Bonjour à tous ! Je le poste tard parce qu'hier j'ai procrastiné à mort. Je suis partie en vacances, j'ai passé ma journée sur la route. Voilà vous savez ma vie !

Bref. Antoine, Mathieu et ses parents m'appartiennent pas. J'espère que vous aimerez ! A plus !

« -J'ai un truc à te dire.

-Je t'écoutes.

-T'as du sel ?

-2ème tiroir à gauche, en dessous du meuble blanc. »

Nan je déconne, il s'est passé ça du tout. Mais ça me fait rire.

« J'ai un truc à te dire. Déglutia Antoine.*

-Je t'écoute.

-Je suis gay.

-Bah… C'est cool pour toi… Non, plus sérieusement, je dois y voir un message subliminal ou tu me dis ça juste histoire de dire ?

-1ère option. Écoute, depuis quelques temps, je me sens bizarre quand tu es là. J'ai le cœur qui bat vite, mes mains deviennent moites et quand je vois tes yeux (Je suis amoureux lalala ! DANY BRILLANT SORS DE MON CORPS!), je n'ai qu'une envie, c'est de me noyer dans tes orbes océan. Je ne sais pas si ce n'est qu'une attirance physique mais franchement, je ne pense pas. C'est trop puissant. Tu m'apportes un bonheur inégalable… Je ne sais pas trop comment l'expliquer mais il fallait que je te le dises. Je… Je crois que je t'aime. »souffla-t-il.

Mathieu restait muet après cet aveu. Ça faisait beaucoup d'informations en peu de temps. Il avait envie de rassurer Antoine, de lui dire que lui aussi ça lui faisait ça mais cette peur reprenait le dessus. Arriverai-t-il à s'assumer ? Ce serait sûrement très compliqué… Ses pensées se mélangeaient complètement tant il était fatigué. Ses paupières se fermaient toutes seules et avaient de plus en plus de mal à les rouvrir. Juste avant de s'endormir, il lui dit :

« -Je promets d'y réfléchir, je ne t'en veux pas… »

1 seconde plus tard, il roupillait, laissant Antoine quelque peu déçu. Il ne s'attendait pas à la déclaration d'amour niant-niante mais à un peu plus d'argumentation… Au moins, il ne lui en voulait pas,c'était le principal ! Il y avait peut-être un espoir… Antoine imagina ce qu'il se passerait si ils étaient ensemble. Ils seraient sûrement très heureux ! Mais si ils venaient à se séparer… Plus rien ne serait comme avant. Peut-être resteraient-ils amis et encore. « Mais arrête de penser a la fin alors que ça n'a même pas encore commencé ! Si ça commence un jour… » s'attrista-t-il. Il rangea tout ce qui était sur la table et regarda l'homme dont il était amoureux. Ça aurait été une mauvaise idée de le laisser sur le canapé, son mal de dos s'intensifierait. Son lit serait bien mieux. Il le prit dans ses bras, une main dans son dos, l'autre derrière les genoux, et le porta jusqu'à sa chambre plongée dans la pénombre. Il l'allongea délicatement et s'apprêta à partir quand une petite voix l'appela.

« -Reste avec moi… »

Mathieu, réveillé depuis peu, lui tendait la main.

« -Et je dors où ? Par terre ? S'esclaffa le brun.

-Non avec moi… dit le plus petit avec un ton sérieux et en baissant le yeux.

-Je ne suis pas sur que ce soit une bonne idée…

-Pourquoi ?

Antoine était embarrassé.

-Bah… Tu te souviens de ce que je t'ai dis ?

-Oui. Et ?

-Tu veux quand même dormir avec moi ? En sachant ce que je ressens pour toi ?

-Oui. Allez viens. »

Antoine hésitait un peu. Ce serait une véritable torture de l'avoir aussi près de lui sans pouvoir faire quoi que ce soit. Il vit que Mathieu commençait à enlever son t-shirt et son pantalon. Chewbacca se retourna vivement, tout rouge.

« -Que… Tu fais quoi là ?

-Bah j'me dessape. Je vais pas pioncer habillé ! Mais je dors toujours à poil gamin… » ajouta le nain avec la voix du Patron. Il se tourna lentement, les yeux rivés au sol. Il n'osait pas avancer. Mais Mathieu lui avait demandé alors… Le plus petit le regardait intensément tout en souriant. Ça l'amusait de voir Antoine aussi déstabilisé. Si il avait pu se lever pour l'obliger à venir, il aurait fait. Malheureusement, son dos lui faisait encore atrocement souffrir. Le plus grand respira un bon coup et vint s'installer sur le petit lit.

« -Bah voilà quand tu veux ! » s'exclama Mathieu en passant ses bras autour de son torse, chose plus communément appelé 'câlin'. Antoine se sentit beaucoup plus détendu, il était bien dans les bras de Mathieu. Le silence total régnait dans la pièce. Le hobbit mit fin à leur étreinte pour le regarder dans les yeux, s'approchant toujours plus.

