Chapitre 7 :

Une aile, s'il vous plaît !

DISCLAIMER : Les personnages de Final Fantasy appartiennent à Square Enix. Mais Kylie, sa mère, son grand-père, Tommy, Max et Sora sont de mon imagination.

Ysa666, Nmfrter, Ayame-nightbreed, merci pour vos précédentes reviews ! Voici la suite.


Wutaï.

Kadaj n'avait visité cette ville qu'une seule fois. C'était lorsqu'il avait participé à l'enlèvement des enfants atteints du géostigmate. Ses frères s'étaient occupés des gens sur le continent de Midgar.

Mais lui avait été par cet endroit. En fait, il avait étrangement espéré s'y rendre, déjà, à cette époque. Peut-être parce qu'on lui avait souvent fait la remarque, malgré ses cheveux gris et ses yeux de chat, qu'il avait un peu le physique d'un Wutaïen.

Et aujourd'hui, enfin, il était de retour ici. Kylie, Lucrécia et lui avaient utilisé la matéria. Ils étaient apparus à l'écart de la ville, et avaient profité de la nuit pour se glisser en douce dans une cabane en ruines, abandonnée.

Il était maintenant dix heures et demi du matin. Toujours caché sous sa cape noire, Kadaj arpentait la ville. Il s'arrêta enfin devant ce qu'il cherchait : une forge. Il prit deux dagues, pour Lucrécia et Kylie. C'était des armes de débutantes, il valait mieux commencer avec ça, avant de connaître les capacités réelles des filles.

Il prit également quelques matérias de niveau simple dans une boutique, trois éthers et trois potions, puis il se dirigea vers le sud de la ville, vers la cabane où les filles l'attendaient.

Il s'arrêta bientôt près d'une grande maison où on pouvait lire sur une pancarte : Turtle Paradise.

Son attention fut attirée par un groupe de gens, réunis sur le côté droit du bâtiment, près de la rivière. Ils semblaient regarder quelque chose. Il entendit des rires d'enfant.

Il vit une petite fille wutaïenne était en train de faire des acrobaties devant les gens qui applaudirent. Elle devait avoir huit ans. Ses cheveux noirs étaient noués en deux petites couettes, et elle portait un kimono bleu ciel. L'enfant tendit un chapeau vers eux et recueillit quelques gils.

« Merci ! Merci mesdames et messieurs, merci ! »

Kadaj allait s'éloigner quand soudain, l'enfant fit une série de pirouettes et atterrit devant lui.

« Bonjour, monsieur ! »

Kadaj ne dit rien, surpris et un peu effrayé. Il n'avait pas vu cette gamine arriver ! Elle était rapide.

« Je vais faire un spectacle, alors regardez ! »

« Heu… Mais, je… »

Se mettant devant lui, l'enfant se mit à danser, puis elle sortit d'une caisse de matériel un gros ballon sur lequel elle se mit à rouler. Puis elle se mit à jongler des balles tout en roulant sur le ballon. Ensuite, elle prit des baguettes et fit tourner des assiettes au sommet, en faisant des figures d'équilibriste. Kadaj fut saisi par son spectacle. De tels tours, à son âge, en plus !

Puis l'enfant se mit à mimer, avec un réalisme surprenant, un serpent, une grue, une sauterelle, un singe et une grenouille. Kadaj ne put s'empêcher de rire, tant l'enfant était douée.

Et il se mit à applaudir quand elle fit un numéro de cracheur de feu, puis des numéros de contorsion.

Puis l'enfant s'arrêta et s'inclina avec grâce.

« C'était magnifique ! Bravo, bravo ! » dit Kadaj en applaudissant.

« C'est vrai, vous avez aimé ? »

« Oh oui, vraiment ! »

Se sentant totalement remonté, le jeune homme se dirigea vers le pont le séparant du quartier où l'attendaient les filles, mais, encore une fois, l'enfant se posta devant lui.

