Ralala, on peut dire que vous avez de la chance, vous. J'avais
dis "non, je suis désolée, je pars m'amuser avec une bande de super
bogoces alors pas de chapitre cette semaine". Et j'ai eu tellement
pitié que j'ai écrit ce chap en deux jours. Je me suis même couchée à
2h du mat' hier pour avancer au maximum et vous donner vôtre dose
hebdomadaire avec seulement 24h de retard. Y'en a qui sont gâtés quand
même.
Et comme à 2h du mat mon cerveau fait des
bulles j'ai décidé d'inaugurer une nouvelle rubrique qui s'appelle la
fétagisou. Démonstration
Fétagisou n°1 : alors je suis désolée du retard de publication les filles. J'avais écrit ma fic en entier cette semaine (plus de 72 chapitre) mais Gisou à fait une fausse manip sur mon pc et a tout effacé... :D
Je sens que certaines piaffent d'impatience. On en était où déjà ? Ah, oui :
Bonne lecture
:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:
Hermione
se figea. Le sourire de Carol fondit comme neige au
soleil. « Richard ! » souffla-t-elle,
surprise par la grossièreté de son mari.
Draco
sourit, la main toujours dans celle de Richard
- En
effet. Mais je crois que vous avez oublié snob, arrogant,
prétentieux, et lâche. Entre autre. Ravi de vous
rencontrer Richard.
- Et je
suppose que vous avez changé depuis ?
- Pas
vraiment.
Cette fois
ce fut au tour de Mr Granger d'être surpris. Il s'attendait
à ce que le jeune homme se trouble et baragouine une réponse
incompréhensible. Pas à ce qu'il lui renvoie son
attaque avec humour. Finalement il risquait d'être coriace
cet olibrius.
- Je vous
en prie passez au salon, dit Carol. Hermione, montre-lui
Elle prit
fermement le bras de son mari et l'entraîna vers la cuisine.
- Non,
mais ça va pas ! On peut savoir ce qu'il te prends ?
- Je sais
ce que je fais, Carol. Je veux juste savoir s'il est digne de ma
fille.
- Mais
oui. Et moi je suis la reine mère, répondit-elle en
glissant un plateau dans le four.
Richard
s'empara d'un plateau de petit four et battit en retraite vers le
salon avant que sa femme ait pu ajouter un mot. Il poussa la porte du
pied et déposa le plateau sur la table basse.
Hermione
prit la main de son mari et le conduisit dans le salon. La pièce
avait de belles proportions. Elle était éclairée
par la lumière du jour déclinant qui entrait à
flot par la large baie vitrée. Les murs étaient ornées
de tableau représentant diverses scènes champêtres.
Sans être des tableaux de maître, ils étaient fort
agréable à l'œil. Les rideaux blancs des fenêtres
étaient doublés de voilages en organza dont la couleur
faisait écho aux confortables canapés et fauteuils ocre
disposés dans la pièce. Dans le fond, une cheminée
au lourd manteau de chêne apportait une note chaleureuse. Draco
observa la pièce d'un œil critique :
- C'est
…cosi.
- Bon ça
va, je sais que ce n'est pas le « Manoir »
mais bon…
- Non,
c'est sympa, j t'assure.
- Tiens
toi tranquille.
- Pardon ?
- Je
t'interdit de provoquer mon père.
- C'est
lui qui a commencé, répondit Draco, buté
La jeune
femme allait répliquer lorsque son père revint avec un
plateau de petits fours suivis de sa mère qui apportait les
boissons.
- Mais
asseyez-vous, je vous en prie, dit Carol en désignant les
fauteuils. Hermione prit place dans un canapé et Draco s'assit
près d'elle – un peu trop près à ses yeux.
- Alors
les enfants, continua Mrs Granger, vous vous fréquentez depuis
longtemps ?
Les deux
jeunes gens se regardèrent gênés. « Se
fréquenter » ne correspondait pas vraiment à
leur relation.
- Pas
vraiment, non, finit par répondre Draco.
Les
parents parurent surpris de cette hésitation mais
n'insistèrent pas.
- Et que
faites-vous dans la vie Draco ? demanda Richard
- Rien.
Richard ne
parut pas apprécier plus que ça cette réponse.
