Hello everyone... ! Je vous dis pas à quel point vos commentaires m'ont remontés le moral ! J'ai réussi à avoir une intoxication alimentaire, je suis malade depuis deux jours, je déprime légerement !

Quoiqu'il en soit, merci à zest-of-love, loufoca-granger, Dangerous-stupidity, MiaSa, ladymalefoy-94 et Mayazabeille pour vos messages d'encouragement, j'ai été carrément inspiré en plus. Figurez-vous que j'ai pensé à faire une Drago/Harry à la place pendant quelques minutes après le dernier chapitre que j'ai écrit :D Mais finalement, non, vraiment, non!

En attendant, mille fois merci, vraiment, je ne sais pas si vous vous rendez-compte à quel point vos messages m'aident, mais c'est le cas.


.

.

Hermione Granger était là, assise sur son lit, à moitié couverte par des draps défaits. Il était 6heures du matin, et elle venait de se réveiller pour la douzième fois depuis que Malefoy l'avait tiré de son sommeil. La première réaction qui avait suivit la peur panique déclenchée par le petit blond avait été une certaine honte. Etait-ce vrai qu'elle hurlait toute la nuit sans même s'en rendre compte ? Etait-ce vrai que cela empêchait ses voisins de fermer l'œil. Sur le coup, Hermione, gênée, avait à peine osé reposer sa tête sur son oreiller avec inquiétude, espérant qu'elle ne recommencerait pas à parler dans son sommeil. Elle avait prit une bonne demi-heure à réussir à se rendormir. Dormir. Non, ce n'était pas le terme. Elle était à moitié dans ses rêves, à moitié totalement consciente. Elle n'arrivait plus à se laisser aller. Elle ne voulait pas réveiller ses voisins. Son demi sommeil n'était donc ni assez profond pour qu'elle y demeure tout le reste de la nuit, ni assez réparateur pour qu'elle se lève en forme et de bonne humeur. Résultat : 6 heures du matin, fatiguée, de mauvaise humeur… maudissant le jour où Drago Malefoy était venue au monde.

.

.

Drago étira sa jambe droite, se gratta la joue gauche, respira un grand coup, roula de la tête histoire d'apaiser sa nuque, huma l'air, et finit par ouvrir un œil.

-Ca c'est un réveil comme je les aime, soupira t-il en faisant l'énorme effort d'ouvrir l'autre œil. Mhmm, du café…

Oui, c'était bien l'odeur du café, et c'était Severus - debout à la porte – qui le tenait sur un plateau en plastique.

- Du café d'hôpital, mais du café tout de même, affirma Severus en se rapprochant de son filleul pour lui donner la tasse.

- Tu es là de bonne heure, fit remarquer le plus jeune en se redressant pour prendre le verre que lui tendait Severus, Merci.

- Je dois faire des recherches, et comme j'accompagne en même temps Potter et Weasley, j'en profite pour passer…

- Quel agréable raison, je me sens aimé ! Ironisa le blond en humant à nouveau l'odeur de ce café adoré dont il avait été privé pendant des jours et des jours.

- Je suis aussi là pour vérifier que tu prennes bien tes cachets. Pour ton épaule, rajouta le visiteur en jetant sur le lit du patient deux petites fioles de potions remplies de comprimés.

- Je vois que ce n'est pas de la part de Ste Mangouste: ils auraient prit la peine de mettre les cachets dans de vrais paquets adéquats. J'en conclu que j'ai le droit à des créations de ta part !

- Tu vois, je te fais l'honneur de prendre du temps pour te concocter des les meilleurs médicaments qui existent sur le marché, sois au moins un peu reconaissant, se moqua Severus en affichant un demi sourire.

- Oh, si ça avait été des gâteaux fait maison, j'en aurai pleuré de joie ! Exagéra Drago en mimant l'émotion.

- Je prends note, fit simplement Rogue en s'installant sur un fauteuil. Bon, je te donne l'emploie du temps de la journée : tu te lèves, prends ta douche, prends le temps de prendre le petit déjeuner que j'ai commandé pour toi (parce que tu es vraiment maigre ), tu rejoins ton voisin de 8 ans, tu restes avec lui quelques heures et tu reviens te reposer. Je veux que tu fasses une sieste, une vraie sieste bien longue et reposante. Ensuite, tu sors te dégourdir les jambes. Embarque le gosse avec toi, et monte au balcon magiquement aménagé (ça te changera de ta chambre). Vous y restez minimum une heure, comprit ? Ensuite tu redescends, et tu dines tranquillement. Tu auras remarqué que je ne te demande pas une seule fois de parler, ou même croiser Hermione Granger, ce qui rend donc cet emploie du temps tout à fait à ta portée.

Drago resta sans mots pendant plusieurs secondes : de toutes évidences, son parrain avait vraiment réfléchie à ce qu'il fallait à Drago ! Le tout avait été prononcée dans ce ton que Drago connaissait bien … Il n'avait pas intérêt à désobéir aux ordres de son parrain. Bon, le jeune homme savait bien que Severus ne resterai pas avec lui, il ne pourrait donc pas vérifier si oui ou non ce qu'il avait demandé avait été fait, mais pour l'instant, mieux valait juste dire oui à tout.

-D'accord.

-Bien. Et Drago, ne crois pas que je ne te surveillerais pas aujourd'hui. Je demanderai à ton petit voisin, et à une infirmière de venir fréquemment vérifier ce que tu fais. Compris.

Drago grimaça intérieurement. Il avait stupide de croire, même une seconde, qu'il pourrait faire tranquillement ce qu'il voulait sans se soucier des ordres de Severus, et sans que celui-ci ne s'en aperçoive. Pourtant, un petit détail attira son attention dans ce qu'avait dit l'adulte. Sans laisser apparaître le sourire qui pourtant naissant dans son esprit, Drago répondit simplement :

-Severus, je n'allais pas désobéir. Ce n'est pas comme si j'avais quelque chose d'autre à faire de toute façon, rajouta t-il de manière convaincante. Alors je t'en prie, épargne moi l'infirmière ! Je ne les supporte pas ! A part la dernière que j'ai vue, peut-être, les autres sont toutes stupides et insupportables à essayer de toujours faire la conversation.

- Quelle dernière ?

- J'en sais rien, celle qui était là quand je me suis sentie mal…

- Mhm, Jones je crois… Et bien ne t'inquiète pas, cher filleul, je te ferais plaisir pour cette fois !

