Disclaimer : Cette phrase va devenir un jour l'hymne nationale des auteurs de fanfics : les personnages ne m'appartiennent pas !
Chapitre 7 : Qui es-tu ?
Ses yeux s'écarquillèrent, pourquoi un tatouage tribal était inscrit sur le ventre de son ami ?
Instinctivement, le tatouage le ramena au tristement célèbre Namikaze Minato, parlez à n'importe quel flic de ce genre de tatouage et précisément au nombril, il vous répondra de suite Namikaze Minato. Soudainement, le mastoc comme le surnommait Naruto gémit, sortant Sasuke de sa confusion, il réfléchirait là-dessus plus tard. Le brun grogna, il avait oublié l'une des principales règles de survie, ne jamais laisser un suspect et, ici, le coupable, avec une arme à portée de main. Immédiatement, alors que le criminel criait toujours de douleur, Sasuke s'empara de l'arme et la rangea dans sa poche arrière avant de le prendre comme cible avec la sienne.
« - Tu vas bien m'écouter maintenant, tu vas te tourner gentiment, les mains derrières la tête sans faire de mouvement brusque et je vais te mettre les menottes, un seul mouvement suspect et je te tire une balle dans la jambe, compris ?
L'homme, encore tremblotant, acquiesça d'un hochement de tête. Quand Sasuke vit la lenteur avec laquelle il effectuait ce qu'il lui demandait, il grogna :
- Et plus vite que ça, j'ai un coéquipier là-bas qui pisse le sang et s'il meurt, tu meurs, dit-il légèrement inquiet.
A la menace plus que sérieuse du flic, l'homme se dépêcha, Sasuke le palpa, vérifiant qu'il n'avait plus d'arme puis le balança dans la voiture rejoindre son comparse sans plus de cérémonies. Le lieu enfin sécurisé, c'est les mains presque tremblotantes, qu'il s'empara de son téléphone portable. La pression enfin relâchée, la situation horrible dans laquelle se trouvait son ami le frappa au visage.
- Bonjour, hôpital central que puis-je faire pour vous ?
- Une ambulance dans l'allée de la treizième, un homme blessé par balle au thorax, inconscient, dépêchez vous.
- Vous pouvez répétez plus lentement s'il vous plait ? Demanda l'infirmière d'une voix douce.
- Putain ! T'es sourde! Homme blessé par balle ! Dans la treizième! Grouillez-vous ! Hurla Sasuke, effrayé.
- Euh... oui, nous sommes là dans cinq minutes.
Sasuke jeta ensuite son portable dans un coin et s'agenouilla à nouveau au côté de Naruto. Il posa sa tête sur ses genoux espérant pouvoir l'aider à mieux respirer, puis pressa la main contre la plaie, essayant de faire stopper l'hémorragie. Le visage de son ami était pâle et de la sueur coulait de son front, sa respiration éreintée, le sang ne semblait pas vouloir cesser de couler.
Tous les membres de Sasuke se mirent à trembler, c'était bien la première fois qu'il voyait Naruto dans cet état, jamais auparavant il ne s'était fait blesser, tous dans son équipe y était passé, mais lui non, malgré l'infinie maladresse dont il faisait preuve, les projectiles semblaient toujours l'éviter, était-ce de la chance ou bien...
Il avait toujours cru son meilleur ami solide, invincible et surtout éternel. Il ne pourrait imaginer un monde sans lui, sans Naruto pour lui arracher un sourire avec sa maladresse, ses bêtises et sa bonne humeur. Un monde sans son sourire serait un monde qui ne pouvait pas prendre forme dans son esprit, c'était tout simplement inconcevable.
C'est d'une voix, presque désespérée, qu'il implora Naruto :
- Allez, crétin ouvre les yeux... sors moi poisson d'avril en retard et je te foutrais une baffe pour ta stupidité mais au fond tu saurais que je suis quand même soulagé... t'as pas le droit de crever crétin, qui embêterait Sakura, hein ? Qui serait assez fou pour traiter la directrice de vieille ? Avec qui Kiba irait draguer ? Et surtout qui...qui me ferait rire ? Qui me retira mon balai coincé dans le cul comme tu dis ? Un rire triste sortit de sa gorge, il baissa les yeux sur le visage de son ami puis hurla. Putain ! T'as pas le droit de crever ! Je te le pardonnerai jamais, tu m'entends ? ! Il serra désespérément le corps de Naruto toujours inconscient.
