Titre : Our Life Together

Pairing : RoyEd

Rating : K+

Disclaimer : Tout appartient à Hiromu Arakawa - Gloire à elle !


Lyvie

Roy en était à son quatrième verre. Ou le cinquième, il avait arrêté de compter il y avait au moins une heure. Ou peut-être deux. Le résumé de la chose, c'était que Roy était particulièrement éméché, pendu au comptoir de son bar préféré. Il était en train d'entamer son prochain verre quand la porte derrière lui s'ouvrit et qu'il entendit la voix de son meilleur ami l'appeler de manière pressante. Il fusilla le barman du regard et celui-ci haussa les épaules avant de s'occuper d'un autre client.

« Un autre traitre, décidément ce n'est pas mon jour …

- Roy ?! Bon sang, te voilà, Ed te cherche partout. Maes s'assit à côté de lui et le regarda inquiet.

- Oh ? Ed me cherche ? Bah v'la aut' chose. Je pensais qu'Ed était 'occupé' ce soir. Le cynisme de sa réponse n'échappa pas à Maes qui comprit instantanément que quelque chose n'allait pas, si la vision de Roy complétement bourré n'était déjà pas un détail en soi.

- Il est rentré il y a deux heures, et m'a appelé quand il a vu que tu n'arrivais pas. Roy, qu'est-ce qu'il se passe ? »

Roy ne répondit pas, et reparti à l'assaut de son verre de scotch.

Deux ans, trois mois et six jours.

Leur mariage durait maintenant depuis ce temps, s'était construit sur des bases solides pour s'intensifier au fil des années. Seulement depuis peu, Roy voyait une brèche se former.

Depuis quelques temps, Edward disparaissait. Dieu seul savait bien où et là était tout le problème. Ça n'aurait en temps normal pas tellement embêter Roy, mais il y avait quelques détails troublants qui pouvaient lui laisser penser qu'Ed voyait quelqu'un en cachette. Cette simple pensée lui serra violemment le cœur et le reste de son scotch fut avalé d'une traite.

« Maes, je crois qu'Ed me trompe. »

Si la situation n'avait pas l'air aussi sérieuse, Maes en aurait éclaté de rire. Mais Roy venait de s'enfiler il ne savait combien de verre alors qu'il avait perdu cette habitude il y avait bien longtemps déjà et son air maladif et abattu le rendit doublement anxieux.

« De quoi tu parles ? Roy, Ed ne ferai jam –

- Qu'est-ce que tu en sais ?! S'énerva Roy. Il disparait régulièrement, durant des heures ! A chaque fois que je lui demande ce qu'il fait, soit il reste vague, soit il me ment, je le sens ! Et puis …

- Et puis ?

- Il y avait un cadeau hier, dans sa poche. Lyvie, qu'elle s'appelle. Bon sang … »

Roy laissa sa tête retomber sur le comptoir et poussa un soupire. A ce stade, Maes était particulièrement secoué.

« Je n'y crois pas, Roy, ça doit être un affreux malentendu. Quelqu'un du QG, une amie, la fleuriste du coin, je n'en sais rien, mais il ne peut pas te tromper Roy, c'est impossible !

- Je ne sais pas ... Pourquoi est-ce qu'il me mentirait si c'était innocent ? Je ne sais vraiment pas quoi penser de tout ça.

- Il y a autre chose ? Tu ne peux pas douter de lui juste à cause de ça, je te connais mieux que ça Roy.

- Non, tout va bien. Tout va foutrement bien entre nous, tu le sais Maes, je t'en aurais parlé. Mais je ne sais pas, il y a cette fille quelque part. Et Ed qui agit de cette manière.