Hermione non plus d'ailleurs. Elle glissa sa main dans celle de son
mari et lui écrasa les doigts pour lui rappeler d'être
aimable avec son père.
- Vous
êtes … chômeur ?
- Non.
Les doigts
d'Hermione serrèrent un peu plus fort
- Je ne
comprend pas, si vous n'êtes pas chômeur vous avez bien
une activité dans la vie.
- En fait,
je suis rentier. Je n'ai pas d'activité professionnelle à
proprement parler, si ce n'est gérer les affaires familiales
– ce qui prend déjà pas mal de temps.
Les
parents Granger le regardèrent surpris.
- Vous
êtes… riche ?
- Disons
que vous n'aimeriez sûrement pas échanger vos impôts
contre les miens.
Richard
ouvrait la bouche pour poser une autre question quand le four sonna.
Carol lui caressa doucement le genou et se leva.
- Passons
à table, voulez-vous ?
Les autres
l'imitèrent et la suivirent dans la salle à manger.
Richard se
plaça en bout de table, son épouse en face de lui.
Draco tira pour Hermione la chaise située à la droite
de celle de son père, puis alla s'asseoir en face d'elle
après qu'elle se fut installée. Voyant le naturel
avec lequel le jeune homme accomplit se simple geste, comme si
c'était habituel pour lui, Mr Granger se posa encore plus de
questions. Il servit du vin à tout le monde et reprit son
interrogatoire.
- Draco –
je peux vous appelez Draco, n'est-ce pas – comment en êtes
vous venu à vous intéresser à ma fille ? On
ne passe pas ainsi de la haine à l'amour quand même.
- Je n'ai
jamais haït Hermione. On peut même dire qu'elle m'a
toujours parut extrêmement intéressante, ajouta-t-il en
adressant un sourire sa femme.
- Vous
avez passer sept ans à l'insulter.
- Vous
n'avez jamais tiré les nattes d'une fille qui vous
plaisait, vous ? glissa Draco avec son éternel sourire en
coin.
- Si, mais
…
- Hermione
ne portait pas de natte ; il a fallut que je trouve autre chose.
La jeune
femme en question le regardait avec des yeux ronds. Comment ça
il l'insultait parce qu'elle lui plaisait ? Et la reine mère
chevauchait un balai au dessus de Buckingham Palace. Elle aurait aimé
rester pour suivre la conversation mais sa mère l'entraîna
dans la cuisine pour l'aider à servir.
Une fois
qu'ils furent seuls, Richard se tourna vers Draco. Il avait
maintenant l'air affreusement sérieux.
- Bon,
soyons clairs jeune homme. Je ne crois pas une seconde que vous soyez
fou de ma fille. Que voulez-vous exactement ?
- Et
pourquoi ne serais-je pas fou d'elle ? Elle est aussi bien
qu'une autre.
- A cause
de ce genre de phrase justement. Si vous l'aimiez vous la
trouveriez incomparable, pas « aussi bien qu'une
autre ». Et vous ne la regardez pas comme un homme
amoureux. Alors je veux savoir ce qui se passe, et quelles sont vos
intentions envers elle.
- La
situation est compliquée, répondit Draco en soupirant.
Mais soyez assuré que quoi qu'il arrive Hermione ne craint
rien avec moi. Mes intentions sont aussi honorables que possible.
- Quel est
le problème ? Pourquoi ne voulez-vous pas me dire ce qui
se passe ? Ca a encore à voir avec le seigneur,
là…Voldemort ?
Richard
nota un frisson de dégoût chez son interlocuteur.
- Non,
tout ça n'a rien à voir avec lui. Mais je préfère
qu'Hermione soit là avant de vous raconter. Elle
n'apprécierait pas que je vous informe sans elle.
En
entendant cette réponse, Mr Granger pâlit.
- Vous
l'avez mise enceinte.
C'était
une affirmation, pas une question. Draco eut un petit rire sans joie
et s'empressa de rassurer Richard :
- Non, ce
n'est pas le problème. Comme vous l'avez noté
Hermione et moi ne sommes pas fous l'un de l'autre et nous
n'entretenons pas ce genre de relation.
-
Pourquoi ? Elle n'est pas assez bien pour vous ? répliqua
Richard, hargneux.
Draco fut
surpris par cette question. Il était décidément
difficile de déterminé si Richard lui en voulait parce
qu'il fréquentait Hermione ou parce qu'il ne la
fréquentait pas assez.
