Je me relevais de devant la tombe d'Izumi. Je l'observais encore un moment. Puis je me détournais. Alphonse s'étonna, puis se leva à son tour pour me suivre. Nous allâmes voir Sigu. Il terminait justement, il nous pria d'aller dans la cuisine et nous nous exécutâmes. Il arriva rapidement. Il nous servit à boire avant de s'installer à notre côté.
Pendant une heure nous discutâmes en buvant du breuvage. Après cette trop courte heure, Alphonse s'excusa pour nous, expliquant que nous désirions retourner. Sigu compris bien sûr. Et après quelques au revoir nous partîmes. Alphonse était, bien entendu, très fébrile. J'aurais bien voulu aller au QG, mais au vu de l'heure lorsque nous arriverions, je savais qu'on dormirait chez Winry.
On se dirigea ensemble vers la gare. Alphonse prit les billets. Il scruta le tableau d'affichage avant de m'attraper par le poignet et de me traîner à sa suite, il prétexta que le train allait bientôt partir. Grâce à Alphonse nous entrâmes de justesse dans le train et il m'emmena à sa suite pour choisir une place. Je me laissais entraîner sans même me plaindre.
Je m'installais ensuite en face de lui, il me fit un grand sourire avant d'observer le paysage. Il s'interrogea beaucoup. Et je ne l'écoutais même pas. J'avais cru capter qu'il s'interrogeait sur comment serait Central. Si Winry serait heureuse de le voir ou pas. S'ils pourraient s'aimer. Mes pensées étaient toutes autres. On allait à Central. J'avais fortement envie de voir le Colonel, pour le remercier, de je ne sais quoi exactement. Et j'ignorais totalement s'il était à Central, à East city ou que sais-je encore.
Je ne savais rien de tout ça. Et à mes yeux, ça faisait quatre ans que je n'étais plus venu à Amestris, une petite ville comme Dublith et Rezembool ne change pas…mais Central. Je redoutais un peu ce que j'y trouverais.
Alphonse semblait sûr de lui, j'avais un peu de mal à comprendre pourquoi, mais je préférais me taire. Je regardais défiler le paysage devant moi anxieusement. J'en reconnaissais beaucoup, j'aurais pu soupirer de joie. Alphonse me remarqua légèrement tendu et il posa sa main sur la mienne. Malgré le contact du gant je ressentais bien sa chaleur. Je relevais les yeux vers lui, il m'offrit un de ses sourires rassurants dont il avait le secret.
Je ne savais presque plus comment réagir. Je lui fis malgré tout un sourire dont je n'étais pas sûr de l'efficacité. Alphonse sembla s'en contenter et regarda à nouveau le paysage, je l'imitais. Il commençait à faire noir lorsque le train s'arrêta à Central. On sortit du train ensemble et on se dirigea vers l'appartement de Winry.
Nous le trouvâmes rapidement. Je remarquais grâce à une horloge qu'il était déjà presque vingt-deux heures. Je soupirais. Alphonse entra dans l'appartement et je l'imitais. Nous grimpâmes les escaliers et Alphonse sonna à la porte de l'appartement de Winry. La porte ne tarda pas à s'ouvrir.
Winry se figea étonnée. Elle regarda incrédule Alphonse puis moi. On lui souriait, moi légèrement, Alphonse franchement. Il n'attendit pas que Winry retombe sur terre pour lui sauter dessus et se serrer contre elle.
-Al ? Ed ? S'étonna-t-elle.
- C'est bien nous ! Répondit Alphonse pour nous.
Winry nous laissa entrer, et nous servit à manger, confusément, se plaignant qu'elle n'avait pas assez surtout pour mon estomac. Je lui lançais un sourire. Et nous mangeâmes le peu qu'elle nous offrit, et le simple fait qu'elle l'ait fait nous faisait plaisir. Alphonse ne cessa de parler avec elle. Captant son attention.
Je réussis à avoir l'attention de Winry une fraction de seconde, le temps de lui demander où était la douche. Elle me la désigna et après son autorisation, j'allais me doucher de fond en comble.
