Merci pour toutes vos reviews, je n'ai pas encore fini d'y répondre mais je m'y attèle juste après promis ^^

Donc voilà un nouveau chapitre, plus de Poudlard, plus de Draco, plus de Stephen ... Orianna se retrouve chez son père mais on ne peut pas dire que ce soit de lui qu'elle va se rapprocher le plus :p

Dites moi ce que vous pensez de tout ça, je tiens juste à préciser que Harry est loin d'être l'un de mes personnages préférés, très, très loin, écrire des scènes avec lui en vedette est donc assez difficile, alors pardonnez moi si vous jugez ça nuls, je me rattraperais sur Draco plus tard =)

A la semaine prochaine :)


CHAPITRE 7

Kreattur venait de déposer mes valises près du lit, ouvrant les rideaux pour laisser filtrer la lumière alors que je ne pouvais m'empêcher de me dire que probablement il y avait erreur sur la chambre. Elle était bien trop grande pour que ce soit la mienne, peut être que c'était celle de Harry et que Kreattur s'était trompé mais je doutais fort que Harry possède dans sa chambre un couvre lit décoré de papillons ou encore une coiffeuse remplie d'un tas de produit de beauté.

- Est-ce que tu aimes ? Je me suis renseigné sur ce qui conviendrait le mieux à une jeune fille mais si jamais ce n'est pas à ton gout il est encore temps de …

- Non, c'est parfait. Vraiment parfait.

J'observais le papier peint bleu orné de fines arabesques plus claires, l'armoire en bois clair ainsi que le bureau placé du côté gauche. Il y avait un poste de musique et tellement d'autres objets que je me demandais si tout ça était réellement pour moi.

- Est-ce que ce n'est pas trop ? Je ne suis pas sûre de mériter toutes ces choses.

- L'important c'est que ça te fasse plaisir, surtout que tu n'as même pas pu choisir ta chambre dit-il légèrement gêné.

- celle-ci dépasse déjà largement toutes mes espérances le rassurais-je.

Je me demandais à quoi pouvait bien ressembler celle de Harry, Est-ce qu'elle était aussi fabuleuse que celle-ci ?

- Bon je te laisse te reposer du voyage. Harry et ses amis sont dans sa chambre, quand tu en auras envie tu pourras aller les rejoindre.

J'aurais pu répondre que je n'avais strictement aucune envie de me retrouver dans la même pièce que de quasi étrangers mais mieux valait garder ça pour moi. Mon père sortit de la chambre fermant la porte derrière lui et j'eus à peine le temps de me retourner que Kreattur était déjà en train de défaire mes valises, rangeant les affaires sans que je lui ai demandé quoique ce soit.

- Qu'Est-ce que la maitresse voudra porter après sa sieste ?

Je jetais un coup d'œil sur mon uniforme, il était vrai que je n'avais plus aucune raison de l'avoir sur le dos maintenant que nous avions quitté Poudlard mais je n'avais aucune idée de ce que j'étais censé mettre durant mon séjour ici.

- Choisis pour moi je suis sûre que ce sera très bien.

Je savais que Kreattur était désagréable avec mon père et Harry mais pour une raison que je ne m'expliquais pas il était plutôt serviable et courtois avec moi. Enfin moi je ne l'avais jamais menacé et je n'avais jamais haussé le ton envers lui ça aidait sûrement.

J'avais dormi dans le train si bien que maintenant je n'étais pas vraiment fatiguée mais l'idée de devoir rejoindre la chambre de Harry était assez stressante en elle seule pour me persuader de prendre encore une petite heure de sommeil en plus. Je me demandais si j'allais réellement voir Stephen durant ces vacances, Est-ce qu'il allait m'envoyer un courrier ? Je doutais qu'il se serve d'un téléphone, il ne devait pas savoir comment fonctionner les technologies moldues et puis je ne savais même pas si dans cette maison il y avait un téléphone de toute façon.

Peut être que j'étais stupide de trop espérer, mais sans savoir pourquoi je me rendais compte que j'avais vraiment envie de le voir. Peut être parce que c'est lui qui m'avait consolé après ce qui était arrivé, je ne savais pas vraiment en faite mais ce n'était certainement pas en me posant toutes ces questions à moi-même que je trouverais des réponses.