Dans la
cuisine, les deux femmes disposaient de toasts au fromage de chèvre
sur des assiettes de salade.
- Il a
l'air bien ce jeune homme. Et c'est un bon parti apparemment.
- Oui il
l'est.
- Bien ou
un bon parti ?
Hermione
sourit.
- Les
deux. Même si il fait souvent sa tête de cochon.
- Et bien
vous serez deux comme ça.
- Maman !
Carol rit.
- J'ai
toujours pensé qu'il te fallait un homme à poigne.
Pas comme ce Stephen que tu voyait il y a quelques temps.
- Il y a
cinq ans, Maman.
- Oui,
enfin. Toujours est-il que ce Draco allie le physique au cerveau
d'après ce que j'ai pu voir.
- Il est
plutôt intelligent.
- Juste
intelligent ?
Elle lança
un regard malicieux à sa mère et répondit :
- Il est
super bien fichu. Je l'ai vu en jean – juste en jean – et j'ai
cru que j'allais me mettre à baver. Sérieux !
Mon cerveau s'est complètement arrêté.
- Alors je
suppose qu'il est encore mieux sans le jean, non ?
- Non,
enfin… c'est compliqué. On ne couche pas ensemble.
-
Pourquoi ? Il est malade ?
- Ca
t'ennuies si on t'explique en même temps qu'à
Papa ?
Carol
regarda sa fille, soudain sérieuse. Comme son mari, elle
s'était énormément inquiéter pour elle
pendant la période où elle combattait avec ses amis.
Bien sûr, ils auraient préféré qu'elle
n'en fasse rien mais ils avaient respecter son choix. Après
tout, c'est à des gens comme elle qu'ils devaient d'avoir
une Europe libre. Elle espérait juste que cette fois, sa vie
n'était pas en danger.
Elles
finirent de disposer les assiettes et rejoignirent leurs hommes dans
la salle à manger.
A leur
arrivée l'ambiance était tendue. Il semblait que les
deux hommes ne s'entendaient pas aussi bien qu'Hermione l'avait
espéré.
Chacun
attaque sa salade en silence.
- Un peu
plus de vinaigrette, Draco ? demanda Carol.
- Non, je
vous remercie Carol. C'est parfait ainsi.
Nouveau
silence tendu. La salade fut mangée. Hermione débarrassa.
Carol emplit de nouvelles assiettes. Elles firent de nouveau le
service. L'ambiance ne s'était pas réchauffée
entre les deux hommes.
Après
deux bouchées de pommes de terre, Draco posa ses couverts et
regarda Hermione. Elle l'imita.
- Quelque
chose ne va pas ? demanda Carol. Vous n'aimez pas ?
- C'est
très bon, Carol.
- Papa,
Maman. J'ai quelque chose à vous dire.
Elle
inspira un bon coup.
- Draco et
moi sommes mariés.
Carol
lâcha sa fourchette. Richard rougit, puis pâlit, puis
rougit de nouveau.
- Comment…
Petit salopard !
Il
semblait prêt à sauter à la gorge de Draco qui
lança un regard de reproche à Hermione – elle aurait
pu le dire plus délicatement quand même.
- Ce n'est
pas de sa faute, Papa !
- Comment
ça ce n'est pas de sa faute ! C'est de la mienne
peut-être ?
- Arrêtes
de crier Richard, s'il te plaît, le coupa Carol.
- Arrêtes
de crier ? Il me vole ma fille, viens chez moi la bouche en cœur
et boit mon vin et je ne dois pas crier ? Et ça fait
combien de temps que vous êtes mariés ? lança
Richard en se levant.
- Quinze
jours demain, répondit calmement Draco.
Jusqu'à
maintenant il essuyait l'orage sans broncher, mais Hermione voyait
bien à la lueur dans ses yeux que ça n'allait pas
durer.
- Quinze
jours, hein. C'est le temps qu'il t'a fallut pour trouver les
couilles de venir me voir ?
Draco se
leva à son tour.
- Il
suffit Richard. Je n'ai pas pour habitude que l'on s'adresse à
moi de cette façon.
Le ton
qu'il employait, glacial, en aurait effrayé plus d'un.