« Dans ce cas, donnez-moi un ou deux gils, s'il vous plaît. »

« Quoi ? »

L'enfant se mit à sautiller en criant : « Des gils ! Des gils ! Des gils ! Des gils ! Des gils ! Des gils ! Des gils !… »

Kadaj mit un moment à réagir. Est-ce que l'enfant allait s'arrêter de gigoter, qu'il puisse parler ? Mais la petite semblait dotée d'une énergie inépuisable.

Puis il fit mine de partir, mais l'enfant le retint en tirant sur sa cape. Kadaj tira un coup sec. La gamine tomba au sol. Elle se mit à pleurer.

« Je… j'avais fait ça avec tout mon cœur ! Je suis nulle, je souhaiterais tant faire mieux pour recevoir de l'argent ! »

Kadaj s'agenouilla pour la consoler, mais des gens s'attroupèrent autour d'eux, et parurent mécontents.

« Faire du mal à une fillette… »

« Un grand qui s'attaque à une petite… »

Mais la petite finit par se redresser avec un sourire.

« Je sais quoi ! Je vais te montrer mon meilleur tour ! Regarde, je vais invoquer le grand dieu protecteur de Wutaï… TADAAAAAAAAAAAAAA ! »

Elle courut chercher une matéria dans son sac de matériel, puis elle se devant Kadaj. Le jeune homme comprit tout de suite que c'était une fausse : elle appuya sur un bouton dont la couleur fondait avec celle de la sphère en verre rouge transparent.

Et soudain, un serpent jaillit de la sphère et se mit à faire de multiples tours de contorsion avec sa queue.

Kadaj ne s'était pas attendu à un tour aussi… convaincant ! Il bondit en arrière et fit volte-face, la main sur son Souba. Et il sentit plus qu'il entendit quelque chose craquer dans son dos.

Tout le monde applaudit. Le serpent-marionnette venait de happer une grande aile d'oiseau brune sortie du dos du garçon.

Kadaj mit un moment à réaliser : il avait bel et bien une grande aile d'oiseau du côté gauche du dos. Et sa capuche s'était abaissée, révélant son visage !

La fillette parut étonnée, puis elle sourit.

« Oh ! Alors toi aussi, tu sais faire des tours, onii-chan ? Tu aurais dû me le dire ! Cette aile d'oiseau est drôlement bien faite, on dirait une vraie ! »

Kadaj poussa un grand soupir de soulagement. Il s'en sortait pas trop mal. Mais son soulagement disparut quand il sentit les mains de la fillette agripper son aile.

« Et comment tu fais, où est le truc ? »

Elle se mit à tirer doucement puis, voyant que l'aile résistait, elle tira plus fort. Kadaj ne put retenir un cri de douleur.

La fillette posa la main sur le dos de Kadaj et ouvrit de grands yeux ronds.

« Il n'y a pas de bord, elles font partie de ton corps ! Mais alors, ce sont vraiment des… »

Kadaj attrapa la fillette et plaqua une main sur sa bouche.

« Ainsi s'achève notre spectacle d'aujourd'hui, messieurs dames ! À bientôt ! »

Il courut de toutes ses forces à travers la ville, jusque sur la plage. Cachés tous deux derrière un grand rocher, Kadaj reprit son souffle. Il tenait toujours la fillette dans ses bras, une main plaquée sur sa bouche.

Enfin, une fois qu'il eut repris son souffle, il dit :

« Écoute, il y a une explication logique. Mais je t'en prie, jure-moi de ne pas crier. »

« Hum ! Hum ! » (traduction : Oui ! Oui !)

« Tu comprends, vraiment ? »

« Hum ! Hum ! »

« Vraiment ? »

« Hum ! Hum ! »

« Vraiment vraiment ? »

« HUM ! HUM ! »

Kadaj attendit encore quelques secondes, puis il relâcha l'enfant. Celle-ci hurla de toutes ses forces : « CE SONT DE VRAIES AILES ! »

Toute heureuse, elle se mit à faire des roues, des saltos arrières et avants, des roulades, des pirouettes, tout en criant : « C'est un ange ! Un ange ! Un ange ! Un vrai ange ! »

Elle sauta dans les bras de Kadaj paralysé de terreur et dit : « C'est si chouette ! Je veux une aile d'ange, moi aussi ! »

À ces mots, Kadaj sortit de sa torpeur. Elle voulait une aile aussi ?