- Roy, faut te ressaisir, rentre chez toi, parlez-en ensemble, mettez ça au clair et tu riras de ta bêtise quand il t'aura tout expliqué. »

Roy releva la tête, et son visage trahissait l'angoisse qu'il ait raison malgré les paroles rassurantes de son meilleur ami. Il ne pouvait pas s'empêcher de douter. Il était plus vieux qu'Ed, Dieu seul savait le nombre de choses qu'une jeune fille pouvait lui apporter de plus que lui. Qu'adviendrait-il de lui, si Ed allait effectivement voire ailleurs ? Bon sang, elle était loin l'époque où il avait seulement peur de demander son blond en mariage. Il était aujourd'hui absolument terrifié à l'idée de tout perdre.

Il rentra chez lui en titubant. En entendant la porte s'ouvrir, Ed sauta du canapé dans lequel il avait échoué deux heures plus tôt et accusa le coup en voyant l'état du brun. Il déglutit bruyamment. Pourquoi diable Roy était-il dans cet état ? Il avait visiblement bu plus que de raison et ressemblait à un chaton perdu.

Roy le vit arriver et ne lui laissa pas le temps de dire quoi que ce soit avant de le prendre durement dans ses bras. L'étreinte était tellement forte qu'Edward grimaça de douleur. Mais elle était également particulièrement désespérée alors Ed se laissa faire et la lui rendit, lui faisant passer autant d'amour que de calme que possible.

Au bout d'interminables minutes le corps de Roy se fit lourd, signe que l'alcool avait finalement eu raison de lui. Edward le dirigea difficilement vers le canapé où tous deux s'écroulèrent. Bloqué sous le poids de Roy qui refusait de le laisser partir même endormi, Edward lui caressa tendrement les cheveux avant de s'endormir à son tour.

Le réveil de Roy se fit par plusieurs étapes. Douloureuses, les étapes. Il bailla à s'en décrocher la mâchoire, qui craqua au mouvement, déclenchant l'affreux mal de tête qui lui vrilla ensuite les tympans. Il se souvenait après coup pourquoi il avait arrêté les cuites. Et il se souvenait maintenant surtout de pourquoi il avait bu la veille. Vautré qu'il était sur Edward, il ne comprenait même pas comment ce dernier pouvait s'être endormi de la sorte. Roy se releva à peine de lui et l'observa.

Il ne pouvait pas se séparer de lui, dans tous les sens que pouvaient prendre cette phrase. Il l'aimait depuis des années, un peu plus chaque jour. Il pouvait lui décrocher la lune sur simple demande pour un simple sourire. Il prendrait le risque de lui couper les ailes et l'emprisonner dans un sombre cachot s'il ne faisait que penser s'enfuir ailleurs. Il avait terriblement envie de ne plus penser à rien d'autre qu'à le prendre dans ses bras et de le serrer jusqu'à ce qu'il rende son dernier souffle.

Soupirant de ses moroses pensées, il se releva et entreprit de commencer la journée par un litre de café, une plaquette de médicaments et une douche brûlante. Pas forcément dans cet ordre-là. Deux cafés lui permirent de rependre un peu ses esprits, et il commença à réfléchir à comment aborder la chose avec son blond tout en espérant farouchement s'être trompé sur tout.

Il n'eut toutefois pas longtemps à réfléchir puisque deux bras l'enlacèrent par derrière alors qu'il se resservait une troisième tasse de café.

« Roy ? Ça va ? »

Roy voulait vraiment le détester pour tout ça et surtout pour l'inquiétude qu'il entendait dans sa voix.

« Qui est Lyvie ? »

Les bras autour de lui se desserrèrent. Roy déglutit.

« Tu es au courant, alors ... »

Non.

« Tu sais, je ne voulais pas te le cacher ... »

Non, pas ça.

« Mais je savais d'avance que ça ne durerait pas, qu'elle finirait par partir ... »

Bon sang, non.

« Je suis désolé, Roy.

- Pourquoi tu ne m'en as pas parlé ?

- Je ne sais pas. Ça s'est fait sans prévenir et je - Enfin, on n'en a jamais vraiment discuté, je ne savais honnêtement pas comment aborder le sujet avec toi.