- Je
comprends néanmoins que la surprise affecte vos propos,
continua-t-il. Au risque de vous surprendre, bien que nous soyons
mariés depuis deux semaines, Hermione et moi-même ne
l'avons appris que samedi dernier.
Le Draco
des années de guerre était de retour. Il était
resté plus que correct mais Richard sentit qu'il pourrait
être dangereux de le pousser plus loin. Prudemment il bâti
en retraite drapé dans sa dignité.
- Et
comment avez-vous pu l'apprendre une semaine plus tard ? Vous
avez raté un sort et vous êtes retrouvés mariés
par erreur peut-être, demanda-t-il, sarcastique.
- C'est
à peu près ça, en effet.
Pour le
coup, Richard fut désarçonné. Il chercha sa
fille du regard, puis se rassit attendant des explications. Et pour
la énième fois, Hermione raconta ce qui leur était
arrivé. Draco, debout prêt de la fenêtre regardait
à l'extérieur. Au moins maintenant il savait d'où
sa femme tirait son sale caractère. Il comprenait que
la nouvelle fut un choc pour les Granger, ils avaient sans doute
rêver d'organiser le mariage de leur fille unique, et voilà
que cela leur était volé. Mais ils étaient tous
spoliés dans cette affaire, lui comme eux.
Il
sursauta en sentant une main sur son épaule. Perdu dans ses
pensées il n'avait pas remarqué qu'Hermione avait
finit ses explications et que sa mère et elle avaient quitté
la pièce. Il tourna la tête et plongea le regard dans
les yeux bruns de Richard.
- Je suis
désolé, jeune homme. Il semble que vous vous êtes
conduit avec toute la noblesse possible vu la situation dans laquelle
vous êtes.
- Je
comprends vôtre réaction, Richard. J'aurai sans doute
eu la même à vôtre place, bien qu'un peu moins…
vive je crois.
- Vous me
paressez effectivement doté de plus de sang froid que moi,
répondit Mr Granger en souriant.
Il tendit
de pour la deuxième fois de la soirée sa main à
Draco qui la serra de nouveau.
- Cela dit
soyons clairs, je ne vous aime pas. Faites du mal à ma fille
et je vous tue, tout sorcier que vous êtes.
Draco
sourit.
- Vous
pouvez toujours essayer…
:- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :
Cachée
derrière la porte, Carol épiait les deux hommes.
Lorsqu'elle vit Draco accepter les excuses de son mari elle poussa
un soupir de soulagement. La dernière chose qu'elle
souhaitait voir était un carnage dans la salle à
manger. Elle entraîna sa fille dans son ancienne chambre.
- Chérie,
si tu as un soucis avec lui, je veux que tu revienne ici
immédiatement.
- Ca va
aller maman. Je sais que pour toi c'est une déception mais
il est loin d'être aussi horrible qu'il veut bien le faire
croire.
- A vrai
dire il m'effraie un peu ce jeune homme. Il à l'air calme
comme ça, mais j'ai l'impression qu'il peut être
extrêmement violent.
Hermione
eut un sourire triste. Tous, ils avaient du faire des choses horribles
pour survire et Draco ni plus ni moins qu'un autre.
- En
effet, il peut l'être. Mais il ne le serra jamais avec moi.
- Comment
peut tu en être sûre ?
- C'est
un Malfoy. Il utilise généralement d'autre moyen que
la violence pour parvenir à ses fins.
Carol
observa sa fille un petit moment puis reprit la parole :
- Tu
semble bien le connaître.
- J'ai
passé près de dix ans à le côtoyer
régulièrement, alors oui on peut dire que je le
connaît.
- Je ne
parlait pas de ça. La façon dont vous vous parlez…
J'ai l'impression qu'il t a eu plus entre vous qu'une simple
relation entre élèves. Tu es sûre que tu m'a
tout dit ?
La jeune
femme se troubla.
- Euh,
oui… mais…que veux-tu que je te dise d'autre ?
demanda-t-elle enfin. Il était mon meilleur ennemi, si on
veut.
- Mouis,
si on veut. Garde ton secret si ça te fait plaisir, mais je
sais que tu me cache quelque chose.
Carol
embrassa sa fille sur le front.
- Si un
jour tu choisi de m'en parler je serai à ta disposition.
Elle se
leva, signifiant à sa fille que cet entretien particulier
était terminé. Alors qu'elle allait passer la porte
sa fille la retint.