« Alors, s'il te plaît, fais de moi ton élève ! »

« Hein ? » dit Kadaj, ahuri.

« Tu es d'accord ? Waaaah ! Je suis si heureuse ! Bon, alors commençons le dur entraînement qui mène à la gloire ! »

Elle se mit à battre des bras en dansant autour de Kadaj, tout en chantant : « Des ailes ! Des ailes ! Des ailes… »

Kadaj leva la main et dit bêtement : « Allô ? »

L'enfant l'entraîna jusque devant la porte du Turtle Paradise, près de son matériel d'acrobatie, et lui dit :

« Alors, que dois-je faire ? Un kata méditatif divin ? Des figures incarnant les mouvements d'un oiseau divin ? Ou il me faut aussi des matérias spéciales ? »

« Heu… je ne peux pas vraiment t'apprendre comment… »

« Je dois faire quoi ? Je dois faire quoi ? » insista l'enfant.

« Heu… Eh bien… » Il eut une idée. « Mets-toi à jongler sur ton ballon et fais dix tours de la ville en même temps, sans t'arrêter ! »

L'enfant lui sourit, un sourire rayonnant comme ses yeux.

« C'est facile, ça ! J'aurai fait ce tour en dix minutes pas plus ! »

Elle se mit sur son ballon avec ses balles pour jongler, puis partit vers l'est de la ville. Une fois qu'elle eut disparu de son champ de vision, Kadaj en profita. Il s'enfuit vers le sud de la ville, ignorant que derrière un des murs du Turtle Paradise, un homme l'avait observé.

Une fois Kadaj parti, il sortit son PHS, composa un numéro puis dit :

« Allô, Youfie ? Je crois que ça va t'intéresser… »

XxXxXxXxXxXxX

Kylie regarda sa dague. La lame avait la taille de son avant-bras. Celle de Lucrécia était pareille.

Kadaj leur avait également acheté des bracelets à trois creux pour les matérias. Telian avait mis dans le sien la matéria blanche puis deux vertes, une de feu et une autre de glace. Lucrécia, elle, y avait mis deux matérias vertes, une de soin, une autre bouclier, et une violette qui augmentait sa magie.

Ainsi équipées, leurs dagues à leur ceinture dans un fourreau, elles se sentaient légèrement plus en sécurité. Bien sûr, cela ne valait pas le Souba de Kadaj ni son talent de guerrier, mais c'était mieux qu'aucune protection.

Kylie avait toujours son sac à dos avec tout son matériel pris sur Terre. Lucrécia gardait sur elle le parchemin d'énigmes. Elle le relisait tandis que tout le monde mangeait des sandwichs pour le déjeuner.

« Au fait, t'étais où, pendant tout ce temps ? T'as flané en ville ? Je peux pas croire que t'aies mis autant de temps juste pour nous trouver des armes », dit Kylie.

« Ah, ben… j'ai croisé une personne qui m'a un peu embêté, entre-temps », dit Kadaj.

« Embêté ? » dit Lucrécia, relevant la tête du parchemin.

« Oui, une petite fille qui m'a fait des tours et voulait des gils à tous prix. C'était ennuyeux, j'avoue. »

Lucrécia fit la moue.

« Cette petite fille… Est-ce qu'elle était très jeune, avec des vêtements wutaïens bleus et des petites couettes ? »

Kadaj parut surpris.

« Hein ? Comment tu sais ça, Lucrécia ? Tu m'as suivi ? »

« Non, je ne t'ai pas suivi. Regarde là. »

Kadaj suivit la direction de son doigt et vit, plantée devant l'entrée, la gamine. Le jeune homme bondit de son siège. L'enfant le pointa du doigt.

