Coucou à toutes et tous ! Voilà donc la suite, les choses deviennent sérieuses, si cela devient trop dur avec le temps, n'hésitez pas à arrêter, se forcer à lire des trucs n'est jamais bon.
Bref, je remercie les nombreuses personnes qui suivent la fic ;) et vous encourage à laisser votre impression sur la suite,
bonne lecture, vive
QUELQUES SECONDES DANS LA VIE D'UNE BOUGIE
CHAPITRE 7
Cyanure
A ce moment, Sasori sentit très clairement une présence derrière eux et il put apercevoir une fraction de seconde une sorte de serpent blanc zigzaguer dans la pénombre jusqu'à la lampe posée sur le bureau. Puis, deux secondes plus tard, une étincelle et il y eut une explosion d'une grande violence qui étourdit Sasori et le noir complet s'installa dans la caverne.
« Chuut… »
« Deid… ara… »
« Chuuut… Reste tranquille. »
Sasori s'éveillait, sentant tous les fumigènes de son esprit embrouiller ses sens. Il tenta de remuer, de se lever, mais il était attaché, dans le dos. En s'apercevant de ce petit détail, il ne put s'empêcher de ressentir… une sorte de glaciation en lui, c'était bien ça ? Un frissonnement terrible dans tout ce corps… De la… peur ? C'était bien la première fois qu'il ressentait soudain comme une friction de son cœur, de ses organes, il pensait à fuir, loin, tout avait changé sur le moment. Il... paniquait !
« Je… Deidara, sors-moi de là… »
Un rire strident le coupa dans sa demande à l'aide, il ne pouvait rien voir, mais tremblait de tout son être, terrorisé par la voix du jeune blond qui tout à coup avait changé de ton. Son rire le pétrifia sur place.
Et puis une lumière douce vint éclairer le visage de Deidara, tout proche du sien :
« Eh… du calme jeune apollon… » Il observa le corps livide du jeune Sasori. « On dirait bien que les rôles se sont inversés entre toi et moi... Tu es tout à moi maintenant hm… Qu'est-ce que ça te fais ? »
Sasori comprit qu'il ne pouvait plus lutter. Il pouvait clairement sentir que ses liens étaient bien serrés et le nœud qui le retenait lui était inconnu, il avait beau tâter les fils, essayer de reconnaître sa forme, ça ce lui disait rien.
« Qu… où as-tu appris à serrer un nœud pareil ? »
Deidara rigola, la satisfaction à l'état brute sanglée au visage :
« Mhh… tu aimes ? Ce nœud je l'ai réservé pour toi mon beau, je savais que l'aimerais. Il s'appelle le Nœud du scorpion. Tu saisis ? Hah »
« Qu'est-ce que tu comptes me faire… »
« Mh… te faire aimer les explosions. Te faire apprécier le rouge mon cher… Je sais ce que tu préparais pour moi, maintenant je sais à quel point tu est vicié… à quel point tu aurais pu me faire mal… Et bien je vais tâcher… de te faire changer d'avis. »
« Alors… tu comptes me libérer ? Après avoir fait je ne sais quelle idiotie ? »
« Oui, et je sais que tu seras aussi coopératif que je le souhaite. »
« Tu es un beau parleur, pour sûr... » Murmura le scorpion.
« Hehe… pas autant que toi. » Deidara prit le menton de Sasori entre ses doigts et se pencha doucement. Il pouvait sentir la douce haleine amande de l'homme sous lui. « Tu sens… comme un relent de cyanure. »
« Hm… Mon poison favori. »
Deidara sourit :
« Je ferai en sorte de devenir ton poison favoris… jeune homme charmant. »
« Attend… qu'est-ce… » Sasori fut couper par la bouche du Deidara.