« -Mat' qu'est-ce-que tu fais ?

-Ta gueule Daniel. »

Et sur ces mots, il l'embrassa. C'était un doux baiser, leur premier baiser. Il ne dura pas très longtemps mais il était très intense.

« -Écoute Antoine, je ressens la même chose pour toi, je crois. Mais il faut que j'arrive à ne plus avoir peur.

-Ne plus avoir peur de quoi ?

-D'être ce que je suis. Attendons demain, je serais fixé.

-Comment peut-on avoir peur d'être l'homme le plus parfait du monde ?

-T'es idiot. Allez on dort.

Ils s'endormirent dans les bras de l'un et de l'autre, comblés. Quand Mathieu se réveilla, il n'avait plus mal, ou très peu. Il réussit à sortir du lit sans réveiller la Belle au Bois dormant, qui pionçait sévère, encore habillé. (Au cas où, c'est Antoine la Belle au Bois qui dort) Il se rhabilla, passa une main vite fait dans ses cheveux pour donner l'illusion d'être coiffé et laissa un mot à Antoine, lui disant qu'il devait faire quelque chose de très important et qu'il reviendrai ensuite. Sa montre indiquait 10h45. Le prochain bus ne devrait plus tarder. Le jeune homme se rendait chez ses parents pour leur poser une question très importante. « Que feriez-vous si j'étais différent ? » Ses parents l'avait toujours élevé dans le but qu'il soit comme les autres. Ils n'auraient jamais accepté un fils différent. Or… C'est ce qu'il se passait. En réalité, il était sûr pour Antoine. Si Céleste avait acquiescé alors tout est bon. Il voulait voir la réaction de ses parents. Il arriva bien vite, trop vite. Maintenant qu'il était là autant continuer. Ha le Marais… Un des quartiers les plus friqués de Paris ! Il se rapprocha de cet immeuble qu'il connaissait par cœur. Il appuya à l'interphone et attendit un peu.

« -Oui ?

-Maman, c'est moi !

-Oh chéri ! Je t'ouvre ! »

A peine eût-il le temps de dire ouf que sa mère le serait dans ses bras.

« -Tu m'as manqué !

-Moi aussi 'man. Papa est là ?

-Oui, encore occupé dans son bureau, tu le connais !

-Installe toi dans le salon, j'ai quelque chose à vous dire.

-D'accord, d'accord ! »dit-elle folle de joie.

Mathieu entra dans l'appartement (très) luxueux de ses parents et fonça directement devant la porte du bureau. Il toqua.

« -Entrez !

-Bonjour Papa.

-Bonjour mon fils. Qu'y a t-il ?

-J'ai quelque chose à vous annoncer, à toi et maman.

-Très bien, j'arrive. »

Échange plutôt froid direz-vous. Lui et son père n'avaient jamais été proches, le minimum suffisait amplement. Ils rejoignèrent le salon, le père s'installe à côté de sa femme pendant que Mathieu leur faisait face.

« -Bon. Vous avez toujours fait en sorte que mon éducation soit irréprochable et je pense que vous avez réussi. Vous m'avez toujours dit que la différence était pour les autres. Bref, si je suis là, c'est pour vous dire que je suis avec quelqu'un.

-Bravo mon fils !

-Merci. Cette personne me rend heureux, fait mon bonheur. C'est la personne la plus magnifique et extravagante que j'ai jamais rencontré.

-Comment s'appelle cette personne fils ?

-Antoine. Il s'appelle Antoine. »

Cette dernière phrase avait jeté un froid dans la pièce. Mathieu souriait, tellement fier de l'avoir assumé. Il savait parfaitement comment ses parents réagiraient et s'il s'en foutait. Désormais, il avait Antoine. Quand à ses parents… Livides. Pâles comme la mort.

« -Pardon ? Dit durement le père de Mathieu.

-Antoine. C'est pourtant pas compliqué.

-Mais chéri… Tu es… Tu es… Amoureux d'un autre homme ? Sanglota t-elle, agitant un mouchoir comme dans les films.

-Oui. Antoine donc. Vous avez du mal avec son prénom c'est fou !

-J'ai élevé un monstre donc.

-A moins de t'être élevé tout seul, je ne vois pas de qui tu veux parler. »

Son père tenta de le gifler mais ne réussit pas. Mathieu avait bloqué sa main.

« -Je crois qu'on s'est tout dit. Adieu ! »

Sur ce Mathieu parti sous les pleurnichements de sa mère et les insultes homophobes de son père. Il s'était, en quelque sorte, vengé. La vie était belle maintenant. Il rentra chez Antoine pour lui annoncer la bonne nouvelle, il l'aimait.

Marieloulou77 : Moi sadique ?! Pourquoi une telle accusation ? Tu me connais pourtant... ;) Poule et endive forever !