Coucou les petits loups ! Je vous présente (enfin) le premier épilogue (incroyablement court!) de cette fanfiction ! Je suis un peu déçue de sa longueur parce que je pensait que mon imagination couvrirait plus de page que ça... Mais finalement peut être que je n'arrive pas à broder justement parce que les idées sont trop claires dans ma tête? :/ Bref, je vous le soumet en attendant! Vous avez de la chance parce que normalement je voulais poster les deux épilogues en même temps! Ce qui vous aurait fait attendre deux fois plus longtemps! :p Non je plaisante, la trame du second épilogue est déjà écrite et il n'attend plus qu'à être rédigé intégralement !

Merci à tous ceux qui prennent le temps de reviewer, ou même juste de lire, et merci à cette fantastique fanbase d'exister. Je vous aime tous! :3

Peter Queen: Merci à toi ! (On va pas commencer à se faire une bataille de qui remerciera le plus l'autre? :') ) Tu laisses toujours des reviews très constructives et pleines d'amour (et moi j'aime l'amour :3)! Tu ne survoles pas nos histoires! Tu les lis attentivement,tu les vis et ça ça nous touche énormément, nous les auteurs. Ça émeut toujours un peut de savoir que nos écrits ont touché nos lecteurs! Pour preuve, ta review a failli me tirer les larmes, parce que ça me touche que tu aies vécu aussi intensément ma fanfiction. A la base, ce n'était qu'une petite idée dans ma boîte crânienne, qui a germé petit à petit et qui a donné ça. J'y ai mis tout mon cœur. Et le fait que d'autres personnes puissent être touchées parce que j'écris ça m'a retournée. Alors merci à toi de prendre le temps de reviewer, de lire et de vivre nos histoires, c'est le plus beau cadeau que tu puisses nous faire, à nous les auteurs et je ne t'en remercierai jamais assez! :3 (quel pavé, tu veux pas plutôt t'inscrire histoire que je t'inonde de messages privés? :') ) Que le sort te soit toujours favorable! Que le Grand Mahyar te couvre de cookies et de réussites critiques!

Disclaimer: Rien ne m'appartiens. Aventures appartient à la chaîne du Bazar du Grenier et à Mahyar. Les personnages de Grunlek, Théo, Bob et Shin appartiennent à Krayn, Fred du Grenier, Bob Lennon et Seb du Grenier. Je ne touche pas d'argent pour mes écrits, vos reviews sont mon seul salaire.


Épilogue 1 : Shinddha et Grunlek

L'hiver s'était désormais installé sur le Cratère. Son air glacial et son vent cinglant avaient répandu son fin manteau blanc sur chacune des vallées, prairies et autres villages. De légers flocons volaient tranquillement jusqu'au sol. Le soleil se levait à peine, faisant miroiter ses rayons sur la glace à peine formée.

Malgré les températures glaciales, un homme élancé se baladait au cœur de la forêt d'Émeraude. Le froid ne paraissait pas l'atteindre, au contraire, il semblait plus à l'aise ainsi. Bien des mois après la mort d'Eden, Shinddha Kory était retourné auprès du lieu de naissance de la louve afin de lui rendre hommage.

Les semaines qui avaient suivi la fin de leur aventure avaient été particulièrement dures. Si le demi-élémentaire avait été tout d'abord ému et affligé par la perte de la druidesse, la violence n'avait pas tardé à poindre dans sa cage thoracique. Il avait ligué sa haine contre toute forme de vie. Il avait refusé de se nourrir des jours durant, refusé de dormir, de peur qu'on l'attaque dans son sommeil. Mais Grunlek l'avait raisonné. Le nain lui avait appris à canaliser sa violence. Comme l'avait fait autrefois son ami Aztragoz (qui l'avait initié à l'art de l'archerie), l'ingénieur avait su capter l'animosité du fils de l'Eau pour la transformer en quelque chose de plus productif.

Aussi incongru que cela puisse paraître, Grunlek avait décidé de l'initier aux arts culinaires, et Shin fut un élève particulièrement attentif. Le demi-élémentaire avait ainsi pris l'habitude de se lever aux aurores pour aller chercher de la nourriture et la cuisiner avant le réveil de son précepteur. C'est pour cette raison qu'à présent il déambulait entre les arbres, à la recherche de viande, de plantes ou de racines.

Ainsi, par la force de l'habitude et grâce à l'aide précieuse de Grunlek, Shin avait fini par accepter la mort d'Eden. Il a fini par accepter que la Nature était plus forte que lui, que tous retourneraient un jour à la terre qui les avait portés. Cette mésaventure lui avait au moins permis de constater la puissance de la Nature et sa force. Il avait appris à l'admirer ces derniers mois. Elle donnait naissance comme elle tuait. Elle était là depuis le Commencement, et elle serait là jusqu'à la Fin. Cette constatation avait donné le vertige à Shin et il s'était donné pour mission de défendre cette Nature qui était son berceau.