Je vis Kreattur déposer les affaires sur la chaise de mon bureau, un pull en laine blanc, une chemise noire ainsi qu'une jupe de la même couleur que je ne me souvenais même pas avoir acheté. Est-ce que ma vie ressemblerait à ça maintenant ? Est-ce qu'on s'occuperait de moi aussi bien pour toujours ? Il fallait que je fasse des efforts pour m'intégrer, pour rendre fier mon père, et la première des choses à faire était sans nulle doute de bien m'entendre avec Harry et ses amis.


Il aurait été idiot de croire que je me sentirais parfaitement à l'aise parmi eux en seulement quelques heures, mais passé les balbutiements du début j'avais commencé à détendre en me rendant compte que de toute façon rien ne pourrait être pire que ce qui s'était passé après le bal, ou que les insultes habituelles qu'on me réservaient à Poudlard. La chambre de Harry était peinte en rouge et or, vraiment rien de surprenant quand on savait à quel point il était fier d'être à Gryffondor, exactement comme ses parents. Il y avait des poster de quiddich ici et là et à y regarder personne n'aurait pu dire que c'était la chambre du survivant, la personne qui avait détruit l'ennemi le plus puissant du monde magique. C'était probablement à ça que devait ressembler la chambre de n'importe quel garçon

- Je propose qu'on dorme tous ici ce soir ! Sirius n'y verra pas d'objections de toute façon.

Je lançais un coup d'œil surpris vers Ron, pourquoi Est-ce qu'on devrait tous dormir dans la chambre de Harry alors que ma chambre à moi n'était qu'à quelques mètres. Peut être que par tous il entendait Harry, Hermione et lui-même.

- Bon alors Anna et toi vous pouvez prendre le lit et nous on …

- Je préfère dormir dans ma chambre.

- Oh non allez tu verras ce sera amusant, en plus parole de Gryffondor Harry ne ronfle pas du tout.

- Elle n'a peut être pas envie de dormir avec Harry tout simplement espèce d'idiot le réprimanda Hermione.

Quelques minutes plus tard j'étais dans ma chambre en compagnie de Hermione sans que j'arrive réellement à savoir comment on avait pu en arriver là. C'était certain maintenant, Ron devait me maudire mais après tout Est-ce que je me souciais réellement de l'opinion qu'il avait de moi ? La jeune fille semblait examiner ma chambre avec le plus grand intérêt alors que j'en profitais pour aller mettre mon pyjama dans la salle de bain. Hermione n'était pas une de mes amies, je n'avais même pas d'amis alors sa présence ici était étrange pour moi. Ma présence ici pour moi était étrange.

- Sirius n'a pas fait les choses à moitié, et cette bibliothèque elle est gigantesque s'émerveilla la Gryffondor.

- Si tu as envie tu peux te servir.

Visiblement il en fallait peu pour satisfaire Hermione, des étoiles brillaient presque dans ses yeux au moment où ses doigts se sont posés sur la reliure en cuir de certains ouvrages et à certains égards je me surpris à penser que nous n'étions peut être pas aussi dissemblable que ça. Enfin peu importe l'angle dans lequel j'examinais la situation c'était vraiment bizarre de partager mon lit avec elle. A l'orphelinat des enfants plus jeunes étaient déjà venu dormir avec moi quand ils avaient fait un cauchemar, ou encore quand il y avait de l'orage mais je n'avais jamais eu l'impression qu'ils attendaient quelque chose de précis pour moi, à l'inverse de la Gryffondor qui semblait attendre que je dise quelque chose.

Avant cette nuit là je n'aurais jamais soupçonné qu'Hermione était quelqu'un de bavarde et autant friande de potins, grâce à elle je connaissais la majorité des secrets de la maison Gryffondor et je n'étais pas certaine d'avoir réellement eu envie de tous les connaître. Elle avait insisté sur tout ce qui concernait Harry et à certains moments j'étais persuadée qu'elle aurait souhaité connaitre mon avis sur le jeune homme. J'avais appris par ailleurs que si Ginny n'était pas là ce soir, c'était tout simplement parce qu'elle avait trompé Harry. Bien sûr Hermione n'en disait pas de mal, Ginny était quand même sa meilleure amie, mais je me demandais pourquoi Est-ce que la jeune fille avait fait quelque chose d'aussi stupide.

