Bonjour à tous,

Bon je ne m'éternise pas, je voulais juste vous prévenir si vous n'avez pas remarqué que j'ai changé de pseudo mais ne vous inquiétez pas c'est toujours moi :D

Bonne lecture…


Chapitre 6

PDV Bella

Il voulait que j'entende ça…

Il voulait me donner un avant goût de ce qui m'attendait.

Il voulait voir ma réaction, la terreur que cela m'inspirait et c'est ça qu'il trouvait drôle…


A cet instant l'affolement fit immédiatement place à l'ahurissement puis la colère. Il trouvait ça marrant de voir la peur suinter par tous les pores de ma peau.

Je le faisais rire…

Plus je voyais cette lueur démentielle danser dans ses yeux, plus je sentais la colère s'insinuer en moi, dans chaque membres, dans chaque muscles, dans chaque cellules de mon corps. Je sentais mon cœur battre de plus en plus vite jusqu'à atteindre à rythme effréné. Je sentais mon sang pulser dans mes veines et l'excès d'adrénaline s'insinuer dans mon sang.

Le sentiment de fureur que je ressentais était tellement puissant que mon souffle se faisait erratique. Je serrais mes poings pour tenter un temps soit peu de canaliser toute cette énergie et tenter de rester la plus impassible possible mais efforts éclatèrent en éclats quand mes yeux se posèrent sur son sourire.

-Et vous trouvez ça drôle ?

Ces mots s'étaient échappés de ma bouche et je les avais prononcé ou plutôt craché en y insufflant tout le venin et le mépris que j'éprouvais au moment présent. A peine avais-je prononcé ces mots, je savais que je n'aurais jamais du mais je n'arrivais pas à regretter. Cela avait au moins eu le mérite d'effacer ce sourire de son visage.

Il s'approchait lentement de moi mais je n'éprouvais aucune peur. A ce moment précis, la colère était encore trop importante pour ça, elle guidait mon corps et mes actions.

-Petite insolente.

Il cracha ces mots puis me gifla.

Il avait du y mettre toute sa force parce que je m'écroulais à terre sous la force de l'impact.

-Allez lève toi, c'est ton tour maintenant.

J'étais toujours allongée par terre, ma joue était endolorie, je sentais encore des picotement du au coup que j'avais reçu.

J'essayais tant bien que mal de reprendre mes esprits pour être sûre de pouvoir tenir sur mes jambes.

-Je ne suis pas du genre patient, alors ne me force pas à me répéter ou à te trainer par les cheveux parce qu'autant te dire que ce ne sera pas très agréable pour toi, dit-il sur le ton de l'amusement.

Je savais que ça lui ferait trop plaisir de me faire souffrir et je ne voulais pas m'abaisser devant lui.

Avec toutes les difficultés du monde, je me levais finalement et plongeais mon regard dans le sien. Je ne dis rien mais je voulais à travers mon regard lui montrer toute l'animosité et le mépris que je ressentais envers lui.

Il se détourna et commença à avancer. Je savais que je devais le suivre mais je voulais y mettre toute la mauvaise volonté dont je pouvais faire preuve. Je restais donc figée.

Il dut se rendre compte que je n'avais pas encore bougé parce qu'il se stoppa mais ne se retourna pas puis il prit la parole.

-J'espère que tu n'attends tout de même pas que je te demande cordialement de me suivre… N'est-ce pas ?

Puis il se remit en route. Je savais que je n'avais aucun intérêt à le contredire alors je me décidais finalement à avancer.

Nous franchissions une double porte en bois pour atterrie dans une petite pièce sur lequel donné une deuxième double porte. L'homme s'arrêta devant cette porte puis frappa deux coups secs qui résonnèrent dans toute la pièce. Puis le silence se réinstalla dans la pièce. Mais pas un silence calme et serein. Un silence lourd et pesant.

Les seuls bruits que j'entendais c'était celui des battements de mon cœur qui se faisaient de plus en plus assourdissants.

BOUM… BOUM… BOUM… BOUM…

Tandis que nous attendions là, immobile, je ressentais toujours ce sentiment de colère. Je n'en pouvais plus de rester là, figé à attendre que derrière cette porte quelqu'un daigne se manifester. J'avais envie de crier, de frapper quelque chose pour extérioriser tout ce que je ressentais et évacuer ce trop plein de colère.

Puis j'entendis un déclic et la porte devant nous s'ouvrit lentement. Je pouvais apercevoir dans l'embrasure de la porte une partie de la salle. Le décor était bien différent de ce que j'avais pu apercevoir dans les autres pièces que nous avions traversées. Tout était en pierre, la pièce était circulaire et au centre sur un pied d'estal se situaient trois trônes très imposants en bois massif noir.

Je ne pus continuer mon observation parce je sentais une main dans mon dos me pousser pour que je franchisse la porte.

Après avoir franchis le seuil, mon regard se posa sur les trois hommes déjà présents dans la pièce.

