Note : Dû à mon emploi du temps, je n'ai pas pu écrire avant ! J'espère que vous me pardonnerez ! ^^ Boulot boulot ! J'ai la chance d'avoir un week end de dispo, donc je bosse tous mes travaux en cours :D
Neliia :
Haha j'imagine, la pression retomberait bien là XD
Presque toutes les réponses à tes questions dans ce petit chapitre ! ;)
Bonne lecture !
Angie-Tenshi18 :
Nous avons, il semble, la même vision de Ren :D Plus qu'à voir la suite ! (parfois j'ai l'impression de parler comme ci je l'attendais aussi, cette suite ! Lol ! Je suis censée la connaître :P )
Ici ce n'est pas encore la fin ! J'ai l'impression de vouloir avancer doucement pour être certaine de ne pas bâcler !
Bonne lecture de ce petit bout de chapitre !
Kaela Naoki :
La voici ! Merci de me suivre:D
MaOrie :
Merci beaucoup pour ton commentaire ! J'espère vraiment réussir à maintenant la cap !
Ophelie.r :
J'ai été un peu longue à livrer la suite ! Mais j'espère que ce petit développement te plaira tout de même:D
Ermione33 :
Merci beaucoup ! Reste plus qu'à savoir qui est cet admirateur:P
Ciale :
Merci ! Ça faisait un moment que je voulais faire sur Skip Beat mais c'est vrai que les personnages ne sont pas forcément faciles à respecter :D Surtout Kyoko !
Chapitre 6
Sentiments
Un éclair traversa le ciel, déchirant les nuages comme l'on arrache un tissu fin prêt à céder. Dans ses oreilles, la cacophonie de la tempête battait son plein. Une tempête bipolaire. De celles qui vous perdent dans les méandres de ses bourrasques mais qui vous retrouve, pantelant, avant que l'inévitable ne se produise. Au milieu de ce décors apocalyptique, la silhouette droite et familière de Kyoko. Elle est là, figée entre le vent, les éclairs et cette ombre. Une ombre humaine au sourire malsain qui s'approche lentement mais sûrement de la jeune femme au visage marqué par la peur. Au moment ou la jeune femme s'éloigne, emportée loin de lui, une sourde envie de crier, hurler sa colère le prend, vive et forte comme cette tempête qui règne en lui...
Le réveil est rude, en sursaut. La pièce est encore plongée dans la nuit et Ren met quelques instants à se situer de nouveau. L'orage s'est envolé pour laisser la place à sa propre chambre, vide, sombre et à lui même, seul au milieu des draps froissés. Il est totalement en sueur. Une transpiration froide couvrant son corps frissonnant. La peur était encore là, elle ne prenait pas la peine de se cacher, pas ici et pas maintenant. Elle se lisait sur ses traits comme on lit les lettres d'encres noire sur une page blanche. Prenant son visage entre ses mains, il tenta d'extraire de son esprit les images qui s'y incrustaient. Son monde intérieur était tiraillé entre ses deux lui. Deux vents contraires plongeants ses pensées dans le chaos. A cet instant son être dévoilait tout ce qu'il avait contenu un peu plus tôt, devant Kyoko...
Ren décida de se lever. Le réveil affichait deux heures passés et visiblement, son sommeil tourmenté ne lui permettrait pas de se reposer. L'appartement était calme, comme vide. Pas un son ne se faisait entendre. Il passa doucement devant la porte de la chambre d'amis. Une porte close qu'il fixa durant deux bonnes minutes, se remémorant ce qui s'était passé ce soir.
Flash Back
Le téléphone sonna un moment avant que, à l'autre bout du fil, une voix allante ne lui réponde. Si cette dernière laissait percer une pointe de curiosité, elle ne semblait pas alarmée par l'heure de l'appel. Les premiers échanges de courtoisie furent bref, l'acteur ne désirant pas s'attarder d'avantage.
« Nous serait-il possible de nous voir à la première heure ? »
Il y eut un silence court sur la ligne. Le Président était perspicace et Ren ne désirait pas se perdre en paroles, ni lui expliquer le problème par téléphone. Pour se rendre compte de l'étendu du problème, il fallait lire les lettres, puis se faire raconter l'incident de la nuit.
« Peux-tu au moins me dire qui cela concerne, Ren ? »
Sa voix était sérieuse. C'était la voix de quelqu'un qui ne rigolait pas, ou plus. Dans la voix de Ren raisonnait un échos qu'il aurait aimé ne pas entendre. Cette manière très sérieuse de parler, ce timbre et cette attitude grave... Ce tout le ramenait dans le passé, dans un passé où « Ren » n'était pas serein. Dans un passé à la dimension si sérieuse qu'il en avait changé de pays, de physique et de nom...
