Et béh .. pas beaucoup de commentaires je trouve. Merci à ceux qui en ont mis, et j'espère que y en aura plus ! Pour les plus impatients, voici un lien pour retrouver mes suites plus vite : f a n f i c – a r t . 1 f r 1 . n e t
*} Chapitre 5 :
Jacob : Annonce à son père.
Je ne peux en dire plus à mon père, ce serait trop dur, trop dur de devoir dire ces mots à haute voix. Sam s'est avancé pour ne pas que j'ai la peine de le dire à haute voix. Je discerne la réaction de mon père, malgré les larmes qui coulent de mes yeux. Tout pleins de sentiments passent dans ses yeux. À la fois de la peur, de l'inquiétude, de la tristesse, tout ça est bien confus et me rappelle la douleur que j'endure. Je ne m'étais jamais attendu à la perdre si tôt, je m'étais dit qu'on tuerait ce maudit vampire avant qu'elle ne puisse s'attaquer à Bella, s'il y avait bien quelqu'un qui je voulais protéger plus que tout, c'était bien elle. Ma Bella, comment avait-elle put faire ça ? Elle n'avait pas le droit. J'avais tout fait pour la protéger. Cette femme a bousillé tout les efforts que j'avais fait, que nous avions fait.
Il est toujours inactif, il ne bouge plus. Il est en état de choc, je le vois bien. Il se met à bouger, il pose ses mains sur les roues de son fauteuil pour les mettre en mouvement. Elles commencèrent à grincer. Il arriva à côté de moi, et tapota mon dos. C'était sa manière pour me consoler. Je n'ai plus de mère, personne ne peut me prendre dans ses bras. Et ce n'est pas mon père qui le ferait, pas du tout son style. Même si j'étais amoureux de Bella, elle, elle avait plus l'air de me considérer comme un frère, elle aurait été une personne qui aurait put me prendre dans ses bras, mais voilà, elle était derrière moi dans les bras de Sam, morte.
C'est sans un mot, que j'aidai mon père à monter dans la voiture, je m'installai à l'arrière, Sam déposa Bella sur la banquette, mettant sa tête sur ses genoux. Ma main passa dans ses cheveux mais s'en allèrent immédiatement, de peur. Je ne voulais pas l'abîmer ce qui pouvait être un peu comique étant donné qu'elle est morte. Sam s'installa derrière le volant. C'était le seul qui pouvait être en état de conduire. Dans la voiture, le silence régnait. On aurait put entendre une mouche voler. Personne ne pouvait dire mot, on ne pouvait pas savoir quoi dire. J'avais le regard dans le vide. Je ne regardais pas un point fixe, je ne regardais nul part. Le trajet jusqu'à chez les Swan fut le plus long que je n'avais jamais fait. J'avais l'impression qu'il durait une éternité. C'était comme l'aller vers la mort. Depuis qu'elle était morte, j'avais l'impression de mourir. Sans elle je mourrais. Elle était celle qui me donnait une raison de me lever le matin. Depuis qu'on s'était rapprochés, je souriais plus, c'était comme si, grâce à elle, j'avais retrouvé le sourire.
« On est arrivé. »
Une voix me tira de ma rêverie. C'était Sam. Je regarda à l'extérieur de la voiture et vit la maison dans laquelle j'étais tant allée depuis que j'étais petit. Normal étant donné que c'est celle du meilleur ami de mon père. Mais voilà, je ne la verrais plus jamais autrement, tout simplement parce que Bella y vit, enfin vivait, et que cette maison était pour moi reliée à elle maintenant. J'attendis que Sam m'ouvre la porte, il souleva la tête du corps de la défunte pour que je puisse sortir, ce que je fis. Il sortit aussi le fauteuil de mon père et l'ouvrit pour que mon père puisse se mettre dessus. C'était ce que je faisais moi, tout le temps d'habitude, mais là, je n'étais pas vraiment en état, heureusement qu'il était là. Heureusement que je n'étais pas seul pour un tel moment et qu'il est responsable.
« Ça va aller les mecs.
J - Non, ça ne peut pas.
S - Je sais que ça ne pourra pas aller mieux, mais je vous demande juste de ne pas avoir une tête d'enterrement tant qu'on ne lui aura pas dit. Elle est tout ce qu'il a je vous rappelle.