Drago roula des yeux comme s'il était exaspéré et avait espéré que son parrain renonce à l'infirmière. Intérieurement, il s'amusait déjà en pensant à la rencontre avec celle-ci.

Rogue ne tarda pas plus longtemps vu qu'il devait retourner au laboratoire de l'hôpital pour recommencer ses recherches sur la maladie.

.

Drago aussi ne tarda pas à quitter son lit, il commença la liste des choses que lui avait demandé Severus en se douchant. Après avoir fait sa toilette, il ressortit parfaitement propre et en bonne humeur, prêt à commencer sa journée. Il eut la bonne surprise de trouver le lit fait, et un plateau de petit déjeuner posé sur la table de la chambre. Faisant un effort, il commença une tartine beurrée qu'il abandonna cependant à la moitié (un sentiment de dégout s'emparait de lui à chaque fois qu'il commençait à manger). Il entendit d'ailleurs la voix de Rogue dans son esprit lui dire qu'il n'avait qu'à se forcer, et qu'il devait absolument se nourrir convenablement, mais il abandonna son plateau et sa chambre, prêt à aller enquiquiner son petit voisin. Au passage, il croisa Granger accompagnée de Potter et Weasley. Ils revenaient apparemment du balcon, puisque le génial Weasley faisait l'intelligente remarque suivante : « Mais, ils sont vachement fort, réussir à faire grandir un parc en plein Londres, sans que personne ne s'en rendent compte ! Ils ont des sorciers plus compétents que je ne l'aurai cru ! ». Même Potter se moquait de son meilleur ami pendant que la jeune femme du groupe expliquait à son ami que ce n'était qu'une illusion et qu'il n'y avait pas vraiment de parc. A ce moment là,Granger leva les yeux et tomba sur ceux de Drago, qui put d'ailleurs remarquer les traits tirés et fatigués de sa voisine ainsi que ses toutes nouvelles cernes violettes. Conscient que c'était sans doute parce qu'il l'avait réveillé en pleine nuit qu'elle était dans cet état, et d'humeur à plaisanter, il se permit la remarque suivante à la dénommée Hermione.

-Alors Granger, bien dormit ? Tu as fait de beaux rêves au moins ?

Le ton ironique et le sourire carnassier que tout Poudlard connaissait au Drago Malefoy des années collèges étaient de retour. Avant qu'Hermione n'ait pu répliquer quoique ce soit qui puisse en dire aussi long sur sa pensée que le regard haineux qu'elle lui envoya, il s'engouffra dans la chambre de William.

Le jeune garçon était tout habillé, allongé –et de toute évidence assoupit- sur son lit. Celui-ci étant pourtant déjà fait laissait penser qu'il s'était réveillé, préparé, et rendormit par la suite.

-HopHopHop ! Allez petit, on se réveille ! Il est l'heure de remercier Merlin d'avoir l'honneur de m'accueillir dans ta chambre ! S'exclama Drago en tapant dans ses mains, histoire de ne laisser aucune chance au plus jeune.

Celui-ci se réveilla en sursaut, et finit par grogner en se frottant les yeux. Apparemment, il s'était rendormit bien profondément !

-Alors comme ça on fait une sieste à peine après le réveil ? C'est qu'on est paresseux quand on est gamin !

William, qui de toutes évidences avait décidé de ne plus relever toutes les appellations comme « gamins » ou autres « minus » ne répondit pas immédiatement. Il se hissa un peu plus haut sur son lit, puisqu'il avait glissé jusqu'en dessous des oreillers, puis il tenta de se rendormir, faisant fit du jeune casse-pied qui se tenait à l'entrée de sa chambre.

-Hey petit, c'est à toi que je parle ! Tu m'ignores ? Hein, tu m'ignores ?

Voyant que le « petit » ne répondait pas, Drago fondit sur lui, l'immobilisa de ses bras et jambes en grimpant sur le lit (il aurait pu le faire par magie, mais il savait que la sensation qui résultait d'un sort de ce genre était particulièrement désagréable pour un jeune garçon – parole de connaisseur) et d'un sortilège suivit d'un coup de baguette, il déchaina sur l'enfant des dizaines de mains invisibles dont le seul but était de le chatouiller. L'enfant ne put feindre le sommeil une seconde de plus, il criait en rigolant, tout en essayant de se libérer des bras de son grand « mentor ».

-Arrête ! Arrête je t'en pri-hi-hi-hi ! J'ai mal au-ho-ho vennn-tre ! Stoop…

Le petit pleurait pratiquement de rire et se débattait tellement qu'il finit par réussir à s'enfuir, sans pour autant réussir à stopper les mains magiques. Drago s'empressa de rattraper le plus jeune, mais perdit sa baguette en se saisissant de lui. Le rire de William s'apaisa enfin, et il eut à peine le temps de prendre une grande respiration (ce qui lui avait été presque impossible quand il était encore sous l'emprise du sort de chatouilles) avant d'être haper par de grands bras vigoureux qui lui firent décoller les pieds du sol. Drago venait en effet de placer le « gamin » comme un sac de pomme de terre, et surtout sans la moindre difficulté. Le petit garçon, dont la tête à l'envers ainsi que toute la partie supérieur du corps pendait derrière l'épaule de Drago tandis que ses jambes se débattaient à côté du visage du blondinet se mit à hurler en rigolant.

-Arrête de bouger, le prévint l'adulte, sinon c'est toi qui risque de tomber et de te faire mal.

La menace fit sont petit effet, et (sans s'arrêter de rire et crier à intervalles réguliers) William se calma, jusqu'au moment où Drago commença à ballancer son corps de manière à ce que le jeune homme voit son visage s'approcher dangereusement du sol, et revenir en arrière.

-Alors comme ça, monsieur le minus m'ignore quand je lui parle ? ( la tête de William se rapproche du sol pendant que ce dernier criait dans son fou-rire en même temps) Alors comme ça, reprend Drago, monsieur minus fait exprés de se rendormir alors que moi, Drago Malefoy me déplace en personne jusqu'à sa chambre ? (nouvelle menace de tomber pour le petit) Allez, excuses-toi si tu veux pas tomber !