Rendez-vous fut prit à six heures le lendemain matin, dans son bureau.
Fin du Flash Back
Le verre qu'il vida, comme assoiffé, n'étancha pas sa soif. Peut être tout simplement parce qu'il s'agissait d'une soif que l'on ne pouvait pas stopper si facilement. Des inquiétudes, des questions, des peurs et toute la tension contenue de la soirée. Il s'agissait d'un tout que rien sauf la vérité, le pourquoi et une solution durable ne pouvait arrêter. Avait-il seulement fait le bon choix sur l'attitude à adopter pour le moment ? Sans vouloir ordonner, mais non sans avoir été ferme dans sa démarche, Ren avait statué de manière définitive qu'il était hors de question que Kyoko retourne chez elle ce soir. Il savait que c'était une décision qui n'était pas la bienvenue techniquement à la vue de leur statut respectif, mais ils l'avaient après tout déjà fait...
La jeune femme dormait donc actuellement dans la chambre d'ami, celle là même dont il avait fixé la porte quelques minutes auparavant.
Sur la table de salon trônaient les lettres que Kyoko avait reçues. Les sachant en de bonnes mains, elle n'avait pas souhaité les récupérer. Arrivait-elle à fermer l'œil ? Dans quel état était-elle ? Ren était bien placé pour savoir, souvenir à l'appuie, que Kyoko n'était pas le genre de femme à laisser transparaître ses angoisses. Kuon avait réussi à ce qu'elle se confie, mais Kuon n'était pas là.
Le soleil n'était pas encore levé lorsque Kyoko arriva tranquillement dans le salon. Elle avait souhaité se lever tôt afin de pouvoir rendre à son hôte son hospitalité. Elle se doutait, un léger sourire aux lèvre, que Ren ne devait pas être le type de personne à prendre un petit déjeuner équilibré tous les matins.
Ce qu'elle trouva dans le salon fut un homme endormi, assis sur le sofa. Il avait la mine fermée de la personne pour qui le sommeil avait été rude. Sur son ventre, retenu par l'une de ses mains, l'une des lettres blanche. Elle était dépliée, délivrant son contenu effrayant. Etait-il possible que Ren soit tellement inquiet qu'il s'était endormi là, sûrement sans le vouloir, tandis qu'il relisait ces lettres à la recherche d'un indice, d'une réponse ?
Pendant un instant, Kyoko perdit de vue les missives, la menace, l'agression... et ne vit que Ren, inquiet pour elle et qui venait de sacrifier une précieuse nuit de repos à la recherche de ce... Comment devait-elle l'appeler ? Stalker ? Puis du remord. Le remord de voler ce temps précieux à un homme si occupé. Qu'aurait-elle dû faire ? Peut être contacter directement le Président. Au final, le résultat était le même... Alors peut-être n'aurait-elle pas dû...
« Ton visage semble soucieux. Si c'est le fait de m'avoir vu dormir ici j'en suis désolé... »
Surprise, Kyoko paniqua un peu, prise de court.
« Ah non ! Non ! C'est juste que... »
« Que... »
Le visage de Ren était à demi sérieux. Le réveil était difficile mais somme toute, se réveiller pour voir Kyoko face à lui avait un petit quelque chose de très agréable. Seule sa mine soucieuse gâchait ce plaisir.
« Vous avez sûrement mal dormi... je... peut être que si j'avais été voir le Président directement... »
« Je t'arrête tout de suite, Mogami-san... Si cette mine est le résultat d'une inquiétude pour mon sommeil tu n'as pas à t'en faire. Ce ne serait pas la première fois. Mes rôles en sont la première cause d'ailleurs. »
Ce regard qu'elle lui faisait maintenant, il commençait à bien le connaître. C'était celui de la jeune fille prise de remord, mais rassurée. Même si visiblement son esprit était encore engluée dans cette politesse qu'elle maîtrisait bien, peut être trop.
« Ne trouves tu pas normal d'avoir cherché conseil auprès d'un sempai ? »
Sa voix était calme et rassurante. Il savait qu'en parlant ainsi, oui, en utilisant ces termes, Kyoko serait rassurée.
Bientôt ils seraient devant le Président. Bientôt, cette histoire serait un mauvais souvenir... oui, bientôt.
