Hey ! Hey ! Hey ! Voici enfin le chapitre 6 de cette histoire, je m'excuse de mon petit retard et j'aimerai chaleureusement remercier NineUp, qui a gentiment acceptée de corriger mon chapitre ;) Je tiens aussi à remercier les personnes qui ont laissés une petite rewiew, ça fait extrêmement plaisir de voir que cette histoire vous plait, surtout que c'est la première fois que je m'intéresse à ce ship.

Je vous souhaite une bonne lecture :)

L'univers de Glee ne m'appartient pas...


- Chapitre 6 :

Quinn était rapidement rentrée chez elle, un mal de tête atroce pointant le bout de son nez. Elle grimpa les escaliers avec empressement pour finalement pénétrer dans son petit studio miteux. Joe était repartit et Sam avait disparu. Il devait sûrement être parti voir cette fameuse Mercedes Jones.

L'ancienne blonde sourit à la pensée de cette femme.

Une dizaines de minutes plus-tard, elle était installée sur le " canapé ", enroulée dans une grosse couverture, l'ordinateur portable de Joe sur les genoux et la télécommande à la main. Elle prit une gorgée de tisane brûlante qu'elle s'était préparée en essayant de se convaincre que tout cela n'était qu'un début de rhume et non pas les prémices d'une formidable migraine.

Elle mit la télé sur CNN, la chaîne internationale d'informations qui diffusait depuis les USA. Elle n'avait jamais réellement appréciée la télévision britannique, trop platonique et calme dans des situations d'ordre mondiale. Là, contrairement aux journalistes de la BBC et leur flegme britannique, les présentateurs ne parlaient que du virus. Ils l'avaient même surnommé Super-Ebola, à défaut d'un mot plus scientifique sûrement. Quinn vit une carte du monde en bas de l'écran, des points rouges prenaient place un peu partout - il devait bien y en avoir une trentaine ou une quarantaine, pas particulièrement regroupés autour d'une ville ou d'un pays mais uniformément répartis.

Elle examinait la carte quand d'autres points apparurent, comme dans un dessin-animé. Quinn songea que, si cette histoire n'avait pas été aussi grave, les ingénieurs du son auraient sûrement rajouté un effet sonore comique à chaque nouveaux points.

Elle ouvrit une page internet.

Sur la plus part des sites on ne parlait que de " Super-Ebola ". Tous les autres sujets habituels étaient relégués dans les dernières pages des forums.

De nouveaux foyers d'infections semblaient apparaître un peu partout dans le monde, on faisait circuler des rapports de quasiment tous les pays ainsi que des photos prises par des portables... beaucoup de photos.

Quinn cliqua sur les images, la plupart étant de mauvaise qualité, floues, tremblotantes, pixellisées - des photos prises par des gens effrayés. Les images étaient sensiblement les mêmes : des rues parsemées de personnes titubantes, du sang dégoulinant de la bouche et leur corps recouvert d'une texture noire. En arrière-plan, les plaques d'immatriculations des véhicules changeaient, les langues sur les panneaux étaient différentes, mais dans toutes les photos se jouait quasiment la même scène : des tas informes de personnes regroupés autour de corps inertes.

Une image, plus claires et moins pixelisées apparut. Un homme titubant semblait mordre une autre personne, non malade pour le coup.

" Mais qu'est-ce que c'est que ce truc ? " dit-elle dans un murmure.

Après avoir lu plusieurs commentaires alarmant, elle se frotta les yeux. Elle ne se sentait vraiment pas bien du tout - épuisée, ankilosée. Elle avait mal dans les muscles et, même bien enveloppé dans sa grosse couverture, elle n'arrivait pas à se réchauffer. L'espace d'un instant, un frisson de peur la traversa.

Merde... si ça se trouve, je l'ai chopé ?

Elle passa cinq minutes à parcourir les forums, terrorisée, en faisant des recherches sur les termes " symptômes ", " premiers symptômes " et " symptômes type grippe ". Ses recherches ne donnèrent rien.

Bon Dieu, Quinn Fabray ! Relax. C'est un rhume, c'est tout.

Elle se sentait déjà mieux que ce matin maintenant qu'elle avait bu sa tisane.