Le fils de l'Eau était également reconnaissant envers Grunlek. Son ami avait souffert, cela se lisait sur son visage, qui s'était creusé au fil des semaines. Cependant, le nain ne s'était jamais plaint, il s'était tenu droit, fier et avait rendu hommage à la louve avec dignité. De plus, l'ingénieur l'avait aidé, alors qu'il souffrait, alors qu'il aurait voulu hurler sa haine, Grunlek avait été là. Et Grunlek était toujours là.

Shin vit alors une chose des plus étranges : au milieu de la vallée, qu'il traversait alors, se dressait majestueux pommier. Il était verdoyant et de grosses pommes semblaient prêtes à faire plier ses branches. C'était plutôt étrange en hiver non ? L'archer se rapprocha de l'arbre afin de voir le phénomène de plus près. L'arbre était imposant, il devait bien avoir une bonne centaine d'année et ses branches semblaient s'élever haut dans le ciel. Lorsque le demi-élémentaire arriva au pied de l'arbre, il admira le tronc de l'arbre, ses moindres rainures, ses nœuds et les fibres de son bois, il observa ses branches, solides mais souples, ses feuilles, étonnamment vertes. Il contemplait la force de la Nature face aux contraintes météorologiques. Mais alors qu'il levait le nez pour mieux voir les pommes, une masse certes légère mais néanmoins conséquentes lui tomba dessus.

oOo

Pendant ce temps, au campement, Grunlek s'éveillait doucement. Il avait encore rêvé d'Eden cette nuit. Il n'arrivait pas à se détacher de son souvenir, c'est comme si la louve le hantait. Depuis des mois, la mort de la louve obnubilait ses pensées. Il se sentait toujours fautif de sa perte, comme s'il aurait pu la sauver. La douleur avait été abominable, comme si une partie de lui était morte déjà. C'est comme si on lui avait arraché un organe, un membre. Il n'avait pas l'impression d'avoir perdu une amie, il avait perdu sa fille. Et malgré tous ses efforts de protection, il l'avait perdue.

Heureusement, Shin avait été là. L'archer ne s'en rendrait sûrement jamais compte, mais il avait été d'une aide précieuse dans la guérison morale du nain. Grâce au rapprochement affectif du demi-élémentaire, l'ingénieur s'était fixé un nouvel objectif à sa vie : la vengeance d'Eden et le rétablissement de Shin. Ainsi, Grunlek avait retrouvé la force de se lever le matin et de ne pas se laisser abattre par le chagrin.

Grunlek et Shin s'étaient beaucoup rapprochés dans cette douloureuse épreuve, si bien qu'il le considérait presque comme son fils désormais. Mais une pensée sauta à son esprit : il n'entendait aucun bruit, et aucune odeur de nourriture ne régnait dans la pièce. Le nain se leva d'un bond et ouvrit les yeux. Où était Shin ?!

L'ingénieur sentit la panique lui étreindre le cœur. Il avait soudain peur que la violence du demi-élémentaire ne se soit emparée de nouveau de son cœur. Grunlek n'écouta guère sa raison et courut à la recherche de Shin avant qu'il ne fasse une horrible connerie.

oOo

Quelques kilomètres et des litres d'adrénaline plus tard, Grunlek retrouva enfin Shin.

« Non mais ça va pas ?!, s'énerva le nain, Tu m'as fais une peur bleue ! »

Il observa alors l'archer. Le fils de l'Eau était assis dans la neige, l'air émerveillé. Deux boules de poils s'excitaient autour de lui, l'une essayait de lui grimper obstinément sur l'épaule, alors que l'autre lui mordillait gentillement l'index. Deux louveteaux. Shin jouait avec deux louveteaux dans la neige. Grunlek mit un peu de temps avant de trouver quelle question poser en premier. Et il choisit celle là :

« D'où viennent ces loups ?

-Je n'en sais rien, répondit distraitement Shin, ils me sont tombés dessus pendant ma balade matinale. Ils viennent de cet arbre là.

-Shin... Je ne te crois pas, marmonna Grunlek, suspicieux, j'espère que tu n'es pas allé les voler à une louve parce que je sens que nous allons avoir de graves ennuis sinon.

-Mais non ! Ils étaient seuls quand ils me sont tombés dessus. Et depuis je n'ai vu aucune louve à l'horizon. Et puis quel genre de mère laisserai traîner ses louveteaux en haut d'un arbre !