L'un était dos à nous et observé le paysage à travers une fenêtre. Un deuxième homme était assis sur le trône de droite. Ils ne semblaient porter aucun intérêt à notre intrusion.

Quand mon regard se posa sur le troisième homme, je ne pus retenir un petit gémissement. Son teint était d'une blancheur translucide et tranchait de manière flagrante avec les longs cheveux noirs qui encadraient son visage et ses yeux rouges.

Il commençait à s'avancer dans ma direction et se stoppa à quelques pas de moi.

Depuis l'instant ou j'avais franchis cette porte jusqu'à maintenant, ses yeux inquiétant ne m'avaient pas lâché d'une seconde. Je me sentais observée, épiée. J'essayais de regarder dans une autre direction mais mon regard était irrémédiablement attiré par lui.

Mon regard croisa le sien et nous restèrent connectés pendant quelques secondes. Cela me m'était terriblement mal à l'aise mais je n'arrivais pas à me soustraire de ce regard pénétrant et de toute façon je refusais de baisser mon regard. Malgré les circonstances, je voulais rester digne.

Il détourna finalement les yeux.

-Très bon choix, c'est bon tu peux nous laisser.

-Merci, lui répondit le garde sur un ton pompeux bien différent de celui qu'il avait employé pour me parler.

Il n'était pas difficile de deviner que c'était moi le sujet de cette brève discussion et je me sentis submergée par une nouvelle vague de colère.

Alors, j'étais un bon choix, mais un bon choix pour quoi ?

Je ne savais pas combien de temps il était resté là à m'observer. Il ne s'agissait peut être que de quelques minutes mais j'avais l'impression que des heures s'étaient écoulées avant qu'il ne daigne de nouveau montrer signe de vie.

Je n'en pouvais plus de rester debout immobile à attendre que le verdict tombe. Je devais faire quelques chose, mais quoi ? Je n'en avais aucune idée mais tout ce que je savais c'est que cette attente et ce silence devenaient insupportable.

-Qu'est ce que vous allez faire de moi ?

Encore une fois mes mots étaient sortit tout seul.

Immédiatement ces yeux s'étaient braqués sur moi. Il avait une expression bizarre sur le visage que je n'arrivais pas à déchiffrer mais j'imaginais que cela n'augurait rien de bon.

Encore une fois j'avais perdu une bonne occasion de me taire.

Quelle qu'elle soit, j'attendais une réaction, mais rien… Il avait toujours cette même expression gravée sur le visage.

Au bout de quelques minutes je vis les traits de son visage s'animèrent. Ses lèvres s'étirèrent pour former un sourire.

-Vous êtes bien étonnante jeune demoiselle. J'ai vu défilé pas mal de personne, ici à votre place et vous êtes la seule à n'avoir jamais régie de cette façon.D'habitude j'ai le droit à des pleurs, des sanglots, des cris, des supplications… Ils sont tous tellement pathétiques à se trainer à mes pieds pour espérer que je leur redonne la liberté.Mais toi, tu reste digne, tu as même l'impudence de ne pas baisser les yeux et de fixer ton regard dans le mien. Tu oses même faire l'affront de me poser une question sans que personne ne t'ai donné l'autorisation de parler. Il finit sa tirade par un petit rire.

Je ne savais pas qu'elles étaient ses intentions en me disant tout cela. Peut-être me faire peur mais tout ce dont j'étais capable s'était de répliquer.

-Vous croyez me faire peur. Vous croyez quand me racontant la façon dont se comportent les autres personnes va me faire peur. A moins que vous espériez que cela me donne des idées et que moi aussi je me jette à vos pieds. Qu'est ce que vous voulez de moi que je vous implore, que je mendie ma liberté. JAMAIS. J'avais presque crié ces m'entendez, jamais je ne m'abaisserais devant vous. Je ne sais pas ce qui m'attends et ce que vous allez faire de moi mais je ne suis pas assez naïve pour croire que vous me relâcherez et je ne vous ferais jamais la joie de vous il me semble que je vous ai posé une question. Je sais que vous allez très probablement me tuer mais cela ne vous empêche pas de faire preuve de politesse et d'avoir l'amabilité de me répondre.

Je me rendais bien compte que le ton que j'avais employé n'était pas très agréable et je viens de faire l'euphémisme du siècle. Non je n'avais pas été agréable pour la simple et bonne raison que je me suis littéralement défoulée sur lui en lui criant tout ce qui me passait par la tête.

Je pensais qu'après avoir libéré ce flot de parole je me sentirais mieux, soulagé, mais au contraire cela n'avais fait qu'accentuer ma rage.

J'avais l'impression que plus je me défoulais plus j'avais envie de continuer, comme si j'avais emmagasiné des mois et des mois de frustration qui ne demandé maintenant qu'à être libérée.

Je replongeais mes yeux dans les siens, je me rendis compte qu'il avait un horrible rictus sur le visage, probablement la colère.

Puis j'entendis un rire assourdissant. Il me fallut quelques secondes pour comprendre que ce rire venait de l'homme en face de moi.