Franchement, si une tisane suffit à te remettre sur pieds, tu n'as probablement rien de grave. Pas la peine de flipper, ok ?

Elle était quand même épuisée, et elle avait mal au crâne. Elle finit sa tasse, s'allongea sur le coussin et décida de piquer un somme pour se reposer.

Elle comptait somnoler cinq minutes, pas plus, puis reprendre sa lecture. Mais son esprit embrumé lui assura qu'elle ne pouvait pas faire grand chose pour l'instant. Lire des forums et regarder les infos n'allait rien changer au final. Si, ça ne pouvait qu'augmenter son angoisse naissante et faire empirer sa migraine. Elle ferait peut-être mieux de faire une bonne sieste.

Prends donc un peu de recul Fabray, tu n'as pas était éduquée dans la crainte irrationnelle mais dans les faits.

Elle était sûre que, le temps que ce rhume - si c'en était bien un - soit passé et qu'elle soit revenue à la fac, les chaînes d'infos et les complotistes 2.0 du monde entier seraient passés à autre chose et auraient trouvés une nouvelle histoire à se mettre sous la dent.

C'est comme ça que ça marche, n'est-ce-pas, Quinn ? La vie continue, encore et toujours, et rien ne change jamais.

Loin de son petit studio miteux, à Soho au centre de Londres, quelque chose d'incroyablement minuscule voleta vers la terre, ce petit point de vie anonyme endormi, inerte. Une petite poussière à peine visible à l'oeil nu.

Ce point minuscule, entré en terre britannique grâce aux courants marins, se posa tranquillement sur un pigeon qui s'était calé sur une jardinière pour profiter des quelques rayons de soleil qui avaient réussi à percer. La vie anonyme s'encra dans le plumage de l'oiseau, en silence, s'insinuant gracieusement sur son épiderme.

Celui-ci ne sentit rien, et pourtant, il aurait dû.

Trois minutes plus-tard, celui-ci était mort, son cadavre prenant place sur un des trottoirs bondés de Londres.

Les quelques personnes qui se traînèrent sous la pluie n'y firent pas attention, seul un enfant osa frôler du bout des doigts l'oiseau '' endormi '' avant que sa mère ne l'attrape par la main.

Trois minutes plus-tard, lui aussi était mort, et trois minutes après lui, un oiseau revenait d'entre les morts.


Rachel était rentrée un peu plus tard que prévue, elle avait profité de son temps libre pour se balader dans un petit parc près de son appartement. Fatiguée de son début d'après-midi, elle avait décidé de faire une petite sieste en attendant le retour de Jesse.

Le claquement de la porte la réveilla.

" Je peux savoir où tu étais ? "

Rachel sursauta sur le canapé. Sa main s'abattit douloureusement sur son crâne. Un mal de tête était arrivé entre temps. Elle avait encore oubliée…

" Oh non...

- J'étais censé venir te chercher. Insista Jesse en tapotant du pied par terre.

- Désolé Jesse... J'ai juste... "

Le jeune homme leva les sourcils puis, finalement, il agita la main de façon nonchalante.

" C'est pas grave, et puis je suis passé faire des courses entre-temps. Il n'y avait plus de gâteaux. "

Le jeune homme, tout sourire, disparut dans la cuisine pour aller déposer ses sacs de courses. La jeune femme se releva difficilement avant d'allumer le téléviseur. Comme dans la boutique, des images de lieux d'infections s'agrandissait.

" Je vois que tu as déjà fait les courses... " Lança le brun depuis la cuisine.

Elle ne prit pas la peine de lui répondre. Son intérêt pour la carte du monde où des points rouges se multipliaient était plus fort. Après un mouvement de tête stressé, la jeune femme se leva péniblement du canapé et le rejoignit. Jesse se tenait devant le plan de travail avec un paquet de pain de mie et un pot de beurre de cacahuètes.

" Comment va ta tête, aujourd'hui ?

- Pas terrible. Je suis bonne pour reprendre une aspirine.

- T'en as pris combien depuis ce matin ?

- Juste une au petit-déj'. " mentit-elle tout en acceptant dans un sourire la tartine que son copain lui tendait.