Je prenais un peu plus de temps que d'habitude dans la salle de bain. Je m'y observais sans un mot, puis je faisais une natte dans mes cheveux. La natte, je la réservais à « Shamballa ». Une fois habillé, je quittais la salle de bain pour trouver Alphonse et Winry en train de s'embrasser. J'ignorais ce qui c'était passé, mais je préférais me détourner, pour cette raison, j'allais dans la chambre que Winry avait désigné comme nous pouvions l'utiliser.
J'allais m'installer sur le lit et soupirait. J'allais me coucher sans réfléchir. J'espérais faire de beaux rêves, remplis d'Envy bien sûr. Je fermais la lumière puis les yeux et m'endormais rapidement, contrairement à ce que je pensais, je ne rêvais pas d'Envy mais d'une retrouvaille avec chacune des personnes que j'aimais ici. Je pouvais même me surprendre à une retrouvaille avec le Colonel.
Je me réveillais avec un mal de crâne abominable. Alphonse n'était pas avec moi, je me levais, quittai la chambre et ne le trouvait pas dans le salon, je supposais qu'il avait dormi avec Winry. Je ne m'en formalisais pas. J'allais dans le sofa, et j'attendais bêtement. Winry ne tarda pas à sortir de la chambre et m'avoua qu'ils avaient bien dormi ensemble.
Elle alla préparer le déjeuner, nous servir, puis réveiller Alphonse, nous mangeâmes. Alphonse et Winry avaient l'air heureux, et je l'étais pour eux. Dès le repas fini, j'allais m'habiller et proposait à Alphonse qu'on aille au QG de central, voir si on pourrait retrouver l'armée. Alphonse hocha la tête, et dit à Winry qu'il reviendrait bientôt.
Je sortais en premier et Alphonse arriva au bout de dix minutes. Nous allâmes ensemble au QG de central. Alphonse alla demander si le Colonel Mustang était ici, on lui répondit que oui et on nous guida jusque là. On nous laissa et je frappais à la porte. Celle-ci s'ouvrit rapidement. Je faisais un grand sourire à Riza qui venait d'ouvrir.
Elle fut d'abord ébahie, puis sourit avant de me serrer dans ses bras, puis de faire de même avec Alphonse. Elle nous dit combien elle était heureuse de nous voir, puis nous laissa entrer. Havoc sauta sur ses pieds et vint nous serrer la main avec un grand enjouement. Breda nous salua tout autant, tout comme Falman et pour finir Fuery nous serra dans ses bras, comme Riza avant lui.
Riza voulut savoir tout ce qui c'était passé pendant ces deux ans, et nous racontâmes, Alphonse et moi en alternatif, je savais bien que certains morceaux nous manquaient mais nous aurions été incapables de les décrire.
-Au fait… ? Dis-je un peu ébahi.
- Oui ? Questionna Riza.
- Où est le Colonel ? Demandais-je.
Riza me désigna la porte annexée au mur. Je la remerciais et allait frapper à la porte. J'entendis la réponse s'élever. Alphonse vint me rejoindre pour venir avec moi. J'ouvrais la porte et entrait, Alphonse à ma suite. Le Colonel leva les yeux vers nous et se figea.
-Edward. Souffla-t-il.
Je hochais la tête avec un petit sourire, c'était agréable de le revoir après autant de temps. Il salua également Alphonse, puis se leva de sa place.
-Excusez-moi, Colonel. J'aimerais vous remettre ma montre à gousset, mais je suis dans l'incapacité de vous la rendre.
- Pourquoi ? Demanda le Colonel.
- Je l'ai perdue avant d'être envoyé dans la porte. Répondis-je tout naturellement.
- Ce n'est rien Edward.
Je lui souriais pâlement, après nous être engueulés, je m'étais rendu compte comme j'avais envie de renouer avec lui.
-Tu n'as pas changé. Me dit le colonel.
Je continuais de lui sourire.
-Tu as à peine grandi. Plaisanta le Colonel.
- Bien sûr que si, j'ai pris cinq centimètres. M'écriais-je en battant des bras.