Je compris que le rictus que j'avais pris pour de la colère était seulement du au fait qu'il essayait de réprimer son rire.

Je ne comprenais plus rien.

N'aurai du-t-il pas être en colère ? Je lui avais crié dessus, je m'étais moquée de lui et tout ce qu'il trouvait à faire s'était rigoler.

-N'est-elle pas charmante ? Dit-il sur le ton de la plaisanterie en s'adressant aux deux individus toujours présents dans la pièce.

Je les avais complètement oublié ces deux là. Leurs comportements avaient totalement changé, ils étaient maintenant tournés vers nous mais surtout avaient l'air totalement absorbé par ce qui se passait devant eux.

-Arrête de t'amuser Aro, dit l'un d'entre eux, lui n'avait pas du tout l'air de trouver la situation très drôle, finis en une bonne fois pour toute qu'on en parle plus.

Aro c'était donc ainsi que se nommé l'homme devant moi.

-Oui, on ne t'as jamais appris qu'il ne fallait pas jouer avec la nourriture, reprit l'autre sur un ton rieur.

Est-ce que j'avais bien compris ce qu'ils avaient dit, « finis en une bonne fois pour toute », « nourriture »…

Ils n'étaient pas sérieux là ? Je ne vais quand même pas leur servir de repas ?

-Euh… Je… Vous… Je ne savais pas comment formuler ma phrase, en réalité je ne savais même pas quoi dire.

-Eh bien, je t'ai connu plus bavarde, reprit Aro.

Après une pose de quelques secondes il reprit.

-Comme tu me l'a si gentiment fait remarquer il y a quelques instants, je manque à mes devoirs, je vais faire preuve de plus de politesse.

-Et depuis quand tu fais preuve de politesse envers eux ? Mais surtout depuis quand est ce que tu te laisse engueuler sans rien dire ? Je crois que c'est à marquer dans les annales : Le Grand Aro Volturi, se laisse marcher sur les pieds par une petite humaine. Ne trouve tu pas ça drôle Marcus ?

-Caïus, s'il te plait, tait-toi, puis il se retourna vers moi. Donc ou en étais-je ? Ah oui, laisse moi faire les présentations, mes frère Marcus et Caïus. Et moi Aro Volturi, dit-il en me tendant la main.

Qu'est ce qu'il voulait ?

Sérieusement, il voulait quoi ? Que je lui serre la main comme si de rien n'était ?

Je restais étourdie quelques instants. Je n'avais aucune envie de lui serrer la main. Je ne savais pas comment réagir quand j'entendis Caïus reprendre la parole.

-Tu peux lui serrer la main, ça lui ferait plaisir et puis il ne va pas te manger… Ou peut être que si finalement, puis il reprit, j'adore ces expressions humaines. Quand penses-tu Aro ? Ne trouves-tu pas que celle si est parfaitement appropriée à la situation, dit-il en riant.

Aro avait toujours la main tendue et ne prêta aucune attention à ce qu'il venait de dire puis il s'adressa à moi.

-Ne crois-tu pas qu'à cet instant c'est toi qui fais preuve d'impolitesse en refusant de me saluer ?

Je n'en revenais pas qu'il ait le culot de me dire ça.

-Et vous, ne croyez-vous pas que vous faites preuves d'impolitesse en me retenant ici contre mon grès ? Mes mots avaient claqué, je les avais prononcés avec le plus d'amertume possible. Et pour qu'il n'ait rien à rajouter, je m'avançais de quelques pas et tendis ma main pour attraper la sienne.

Sa main était glacée.

J'allais pour retirer ma main mais il la serrait trop fermement.

Au bout de quelques minutes il de résigna finalement à la relâcher.

-Etonnant… dit-il.

-Quoi qu'est ce qu'il y a ? Lui demanda Marcus.

-Rien…

-Rien ?

-Non je ne vois rien…

Alors là, j'étais complètement larguée. Qu'est ce qu'il était censé voir en me serrant la main ?

-Est-ce que vous vous souvenez de cette vieille discussion que nous avions eu il y a quelques années de ça ? Demanda Aro.

-Quoi qu'elle discussion ? Demanda Caïus.

-A propos de ta descendance ? Proposa Marcus.

-Oui... C'est elle…


Je crois que c'est un chapitre un peu plus cour que d'habitude mais j'espère que ça vous a plus quand même.

J'attends avec impatience de savoir ce que vous en avez pensé.

J'ai passé une partie de mon après midi sur ce chapitre pour pouvoir vous le poster aujourd'hui, on va dire que c'est un cadeau de Noël que je vous offre un peu en avance.

Dites, vous croyez que je peux atteindre les 100 reviews avec ce chapitre ??? En tout cas ça ce serais un super cadeau de Noël que vous me feriez… (non non, je ne réclame pas, enfin presque pas) :D

En tout cas je vous souhaite de bonne fêtes de fin d'années et à l'année prochaine.

A bientôt

BYZ
M.