Celui-ci partit lui servir un verre d'eau ainsi qu'un comprimé d'aspirine. Elle le remercia silencieusement avant de l'avaler avec une gorgée d'eau. Au moins, celui-ci n'étais pas à mettre dans l'eau.

" Tu sais, chérie, reprit Jesse en mordant de bon appétit dans sa tartine. tu devrais vraiment essayer de... genre, de moins stresser. Tes maux de tête que tu as ces derniers temps, c'est ça le problème : t'es complètement névrosée.

- Névrosée ? Tu sors ça de tes cours je suppose monsieur je-suis-le-meilleur-de-ma-futur-promo ? Le brun mordit encore dans sa tartine ne prenant pas la peine de répondre au sarcasme de sa copine.

- Parfaitement, névrosée ! Oui, je sais, j'ai appris un nouveau mot, je suis trop fort. Mais c'est sérieux. Tu te tracasses et tu te stresses pour tout.

- Oui, eh bien... "

Elle n'avait rien de mieux à répondre, mais la sonnerie de son portable vint à sa rescousse. Elle le sortit de sa poche pour regarder qui l'appelait. Elle laissa passer deux sonneries.

" Tu sais, tu peux décrocher.

- Euh... C'est Hiram. "

Rachel n'avait pas souhaité parler de l'inquiétude de son père au jeune homme. Elle avait peur que le brun juge la situation " trop rapide " et qu'il dise de son père que, lui aussi, se stressait souvent pour rien. Et Jesse aurait sûrement blâmé papa H pour son manque de tact et son invention de scénario catastrophe.

Elle tapota l'écran et porta le téléphone à son oreille.

" Coucou papa.

- Rachel, SURTOUT ne raccroche pas !

- C'était pas prévu. Je...

- Rachel, il faut que tu m'écoutes très attentivement. "

Il y avait des grésillements désagréables sur la ligne.

" Ce virus africain se propage à toute vitesse. Ici, on a mis la pression sur les médias pour qu'ils minimisent la situation, mais je t'assure qu'au gouvernement, c'est la panique. Ils prennent des mesures drastiques... mais sans en parler au public.

- Mm mm.

- Chérie, tes grognements ça ne va pas suffire.

- Excuse-moi papa, je t'écoute.

- Passe lui le bonjour de ma part ! Lâcha Jesse d'un ton ironique dans un murmure en venant l'embrasser sur le front. Il tourna les talons et quitta la cuisine, sa tartine à la main.

- Rachel, je veux que toi et Jesse quittiez la ville immédiatement. Aller à Norwich, j'ai une cousine là-bas et vous y restez ! Vous devez absolument partir avant que ce truc n'atteigne l'Angleterre.

- Papa, on ne peut pas faire ça. Jesse bosse comme un forcené et ses partiels sont dans une semaine, moi je dois aller à la fac. Ce n'est pas...

- Mais on s'en fout de tout ça ! Ce truc est déjà arrivé en Europe ! Tu as entendu, pour les bateaux de migrants ?

- Euh... Non. J'étais à la biblioth...

- Ici, ils en ont parlés aux infos ce matin et depuis plus un mot, comme si ça n'avait jamais existé. Il y a des milliers de bateaux sur la Méditerranée, des flottes entières. Des centaines de milliers de gens, des millions même, qui fuient l'Afrique. Les médias tentent de faire croire que c'est à cause des guerres... à cause des terroristes, des... des extrémistes... Mais personne ne veut dire ce dont il s'agit vraiment.

- C'est le virus ?

- Mais évidemment, bon sang ! "

Rachel se dirigea vers le salon. C'était bien la première fois de sa vie qu'elle voyait son père aussi stressé, et anxieux. Voir même colérique. Cette information l'inquiéta encore plus.

Jesse était installé sur le canapé et essayait de zapper de chaîne en chaîne, d'envoyer des textos et de manger sa tartine.

" Je ne sais pas si la BBC ou d'autres chaînes européennes en parlent chez vous, mais en tout cas, ici, tous les gars qui ont des contacts au gouvernement quittent la ville avec femme et enfants !

- Papa, tu exagères... Calme-toi un...