« Je t'ai retrouvé ! Tu as dit que tu ferais de moi ton élève, sale menteur ! Pourquoi t'es-tu enfui ? »

Kadaj analysa rapidement la situation : la porte de sortie était bloquée, la gamine très rapide, elle avait déjà ses preuves. Il ne restait plus que… la fenêtre !

Il bondit dehors et prit la fuite.

« Attends ! » cria la fillette.

Kadaj se mit à courir à travers la ville, poursuivi par la gamine qui le suivait à une vitesse incroyable. Elle semblait infatigable : il eut beau sauter sur le toit des maisons avec son agilité de chat, la gamine était une acrobate et le suivait sans mal. Elle esquiva une pile de tonneaux que des hommes laissèrent tomber, bousculés d'abord par Kadaj.

Enfin, le jeune homme s'arrêta près d'une pagode et se laissa tomber contre une pile de tonneaux. La gamine jaillit de l'un d'eux.

Kadaj n'y tint plus : il tomba au sol, excédé. Il réfléchit. Et s'il lui faisait peur ? Il mit la main sur le manche de son Souba. Il se rendit compte, en le prenant, qu'il n'avait plus les rubans de soie bleu saphir qui ornaient habituellement le manche.

« Tu cherches ça ? » dit la fillette.

Elle tenait les rubans dans ses mains.

« Eh ! Mais c'est à moi ! Rends-les moi ! »

L'enfant les agita sous son nez. Kadaj tendit la main, essaya d'attraper l'enfant, il fit même semblant de renoncer puis tenta une nouvelle approche. Mais l'enfant se dérobait, elle était comme l'eau, elle lui filait entre les doigts !

« Si tu veux les récupérer, dis-moi comment devenir un ange ! » dit la fillette en battant des bras.

Kadaj reprit son souffle, puis dit calmement :

« Tu viens d'où ? Quel est ton nom ? »

Surprise, l'enfant mit un temps avant de répondre :

« Sora. Mon nom est Sora. Je suis une simple petite Wutaïenne. »

« Non, tu n'es pas simple ! explosa Kadaj. Tu veux une aile d'oiseau dans ton dos ? Tu veux devenir un monstre ? Rien que pour de l'argent ? ! ? Une enfant normale ne voudrait pas ça ! »

Sora laissa tomber les rubans au sol.

« Tu crois que j'ai ce… cette chose dans le dos, ces cheveux et ces yeux de monstre parce que j'en ai envie ? ! ? As-tu seulement idée de toute la souffrance que j'ai dû endurer pour ça ? Et toi, tu veux être comme moi ? ! ! ? J'en ai assez, à la fin ! Ne m'approche plus, stupide petite humaine ! »

Il fit volte-face et se dirigea vers le bout de la rue. Sora prit les rubans et fit quelques pas vers lui.

« Heu… Attends, onii-chan, tu oublies tes… »

« NE ME SUIS PLUS ! » hurla Kadaj.

Emporté par sa colère, il se retourna et poussa l'enfant. Sora tomba au sol. L'enfant le regarda partir, puis attendit qu'il soit suffisamment loin pour pleurer.

Quand Kadaj revint dans la cabane, les filles s'approchèrent, l'air inquiètes.

« Kadaj ? Qu'est-il arrivé à l'enfant ? » demanda Lucrécia.

« Je m'en suis débarrassé », dit Kadaj.

« Débarrassé ? Tu ne l'as pas tuée, rassure-moi ? » dit Kylie.

« Quoi ? ! ? Non, non ! Enfin, je… »

« Tu l'as envoyée promener », comprit Lucrécia.

« Mais enfin, c'était de sa faute ! Elle voulait à tous prix devenir comme moi, un clone de Sephiroth ! Elle voulait une aile d'oiseau pour son spectacle. »

« Un spectacle ? Elle a demandé de l'argent, aussi ? » dit Kylie.

« Heu, oui, mais que… »

« Cette petite ne doit pas avoir la vie facile. Elle doit sûrement mendier tous les jours, ces tours constituent sûrement son gagne-pain. Elle doit être un peu comme toi : pas de famille ni de foyer. C'est courant, dans mon monde, tu sais ? Les gens dans le besoin », dit Kylie.