Il venait de plaquer leurs deux paires de lèvres rouges l'une contre l'autre, dans un mouvement vif mais néanmoins très sensuel. Deidara lui, avait une petite bouche plus pâle et légèrement plus bombée que celle de Sasori, plus fine et sombre. Le clown fit quelques mouvements doux pour frotter leur bouches l'une contre l'autre, et ne put s'empêcher de ricaner en voyant le visage décomposé de Sasori quand il avait finit effilocher leurs écailles de lèvres :
« Les gens préfèrent garder les yeux fermés normalement… »
Sasori écarta la tête en arrière, avant de cracher violemment :
« Va au diable, démon, qu'est-ce que tu crois vouloir me faire là ? »
« Je sais que tu n'es pas aussi insensible que l'on a pu te le dire ou comme tu as pu t'en persuadé avec le tempe… Tout le monde a des failles, et surtout un homme aussi sûr de lui et impérieux comme toi. Tu ne pourras me résister. Dès que je t'ai croisé j'ai su que nous ne pourrions que nous entendre... mon cher Sasori... le plus impérieux... des faux impérieux. »
« Impérieux… » Sasori esquissa un autre sourire, cette fois, on pouvait lire une réelle satisfaction. « Tu t'es entendu ? Clown maudit ? A cracher tes sornettes ? »
« Je m'entends et j'en suis ravis… mon beau rouquin. » Le blond s'élança de plus belle vers la bouche du scorpion qui finit par se cogner la tête contre la roche derrière lui en tentant de l'éviter. En vain donc, Sasori esquivait les assauts répétés des lèvres humides de son geôlier. « Tu vas finir par céder… et apprécier comment je peux te traiter…. »
Sasori mit finalement un coup de tête violent au blond. Ce denier recula d'un coup vif et grogna légèrement. Il maintenant toujours son sourire et ne se défendit même pas, il ne porta même pas sa main au front. Pourtant, il souffrait, Sasori pouvait lire dans ses yeux tremblants un semblant de retenu. Au sol, Seidara écumait de rage :
« Crève en enfer, monstre blond… »
« Tu es coriace toi… mais puisque tu es fasciné par la violence… que dirais-tu de tester tes propres limites… ? »
Sasori n'écoutait plus l'autre homme et rageait contre le mur, tentant de se libérer en grognant.
« Le chien va bientôt avoir la punition qu'il mérite… » Deidara s'éloigna, la lueur de la lanterne aussi et bientôt Sasori ne vit presque plus rien, tout au plus une tache de lumière dans le coin de la caverne. Bientôt, Deidara revint à pas de loup, il tenait la petite boîte de nacre. « Voilà ta récompense... être dévoilé, enfin… »
« Tais-toi ! »
« Hehe… regarde comme tu trembles. Beaucoup penseraient que tu as peur… mais c'est visiblement quelque chose que tu ne connais pas. » Deidara sourit de nouveau, sortant une pointe au tranchant parfait. « Moi je sais qui tu es maintenant… »
Aussitôt, le blond releva la tête avec force de son prisonnier et ajusta la pointe de l'aiguille sur le coup, appuyant tout légèrement.
« Gh… » Deidara n'osait plus bouger, sachant que la pointe s'enfoncerait au moindre mouvement. La tête collée contre le mur, il sentit cette écharde titiller une zone des plus érogènes. Une goutte de sueur perla contre son front en ébullition.
« Hmhm… Regarde comme tu transpires, tu es aussi impatient que moi on dirait. » Deidara lécha sa lèvre supérieur, et commença à faire rentrer l'aiguille.
Sasori ne criât pas, il grinça et siffla, souffla en sentant l'onde se propager dans sa chair. La douleur était extrêmement étrange, au paroxisme de sa compréhension. Comme si toute la pointe était chargée de violence et de charme en même temps, comme si ce morceau de d'épine le creusait dans la physique comme dans le mental. Les yeux de Deidara, plantés dans les siens, la façon dont il avait de plonger l'organe en lui, il y avait quelque chose de troublant, au-delà de la souffrance.
« Arrête… » Sa gorge était enflée, il entendit distinctement que sa voix était transformée, comme mutée en un son horrible, gras, rauque, qu'il ne reconnaissait plus. « Arr… »
« Mh… j'aime ton appel à l'aide. » Deidara fit une pause. « Je suis impatient de voir la résistance de ton corps à l'œuvre. En plus, me voilà chanceux, personne ne l'a touché j'imagine, pas vrai ?. Je vais être le premier… » Il sortit une lame, effilée, fine comme un cure-dent, mais à l'allure terriblement acérée.
Sasori, en voyant l'objet dans la main de l'homme qui maintenant était au dessus de son visage, manqua un battement de cœur.