B - D'accord Sam. »
C'était mon père qui avait dit le dernier mot, de mon côté, je ne voyais pas comment ça pourrait aller mieux. Je ne voyais pas comment cacher la tristesse que j'avais. Ça me paraissait assez impossible. J'essuyai les traces de larmes qui pouvaient apparaître sur mes joues. Je regarda Sam et hocha de la tête. Il frappa alors à la porte. On put entendre un grognement de la part de Charlie et un « oui ». il arriva derrière la porte. Et l'ouvrit. Quand il nous vit tous les trois comme ça, on put voir son regard interrogateur.
« Quoi ? Qu'est-ce qu'il se passe ? »
Aucun de nous ne savait quoi dire et comment réagir. Il nous regarda à tour de rôles, attendant que quelqu'un parle. Il s'attarda plus longuement sur moi. Et parut s'inquiéter.
« Où est Bella ? Tu n'étais pas censé la ... »
Et là, il parut réaliser. Il nous regarda à tour de rôle, attendant que l'un de nous confirme ce qu'il pensait. Il s'attarda cette fois-ci sur son meilleur ami, mon père. Je le regardai à mon tour, il était prêt à parler, il allait le faire. Il était le mieux placé pour le faire. C'était le seul qui pourrait trouver les mots justes.
« Son corps est dans la voiture ?
C - Que s'est-il passé ? Dis-moi !
B - Les garçons ont retrouvé son corps dans la foret.
C - Quoi ? Mais elle n'était pas en train de s'amuser avec ses copines ?
S - Elles jouaient dans la foret, elles a dut se perdre et tomber et une bête l'a attaquée. Jacob a appelé une de ses copines pour savoir où elle était et comme elles ne savaient pas, on l'a cherché avec les garçons ... elle était comme ça quand on l'a retrouvé. »
Charlie commença d'abord par s'appuyer contre le mur, une main contre sa tête. Lui qui n'était pas de nature expansive, la présence de monde dans un tel moment de souffrance, devait être difficile pour lui. Nous étions en petit comité, et que des personnes qu'il connait, il pouvait s'épancher devant nous, même si ce n'était pas du tout son genre. À vrai dire, je ne l'avais jamais vu pleurer, je ne savais même pas si il en était capable. Mais là, je le voyais dans sa descente aux enfers, il tombait le long du mur gardant une main sur la tête, donnant l'impression qu'elle faisait office de protection ou de barrage contre la foule de sentiments qui était en lui. Il se repliait sur lui même. Billy attendit un moment, puis commença à s'approcher de lui. Il ne le touchait pas, il ne s'approchait pas trop de lui non plus, comme pour le laisser seul dans sa souffrance, mais aussi pour lui signifier sa présence. Pour lui montrer qu'il était là s'il avait besoin. Charlie releva la tête pour nous regarder.
« Elle est où ? »
Les trois que nous étions nous regardâmes pour savoir ce que nous devions répondre. C'était mon père qui lui avait annoncé la nouvelle, dans ma logique, c'était à lui de lui dire, mais ça avait déjà été très difficile pour lui, il avait déjà dut dire à son meilleur ami que sa fille était morte. Ce n'était pas quelque chose qui était facile. Ce ne pouvait pas être facile. Il nous regardait d'un air assez sûr. Il avait l'air de vouloir répondre, il voulait s'en occuper. Tout à fait son style ça, on est trop jeune selon lui. Il veut tout diriger, surtout qu'il est son meilleur ami.
« Son corps est dans la voiture. »
Charlie eut l'air d'ingérer la nouvelle. Il regarda le sol, ses mains tremblaient. J'avais toujours vu cet homme comme fort et solide. Il est le chef de la police de Forks après tout. C'était un peu normal que j'ai eu cette vision là de lui. Il se releva, s'aidant du mur. Il commença à se diriger vers la porte. Nous hésitions à le laisser passer, qu'il voie sa fille dans cet était n'était pas bon.
« Je veux la voir !
B - Les garçons, laissez le passer. »
Nous obéîmes à mon père et nous décalions pour le laisser passer. Mon père partit à sa suite, je voulais y aller aussi, mais Sam me retint par le bras, je le regarda et d'un regard il me dit ce qu'il pensait. Même si nous ne pouvions pas nous transmettre ce que l'on pensait, je compris ce regard. Il voulait me dire par là qu'il fallait que je les laisse seuls. Cette étape devait être très dur pour Charlie, perdre sa fille. Nous avions put voir tout l'amour qu'il avait pour elle, déjà avant, il se plaisait à parler de sa fille, à raconter sa vie, à nous dire tout ce qu'il savait sur elle. Elle était sa source de vie, la seule personne qu'il aimait, la seule femme à ses yeux.