Malgré lui, Kadaj revit le visage de l'enfant. Elle avait eu l'air si triste…

« Tu as compris ton erreur ? Allez, on y va tous les trois. Tu vas t'excuser », dit Lucrécia.

Elle le poussa dehors, tant il était encore sous la surprise, réalisant ce qu'il avait fait. Il n'aurait jamais imaginé les choses ainsi !

XxXxXxXxXxXxX

Le soir tombait sur Wutaï. Sora avait eu du mal à reprendre son travail. Elle avait raté beaucoup de numéros que, d'habitude, elle exerçait à la perfection.

Les habitants de la ville furent surpris, ils connaissaient bien Sora et elle ratait rarement un numéro ! Mais aujourd'hui, apparemment, l'enfant semblait aller mal.

Elle en était au numéro où elle roulait sur son ballon. Mais soudain, elle perdit l'équilibre et tomba au sol. La balle lui roula dessus puis partit au lion.

« Aieuh… » gémit Sora.

Elle mit les mains dans son dos et soupira.

Toujours pas d'aile. Oh, mais je ne vais pas baisser les bras maintenant !

Mais elle se souvint des paroles de Kadaj.

« Tu veux devenir un monstre ? Tu crois que j'ai ce… cette chose dans le dos, ces cheveux et ces yeux de monstre parce que j'en ai envie ? ! ? »

Sora fit la moue. Pourquoi ? se demanda-t-elle. C'était joli, les ailes ! Ce n'était pas un signe d'être un monstre, mais d'un oiseau ! La liberté, le paradis, les anges… Sora n'avait pensé qu'à ça en voyant l'aile de Kadaj.

XxXxXxXxXxXxX

« T'es sûr que c'est elle ? » dit Loz.

« Oui. Grand-frère me l'a décrite par téléphone. Mère elle-même l'a vue et l'a informé. Pas de doute, c'est elle qu'il faut capturer », dit Yazoo.

Cachés derrière la pile de tonneaux du Turtle Paradise, les deux frères épiaient Sora.

« Alors on y va », dit Loz en armant son Dual Hound.

« Doucement, n'oublie pas que Grand-frère la veut vivante. »

Loz baissa les bras.

« Il avait qu'à venir la chercher avec nous, tiens ! »

Yazoo haussa les épaules.

« Bon, allons-y. Eh, petite ! »

Il sortit de sa cachette, suivi par Loz. Sora se redressa et se mit en position défensive dès qu'elle les vit.

« Vous… vous êtes qui, vous ? ! »

« Nous sommes tes amis », dit Yazoo avec un sourire hypocrite.

« USO ! Les amis ne font pas des grimaces laides comme ça ! »

Vexé par les paroles de l'enfant, Yazoo fit la grimace, ce qui lui donna l'air fort laid. Loz eut envie de rire, mais un regard furieux de son frère le fit se ressaisir.

« Bon, fini de rire, tu viens avec nous ! Notre grand-frère voudrait te parler », dit Yazoo.

« Dans tes rêves ! Je ne veux pas venir avec vous, je reste ici ! »

Yazoo soupira.

« Je vois. Alors tu m'obliges à employer la manière forte. »

Il leva la main dans le ciel. Sora entendit un bruit venant du sol, comme un rugissement. Soudain, dans un nuage de poussière noire apparut une chimère, une créature au corps de dragon, à la tête squelettique et à la queue de serpent.

« Capture cette gamine insolente, mais ne la tue pas ! » dit Yazoo.

Sora hésita. Plus personne n'était dehors à cette heure, tout le monde était rentré chez soi. Elle ne pourrait jamais obtenir d'aide !

Elle prit la fuite vers le sud de la ville, vers les maisons vides et abandonnées, espérant y trouver une cachette.


Lexique du japonais :

Onii-chan : grand-frère.

Sora : ciel.

Uso : mensonge.