- Bon sang, Ed, on est censé être marié, tu dois pouvoir tout me dire ! »

Roy se retourna et fit les cents pas dans la pièce sous le regard triste d'Ed.

« C'est vrai tu as raison, je suis désolé.

- Qu'est-ce qu'il va se passer maintenant ?

- Je te l'ai dit, elle va partir alors ...

- Tu te fous de moi j'espère ? Sous prétexte qu'elle s'en va, on efface tout ? Je pensais que tu avais un peu plus de respect que ça, Ed ! » Cracha Roy.

Le soudain haussement de ton eut l'air de remuer quelque chose en Ed qui écarquilla les yeux d'horreur.

« Oh non, ne me dis pas que - Tu as cru que je - ? Roy, non, ce n'est pas du tout ce que tu crois !

- Et qu'est-ce que je dois croire ? Tu passes du temps hors de la maison et tu refuses de me dire pourquoi. Son ton défaitiste donna à Ed l'irrémédiable envie de pleurer.

- Je t'aime Roy, mais tu es un idiot ! Et je suis un idiot aussi, mais je t'assure que je n'ai jamais, ô grand jamais ! ne serait-ce qu'imaginer faire ce que tu penses que j'ai fait, tu dois me croire !

- Alors quoi, Edward ? »

Roy semblait si las, qu'Ed se précipita pour le prendre dans ses bras et l'embrasser à pleine bouche. Il tremblait littéralement de colère d'avoir laissé Roy avec ces pensées et ne pouvait pas lui en vouloir d'en être arrivé à cette conclusion.

« Je t'aime, Roy. Tu peux en douter, mais c'est la pure et simple vérité. Maintenant pour Lyvie, le mieux ça serait que je te montre. »

Roy pour sa part ne voulait pas la voir, il voulait juste savoir qu'elle existait et la détester cordialement pour ça, quoi qu'elle puisse représenter pour Edward. Mais en même temps, Ed l'embrouillait. Était-ce vraiment un simple malentendu ? Il crever littéralement d'en avoir le cœur net.

Edward le prit par la main et le força à l'accompagner où il le souhaitait. Quand ils s'arrêtèrent enfin devant une grande bâtisse, Roy releva seulement la tête.

« Attends-moi là. »

Ed entra et en sorti quelques minutes plus tard accompagné d'une petite fille rousse avec d'incroyables yeux verts. Pour le moment, ça posait plus de question que ça n'en résolvait. Jusqu'à ce qu'Edward tout sourire revienne vers lui.

« Roy, je te présente Lyvie. »

Seigneur, avait-il fait une crise de jalousie intense sur une enfant qui ne devait pas avoir plus de six ou sept ans ? Avait-il vraiment osé douter d'Edward?

« Lyvie, c'est Roy. Tu te souviens ? Je t'ai parlé de lui, nous sommes mariés. »

A priori Ed avait dû parler grand bien de lui car sans qu'il ne comprenne ce qu'il se passe, il se retrouva dans les bras de la petite chose qui blablatait sans continue alors que le cerveau de Roy était encore bloqué sur le fait qu'Ed ne le trompait finalement pas.

Le soulagement qu'il ressentît à ce moment était absolument indescriptible. Il ne savait d'ailleurs pas s'il devait frapper Ed pour avoir créer ce malentendu ou l'embrasser à pleine bouche.

Plus tard Roy et Ed se retrouvèrent au pied d'un arbre dans le jardin situé derrière la grande bâtisse et tous deux regardaient Lyvie jouer avec d'autres enfants.

« Tu te souviens de mon dernier séjour à Lior ? Quand je suis rentré, j'ai trouvé Lyvie assise par terre dans une ruelle. Elle s'était faite chahuter par des enfants et était tombée en tentant de leur échappé. Quand je lui ai proposé de la ramener chez elle, elle m'a emmené ici, c'est un orphelinat. »

Un orphelinat. Bien sûr, ça expliquait tellement de choses.