- Mais qu'est-ce que fout cette putain d'ambulance ? Ils attendent les feux verts ou quoi ? »Sasuke était sûr que si Naruto avait été éveillé il l'aurait charrié pour son mauvais sens de l'humour. En parlant du loup, la sirène d'ambulance résonna dans l'allée. Deux infirmiers avec une civière accoururent vers lui.
- Que s'est-il passé ?
- Je...je n'en sais rien, le suspect a dû lui tirer dessus...
Sans plus, les deux hommes s'agenouillèrent près du corps.
- Blessure au thorax, l'homme a-t-il craché du sang ? Demanda-t-il en découvrant la poitrine du blond.
- Non, enfin je ne crois pas... et je m'en tape, merde ! Tout ce que je vous demande c'est de le sauver ! C'est votre boulot, non ? Hurla Sasuke en s'agrippant les cheveux, perdant son calme.
- Donc la balle n'a pas perforé les poumons, elle a dû les frôler, il faut vite la retirer avant que ça ne s'aggrave, mettons le sur la civière ! Dit l'autre infirmier à son compagnon, ignorant la crise de nerfs de Sasuke, sûrement habitué à cette réaction. Ils prirent Naruto par les bras et les jambes et le placèrent lentement sur la civière. Alors qu'ils allaient l'installer à l'arrière de l'ambulance, Sasuke en attrapa un au poignet.
- Je viens avec.
- Non, désolé, c'est...
- Je viens avec, répéta-t-il, ce n'était ni une suggestion et encore moins une question.
- Et vos suspects ?
- J'ai déjà prévenu mes collègues, ils viennent les chercher.
- Bien " Soupira-t-il, en voyant dans les yeux de Sasuke que rien ne le ferait quitter son coéquipier. Sasuke hocha la tête et monta à ses côtés dans l'ambulance, lui serrant la main aussi fort qu'il le pouvait, comme s'il allait disparaître à tout instant.
Une équipe les attendait déjà devant l'hôpital, aussitôt que les infirmiers touchèrent le sol avec Naruto, il le placèrent sur un brancard et accoururent à une salle d'opération. Sasuke collé à leurs basques.
- Désolé monsieur, vous n'êtes pas autoriser à entrer, l'arrêta un infirmier à l'entrée du bloc.
- Je ne le laisserai pas seul, répondit Sasuke, froidement.
- Quelque soit la situation c'est interdit, si vous voulez l'aider alors laissez-nous faire notre travail, rétorqua-t-il du même ton en fermant la porte au nez de Sasuke, ce dernier enfonça un coup de poing à s'en faire briser le poignet contre la porte.
- Merde !
A contrecœur, il alla jusqu'au téléphone, il fallait bien qu'il prévienne son équipe...
Une demi heure plus tard, c'est Sakura, Ino, Kiba paniqués qui arrivèrent et Choji... sans son paquet de chips, c'est possible ça ?
- Sasuke que s'est-il passé ? ! Cria Sakura.
- Je ne sais pas, je n'ai rien vu, murmura-t-il. Sasuke grimaça, pourquoi n'avait-il pas fait plus attention au crétin, hein ? Il savait pourtant à quel point le crétin était maladroit et imprudent ! Merde, c'était son job de s'occuper de son coéquipier, il le laisse seul et voilà le résultat !
- C'est Gaara, c'est ça ? Demanda-t-elle inquiète.
- Gaara ? Pourquoi ce serait lui ? C'est un dealeur que moi et Naruto avons intercepté sur la treizième.
- Ah ce n'est que ça... Souffla-t-elle, soulagée. Aux haussement de sourcils de ses amis, elle agita les bras, nerveusement.
- Euh, non... je voulais dire que ça ne doit pas être si terrible que ça !
- Sakura, il s'est pris une balle dans la poitrine.
La jeunne femme blanchit à vue d'œil, puis elle prit place sur une chaise derrière elle, au risque de faire un malaise.
- C'est... c'est grave ?