- On
habite ensemble.
Carol se
rassit sur le lit prêt de sa fille.
- Depuis
longtemps ?
- Dimanche
dernier. Pour tout dire ça m'effraie un peu.
- Mais
vous n'êtes pas obligés de cohabiter. Tu reste chez
toi et lui dans sa maison cinq étoiles.
- Ce n'est
pas possible.
-
Pourquoi, vous êtes magiquement obligé de vivre
ensemble, ou quoi ?
- Non,
mais il y a cette journaliste, Skeeter, qui est sans cesse sur nôtre
dos. Et comme elle n'aime pas Harry, dès qu'il y a quelque
chose qui ne va pas entre Draco et moi elle lui colle tout sur le
dos. Et avec les sélections qui approchent, si sa côte
de popularité est trop basse il perd toute chance d'être
prit.
Carol se
leva à nouveau et se mit à marcher de long en large
dans la pièce.
- Ca
suffit, Hermione, dit-elle enfin, tu ne vas pas sacrifier ta vie
entière à tes amis. Si ça ne va pas avec ton
mari, tu le quittes et basta ! Maintenant j'aimerai bien que
tu arrêtes de tourner autour du pot et que tu me dise pourquoi
tu te tortilles sur ta chaise dès qu'il te regarde.
Hermione
fut surprise. Elle n'avait pas noté que son comportement
était différent quand il la regardait. Sous l'œil
inquisiteur de sa mère, elle choisit de lui dire la vérité.
- Draco et
moi sommes sortit ensemble à Poudlard et ça c'est
plutôt mal finit.
Et la
jeune sorcière lui raconta tout.
:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:--:--:-:-:-:-:-:-:
Elles
rejoignirent leurs maris qui avaient repris le dîner.
- Et bien,
quel appétit messieurs, s'exclama Carol. Ce n'est pas
froid ?
- Draco a
réchauffé les assiettes d'un coup de baguette. Ca a
fait des petites étincelles bleues, c'était super
joli. Vous n'avez plus faim ?
- Mais si,
Mr Granger et je m'attable de ce pas, répondit-elle.
Hermione
et elle se rassirent. La jeune sorcière sortit sa baguette et,
utilisant le même sort que Draco un peu plus tôt,
réchauffa les assiettes.
Le dîner
se poursuivit dans une ambiance bien plus détendu qu'en
début de repas, même si elle était loin d'être
cordiale. Richard et Draco semblait avoir signé un pacte de
non-agression et éprouver beaucoup de mal à le
respecter.
Ils
avaient terminé le dessert lorsque Carol dit soudain :
- C'est
la mémé qui va être déçue. Depuis
le temps qu'elle attendait ton mariage… Elle risque d'être
fâchée aussi. Et comme elle ne sait pas pour la magie
elle ne pourra pas comprendre.Ca m'ennuierait qu'elle décide
de ne plus te parler.
Draco
regarda sa belle-mère avec un sourire en coin.
- Oh ben
c'est vrai qu'elle va être déçue. Mais c'est
pas comme si elle avait perdu l'occasion unique d'organiser le
mariage de sa fille.
-
D'accord, vous m'avez percée à jour, Draco,
répondit Carol boudeuse. Mais j'ai toujours rêvé
de la voir en robe blanche et de savoir qu'elle n'a même
pas eu un vrai mariage, ça me désole.
- On
dirait ma mère, marmonna le jeune homme. Puis il reprit plus
fort. De toute façon, il va falloir organiser une cérémonie
avec des invités et tout le tralala. Vous pourrez vous amuser
avec ma mère pour l'organisation.
Hermione
le regarda avec des yeux ronds. Jamais il ne lui avait parlé
d'une cérémonie de rattrapage.
- C'est
obligatoire ? demanda-t-elle.
- Oui. Il
faut faire une cérémonie publique et un bal. C'est le
minimum.
-
Pourquoi ?
- Il nous
faut tenir nôtre rang, Hermione.
- Ah oui,
maintenant que tu as un rang il faut le tenir. Mais tu ne peux pas
savoir ça tu n'était rien avant, glissa perfidement
Richard.
Draco lui
lança un regard assassin et continua pour Hermione :
- Si on ne
le faisait pas, certain pourrai croire qu'on essaie de te cacher.