A Poudlard tout finissait par se savoir, et tromper Harry avec son ex n'avait sans doute pas été des plus judicieux. Enfin à mon avis, à la rentrée tout finirait par s'arranger. Il n'y avait qu'à voir le trio Draco-Daphné-Pansy, les filles lui pardonnaient toujours ses incartades alors Harry pourrait sûrement en faire de même. Est-ce que ça pourrait être mon cas ? Si j'avais un petit ami et qu'il me trompait Est-ce que je pourrais lui pardonner ? C'était stupide de penser à ces choses, je ne risquais pas d'avoir un petit ami par contre au souvenir de Draco mon cœur ne put s'empêcher de s'affoler.

Je n'avais pas de raisons de m'inquiéter, jamais il ne saurait que c'était moi, Stephen avait su me rassurer sur ce point. De plus, je ne risquais pas de lui reparler de si tôt, entre nous il n'y avait plus aucune activité qui pourrait nous rapprocher. Il avait promis de ne pas recommencer à me maltraiter, mais même s'il ne tenait pas sa parole il ne risquait pas de tout découvrir pour le bal, il fallait juste que je sorte tout ça de mon esprit, tout ça ce n'était rien et je ne devais plus y penser.

- Quelque chose ne va pas ? Tu es silencieuse d'un coup s'inquiéta Hermione.

- Je repensais juste à un souvenir désagréable. Est-ce que tu te souviens encore de ton premier baiser ?

- En quatrième année avec Viktor Krum, comment Est-ce que je pourrais oublier ? Même Ron n'arrive pas à se le sortir de la tête plaisanta-t-elle.

J'aurais voulu lui demander si ça avait eu de l'importance pour elle, mais la réponse était probablement oui. J'imaginais mal Hermione embrasser un garçon juste par curiosité.

- Et toi alors ? Un petit ami ? S'intéressa-t-elle.

- Non personne.

- Je devine pourtant que ta question n'était pas sans fondement.

- Mon premier baiser était une erreur, je voudrais juste l'oublier.

- Laisse moi deviner, le garçon embrassait à la façon d'une limace baveuse ?

Elle fit une petite moue dégoutée alors que de mon côté je me demandais l'effet que produirait d'embrasser une limace, dans tous les cas c'était répugnant.

- Non en réalité le baiser était très bien, ce n'était juste pas le bon garçon.

- Il avait déjà une copine ?

- Deux en réalité rajoutais-je sans m'en rendre compte.

- Je vois, dis toi que ce premier baiser ce n'était rien. Le premier d'une longue série sans aucun doute, il y aura d'autres garçons et eux ne seront pas de vrais salauds.

D'autres garçons ? Est-ce que j'avais vraiment envie qu'il y ait d'autres garçons ? Est-ce que je serais à l'aise d'avoir un petit ami ?

- Tu sais Harry te trouve très jolie. Il t'aime bien. Et toi tu l'apprécies ?

- Il est gentil mais je ne le connais pas vraiment.

- Pendant les vacances vous aurez l'occasion de faire connaissance.

Je fronçais les sourcils me demandant où elle voulait en venir. Est-ce que ce n'était pas bizarre qu'elle me parle de Harry juste après m'avoir parlé d'embrasser des garçons ? Moi tout ce que je voulais c'était bien m'entendre avec lui pour faire plaisir à mon père et pour pouvoir rester vivre avec eux. En plus Harry était amoureux de Ginny alors pourquoi Est-ce que je me serais intéressée à lui ? Je n'avais pas de raisons de penser à tout ça, jusqu'ici les garçons avaient toujours été le moindre de mes soucis, alors pourquoi Est-ce que ça aurait changé aujourd'hui ?


Je n'osais jamais descendre en pyjama dans le salon, quand j'allais prendre mon petit déjeuner j'étais déjà toute habillée, et le matin de Noël n'y fit pas exception. Kreattur avait préparé ma tenue, une robe de satin rouge, un gilet en maille noir ainsi que les collants assortis. Je constatais qu'il avait également déposé à mon attention un ruban rouge brodé avec mes initiales : O.B. Est-ce que c'était là un cadeau de Noël qu'il me faisait ? J'espérais pouvoir le remercier plus tard. Je pris soin d'attacher mes cheveux sur le côté les laissant retomber sur mon épaule droite avant de me décider à sortir de la chambre.