« Haha, ne fais pas cette tête, je sais que tu la veux… mais soyons raisonnable, je ne vais pas te l'enfoncer dans le cou. J'aurais peur de casser quelque chose de vital. Comme tu l'as dis, l'important est de profiter du moment, le plus longtemps possible… »
« Tu es… taré… »
« Oui… mon cher Sasori… » Et le blond alla détacher une main dans le dos du scorpion. Ne comprenant pas au début, ce dernier tenta de se débattre, de toutes ses forces, en vain.
« Taré… Comme moi… »
« C'est bien. Je vais te faire ressentir ce qu'aucun autre humain n'a pu expérimenter jusque là. » La voix du clown était si apaisante que Sasori laissa s'échapper un soupir mort de son cou entaillé.
Deidara fut surpris de ce soudain lâché prise, mais n'en fut par la suite que plus conquis, il s'empara de la main qu'il venait de libérer, la retint au sol fermement et la caressa. Il s'employa avec beaucoup d'attention à cacher de la vue de Sasori ce qu'il faisait de son membre tremblant.
« Hahaha, qui sait… la caresse d'un doigt peut bien ressembler à celle d'une lame… »
Sasori, obnubilé par l'œil de son agresseur ne détourna pas la tête, même par instinct, il restait vissé sur l'autre paire d'yeux, sa respiration s'accélérant.
« Haa… » Soupira Sasori. La lame venait de percer le dessus de sa main et Deidara entama de lents va-et-vient horizontaux pour entamer la peau superficielle. « Mh… »
Deidara laissa s'échapper un petit rire :
« Tu veux que blesse plus profondément, hum ? » Il vint titiller avec son crâne l'épine qui était encore plantée dans le cou du garçon.
« Mh… » Sasori semblait à bout de force, il finit par lâcher un long gémissement du plus profonde de ses poumons et tressaillit. « Continue… Continue ! »
A ce moment, c'était une sorte de coup de grâce, Deidara pouvait voir cette expression, si incroyable, si forte dans les yeux de son prisonnier, il pouvait y voir sa propre victorie comme celle de la lame sur la chair, de sa détermination contre le refus et la témérité de l'autre homme. Cet aveu, et ces yeux implorants, qui lui disaient de continuer, cette voix qui n'avait plus rien de reconnaissable et qui l'encourageait, tout cela était comme le cri de la victoire, comme la plus belle des réussites, Deidara s'humecta les lèvres :
« Masochiste… » Murmura doucement Deidara en souriant fièrement.
« Ahhh ! » Sasori émit une plainte vive et se mordit les lèvres, la lame venait de terminer sa descente dans le derme et la chair était tout juste à sa portée, la douleur s'intensifiait.
« Je le savais… Tu vois ? Tu es à moi maintenant… » Deidara affichait un visage de victoire à son scorpion enchaîné, avant de l'embrasser férocement de nouveau.
A ce moment précis, profitant de l'inattention du blond, Sasori libéra sa main valide, prit l'aiguille toujours enfoncée dans son cou, l'a retira avec force. Deidara eut le temps de s'éloigner un peu.
Silence. Sasori reprenait son souffle, pointant l'aiguille en face de lui, tenant Sasori à l'écart pour le moment. Mais, à mesure que les secondes passaient, que les deux hommes se regardaient sans broncher, Sasori lui fit signe de s'avancer. L'autre sourit, obtempéra, et murmura :
« Vas-y… je veux sentir en moi toute ta rancœur… » Il dénuda son cou en baissant le haut de sa longue robe noir et Sasori planta à son tour l'aiguille dans le cou du blond, lentement, mais allant plus à fond dans sa gorge.
« Rrh… Sas…ori… »
« Tu l'as mérité… »
« Je sais… qui tu es… » Le clown se dégagea de la poigne implacable du scorpion et maîtrisa de nouveau sa main. Ce ne fut pas difficile car Sasori le laissa reprendre le contrôle. « Je sais… comment tu es, en surface… » Il caressa le pantalon noir de Sasori, lécha avidement le cou ensanglanté du rouquin et finit par mettre la main sur une bosse qui s'élevait doucement.
Une voix ténébreuse emplit alors la caverne, pleine de pouvoir et de jouissance retenue :
« Mhh… Tu es mis à nu… Sasori ! »
FIN DU SEPTIÈME CHAPITRE