Drago était donc là, à batailler avec un enfant de huit ans pour que celui-ci s'excuse (mais en vain !), enfant qui lui-même riait et hurlait sans aucune intention de demander pardon, et qui, surtout, se trouvait perché sur l'épaule valide d'un jeune homme apparemment têtu. C'était bizarre mais à ce moment précis, les deux garçons se sentaient bien.

.

.

L'humeur d'Hermione s'améliorait enfin. Après une début catastrophique, sa journée s'éclairait avec l'arrivée des ses deux amis de longues dates. Harry et Ron rivalisaient d'humour pour réussir à la dérider, et tous les trois étaient là, à rigoler comme ils ne l'avaient pas fait depuis longtemps pour des jeux de mots pathétiques et des blagues douteuses. On se serait presque cru de retour à Poudlard, pensa t-elle avec nostalgie. Severus passa peut de temps après l'arrivée de Ron et Harry, il demanda tout simplement des nouvelles de la jeune fille, posa deux trois questions basiques, et s'en alla en faisant remarquer que faire un tour au balcon pourrait lui faire du bien. La jeune fille avait soupiré : « le balcon », on en avait fait tout un plat, mais ce n'était guère très spectaculaire ! Elle venait justement d'en redescendre avec ses deux amis, et bien que Viola lui eut assuré qu'une petite équipe de professionnelle avait été réquisitionnée pour améliorer l'ambiance en début d'après midi, elle doutait quelque peu sur l'efficacité de cette illusion qui ne bernait personne (à par Ron, mais c'était un cas à part). Ron.

Depuis longtemps déjà le jeune roux ne laissait pas la jeune femme indifférente, et depuis déjà moins longtemps, Hermione avait admit que oui, elle avait des sentiments pour Ron. Ronald Weasley, avec qui elle se disputait sans arrêt, qui n'arrêtait pas de la taquiner mais qui la faisait tant rire, et qui la touchait avec la plus grande simplicité quand il était aussi attentionné qu'il l'était ces derniers jours. En effet, il dévoilait depuis peu une nouvelle facette complètement insoupçonné de sa personnalité : Ron se montrait attentif à chaque détail du bien être de son amie. Lui qui avait longtemps paru un peu aveugle à tout ce qui concernait les autres, blessant à de nombreuses reprise la jeune femme sans même s'en apercevoir, il devenait à présent un model de tact et de douceur, même s'il pouvait rapidement sortir de ses gonds quand quelques choses portait atteinte à son amie … en l'occurrence, ces derniers jours, c'était de Drago Malefoy qu'il était question. Ron en devenait rouge de rage quand il apprenait que le Serpentard prétentieux avec put insulter Hermione, il était presque prêt à aller lancer un duel sur place, mais Harry et Hermione le calmaient toujours rapidement.

Hermione était donc en train d'observer en silence le jeune Weasley, qui s'emportait dans une grande conversation avec Harry, quand des cris résonnèrent jusqu'à leur chambre. Hermione ferma les yeux, ses cris lui rappelaient ceux de la femme morte, et son premier reflexe fut de se lever pour voir ce que c'était. Ron l'arrêta quand elle fut debout.

-Mione, si c'est quelqu'un qui est malade, tu n'as pas besoin d'aller risquer ta vie à nouveau, ça pourrait peut-être empirer…

- Au point où j'en suis, Ron !

Les trois amis finirent par sortir, convaincus par Hermione qui avait assuré qu'elle porterait les protections qu'avaient mis à leur disposition les infirmiers pour ne pas se contaminer entre eux. Ils arrivèrent dans le couloir au même moment que Severus, qui les regarda étonné. Accompagné d'une infirmière qu'Hermione ne connaissait pas, il suivait apparemment lui aussi le son des cris. Le petit groupe de cinq se précipita jusqu'à la dernière chambre de l'étage « C'est l'enfant ! » avait d'ailleurs lâché l'infirmière en accélérant le pas. Bizarrement, juste avant de tourner la poignée pour ouvrir la porte, l'impression qu'ils s'agissaient de cris de douleur se dissipa…

Hermione s'arrêta, figée face au spectacle hors du commun qui se présentait à elle.

Quand ils ouvrirent la porte, ils tombèrent face à un homme de dos transportant sur son épaule un petit garçon. Les deux riaient ensemble. C'était le petit qui avait dû crier. En entendant la porte s'ouvrir l'enfant avait redressé la tête jusque là plaquée contre le dos du porteur, et ce dernier se retourna.

Drago Malefoy ? Ce n'était pas possible. Un grand sourire sans vices ni moquerie transformait le visage du noble Serpentard. Ses traits semblaient moins durs, ses yeux moins froids, son visage presque… chaleureux… Vraiment ? Drago Malefoy s'amusant avec un enfant ?

Avant qu'elle ne s'en soit rendue compte, le sourire du jeune homme avait disparu, ses sourcils s'étaient froncés, et ses yeux avaient foncés.

-Alors Drago, c'est toi qui es responsable de ce vacarme ? Demanda Rogue d'une voix amusée en haussant un sourcil.

Cette voix ramena Hermione à la réalité, elle ferma la bouche et reprit conscience d'une vue d'ensemble de la scène, quittant le zoom-Drago qu'elle avait inconsciemment fait.

Le jeune homme ne répondit pas, prenant le temps de se pencher pour reposer le petit au sol sur ses deux pieds. Le petit plia ses jambes histoires de se réconcilier avec l'apesanteur, puis il se rapprocha du jeune Malefoy et adossa son épaule au profil de Drago comme s'il avait s'agit d'un mur. Croisant les bras dans un geste presque synchronisé et identique à celui du jeune homme qui le portait quelques minutes au paravent. Hermione remarqua que les deux garçons arboraient non seulement la même position, mais en plus la même expression du visage : froide et inquisitrice, l'air de dire « un problème ? ».

Hermione, qui s'était focalisée plus sur l'enfant que sur Drago cette fois, sembla rater quelque chose, puisque Severus et l'infirmière firent tous les deux un pas en avant. La jeune femme s'empressa de demander :

-Ton… Votre épaule vous fait mal ?

Drago ne répondit toujours rien.

-Mr. Malefoy ? Insista la jeune femme.

En l'observant bien, Hermione se demanda si le blond n'avait pas légèrement pâlit. Celui-ci, en tout cas, ne répondit rien. Le silence fut tout de même rompu juste avant que l'infirmière ne relance encore son patient.