« Je ne savais même pas qu'il y en avait un si près de chez nous. Il doit y avoir une dizaine d'enfants, et seules deux adultes pour s'occuper d'eux. Quand je suis arrivé, Estelle s'occupait déjà d'un autre garçon et Marlène était sortie faire des courses, alors j'ai soigné Lyvie. Tu aurais dû la voir, elle était tellement en manque d'attention qu'elle ne m'a pas lâché d'une semelle après ça. Quand j'ai été obligé de partir, elle pleurait tellement … »

En entendant la mélancolie dans la voix d'Ed, Roy n'avait plus une seule once de colère. Il se contenta de continuer à écouter Ed qui regardait la petite avec un air si doux qu'il en tomba presque de nouveau amoureux.

« C'est assez terrible quand on y pense, non ? Quand maman est morte, on avait Mamie Pinako puis Izumi pour nous élever. Toi aussi, tante Chris t'a recueilli sans sourciller. Je n'ose imaginer ce que ça doit être, de vivre dans un endroit comme celui-ci. Lyvie ne m'a jamais dit comment elle était arrivée là, je n'ose pas lui poser la question. Alors, comme elle n'a personne et qu'elle s'était déjà beaucoup attachée à moi, je ne pouvais pas tu sais, ne pas revenir la voir. Moi j'avais Al, et Winry. Lyvie n'a personne. Enfin, il y a Estelle et Marlène, et les autres enfants, mais ce n'est pas pareil. Ce n'est pas, tu sais, une famille.

- Tu as dis qu'elle allait bientôt partir ? »

Edward hocha la tête en fronçant les sourcils. « Oui, elle a reçu la nouvelle la semaine dernière. Un couple était venu à l'orphelinat il y a quelques temps et ils veulent adopter Lyvie. Seulement … ils habitent près de la frontière ouest. J'aurai rarement l'occasion de la revoir alors j'ai multiplié mes visites sans forcément m'en rendre compte. »

Edward se tourna ensuite vers Roy. « Je suis vraiment désolé, tu sais.

- Ne t'en fais pas. Je pense comprendre un peu, mais quelques soit tes raisons, j'aurai préféré que tu m'en parles plutôt que de le cacher. Je peux te partager avec une gosse, Ed.

- Ce n'est pas ça. Edward paraissait inconfortable. Comme je t'ai dit, on n'a jamais vraiment abordé le sujet des enfants. Et moi j'y ai déjà pensé. J'y pense, pour être honnête. Je vois Al et Winry et leur petite famille, Hugues et la sienne et je sais qu'on n'a pas besoin de ça pour être heureux, mais des fois je me dis que ça serait bien d'avoir un petit être humain à élever et choyer. Et je ne sais pas, je me suis mis à flipper. Que tu n'en veuilles pas, que tu penses que puisque tu n'en veux pas je finisse par aller voir ailleurs, qu'on se dispute et que tout parte de travers. Et puis Lyvie est arrivée et … Passer du temps avec elle, c'était comme si j'avais finalement mon petit être humain à bichonner, tu vois ?

- A « bichonner ? » Roy semblait amusé par la formulation à présent et Ed rougit. « Pourquoi pas.

- Pardon ? » Edward était confus.

« Un enfant, pourquoi pas. »

Edward le regarda ensuite comme s'il ne l'avait jamais vu et même Roy avait du mal à soutenir son regard dans lequel il pouvait voir tellement de choses, mais surtout un espoir grandissant.

« Roy … Tu – tu es sérieux ? » Roy soupira.

« Si tu n'avais pas joué les cachotiers, on aurait pu aborder la chose autrement. Mais oui, j'y ai déjà réfléchis moi aussi. Au fond de moi je pense que j'ai toujours été jaloux de Maes, il te dira que c'est pour ça que j'avais toujours l'air grognon quand il me bassinait avec ses photos d'Elyssia. La vérité c'est que toi et moi Ed, nous sommes une famille, et c'était déjà le cas même avant notre mariage. Mais même si nous sommes deux hommes, rien de nous empêche de l'agrandir un peu, n'est-ce pas ? Même si je sais que les démarches sont longues et difficile.