- Rachel, tu ne trouves pas ça bizarre qu'hier, toutes les chaînes se délectaient de cette histoire de virus et que, moins de vingt-quatre heures plus tard, plus personne n'en parle ? "

Rachel acquiesça, même si son père ne pouvait pas la voir. Ses sourcils se fronçaient d'inquiétude. Là, il marquait un point.

" Bon, écoute, peut-être que j'exagère, mais... je veux quand même que vous quittiez Londres tout les deux aussi vite que possible. "

Sans grand ménagement, Rachel prit la télécommande à Jesse...

" Eh ! "

... et zappa frénétiquement jusqu'à tomber sur la BBC News, la chaîne d'informations en continu. Le son était à peine audible mais, à l'écran, il vit une armada de bateaux de pêche surpeuplés qui tanguaient sur les vagues, encerclés par des hors-bords de la marine italienne.

" C'est aux infos, annonça Rachel avant de lire à son père le titre du sujet en bas de l'image : Augmentation brutale du nombre de bateaux de migrants suite à l'intensification des conflits en Afrique.

- Bon, au moins ils en parlent. Mais ça n'a rien à voir avec les " conflits " ! Bon Dieu ! Tu n'as pas vu marqué " virus " ou " épidémie " ?

- Non... je n'ai pas vu ces mots-là.

- Alors on y est, ma puce. C'est ça, c'est l'avertissement ultime ! Ils empêchent les médias de raconter la vérité. Et s'ils ont déjà amorcé ça, ça prouve que c'est du sérieux, Rach'. C'est grave. "

Son père commençait sérieusement à lui faire peur. Rachel eut envie de raccrocher, de laisser les choses se calmer et le rappeler une fois que toute cette histoire serait terminé, mais elle garda le téléphone visé à son oreille.

" Qu'est-ce qui se passe de votre côté Rach' ? Est-ce que les anglais ont pris des mesures ? Ils ferment les frontières ? Ils empêchent les gens d'entrer sur le territoire ? Est-ce qu'ils prennent ça au sérieux ?

- Bon sang, Papa. répondit Rachel d'une voix plus fragile. Tu ne veux pas te calmer un peu ?

- Est-ce qu'ils font quelque chose au moins, Rach' ?

- J'en sais rien, je viens tout juste de rentrer de la fac, moi... "

Un mensonge sans conséquence qu'elle regretta directement. Elle détestait mentir et surtout à ses pères.

" Rachel, écoute moi. Quand est-ce que tu mange ?

- Vers dix-neuf heures.

- D'accord. Ce sera la pause déjeuner pour moi. Je t'appelle à ce moment-là. "

L'espace d'un instant, Rachel crut que papa avait raccroché. Elle n'entendait plus rien à part des grésillements et les craquements au bout du fil.

" Papa, tu es toujours là ?

- Rachel je... je suis vraiment désolé que vous soyez coincés là-bas, et nous ici. Je n'aurai jamais dû te laisser abandonner tes rêves de Broadway.

- Je n'ai rien abandonné, papa.

- Je sais, je sais... mais ça ne m'empêche pas de t'aimer toi... et Jesse aussi. "

Ouais, Jesse aussi... Bien sûr.

" Rachel, tu te souviens de l'histoire qu'on lisait ensemble avec Leroy ? Avec les roues du wagon ? "

C'était un vieil album que papa H avait déjà quand il était petit, ça parlait d'un train qui traversait l'Ouest américain. Dedans, un guide grisonnant ne cessait de répéter, inlassablement : Surveillez bien vos boulons les amis ! Si les roues de votre wagon se brisent, vous serrez coincés là ! Le reste du train continuera sa route sans vous... et ça signera votre arrêt de mort ! "

" Les roues vont se briser, Rach', très bientôt. Et je veux m'assurer que vous aurez réagi avant tout le monde, d'accord ? Vous devez toujours garder une longueur d'avance. Toujours. "

La ligne fut soudainement coupée. Rachel se tourna le visage tiré par l'inquiétude vers Jesse, qui la dévisageait, le visage perplexe.

" Eh ben... En tout cas, ça avait l'air intense, votre discussion. "

Elle devait lui dire, c'était maintenant ou jamais.