- Si il avait mal, il vous le dirait, fit l'enfant d'une voix qui se voulait de toute évidence distante ou froide. Le fait est qu'il ne dit rien. Je peux vous demander ce que vous faites dans ma chambre sans mon autorisation, vous ? Rajouta t-il en se retournant vers les trois Gryffondors qui observaient, toujours silencieux.

Hermione s'exclama intérieurement la ressemblance avec Malefoy qui devenait à présent évidente.

-Nous nous sommes inquiétés en entendant crier, répondit la jeune femme.

- Vous voila rassurés. Refermez la porte derrière vous.

.

.

« Refermez la porte derrière vous. »

Drago en sourit intérieurement. Ce gosse montait ostensiblement dans son estime. En moins d'une minute, il avait fait sortir tout le monde de la chambre, seul Rogue avait eu le droit de rester et d'éviter les sarcasmes.

Une fois la porte close, William s'éloigna pour tirer une chaise derrière Drago et le pousser pour le faire s'asseoir.

- Il s'est fait mal en me posant par terre, déclara t-il en se tournant vers Rogue.

- Je m'en suis douté, répondit Severus. Pourtant, tu as dis le contraire à l'infirmière…

- Il n'avait pas à montrer qu'il avait mal à tout le monde, répliqua le jeune homme.

- C'est son métier, à l'infirmière.

- Nous n'étions pas seuls.

Rogue scrutait le petit homme, essayant peut-être de lire dans son esprit. L'enfant soutint le regard du professeur, avant de hausser les épaules et de dire tranquillement :

-Vous n'allez pas lui amener ses potions ?

Le ton redevenu si enfantin fit sourire intérieurement Rogue en sortant de la chambre pour retrouver les cachets de Drago laissé dans sa chambre.

- Junior, le temps passé en ma compagnie t'a été tout à fait profitable ! Se félicita Drago d'une voix un peu serrée en s'autorisant même un sourire en coin.

- Je sais bien faire le garçon qui donne des ordres, répondit simplement l'autre. Mais j'avoue m'être inspiré de toi pour deux ou trois petits trucs.

- Tu ne m'avais pas dit que tu étais d'une noble famille…

La dernière remarque de Drago était plus une question qu'une affirmation. La façon de parler, de pouvoir changer d'expression et le « garçon qui donne des ordres »… c'était exactement l'éducation d'un sorcier noble.

- Tu ne me l'avais jamais demandé.

Le court silence qui suivit permit à Drago de penser que son très jeune voisin semblait bien avancé intellectuellement par rapport aux autres gamins de son age.

- Tu m'as appelé Junior, fit alors remarquer le petit garçon sans se tourner vers le blond.

- Oui.

William s'autorisa un petit sourire, Drago se contenta d'un demi-sourire. Les effusions de sentiments ne faisaient pas partie de leur éducation.

.

.

De retour dans la chambre d'Hermione, les trois vieux amis de Gryffondors restèrent silencieux quelques secondes, avant que Ron ne reprenne la parole sans plus penser à l'événement précédent. Harry et Hermione, eux, restèrent pensifs. Le visage de Drago à ce moment là, surprit en flagrant déli… En levant la tête, Hermione constata qu'Harry était certainement tout autant ému par cette vision qu'elle-même. Elle pensa que, tout bien réfléchi, Harry avait toujours eu plus de rapport avec le blond qu'elle-même, puisque c'est entre eux deux que, depuis toujours, là haine avait existé. Le regard que lui lança Harry par la suite lui fit comprendre qu'elle avait bien comprit, et qu'en effet l'expression du Serpentard l'avait particulièrement marqué. Ils avaient peut-être eu tout faux ? Le Drago Malefoy qu'ils pensaient connaître n'auraient jamais perdu son temps à s'amuser avec un petit garçon, encore moins d'y prendre réellement du plaisir comme s'il n'était lui-même qu'un enfant insouciant.

- Peut-être devrais-je m'excuser, pensa tout haut Harry.

Ron, qui était en train de monologuer sur la place de la citrouille dans l'alimentation sorcière se trouva légèrement perdue.

- De quoi ?

- C'est nous qui l'avons mit là en ne lui faisant pas confiance, répondit Hermione qui avait parfaitement saisit le fil de pensées de son meilleur ami.

- De quoi ?

- Je ne sais pas, je m'excuserai peut-être alors…

- De quoi ?

Harry ne s'excusa pas. Ron redemanda « de quoi » il s'agissait, mais Hermione balaya la question de la main en s'intéressant à l'intéressante analyse alimentaire que faisait son ami.

.

.

Drago sortit de la chambre de son petit voisin en lui rappelant qu'il repasserait plus tard dans l'après-midi pour qu'ils aillent au balcon, et que ce n'était pas une proposition, mais un ordre. Arrivé dans sa chambre, il vit avec plaisir un plateau de déjeuner poser près de son lit. Pour la première fois, il n'avait pas vu la matinée passer mais sa faim se réveilla à la vue de la nourriture qui semblait même plus mangeable que d'habitude. Après avoir mangé seulement la moitié de ce qu'il avait (vite rassasié puis écœurée par son assiette il avait repoussé le plateau) il s'allongea tranquillement sur son lit, pensant que d'après le programme de Severus, c'était l'heure de dormir un peu… Bien qu'il se sente plus calme et apaisé que d'habitude, Drago n'arriva pas à sombrer dans le royaume des rêves. Il avait beau rester les yeux fermés, dans une pénombre relative installée magiquement, rien n'y faisait, il ne s'endormait pas. Ne l'aidait pas : sa voisine, qui comme d'habitude avait décidé de se mettre à faire du bruit au moment où il essayait de faire le calme autour de lui ! Cette fois c'étaient ses rires, combinés à ceux de Potter et Weasley qui le dérangeaient. Au moment où il se mettait à avoir sérieusement envie d'aller pester ouvertement dans la chambre des concernés, sa propre porte s'ouvrit silencieusement, et une silhouette énorme pénétra dans la chambre. Dans le noir et très discrètement la silhouette s'approcha pour se saisir du plateau et jeter un coup d'œil au patient. Quand elle était arrivée près de lui, Drago avait immédiatement reconnue l'infirmière « Jones » qui le connaissait. Dommage que la combinaison énorme cache entièrement les formes de la jeune femme, pensa t-il. Au moment où elle avança pour prendre le plateau, Drago se retourna et lui saisit le bras.