Le Colonel émit un léger rire. Je prenais un air renfrogné et le dévisageai un peu rudement, avant de reprendre une politesse que je me devais d'avoir. Le Colonel discuta un peu avec Alphonse, me laissant ainsi de côté un moment, ce n'était rien du tout.
Alphonse avait toujours apprécié le Colonel. J'attendais un peu puis il se concentra sur moi à nouveau, nous discutâmes encore un peu. Alphonse nous laissa, il désirait retourner voir Winry, il était vraiment heureux, je me doutais que Winry et lui étaient donc officiellement ensemble.
Le Colonel s'approcha de moi, il n'était pas très loin de moi, à à peine un pas ou deux de moi. Je me sentais un peu rougir, mal à l'aise aussi de cette trop grande proximité entre nous. Il me fit un très léger sourire.
-Edward, est-ce qu'on pourrait discuter ensemble après mon service ?
- Ah…très bien… je comptais sillonner la ville… Un endroit où se retrouver ?
- Pourquoi pas le restaurant du coin de la rue ?
- Si vous payez, ça me va.
Il sourit légèrement puis hocha la tête. Je lui disais au revoir et sortais. J'allais me promener pour voir la différence entre le « Shamballa » que j'avais connu il y avait quatre ans. Je sillonnais les rues puis m'arrêtais subitement. Je me tournais vers le mur et arrachait une image Wanted audit mur.
C'était une image d'Envy, comme je l'avais vu dans le train, il était fait en croquis, au coup de crayon c'était sans doute un dessin du Commandant Amstrong. L'image mettait fortement en valeur Envy, avec un sourire sadique comme ça lui allait si bien, avec une lueur perverse dans les yeux.
Je fixais longtemps cette image et cru bien la voir bouger, je me figeai, dévisageai l'image puis me rendit compte que c'était impossible qu'elle bouge. Je la pliais soigneusement en quatre et l'enfonçais dans une de mes poches. Ainsi, j'allais garder mon chéri avec moi, j'en souriais doucement, savoir qu'Envy n'allait pas me lâcher.
Je retournais ensuite chez Winry pour le repas de midi. Elle me demanda d'aller chercher un repas à emporter au magasin chinois. Elle n'avait pas su préparer, trop préoccupée par Alphonse, je voyais bien combien ils vivaient le grand amour. Je m'exécutais donc à aller chercher le repas.
J'arrivais rapidement devant le magasin que l'on venait de m'indiquer. Il y avait beaucoup de foule et je dus attendre une bonne demi-heure, enfin je pus commander et je dus attendre encore une heure avant qu'on ne me serve, je partais avec le repas jusqu'à Winry.
Je sonnais et elle m'ouvrait, on mangeait tous ensemble en discutant. Le repas était bon et je rêvassais un peu, le repas fini, j'allais lire et je partais vers dix-huit heures, ainsi je retournais rapidement auprès du QG et j'allais au restaurant où j'avais rendez-vous avec le Colonel.
Je me rendais compte que j'étais venu comme j'étais habillé depuis ce matin, c'était malvenu ? Non ! Il m'avait invité, mais ce n'était rien de galant, ça serait bien comique d'ailleurs, que le Colonel, le dragueur de ses dames, drague un homme, un jeune homme plutôt. Il avait plus le profil d'un homophobe, ou de quelqu'un qui n'appréciait guère l'amour entre hommes.
J'attendais toujours patiemment, j'ignorais quand le Colonel en avait fini avec son travail, je me contentais donc d'attendre. Finalement, au bout d'une longue demi-heure, qui m'avait paru durer bien plus longtemps, Colonel arriva.
-Désolé de t'avoir fait attendre ! Tu es là depuis longtemps ?
- Hum, oui, mais c'est pas grave, j'aurais dut vous demander quand vous quittiez le QG. Dis-je, gêné.
Il m'offrit un léger sourire puis me proposa d'entrer avec lui. J'acceptais, j'étais un peu là pour ça. Nous nous installâmes tous deux à une table et nous pûmes vite commander. C'est peu après la commande que le Colonel me dit quelque chose.
-Edward, il faut que je te parle de quelque chose de sérieux, d'une chose qui me tient à cœur.