En bas mon père avait fait le maximum pour que personne ne puisse oublier ce Noël. Il avait été coupé un sapin gigantesque en compagnie de Harry, sans parler des tas de décorations qui ornaient la maison. Je ne pouvais pas faire un pas sans apercevoir une guirlande, un lutin de Noël ou encore des étoiles. Visiblement il avait souhaité mélangé les traditions moldues et sorcières, c'était un peu chargé sans aucun doute mais il avait été tellement heureux que Harry et moi l'aidions que ni l'un ni l'autre n'avions osé dire quoique ce soit.

J'avais déjà envoyé un cadeau de Noël au professeur Rogue, une édition limitée d'un livre de potions publié en 1843 qui selon le vendeur était très prisé par les maitres de potions. J'en avais profité pour offrir à Hagrid des figurines animées des créatures magiques qu'il affectionnait particulièrement, j'étais certaine que ça allait lui plaire et de mon côté ça me libérait un peu de la culpabilité de ne pas avoir été le voir souvent ces derniers temps.

J'avais pensé à acheter un livre de quiddich pour Harry, ainsi qu'une nouvelle cape doublée pour mon père. Pour moi ce dernier cadeau n'en était pas véritablement un puisque bien sûr tout était payé par son argent, autant dire qu'il se l'était en quelque sorte offert lui-même. J'avais pensé à envoyer un bon d'achat à Fleury&Boots pour Hermione, ainsi que des chocolats à Ron. J'avais hésité à offrir un cadeau à Stephen, mais finalement quand j'avais vu cette plume qui produisait elle-même son encre j'avais décidé de le lui acheter.

Harry était déjà en train de déballer ses cadeaux, en profitant pour me remercier en m'embrassant sur la joue alors que mon père souriait bêtement. Il paraissait très heureux des cadeaux qu'il avait reçu et je me rendis compte que c'était là le Noël le plus joyeux que j'ai jamais passé. A l'orphelinat c'était différent, la ville s'arrangeait pour nous offrir un petit quelque chose mais les sourires étaient tristes, la seule chose à laquelle tout le monde pensait c'est que Noël était une fête de famille, et qu'en l'occurrence une famille personne n'en avait.

- Tu n'ouvres pas tes cadeaux Anna ?

- Si si bien sûr, lesquels sont les miens ?

- Et bien tout ceux qui reste on dirait.

Perplexe je passais mon regard de Harry aux nombreux paquets cadeaux qu'il restait encore. Comment Est-ce que tout ça pouvait être pour moi ? Mon père se contenta d'hausser les épaules alors que je devinais déjà qu'il n'avait pas respecté sa promesse de s'en tenir à ma garde robe renouvelée. Harry, Ron et Hermione m'avaient offert tout un tas de friandises, que je n'étais vraiment pas sûre de pouvoir finir avant au moins un an, le professeur Rogue m'avait envoyé un nécessaire d'ingrédients pour potions avancées, alors que pourtant le collier que je portais autour du cou était censée être lui aussi un cadeau de Noël. Le pire fut quand je me rendis compte qu'après avoir ouvert le cadeau de mon père, un très beau bracelet en argent et diamant que je ne mettrais probablement jamais de peur de le perdre, celui d'Hagrid, un chien en peluche de la même race que Crockdur il me restait encore deux autres paquets.

Stephen m'avait envoyé un très beau carnet en cuir noir qui était censé répondre à mes interrogations lorsque j'y écrivais une question accompagnée d'une invitation à le voir dans quelques jours, je crus surprendre mon père en train d'essayer de lire par-dessus mon épaule mais au moment de tourner le regard vers lui il semblait fixé le sapin d'un air concentré. Bien sûr j'étais très contente qu'il ait pensé à moi, mais au même moment je me rendis compte qu'il me restait encore un paquet et je ne voyais vraiment pas qui avait pu me l'envoyer.