La jeune femme sursauta violemment, et finit par faire tourner sa baguette pour que la lumière revienne.

- Je ne dormais pas, répondit Drago à la mine intriguée de la femme.

- Je vais y aller pour que tu puisses te reposer, assura calmement l'infirmière en souriant, prête à se retirer.

- Reste.

Le mot avait été plus soupiré que dit, plus avoué que déclaré. Drago baissa légèrement la tête lorsque la jeune femme se tourna vers lui étonnée. Elle était touchée par cet appel. Drago savait qu'il avait déjà gagné la partie.

- Manipulateur, soupira Rogue quand il arriva dans la chambre de Drago, environ deux heures après l'arrivée de l'infirmière.

Le maître de Potion avait débarqué sans frapper à la porte –comme à son habitude- et avait trouvé son filleul et l'infirmière qu'il avait lui-même recommandé se partageant la place assise sur le lit (« comme s'il n'y avait pas de place ailleurs », fit il remarquer par la suite), et la jeune femme avait une main posée sur le bras du jeune homme, le regardant d'un air de sincère tendresse. Severus avait par la suite demandé à la jeune femme un moment en privé avec son filleul, et la jeune femme était sortie en précipitation, gardant la tête bien basse. C'est à ce moment là que Rogue s'était enfin retourné vers Drago, un sourcil haussé et un air las sur le visage.

- Manipulateur.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, nia le blond en s'enfonçant tranquillement dans son lit, comme si de rien n'était.

- Tu m'as carrement utilisé pour que je pousse cette fille à te voir ! « Les autres sont stupides », cita enfin Rogue.

- Je n'appelle pas ça manipuler ! J'ai pensé à un compromis, c'est tout : tu peux me surveiller, et je peux m'amuser.

- Tu as eu une aventure avec cette fille y a quelques années ? Devina Rogue avec une perspicacité qui fit sourire son neveu.

- Je suppose… Ava Jones, son nom ne me disait rien, mais alors son prénom m'est encore plus inconnu. Ca a dû être à Poudlard je suppose…

- Ne me rappelle pas le nombre de fois que j'ai dû fermer les yeux et faire semblant de n'être pas au courant de toutes les règles de Poudlard que tu bravais en … « t'amusant » avec des jeunes filles mineures.

- Je ne rajoute rien, alors… répondit simplement Drago en affichant cependant un petit sourire en coin qui voulait tout dire.

- Tu la manipules aussi, soit-dit en passant… Mais je suppose que c'est aussi un simple « compromis ».

- Tout à fait : elle s'amuse un peu et regonfle son ego et sa fierté de femme lâchement délaissée par le passé, et elle me divertie et me change de la routine.

Rogue soupira. Il aurait certainement interdit un jeu pareil quelques jours plus tôt, mais il n'avait pas la force d'interdire une distraction à Drago. Il avait craint pendant plusieurs jours que son filleul ne tombe dans une déprime à l'annonce de sa probable maladie.

-A ce propos, Severus, j'ai une faveur à te demander…

- Je crains le pire…

Le sourire carnassier d'un Drago sur de lui apparut sur son visage :

- Il faut que tu débarrasses Mademoiselle Ava Jones de sa tenue ridicule.

L'adulte roula des yeux en soupirant. Bien sur, la tenue était un obstacle à leur divertissement ! Severus se massa le front en fermant les yeux. Jusqu'où pourrait-il aller pour Drago ?

-Je n'arrive pas à y croire, soupira t-il pour seule réponse. Même dans un hôpital, en quarantaine tu arrives à… Je n'arrive pas à y croire…

Drago afficha de nouveau un demi-sourire satisfait. Son parrain se montrait coopératif…

.

.

Ron et Hermione était en grande conversation pendant qu'Harry feuilletait tranquillement un magasine moldue qu'il avait lui-même apporté à son amie, quand trois coups à la porte attira leur attention.

-Oui ? Fit une Hermione intriguée (généralement, personne ne tapait à la porte de personne…)

Encore plus surprenant, Drago Malefoy se révéla être le mystérieux visiteur. En réalité, il n'était pas seul, un enfant d'environ neuf ans était à ses côtés, et regardait silencieusement la chambre sans sembler s'interesser à ses occupants plus que cela. Hermione remarqua immédiatement la main de Drago sur la tête du petit, que celui-ci retira dès qu'il eut remarqué le regard de Potter qui fixait la même chose.

-Drago ?

Le jeune Malefoy nota l'utilisation du prénom. Il fit un effort.

-'Hermione'… Pourrais-je te demander un renseignement en ta qualité d'ancienne élève de Poudlard ?

La voix était neutre, et tendait vers la politesse exagérée et moqueuse. Hermione fit semblant de ne pas relever.

-Bien sur, fit-elle calmement en se demandant de quoi il pouvait bien s'agir qui puisse faire amener Drago Malefoy à lui demander quelque chose en présence de Ron et Harry.

- Connaitrais-tu une certaine Ava Jones ? Qui aurait été avec nous à Poudlard…

- Malefoy je rêve ! S'exclama Hermione à moitié indignée à moitié choquée. Ava Jones ? C'est une blague ?

Drago nota l'utilisation du nom de famille, le sourire moqueur de Potter, et celui exaspéré (voir énervé ?) de Weasley. Il devait apparemment sembler sincerement perdu, puisque Granger se décida à développer :

- Comment as-tu pu oublier Ava Jones ? Serpentard d'un an de moins que nous… elle a fait une depression grave le jour où tu l'as plaquée sans raison. Tout Poudlard était au courant, cette pauvre fille allait très mal, tout le monde en parlait jusqu'aux vacances de toussaint. A la rentrée, tout le monde était passé à autre chose, mais Merlin, Malefoy ! Comment tu as pu l'oublier, elle ! N'importe quel élève pourrait se souvenir d'elle !

Drago resta silencieux un long moment, perdu dans ses pensées. Hermione avait guetté le moindre signe qui aurait pu montrer qu'il se souvenait tout à coup mais rien…

- Désolant, soupira t-elle en secouant légèrement la tête.

- D'accord, mais tu dis que je l'ai « plaqué »… Ca signifie que je suis sortit avec elle ? Vraiment ?

Hermione prit le temps de remarquer qu'à l'expression qu'avait Malefoy, on aurait presque pu le plaindre. Il était vraiment perdu.