- Oh, bon sang, Roy … Tu veux bien qu'on essaye de - ?

- Je ne le voudrais avec personne d'autre. »

Edward lui sauta dans les bras, et Roy sentit des gouttes humides lui tomber dans le cou. Il ne le serra que plus fort contre lui.

« Est-ce que je t'ai déjà dit que je t'aimais aujourd'hui ?

- Deux fois, mais c'était le minimum syndical pour ce que tu m'as fait subir, petit imbécile.

- Qui tu traites de petit ?! »

Alors qu'ils étaient en plein échange langoureux, Lyvie arriva dans cet entre fait et s'installa d'autorité sur les genoux de Roy tout en lui posant un millier de questions. Ed se mordit la lèvre en les voyant converser tout en les couvant du regard. Même si Edward était content qu'une famille veuille bien de Lyvie, il se sentait triste à l'idée de la voir partir. Et en même temps, voir Roy lui accorder une attention toute particulière lui réchauffait le cœur comme jamais. Il connaissait déjà son instinct paternel car Roy pouvait le contester comme il le souhait, il s'occupait parfaitement de toutes les petites têtes blondes que composaient leur entourage et il allait faire un père fantastique, Ed le savait. Il avait hâte de pouvoir commencer les démarches en ce sens.

Plus tard dans la journée, bureau de Roy

Maes se tenait sur le pas de la porte, indécis. Aucun des subordonnés de Roy n'était présent dans le bureau commun et il ne savait pas comment il allait retrouver son meilleur ami de toujours en ouvrant la porte. Car il n'avait pas dormi de la nuit, rongé par l'inquiétude. Et que s'il était lui-même dans cet état, il avait peur de devoir ramasser Roy à la petite cuillère, toutefois toujours convaincu au fond de lui qu'Ed était innocent.

Après une minute à danser d'un pied sur l'autre, il frappa timidement à la porte avant de passer la tête dans l'ouverture. Roy releva la tête et Maes se figea. Il y avait trop d'information devant lui et ne savait pas comment les traiter. Qu'est-ce qui était le plus étrange ? L'air serein qu'affichait Roy ? Le dossier ouvert devant lui et sur lequel il semblait accorder une attention toute particulière ? L'absence de tasse de café habituellement vitale pour sa santé mentale ? Où l'ours en peluche orné d'un rubans rose sagement posé à ses côtés ?

« Maes, tu tombes bien, j'ai besoin de toi. »

Oh mon dieu, pensa Maes. Roy était trop calme, c'était mauvais. Est-ce qu'Edward était finalement coupable ? Roy était-il dans une sorte de phase de déni ? Est-ce que – Ce dossier, est-ce une demande de divorce ?!

« Euh, oui. Et – et Ed ?

- Ed va bien, il est avec Lyvie. »

Roy vit avec un amusement détaché Maes perdre toute ses couleurs et s'avachir sur le siège en face de lui comme s'il n'en croyait pas ses oreilles.

C'était au tour de Maes d'entrer dans sa phase de déni. « D'accord. Ed. Avec Lyvie. Bien. Que puis-je pour toi ?

- Qu'est-ce que tu sais au sujet des demandes d'adoption ? J'ai besoin d'en faire annuler une, genre, rapidement. »

Maes s'effondra de sa chaise et Roy resserra distraitement le ruban de l'ours en peluche.

Lui aussi était capable de faire des choses en cachette, mais la surprise de taille fera certainement plaisir à Ed.


L'histoire est en théorie terminée, car ces chapitres ont été écris il y a facile 3 ans. Toutefois, il y a de fortes chance qu'il y en ai un ou deux autres dans un avenir proche. :)