-Arrête de me prendre pour un abruti et dit moi où tu les as trouvé ! »

Le nain avait dit cela avec toute l'exaspération du monde. Mais lorsqu'il leva les yeux aux ciels en signe de consternation, un troisième louveteau lui tomba dessus. L'ingénieur eut juste le temps de rattraper la bête avant qu'elle ne tombe. Shin prit son air satisfait, au moins maintenant, le nain le croirait sur parole.

Grunlek regardait l'animal abasourdi. Il le tenait à une dizaine de centimètres de son visage, comme pour l'examiner. Le louveteau regardait le nain avec des yeux aimants et il posa affectueusement sa patte sur le nez de l'ingénieur.

Après une rapide analyse, Grunlek remarqua qu'il portait contre lui une jeune louve, et que Shin avait un loup lui mordillant l'oreille et une louve frottant son museau contre le torse de l'archer. D'où venait ces petits ? Comment étaient-ils montés dans l'arbre ? Mais il n'eut pas le temps d'y réfléchir davantage car déjà Shin prit la parole :

« Tu ne trouves pas qu'ils ressemblent beaucoup à Eden ? »

En effet, les petits avaient le pelage de la même teinte gris argent que feu la louve. Leurs museaux lui ressemblaient également. Et leurs grands yeux reflétaient la même tendresse que leur ancienne amie. Ils présentaient également tous une petite cicatrice au flanc, semblable à une piqûre d'insecte,. Cependant Grunlek ne s'en inquiéta pas car elles semblaient anciennes et convenablement guéries. Mais pour ne pas faire remonter d'anciens souvenirs trop douloureux, le nain lui répondit :

« Je crois que tes sentiments te jouent des tours mon pauvre. Tous les loups se ressemblent !

-Dis... On va les garder ? »

Le ton de Shin avait été léger, presque enfantin et il fit un bien fou à Grunlek. Depuis le temps qu'il attendait que le demi-élémentaire redevienne heureux. Il semblait désormais irradier de joie, pour rien au monde le nain aurait sacrifié ce bonheur. Pour rien au monde. De plus, aucune louve ne paraissait rôder dans les environs, et depuis le temps qu'ils étaient là, elle aurait déjà dû se montrer.

« Évidemment !, répondit l'ingénieur, nous n'allons tout de même pas les laisser mourir de froid et de faim ici ! »

Shin avait bondi sur ses jambes et avait commencé à rentrer au campement d'un pas rapide, ses deux nouveaux compagnons sous le bras. Grunlek s'occupait quand à lui de sa nouvelle protégée, tout en surveillant le demi-élémentaire. Il n'avait jamais eu l'air aussi guilleret et cela apaisa le cœur de son précepteur. Auraient-ils enfin trouvé la paix ? Dans trois petits louveteaux ?

De retour au campement, les deux amis entreprirent alors de nourrir les trois petites bêtes avec les restes du repas de la vieille. Rien de tel qu'un civet de lapin pour remplir de jeunes estomacs ! Shin s'occupait de ses deux protégés lorsqu'il remarqua que la mâle semblait sûr de lui. Il gambadait farouchement, le museau en avant, la mâchoire haute, prêt à se ruer sur chaque morceau de viande que détachait Shin. L'archer décida de le nommer Mahyar, à cause de sa fougue et de son caractère vif. La femelle restait toujours proche du mâle et chaque fois qu'elle devait s'en écarter, le demi-élémentaire la sentait craintive et agressive. C'est donc que tout logiquement, il l'appela Morwën, en hommage à celle qui avait tout donné à Mahyar, jusqu'à sa vie.

Quant à la femelle qui s'était blottie contre Grunlek, elle ne bougeait plus et se laissait nourrir paisiblement. Au moment de lui choisir un nom, le nain n'hésita même pas, il énonça clairement :

« Eden »

Une nouvelle journée se levait sur le Cratère. Et malgré le froid exceptionnel de son hiver, elle promettait d'être chaleureuse. Shin avait enfin retrouvé le sourire, Grunlek avait réussi à apaiser son cœur et trois petits louveteaux abandonnés avaient trouvé un refuge accueillant. Ce ne pouvait être qu'une belle journée.

Depuis le monde des Défunts, aux côtés des Dieux de la Nature, Eden les observait. Elle se sentait mieux désormais, ses deux amis étaient désormais heureux. Et ses louveteaux étaient maintenant en sécurité.


Comme toujours, merci d'avoir lu !

N'hésitez pas à laisser une review, que cet épilogue vous ai plu ou non, je suis attentive aux critiques!

Sinon, on se retrouve dans le courant de la semaine normalement, pour le second épilogue!

Je vous aime tous infiniment fort!

Que le Grand Mahyar vous couvre de cookies! :3