BONNE ANNÉE ! Plein de bonheur à tous ! Et surtout... Gardez la pêche, quoiqu'il arrive. C'est tout le mal que je vous souhaite pour 2011 !

J'espère que vous allez bien, et que vous vous remettez doucement des excès des Fêtes.

Merci à tous pour vos reviews, pour vos ajouts en favoris ou pour votre simple lecture : qu'est-ce que ça me fait plaisir quand je vois que de nouveaux lecteurs arrivent, et que les « anciens » restent... Je sais je le dis souvent, mais bon, je trouve ça important de le dire et que voulez-vous, je radote...

lisa La voilà cette suite ! Contente que que tu aies aimé la dispute avec Aragorn... Oui Sam, est un très très gentil Hobbit... Merci pour tes reviews et ton enthousiasme !

Nouveau chapitre donc... Je me tais et je vous laisse ;) Bonne lecture !

Chapitre 7, A n'y rien comprendre

Elle se réveilla en sursaut, complètement paniquée, peinant à reprendre son souffle. C'était comme si plus rien n'existait autour d'elle : elle était complètement sonnée. Instinctivement, elle porta les mains autour de son cou... Elle avait toujours l'impression de sentir ces doigts glacés, tellement de mal à respirer... Elle n'arrivait même pas à distinguer ce qu'il y avait autour d'elle. D'ailleurs elle n'y tenait pas vraiment... Qui savait quelle horreur elle allait encore découvrir ? Quand elle comprit où elle était, elle eut l'impression de prendre un énorme coup sur la tête. En fait, jamais elle ne se serait attendu à ça.

Elle était dans... SON STUDIO ? Encore essoufflée, elle se leva en chancelant. Oui, c'était bien son petit studio. Elle était revenue chez elle ! C'était fini ! Tout était fini ! Mais, mais... Pourquoi ? Et est-ce que c'était la réalité ou seulement un rêve ? Entre panique et euphorie, Adèle était dans un état second. Elle s'assit sur son canapé, histoire de reprendre un peu ses esprits. « Du calme... Bon, soit tu es droguée, soit tu es devenue complètement folle, soit tu fais des voyages dans une autre réalité... Tout va bien. MAIS NON ! ÇA VA PAS DU TOUUUUT ! ». Adèle se prit la tête entre les mains : c'était du grand délire. Elle resta bien comme ça une vingtaine de minutes, prostrée, à retourner toutes ces choses dans sa tête. Elle avait l'impression d'être une poupée, un jouet qu'on ballotait entre imaginaire et réalité. C'était horriblement fatiguant... Elle ne savait plus ce qu'elle devait croire.

Pourtant elle était bien là, dans SON monde... Tout était à nouveau normal, et c'était incroyable... Elle n'y comprenait plus rien. Si Adèle était soulagée d'être rentrée, le mystère de cet « aller-retour » l'angoissait.

Elle... Elle portait encore la robe. Elle n'avait donc pas rêvé ! Est-ce qu'elle avait complètement perdu les pédales ? Tout était si impossible, si incohérent... C'était de la folie. Angoissée et toujours un peu sonnée, elle resta plusieurs heures sans bouger, de peur que le moindre mouvement la renvoie en Terre du Milieu, à Poudlard ou chez les Chevaliers de la Table Ronde... Après tout, pourquoi pas ? Tout semblait permis maintenant !

Elle finit par comprendre qu'elle était vraiment rentrée et malgré toute cette angoisse, c'était merveilleusement délicieux de retrouver son monde...

Elle se reprit très vite en main, histoire de compenser tout ce qui lui avait manqué ces dernières semaines : elle avala une quantité astronomique de pâtes, calée contre son radiateur, avec la radio en ce confort, toute cette sécurité... C'était tellement, tellement bon.

Soudain, elle réalisa que l'on devait s'inquiéter pour elle. Après tout, elle avait disparu pendant plusieurs semaines. Elle se dépêcha d'appeler ses parents, sans forcément prévoir ce qu'elle allait raconter tellement elle avait envie de les entendre.

- Allô Maman ?, cria presque la jeune fille, ravie.

- Ah je m'excuse Mademoiselle, c'est une erreur de numéro.

- Ah non c'est nul. Sérieux arrête, dit Adèle, qui n'était pas d'humeur à plaisanter.

- Non mais je vous assure, dit sa mère en riant.

- …

- Vous êtes chez Monsieur et Madame Vernot.

- Maman, c'est Adèle, tenta-t-elle avec des sanglots dans la voix, craignant comprendre.

- C'est une erreur ! Je n'ai même pas d'enfant ! Au revoir, Mademoiselle.

Adèle resta figée, son téléphone à la main. Non. Ce n'était pas possible. Elle s'effondra, prise d'une véritable crise de larmes. Tout ça était effroyable. On avait effacé son existence... Soit elle était folle, soit elle n'était plus rien. Dans les deux cas, elle avait envie de mourir. C'était trop, beaucoup trop... Elle pleura pendant longtemps, incapable de maîtriser la tristesse, la peur et la colère qu'elle ressentait. Puis, épuisée, elle finit par se sentir un peu plus calme, et chercha à trouver une autre explication.

- Pauline... C'est Adèle.

- Qui ?

- Adèle...

- Je vois pas... On se connaît d'où ? Allô ? Aaaallô ?

Adèle raccrocha, prise de ne comprenait vraiment plus rien. Elle avait l'impression que son cerveau était complètement embué, qu'elle était complètement déconnectée. Elle ne maîtrisait plus rien... Tout était si délirant... Alors tout le monde l'avait oubliée ? Sa mère, sa meilleure amie ?

Elle passa des heures à faire les cent pas, à pleurer, à appeler ses amis qui ne la connaissaient pas... Elle finit par s'effondrer, se laissant glisser contre le mur... Elle était par terre, amorphe, découragée et terrorisée. Elle avait tout perdu. Tout.

Le pire, c'est qu'ici, elle savait que personne ne saurait l'aider. Au moins à Fondcombe, il y avait Elrond et Gandalf... Mais qu'est-ce qu'elle racontait ? Rien de tout cela n'existait. Elle était simplement en train de devenir complètement frappée... Oui, elle était devenue folle. Oh, et sa tête... Qu'est-ce qu'elle avait mal à la tête... C'était horrible...

Peu à peu, le mal de tête s'intensifia, au point de devenir insupportable. Elle perdit connaissance.

Lorsqu'elle revint à elle, elle se sentit vraiment très mal. Elle ne comprenait vraiment plus rien. C'était de la pure folie.


Alors oui je sais... Chapitre un peu court, mais je le trouve assez intense... Je ne voulais pas qu'il soit trop long, du coup.

Je vous dis à très très bientôt, car je pense publier la suite dans la journée, dans la mesure où elle est presque prête. Il me reste quelques modifications à faire.