Richard
J'étais complètement à côté de mes pompes aujourd'hui. La soirée d'hier et la nuit d'écriture m'avaient sérieusement entamé. Peut être aurais-je du écouter les conseils d'Alexis ce matin qui me conseillait de rester à la maison et de faire « l'école buissonnière » aujourd'hui. Mais j'avais voulu me montrer en raison des évènements de la veille. Beckett ne m'avait pas sanctionné pour mon action, donc je lui devais bien ça. Quand Beckett revint de sa discussion avec Lanie qui m'avait semblée réellement longue je lui demandais donc :
Beckett, vu que la journée est calme cela ne vous gêne pas si je vous abandonne. Je vais en profiter pour déjeuner avec Alexis et aller me reposer, cette nuit d'inspiration m'a épuisé.
Non c'est bon allez-y Castle, s'il y a quelque chose je vous appelle.
Merci, à demain.
Quelques minutes plus tard, je retrouvais la douceur et la chaleur de mon foyer. Alexis fut surprise de me voir rentrer si tôt, mais non moins ravie. J'aimais tellement retrouver avec ma fille. J'aimais cette relation qui était la notre, faite de complicité et de tendresse. J'angoissais de la voir un jour prochain quitter l'appartement familial pour mener sa vie. Elle était souvent d'excellent conseil sur mes enquêtes.
Que fais-tu là si tôt papa ?
Il n'y avait pas grande activité alors j'ai demandé à la patronne la permission de partir.
La patronne ?
Oui Beckett, fis-je en rougissant à l'évocation de ce nom.
Papa il s'est passé quelque chose avec Kate ? Ca fait deux jours que je te trouve bizarre.
Non mentis-je, c'était une affaire à haute tension pour elle. Elle a besoin de soutien. Et si je nous préparais des lasagnes ma princesse ?
Tu me prends par les sentiments.
J'appréciais ce moment avec Alexis. Quand nous eûmes fini de déjeuner elle monta réviser tandis que je débarrassais la table. Je pris ensuite la direction de ma chambre pour faire une sieste. Je m'endormis avec grande facilité et me reposais. La sonnerie de mon téléphone retentit m'indiquant l'arrivée d'un nouveau message écrit. Alors que je pestais contre la personne qui osait me réveiller je remarquais qu'il était déjà 17h, et ma colère s'apaisa encore plus lorsque je vis que l'expéditeur était le lieutenant Beckett. D'habitude elle m'appelait pour les affaires. Je me relevais et m'asseyais sur le bord du lit pour ouvrir le message qui disait : « J'aimerai que nous parlions, je vous attends chez moi à 20h. Soyez à l'heure, je déteste attendre. KB ». Je dus relire le message une dizaine de fois pour m'assurer que je n'avais pas rêvé, mais non il était toujours là. Je répondis quelques minutes après « Vous ne m'attendrez pas. »
Kate
Les affaires étant réellement calmes et ma fatigue se prononçant de plus en plus je décidais de rentrer chez moi en fin de matinée. Je disais aux gars de me prévenir en cas d'une nouvelle affaire. En sortant du commissariat je m'achetais un burger, j'avais faim. Je l'avalais avant même d'être arrivée à ma voiture.
Une fois à mon domicile je me mettais toute habillée sur mon lit et m'endormais quasi instantanément. Cette sieste eut un effet réparateur sur mon organisme. Je me réveillais à 16h30 en pleine forme. Je me levais puis retapais mon lit. Les criminels semblaient avoir entendu ma requête en me laissant tranquille une journée de plus.
Je fis chauffer de l'eau pour me faire un thé et le savourais dans mon salon. Je repensais de manière plus claire à ma conversation avec Lanie. Elle avait raison, je devais parler à Castle. C'est dans cet esprit que je me décidais à lui envoyer un message le conviant à me rejoindre ce soir vers 20h. Sa réponse ne se fit pas attendre, quelques minutes après je recevais un message de l'écrivain me disant : « Vous ne m'attendrez pas. »