-Je viens de te le dire, pourquoi aurais-tu voulu qu'elle déprime sinon ?

- D'accord, d'accord mais… « Sortir avec elle » ça veut dire quoi au juste, pour toi ? Je suis rester avec elle… trois jours ?

Là, Hermione ne put rien ajouter. Drago semblait avoir vraiment puisé dans son imagination pour choisir la plus longue période possible, et il n'avait réussi à lâché qu'un « trois jours » pitoyable. C'était au dessus de ses compétences, elle ne trouvait pas quoi répondre.

- Je veux dire, on est d'accord, quand on conclut avec une fille en une nuit, elle n'a pas à attendre une longue histoire d'amour ? (il leur demandait vraiment leur avis, là ? Pensa Hermione, révoltée) Alors pourquoi une fille irait déprimer comme ça ?

- C'est une excessive, faut faire attention avec elle !

Pour Hermione, c'était le pompon, la cerise sur le gateau : le gamin de 8 ans avait intervenu pour la première fois pour conclure avec un sérieux qui étonna même Malefoy !

Drago releva le visage vers le trio de Gryffondor, qui avait apparemment une attitude très expressive, puisque la seule chose que trouva à rajouter le Serpentard fut un :

-Quoi, j'ai pas raison ?

Qui devait s'adresser plus aux deux garçons qu'à la jeune femme au centre. Ron ne prit même pas la peine de répondre, Harry le regarda l'air de dire « Mais d'où tu sors ? » et expliqua en quelques mot s :

- On n'est pas comme toi.

- Ah ça je sais ! Répondit vivement Drago en pouffant, avant de retenir un « encore pucea… purs comme des enfants ! Il serait temps les mecs ! ».

Le jeune Malefoy dû réprimer un éclat de rire en s'imaginant la tête des deux garçons après une telle réplique, mais de toute évidence, il avait dû laisser filter un peu de son hilarité, puisque les deux garçons le regardaient avec colère, et qu'Hermione avait légèrement rougit. De toute évidence, ils avaient tous comprit ce qu'il avait pensé en lâchant sa remarque si promptement.

-Bon bon bon… Je crois qu'il est temps de nous retirer tous les deux…

- C'est ça Malefoy, retire toi… Fit un Ronald Weasley qui avait légèrement rougit.

Encore une fois, Drago réprima une remarque comme « Quoi, t'es vexé Weasmoche ? », bien entendu, il se serait immédiatement corrigé après coup : « Quoi, t'es vexé Weasley ? » … Non, tout compte fait, la première sonnait mieux.

- On est obligé d'aller au balcon ? Demanda le petit tandis que Drago fermait la porte.

- Ordre de Rogue…

.

- Malefoy ! S'exclama Ron dès que le blond se fut éloigné. Quel…Quel… Grrr !

- Et bien quoi, Ronald ? Fit simplement Hermione en relevant la tête tout en prenant un magasine que lui avait apporté Harry. Elle avait envie de sourire autant que de rougir en constatant la frustration de Ron.

- Mais tu as bien comprit ce qu'il… ce qu'il… sous-entendait ! S'indigna le roux en rougissant à nouveau.

- Et bien où est le problème, il se trompe, peut-être ?

Hermione osa à peine jeter un coup d'œil à un Ronald qui écarquilla les yeux sous sa dernière remarque. Ses oreilles –rapidement suivit par tout son visage- prirent une teinte écarlate qui jurait légèrement avec sa couleur de cheveux. Hermione essaya de rester impassible, bien qu'elle sentit ses joues chauffées, lisant tranquillement son journal. Harry, observant la scène allait de l'un à l'autre, jusqu'à ce qu'un sourire apparut sur ses lèvres, avant qu'il n'éclate complètement de rire.

.

.

Drago, qui venait de faire la porte n'avait pas raté la dernière réplique de Granger, et sans attendre de voir comment elle allait être accueillie, il reposa sa main sur les cheveux du petit pour le diriger et s'éloigna avec lui le sourire aux lèvres. Il aurait quand même voulu voir Weasmoche devenir écarlate… Dommage.

Le jeune Malefoy arriva rapidement devant la porte du balcon qu'il avait déjà repéré par le passé grâce à Granger. William jeta un coup d'oeil à Drago avant de s'engager dans l'escalier qu'il fallait monter avant d'arriver au balcon.

- Mais c'est... ! S'exclama le petit en arrivant.

- Plutôt pas mal, oui... Compléta Drago en observant serieusement ce qui l'entourait.

Il était sincérement bluffé par l'aménagement du balcon. C'était une large terrasse, avec en un coin un petit salon estival avec plusieurs fauteuil à l'air bien confortables. Le salon s'opposait et faisait face à une vue magnifique. Drago avait beau savoir que ce n'était qu'une illusion, il était bien forcé de se laisser prendre au paysage. Il s'approcha un peu jusqu'au petit muret qui limitait le balcon ( en hauteur bien au dessus du parc). Il posa les mains sur les pierres froides qui l'empêchait de tomber en avant dans le vide. Des terrains de verdures, d'arbres et de fleurs. C'était ça, leur vue. La nature à perte de vue, des couleurs magnifiques, une petite brise agréable, le souffle du vent sur sa peau, l'odeur de l'herbe... Pendant une seconde, il eut l'impression d'être dans le parc de Poudlard, durant l'une des promenades qu'il s'offrait parfois seul. Cette image s'évanouit au moment où il entendit des pas derrière lui, et trois Gryffondors qu'il conaissait malheureusement bien arriver en rigolant.

- Mais ils ont tout changé! En une après-midi! C'est méconaissable! S'exclama Hermione en arrivant non loin de lui pour prendre la même position d'observation.

- C'est un bon travail d'illusion, nota Ron en se rapprochant lui aussi.

- Ca donne envie de faire du Quidditch, rajouta Harry une pointe nostalgique.

William prit la liberté de tirer un fauteuil à l'écart des autres, le rapprochant d'ailleurs du petit muret et de la belle vue, puis il recommença avec un second, et il finit par s'installer confortablement sur le premier. Drago le remercia d'un signe de tête, et prit place dans le second. Très vite, Drago oublia ses trois anciens ennemis, qui eux même s'assirent peu après lui.

- Au fait, pourquoi est-ce que je t'ai trouvé endormi en arrivant chez toi, ce matin. Tu étais tout habillé, pourtant... Demanda Drago que la chose avait intrigué.