Et je ne veux pas que l'on pense que j'ai honte de toi.
- C'est
le cas pourtant, non ?
- Honte
d'avoir épousé une sorcière aussi brillante
que jolie ? Il faudrait être fou et je ne le suis pas…
du moins je ne pense pas.
La jeune
femme rougit sous le compliment.
- Et je
suppose que c'est obligatoire ?
-
Tradition familiale.
- Joliment
dit, intervint Richard. Mais il y en a beaucoup des traditions
familiales farfelues comme ça ?
- Quatre
ou cinq volumes, répondit Draco toujours aussi froid envers
son beau-père.
-
J'aimerai assez que tu arrête de me balancer de la tradition
familiale à chaque fois que tu veux me forcer à faire
quelque chose.
- Je en te
force à rien d'autre que ce à quoi je me force
moi-même, trésor.
- Arrête
de m'appeler trésor.
Carol
avait suivit cet échange en souriant. Peut-être tout
n'était-il pas perdu pour ces deux-là. Même si
avec leurs caractères de cochon, ils risquaient de se
compliquer la vie un bout de temps. Voyant que l'échange
risquaient de se transformer en dispute – largement aidé par
son mri - elle intervint :
- Je
prendrait bien un café. Vous en voulez un aussi Draco ?
-
Volontiers, répondit celui-ci.
- J'ai
la flemme de me lever, annonça Carol. Tu y va ma chérie ?
Hermione
se leva et retira les assiettes à dessert. Draco se chargea du
saladier qui avait contenu la mousse au chocolat et la suivit dans la
cuisine. Ils posèrent la vaisselle dans un coin de l'évier
déjà surchargé. La jeune femme sortit les tasses
et se dirigea vers le percolateur.
- Attends
je m'en occupe, l'interrompit son mari. D'un coup de baguette
il emplit le bol de la cafetière de café fumant. Tu ne
fais jamais de magie ici ? Ton père ressemblait à
un gamin le soir de Noël quand on a réchauffé les
assiettes.
- Pas
vraiment. En fait je fais rarement de magie quand je suis dans le
monde moldu.
-
Pourquoi ? Tu veux cloisonner ta vie ? La magie chez les
sorcier et les gants en plastique chez les moldus ?
- Avance,
mes parents attendent.
-
Excellent café, dit Richard un peu plus tard. C'est celui
qu'on a ramené du Maroc ?
- Non,
répondit sa fille. C'est Draco qui l'a fait. Avec sa
baguette, ajouta-t-elle devant l'air d'incompréhension de
son père.
Richard
reposa sa tasse. Le jeune homme sourit.
- Je me
demandais Draco, dit-il en se tournant vers son gendre, à quoi
sert l'argent chez les sorciers si vous pouvez tout faire
apparaître.
- On ne
peut pas tout faire apparaître. Les livres par exemple
doivent être achetés.
-
Pourquoi ?
- Parce
qu'il faut connaître ce que l'on veut faire apparaître ;
en avoir une image précise. La magie est limitée par
nos connaissance et nôtre imagination. Et nos compétences
bien sur. Pour le reste c'est comme chez les moldus, il faut
acheter.
- Et
pourquoi vous nous appelez tout le temps moldus ?
- Comment
voulez-vous que je vous appelle ? C'est ce que vous êtes.
- Des gens
normaux, ce serait bien.
- Pour moi
la norme, c'est la sorcellerie, répondit Draco, un peu
séchement.
Richard
allait poser une autre question lorsque de petits coup se firent
entendre à la fenêtre. Reconnaissant ce bruit
caractéristique, Hermione alla ouvrir la fenêtre pour
laisser entrer le messager. Elle fut assez surprise de voir Hedwige
se poser sur le dossier de sa chaise. Elle détacha le petit
parchemin roulé de la patte de l'oiseau et lui donna à
grignoter quelques miettes de pain ramassées sur la table.
Elle lut le message, puis soupira et le reposa rageusement sur la
table.- Un
problème ? demanda Draco
- Non, ça
va, lui répondit sa femme qui avait quand même l'air
passablement énervée.
- C'est
comme cette manie d'envoyer le courrier pas hiboux, attaque
Richard, vous pourriez utiliser des coursiers. Quand on y pense vous
passez votre temps à exploiter d'autres espèces :
les hiboux, les elfes de maison…
- Et les
moldus alors ? Avec les chevaux c'était pareil.