Avec précaution j'enlevais l'emballage, je ne savais pas ce que ça pouvait être et en constatant qu'il s'agissait d'un piano miniaturisée je ne pus m'empêcher de pousser une petite exclamation de surprise. D'une part parce que c'était un piano magique et qu'il suffisait d'un sortilège pour lui donner une taille normale, d'autre part parce que le modèle était très rare et surtout très ancien. Il avait du couter une fortune et pourtant mon père ne paraissait pas au courant. Même si ni lui ni Harry ne pouvait connaitre sa valeur, d'ailleurs moi-même je n'en étais pas vraiment certaine, ils avaient compris que c'était là un cadeau que le premier venu ne m'aurait pas offert.

- Qui te l'a envoyé ? S'intéressa mon père.

- Je ne sais pas mais je vais aller le monter dans ma chambre, il doit y avoir assez de place pour l'installer.

La vérité c'était que je savais parfaitement que l'enveloppe devait se trouver à l'intérieur du piano miniaturisée, il suffisait donc de lui rendre sa taille normale pour pouvoir se saisir du mot. J'avais trop peur de savoir qui avait pu me l'envoyer, je préférais être seule pour le découvrir même si c'était certain qu'ensuite mon père n'hésiterait pas à me poser d'autres questions à ce sujet. Comme je m'y attendais l'enveloppe était bien à l'intérieur mais je faillis m'évanouir en me rendant compte du blason imprimée dans la cire rouge qui avait servi à sceller le courrier.

Il faudra que tu fasses quelque chose pour moi à la rentrée.

Joyeux Noël.

Je dus relire les quelques mots une bonne dizaine de fois avant de me rendre compte que tout ça était bien réel. Qu'Est-ce qu'il attendait de moi pour m'offrir un tel cadeau ? Et puis surtout comment cela se faisait-il que lui me souhaite un joyeux Noël ? Est-ce qu'il était possible qu'il m'ait reconnu ? Non le mot aurait été bien moins polie, et puis il n'aurait sûrement pas envoyé de cadeaux, bien au contraire.

- Je peux entrer ?

- Oui, bien sûr.

Tranquillement Harry passa le pas de porte refermant derrière lui avant de poser le reste de mes cadeaux qu'il avait monté sur le bureau.

- Merci dis-je avec un petit sourire.

Les doigts du jeune homme effleurèrent le piano alors que je tâchais de ne pas attirer l'attention sur le mot qui était posé sur l'une des étagères de la bibliothèque juste derrière moi.

- Sirius s'inquiète en bas, il se demande qui a bien pu t'envoyer un tel cadeau.

- Oh ce n'est rien en faite, je ne sais même pas si je vais le garder.

- Ca vient de ton petit ami ?

Je ne pus m'empêcher de sursauter, surprise, en sentant la main de Harry effleurer la mienne. Sans doute qu'il ne l'avait pas fait exprès mais lui ne paraissait pas mal à l'aise, très loin de là.

- Je n'ai pas de petit ami.

- Tu dois avoir un admirateur alors plaisanta-t-il.

Je me contentais d'hausser les épaules, il pouvait croire ce qui lui faisait envie tant qu'il ne devinait jamais que ça venait de Draco.

- Au faite, je n'ai jamais eu l'occasion de te complimenter pour ta tenue lors du bal.

- Ma … tenue ?

- Au début je ne t'avais vraiment pas reconnu. Peut être que le garçon avec qui tu as dansé pourrait être cet admirateur.

- Non c'est impossible, et puis je ne sais même pas qui c'était mentis-je.

Comment Est-ce que Harry avait pu me reconnaitre ? Si lui avait réussi, qui me garantissait qu'il n'en était pas de même pour Draco ? C'était bizarre de passer du temps avec Harry, surtout que si je n'avais pas connu mon père probablement que nous ne nous serions jamais adressés la parole. Il était gentil mais pas de la manière de Stephen, il s'efforçait de me faire rire mais je me demandais ce qu'il faisait là alors qu'il aurait pu rejoindre ses amis ou encore mon père qui était resté au rez de chaussée.