- Je ne sais pas.
Sakura prit sa tête dans entre ses mains et tenta de retenir ses sanglots. Comment cela pouvait-il être possible ? Na... Naruto n'avait jamais été blessé de toute sa vie ! C'était leur roc, si Choji était le calme, Ino le courage, elle le cerveau, Sasuke leur stratège, Kiba leur limier, Naruto était le cœur de tout ce groupe, les fondations, sans lui leur équipe ne marcherait pas si bien avec toutes leurs différences. Tout comme Sasuke et sans doute ses amis, elle n'avait jamais cru que Naruto pouvait être autre chose qu'éternel.
Un peu plus de trois heures plus tard, Sakura n'en pouvait plus de ce silence lourd de pression, elle se leva pour aller chercher des cafés, ils en avaient tous bien besoin, surtout Sasuke. Son ami n'avait plus dit un mot, il restait assis sur sa chaise et ses yeux n'avaient pas quitté le sol depuis tout de temps, on ne pouvait rien distinguer sur son expression et pourtant elle ne s'y trompa pas...
Sasuke Uchiwa avait peur, oui, il avait bel et bien peur, c'était bien de la panique qu'elle avait entendu dans sa voix, c'était bien des tremblements qu'elle distinguait sortir de ses mains, c'était bien de la nervosité qu'elle pouvait voir sortir de tous ces membres. Elle savait que c'était ridicule, mais Sakura se demandait si Sasuke se comporterait ainsi si cela avait quelqu'un d'autre dans ce bloc, et à l'instant même ou elle se posa cette question, la réponse lui apparut claire comme du cristal, évidemment que non, seul Naruto pouvait lui tirer cette réaction et personne d'autre. Inconsciemment, Sakura venait de réaliser ce que Sasuke peinait tant à avouer.
A l'instant ou elle revint dans la salle d'attente, elle aperçut un médecin qui se dirigeait vers Sasuke.
- Vous êtes un membre de la famille de Uzumaki Naruto ? Demanda-t-il en lisant son rapport.
- Non...je suis son coéquipier au FBI.
- Bien, est-ce que vous savez ou je pourrais joindre un membre de sa famille ?
- Bien sû...
Soudain la réalisation frappa Sasuke, il ne savait rien de la famille de son meilleur ami. Il se retourna pour chercher de l'aide auprès de ses coéquipiers mais au vu de leurs mines perdues ou perplexes, ils n'en savaient rien non plus et à nouveau la culpabilité l'envahit. Tout à coup, une voix froide s'éleva derrière lui :
- Il n'en a pas.
Tous se tournèrent et Sakura sursauta, lui... Gaara. L'apparence si froide et meurtrière de l'homme lui donnait des frissons, elle se disait que l'ami de Naruto ne pouvait pas avoir ce profil, mais elle se trompait, se pourrait-il qu'il soit...
- Et vous êtes ?
- Sabaku no Gaara, ami de la famille.
Choji recula tandis qu'Ino et Kiba analysèrent froidement l'homme. Sabaku, cette famille avait peut-être encore plus d'influence que la mafia et pas la peine de dire qu'ils ne trempaient pas dans les sucreries et les bonnets à froufrous...
- Qu'est-ce que tu fais là ? Gronda Sasuke en jugeant Gaara.
Le roux l'ignora et sortit un papier plié de sa poche, le médecin le lut et hocha anxieusement la tête, pas prêt à déblatérer avec cet homme et encore moins sa famille.
- Qu'est-ce que c'est ? Demanda Sasuke en fronçant les sourcils.
- C'est un papier signé par Uzumaki Naruto qui donne tout les droits à monsieur Sabaku au cas où il lui arriverait quelque chose.
Sasuke se sentit soudainement jaloux mais surtout trahit, Naruto ne lui faisait pas confiance avec sa vie ? Ou sa famille ?
Il préférait confier son destin à cette espèce de psychopathe ? Mais qui était-il pour qu'il lui donne autant de pouvoir ? Était-il si important pour Naruto ? Plus que lui ? Son meilleur ami?
Cependant une petite voix dans sa tête répondait ironiquement : Tu parles d'un meilleur ami, tu ne savais même pas qu'il était orphelin. La voix de Sakura l'interrompit dans son auto-flagellation :
- On s'en fiche! Comment va-t-il ?