- Mais on
a arrêté
- C'est
vrai vous préférer polluer la planète.
Essayant
de détourne l'attention des deux excités de service,
Carol demanda à sa fille qui lui avait envoyé le
message.
- Harry et
Ron. Ils voulaient savoir si tout c'était bien passé
ajouta Hermione avec un regard appuyé à son père
et à son mari.
-
Pourquoi, demanda rageusement Draco. Ils pensent que je ne pourrai
pas me mettre au niveau de simple moldus ?
Il se
leva.
- J'en
ai assez. Entre tes cerbères et ton père, je n'en
peux plus.Merci pour le dîner Carol, c'était
délicieux.
Puis se
tournant vers sa femme :
- Viens on
rentre.
- Vous
n'avez aucun ordre à lui donner, s'interposa Richard, prêt
à en découdre. Ce petit blondinet commençait à
sérieusement lui pomper l'air
- Elle est
ma femme, je lui donnerai tout les ordres qui me passeront par la
tête.
- Vous
vous croyez supérieur ,hein ? Avec vôtre argent et
vos manières et vos pouvoirs. Alors que vous n'êtes
même pas fichu de débarrasser une table correctement.
- S'il
n'y a que ça pour vous faire plaisir, je vais vous la
débarrasser vôtre table.
Et d'un
coup de baguette, il fit disparaître tasses, soucoupe et
couverts. Il ne restait plus que la nappe, propre comme au premier
jour.
- Le
service que nous avait offert ma grand-mère pour nôtre
mariage ! s'exclama Richard, blanc de rage.
Avec un
dernier regard de défi, Draco prit Hermione par la taille et
transplana.
Dans la
salle à manger, Carol regardait son mari avec une colère
non dissimulée.
- Tu ne
pouvais pas t'en empêcher, n'est-ce pas ?
Elle alla
dans la cuisine, dont elle claqua la porte derrière elle. Elle
fut coupée dans son élan par la vision d'une cuisine
impeccable. Pas la moindre trace de vaisselle sale ou du bazard
qu'elle avait mis en préparant le dîner.
Derrière
elle la porte se rouvrit
- Il m'a
cherché quand même : il a fait disparaître le
service de grand-mère.
Carol se
tourna vers son mari. Il l'avait rarement vue aussi furieuse.
- Il l'a
fait disparaître après. Refaits-moi aussi honte que ce
soir Richard Nicolas Granger et je te jure que tu vas le regretter
jusqu'à la fin de tes jours.
Richard se
fit tout petit.
Par
curiosité, Carol ouvrit l'un des placards. La vaisselle
était proprement empilée, étincelante comme
jamais. Même les précieuses tasses de la grand mère
avait retrouvé sa place.
Mrs
Granger lança un regard acéré à son époux
et monta dans la chambre. Richard la suivit, mais elle lui claqua la
porte au nez. Il la rouvrit et du pas de la porte :
- Bon
d'accord, il est très bien finalement ce petit.
L'oreiller
qu'il reçut dans la figure fut sa seule réponse. Il
avait à peine finit de se dépêtré que
Carol le poussa dans le couloir, et s'enferma dans la chambre.
- Et je
dors où, moi ?
-
Débrouille-toi !
Avec un
soupir, il redescendit. Heureusement qu'ils avaient investit dans
un bon canapé.
:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:
Alors les inscriptions pour l'hébergement du Richard Granger sont ouvertes. Je ne sais pas pourquoi, je crois que je vais avoir moins de demande que pour Draco.
Alors, il était pas bien mon chapitre ? Merci qui ? Qui a dit mamis Nova !
Bon je file comme le vent, parceque là je vais être en retard au boulot, déjà que je n'ai quasiment pas dormi pour vous faire plaisir... Qui a dit que je suis review-addicted ?
Cela dit, merci à toute. Mon ego déjà surdimmensionné a réussit à doubler au vu du nombre de reviews que vous m'avez envoyées. Et comme je suis un peu grippe-sou (grippe-review ?) sur les bords, j'en veux encore plus. Prochain chapitre une fois passée la barre des 100. Allez, au boulot.
Biz à toutes et à la prochaine
Tou bi continuède