- J'arrive pas à dormir la nuit, alors je dors le matin, répondit simplement William que si ce n'était pas très important. Tu es amoureux de l'infirmière?

Le coeur de Drago accéléra légèrement. Son petit voisin de huit ans n'arrivait pas à dormir la nuit.

- Tu es souvent énervé, ces derniers temps?

- Non pourquoi? J'ai l'air enervé? Je suis juste fatigué. Tu es amoureux de l'infirmière?

Le jeune Malefoy observa le petit garçon quelques secondes. Se pouvait-il qu'il soit lui aussi atteint par le virus? Lui qui avait souvent été indifférent au sort d'autrui était particulierement touché par cette simple idée.

- L'infirmière? Ava? Pourquoi tu dis ça, tu l'aimes bien, toi?

- Non, je préfère Viola. Mais elle a l'air de bien t'aimer. Tu vas l'embrasser?

- Tu veux que je l'embrasse? Rigola Drago en jouant avec l'un des boutons de sa chemise qui s'était détaché.

- Non, mais ça ferait de l'action! S'exclama le plus jeune, faisant sourire Drago.

- Bon, et bien peut-être que je vais t'aider à avoir de l'action!

- Oui, mais elle va devoir enlever sa combinaison, non? Comment tu vas faire?

- Mon parrain est déjà sur l'affaire, ne t'inquiète pas pour ça.

- Rogue? Il est intelligent, non? Interrogea William très sérieusement en fronçant ses sourcils.

- Oui, très. Pourquoi cette question?

- Mais... Parfois il... Paraît bête.

Drago pouffa de rire sans tenter de se retenir, attirant le regard d'une Hermione réellement intriguée à chaque fois qu'elle le voyait sourire. Il remarqua ce regard, et faillit lancer une remarque désagréable, quand un nouvel arrivant fit son entré.

- Severus, on parlait justement de toi! Lança joyeusement Drago quand son parrain arriva près de lui.

Rogue avait le visage dur et un regard sombre.

- William, commença Drago...

Le jeune garçon comprit tout seul qu'il fallait qu'il les laisse seuls. De toute évidence, Severus avait quelque chose à annoncer à Drago. Le petit alla donc s'asseoir sur l'un des fauteuils restant à côté de Harry qui le regarda arriver perplexe. Les trois Gryffondors ne firent aucune remarque, mais eux même étaient très interessés par l'arrivée de Rogue.

.

- Qu'est-ce qu'il y a, Severus? Demanda doucemement le jeune Malefoy en gardant les yeux fixé sur le paysage.

- Drago ta mère...

Le blond ne put s'empêcher d'immédiatement se retourner vers son parrain. Celui-ci bessa les yeux. Severus ne baissait jamais les yeux.

- Son état empire de plus en plus rapidement. Aucune potion n'arrive à stabiliser ses constantes vitales. Elle est en train de partir.

Pendant une seconde, Drago eu l'impression que ses muscles l'avaient abandonnés, mais très rapidement, il se sentit le besoin de se lever, de dire quelque chose, de réagir. Sa mère...

- Je dois la voir.

- Tu ne peux pas.

- Je dois la voir, répéta Drago d'une voix glaciale et distante.

Rogue ne répondit rien cette fois. Drago n'était pas en mesure d'accepter un refus, et il n'avait rien d'autre à lui proposer.

- Elle s'est reveillée? Demanda le blond après quelques secondes de silence complet.

- Non.

- Combien de temps il lui reste?

- ... Quelques jours. Peut-être deux.

Drago passa doucement sa main dans ses cheveux pour les coiffer en arrière. Il redressa son dos et fit quelques pas, avant de lancer un coup d'oeil à William.

- Je rentre à ma chambre, dit-il d'une voix détachée et sans ton. Profite du balcon. Reste avec Hermione et les autres.

Ces trois consignes destinées à William annoncèrent son départ. Rogue le suivit jusqu'à sa chambre, mais en y entrant, Drago se tourna vers son professeur et lui fit un petit signe de la tête lui signifiant qu'il voulait rester seul. Severus tourna les talons et disparut.

Drago ne savait pas quoi faire. Il avait sentit le besoin de s'éloigner des autres, mais à présent qu'il était seul, il ne savait plus quoi faire. Il avait sentit quelque chose lâcher en lui quand Rogue avait parlé. Comme si la seule chose qui l'empêchait de vraiment tomber dans la dépression venait de céder. Un abbatement énorme le saisit, en même temps qu'un désir de hurler, de frapper et de se liberer. Maître de son corps, il s'approcha doucement d'une table d'où il saisit un vase qu'il observa. Il avait l'air calme. Le vase explosa contre un mur. La table fut renversée par terre. Le plateau de boissons planna dans les airs, les tableaux s'arrachèrent pour éclater sur le sol. Drago détruit tout ce qui passa sous ses mains. Très rapidement, il s'assit sur son lit. Seul meuble qui n'avait pas changé de position. Il était essouflé, son corps s'était calmé, mais son esprit encore en ébullition restait insatisfait. Il s'allongea, son poing se referma sur son oreiller qu'il serra le plus possible, jusqu'à se que son bras en tremble. Il ferma les yeux. Trois minutes plus tard, il avait retrouvé ses potions de sommeil. Cul Sec.

.

.

Hermione n'avait pas osé lever la tête vers Drago quand il s'était adressé a William avant de retourner à sa chambre. Le petit avait observé son voisin disparaître, puis il avait vu Rogue le suivre. Pendant une seconde, il avait dû hésiter à se lever pour suivre Drago, mais il s'était finalement retenu, et avait immédiatement baissé les yeux vers son jeu préféré qu'il traînait partout avec lui, dans sa poche. Hermione l'avait longtemps observé. Elle ne savait pas pourquoi, mais ce petit l'intriguait réellement, elle n'arrivait pas à s'approcher de lui naturellement comme elle savait si bien le faire avec n'importe quel autre enfant. Il semblait être d'une autre sphère. Harry avait alors lancé une discussion qui n'avait rien a voir avec Malefoy, et rapidement le trio de Gryffondors s'était engagé sur de tout autres sujets. Hermione avait tout de même remarqué les coups d'oeils fréquents que lançaient Harry au petit, alors que Ron ne s'en souciait pas le moins du monde. Quand il se levèrent pour retourner à leur chambre, le soleil commençait déjà à se coucher sur le paysage artificielle du parc imaginé.