- Oh et bien il n'est pas en danger de mort mais il est cependant très faible, la blessure a eu le temps de s'infecter.
Gaara lança au médecin le regard qui disait : Ose dire un mot de plus et je te tue puis je te carbonise dans ma cheminé avant que tes cendres serviront d'engrais pour mes fougères !
Cependant le médecin ne vit pas son regard, trop occupé à extirper sa blouse des mains de Sakura qui le secouait comme un prunier, au cas où, il aurait la mauvaise idée de les faire attendre plus longtemps.
- S'infecter ? Mais c'est impossible ! Il vient d'être blessé ! Démenti Sakura
- Vient ? Non, la blessure date d'au moins un ou deux jours.
C'était officiel, Gaara venait de trouver un nouvel engrais pour ses plantes.
- C'est impossible, dit Sasuke incrédule. Il s'est bien fait blessé par balle, non ?
- En effet, mais ce n'est pas la cause de sa perte de sang, ses points de sutures se sont enlevés, sûrement dû à l'effort durant sa poursuite. Par ailleurs, il n'y avait aucune balle logée dans sa poitrine, cela prouve bien que ce n'est pas votre dealeur qui l'a blessé, ou, si c'est le cas, sûrement pas aujourd'hui.
Cette fois, l'on pouvait entendre les mouches volées, jusqu'à ce que Sakura murmure :
- Na...Naruto, il n'était pas venu hier...
Ah, un deuxième engrais, se dit Gaara, celui-là servirait pour son géranium.
- C'est...c'est toi... Continua-t-elle en pointant Gaara, apeurée
Sasuke prit Gaara par le col de sa chemise et le coinça contre le mur.
- Que lui as-tu fait ?
- Rien, maintenant ôte ton bras.
- Euh...messieurs, pas de violences s'il vous... Le médecin se tut en déglutissant au vue du regard made in uchiwa et toi être engrais pour mes fougères.
- Je connais Naruto ! Il n'est pas du genre à cacher quoique ce soit, à moins que tu l'aies menacé ! Alors je répète, que lui as-tu fait ? Cria-t-il en resserrant sa prise
- Tu connais Naruto ? Connais-tu vraiment Uzumaki Naruto? Depuis quel âge le connais-tu 16, 17 ans ? Moi je le connais depuis qu'il a sept ans et tu n'as même pas entrevu qui était Uzumaki Naruto...
Sans effort, Gaara empoigna le poignet de Sasuke et le serra si durement que Sasuke crut que ses os allaient se briser, il fut obliger de lâcher sa poigne.
- Je ne vais pas faire plus, Naruto m'en voudrait.
Et sans dire plus, il poussa Sasuke et se dirigea vers le médecin, celui-ci tremblait.
- Chambre.
- Euh... 314.
Gaara allait monter les escaliers, quand le médecin trouva le courage -d'on ne sait ou- de l'interpeller.
- Mais les visites sont interdites pour...
Gaara lui lança à nouveau le regard engrais.
- Euh... je ne parlais pas pour vous, cela va s'en dire, dit-il d'un sourire crispé avant de murmurer : prime de risque. Puis, il partit chercher un café et si besoin ait... un calmant.
Sasuke était encore figé, tout comme les amis de Naruto d'ailleurs. Sakura savait que ce n'était peut-être pas le moment, mais quand elle avait vu la lueur de malade dans les yeux du roux quand il blessait Sasuke, ses doutes se concrétisèrent. Elle sortit de son sac un dossier et le tendit à Sasuke.
- Sakura ! Tu crois que c'est le moment pour ça ? Hurla-t-il, encore blessé, frustré, humilié et surtout trahit.
- Lis, ça concerne peut-être Naruto... ce ne sont que des doutes, il y a environ 5% de chances que ce que je raconte soit vrai.
A l'entente du nom de son meilleur ami qui n'allait peut-être pas resté meilleur longtemps, il prit le dossier en main. A la fin de sa lecture, c'est dans un murmure et les yeux figés qu'il demanda :
- Qui es-tu vraiment Uzumaki Naruto ? »
Fin du chapitre.