Dans l'après midi nous étions redescendu pour jouer aux échecs, mon père était d'une rare nullité, Harry se débrouillait plutôt bien même si on devinait que ce n'était pas là son passe temps habituel. Je m'étais levée pour aller changer le disque qui passait en boucle depuis deux bonnes heures déjà, visiblement mon père n'avait pas encore absolument tout intégré de la technologie moldue, mais quand je me suis retournée Harry se trouvait juste devant moi, un petit sourire en coin tatoué sur le visage. Il était proche, très proche, et je me demandais si j'avais raté un épisode entre le moment où je m'étais levée du canapé et maintenant.

- Il y a du gui au dessus de nous.

En effet une branche flottait dans les airs mais je n'étais pas certaine qu'elle y était lorsque je m'étais levée. Nous étions seuls dans la pièce, mon père ayant lâchement déserté le salon quand une certaine vendeuse lui avait passé un coup de téléphone. Quelques secondes à fixer le gui et celui-ci s'envola vers la gauche, je n'étais peut être pas très douée avec une baguette mais je maitrisais quelques sorts informulés, question de survie.

- Il n'y en a plus maintenant.

- Tu as toujours une échappatoire à tout ? Plaisanta-t-il.

- A presque tout rajoutais-je.

J'allais passer à côté de lui pour retourner m'assoir quand ses deux mains se posèrent sur mes hanches m'empêchant de poursuivre mon chemin. Je le regardais ahurie alors qu'il continuait à sourire exactement comme quelques minutes auparavant.

- J'aimerais beaucoup savoir quel échappatoire tu trouves à ça.

- Il y en a, mais aucun d'agréable pour toi.

Il éclata de rire alors que je me demandais encore ce qui m'avait pris. Lui et ses amis n'avaient pas une bonne influence sur moi, jamais je ne me serais permise de dire ça auparavant, ça c'était certain.

- Moi pourtant je ne te souhaite que du bien.

Il posa ses lèvres sur les miennes, ne me donnant pas le temps de réaliser ce qui était en train de se passer alors que son corps se pressait davantage contre moi. Je ne comprenais pas ce qui était en train de se passer, comment Est-ce que quelque chose comme ça pouvait arriver ? Peut être que tout ça n'était qu'un rêve mais ça paraissait être bel et bien la réalité. J'étais dans le salon de mon père en train d'embrasser son filleul, un garçon à qui je n'avais pas adressé la parole plus de trois fois avant-hier et même si ça n'avait rien à voir avec le baiser de Draco, je devais avouer que c'était plutôt agréable.

En réalisant ce que j'étais en train de faire, ou plutôt ce que lui était en train de faire, je n'attendis pas une seconde de plus pour le repousser. Probablement que certaines filles auraient trouvé qu'une gifle était méritée mais dans mon cas le repousser en arrière était déjà bien suffisant. J'avais embrassé Harry Potter, juste quelques jours après avoir embrassé Draco Malefoy, j'avais embrassé deux garçons différents en moins d'une semaine alors que jusqu'ici jamais les garçons ne m'avaient intéressé, mais qu'Est-ce qui m'arrivait ?

- Et voilà la tarte à la mélasse ! C'est ton dessert favori Harry non ?

Le souffle encore court Harry mit quelques instants à se tourner dans la direction de Sirius qui venait d'entrer dans la pièce, tenant dans sa main la tarte qu'il avait mentionné. Il ne parut pas se rendre compte tout de suite de notre proximité mais au moment où son regard se posa sur moi je ne pus m'empêcher de rougir furieusement, prétextant que je n'avais pas faim pour me réfugier dans ma chambre. Tout ça n'aurait jamais du arriver, pourquoi Est-ce que Harry m'avait embrassé ? Il ne pouvait pas être sérieux, il aimait Ginny, il lui pardonnerait à la rentrée, alors pourquoi ?

Mon regard se posa sur le piano que m'avait offert Draco, pourquoi Est-ce que j'avais repensé à lui en embrassant Harry ? Est-ce qu'à l'avenir se serait toujours ainsi ? Est-ce que je me mettrais à comparer tous les baisers qu'on me donnerait ? Je secouais la tête pour essayer de chasser ses idées, c'était une mauvaise chose de penser davantage à ce genre de frivolités, si les sœurs avaient su cela elles m'auraient mise en garde et à juste titre.