William Burns s'était levé en même temps que les autres, et les avait suivit de loin sans quitter des yeux son jeu. Une infirmière arriva en sens inverse, portant dans ses bras une pile épaisse de couvertures qui lui cachait le chemin. Le choc fut inévitable, ils se rentrèrent l'un dans l'autre sans manières. Les deux tombèrent au sol, l'infirmière se releva rapidement, se répendant en excuse de tout genre, mais souriant l'air de penser la situation ridicule et comique. William n'avait pas envie de sourire. Il avait crié, et à présent, les larmes aux yeux, il tendit son poignet qu'il n'arrivait plus à bouger. Hermione, Harry et Ron s'étaient retournés en sursaut après le cri, et une porte s'ouvrit pendant qu'ils demandaient au plus jeune ce qui lui était arrivé. Drago arriva à leur niveau quand on aidait son voisin à se relever. Le menton tremblotant, les yeux rouges et humides, il leva les yeux vers le blond pour lui montrer qu'il souffrait vraiment de sa chute. Drago ne lui montra pas la compassion qu'il semblait attendre. Il le regarda durement, les sourcils froncés.

- Tu t'es fais mal?

- Oui, répondit le petit d'une voix tremblotante et mal assurée.

- Ce n'est pas une raison pour pleurer. Tu devrais le savoir! Arrête ça tout de suite.

- Drago! Mais enfin il a huit ans! S'indigna Hermione qui prit le parti du petit.

- Il s'est sans doute cassé le poignet, diagnostiqua l'infirmière.

- Vous ne pouvez pas faire attention? Répliqua Drago d'une voix glaciale sans même prendre la peine de voir Hermione. C'est votre patient, que je sache.

- Je ne l'avais pas vu, ca n'a pas été un choc brutal, il est à peine tombé! Il est particulièrement fragil!

- Je ne suis pas fragil. Intervint William en fronçant les sourcils, il retira son bras des mains de l'infirmière. Ni faible, rajouta t-il en lançant un coup d'oeil à Drago. Sur ce, il tourna les talons et s'éloigna vers sa chambre.

- Nous attendrons le medecin qui s'occupera de son poignet dans sa chambre. Essayez de ne tuer personne en chemin.

Le blond se tourna lui aussi prêt à rejoindre le plus jeune. Hermione l'appela pour lui exprimer son indignation sur sa manière de traiter le monde comme s'il lui appartenait, mais il ne se retourna pas. Elle resta plantée au milieu du couloir avec ses deux amis pendant quelques secondes, mais l'arrivée de Rogue lui permit de passer ses nerfs.

- Il l'a disputé parce qu'il allait pleurer! S'exclama t-elle dès que Ron eu l'intelligence d'expliquer rapidement la situation. Un enfant!

- Il s'est cassé le poignet? Demanda Rogue beaucoup moins interessé par la réaction de Drago, apparemment.

- Oui, mais ce n'était pas brutal apparemment, fit doucement Harry.

- Et Drago l'a regardé comme si c'était de sa faute à lui! Il l'a réprimé sans ménagement!

Severus regarda Hermione pensivement, l'air sérieux, pendant quelques secondes, comme si ce qu'elle lui disait était particulierement problématique.

- Je vais le voir, fit-il en s'éloignant sans plus de cérémonie.

- Merci! S'exclama Hermione en se disant qu'enfin, quelqu'un l'écoutait.

- Euh... Hermione, je crois que Rogue va voir le poignet du petit, pas qu'il va sermonner Drago... Fit remarquer Ron qui avait vu totalement juste.

- Il avait l'air plutot intrigué par la blessure de William, rajouta Harry en regardant son amie les sourcils haussés : tu t'es plus interessé à Drago qu'au garçon...

Hermione resta bouche bée quelques secondes, avant de se rendre compte de ce qu'insinuait Harry:

- Qu'est-ce que tu veux dire par là?

- Juste que la présence de Malefoy te perturbes vraiment plus que ce qu'on aurai pu croire, fit doucement le jeune Potter en sondant son ami du regard, pendant que les oreilles de Ron devenaient rouges.

.

Ils entrèrent dans la chambre de la jeune fille en écoutant le discours enflammé du roux qui expliquait par A plus B comment la présence de Malefoy pouvait être néfaste à tout ceux qui l'entouraient.

Ils avaient raison, pensa Hermione dès que ces deux amis furent parti. C'était incroyable, mais ils avaient raison. Elle passait son temps à se demander comment son voisin se tenait, comment il traitait les gens autour de lui, comment il lui parlait, ce qu'il devait penser d'elle... Elle était complétement obsédée par lui! Comme Harry puis Ron l'avaient déjà comprit, elle se rendit compte que rester à proximité d'une personne que l'on avait autant détesté pouvait être vraiment perturbant, il ne servait à rien de se cacher la vérité. Drago lui ne devait même pas penser à elle, il ne devait même pas se soucier de sa santée, de ce qu'elle faisait, lui n'avait jamais témoigné que de l'indifference envers elle. C'était elle qui lui avait porté tout son interet. Merlin, c'était pitoyable! Hermione se sentit rougir en même temps qu'une sensation désagréable grandissait en elle. Elle avait espéré qu'il l'a voit autrement, juste pour pouvoir ensuite montrer sa supériorité, elle aurait espéré qu'il s'interesse à son état juste pour pouvoir elle aussi jouer l'indifférente comme il le faisait tout le temps. Merlin, c'était pitoyable!

Hermione, dont la porte était restée ouverte après le départ des ses amis fut sortit de ses pensées par le passage de Rogue devant sa chambre, il s'éloignait à pas géants, de toute évidence préssé, voir même de mauvaise humeur. Elle entendit Drago retourner à sa chambre après avoir dit quelque chose d'indistinct a William. La porte voisine se ferma, et suivit presque immédiatement un bruit mat qu'Hermione ne réussit pas à identifier. La jeune fille sursauta et se précipita dans la chambre voisine sans prendre la peine de frapper à la porte. La chambre était saccagée, tous les meubles, vases, biblots décoratifs s'étaient retrouvé par terre, et Drago, au milieu de ce chaos, se retourna vers la porte quand Hermione débarqua sans prévenir. Elle s'était arrétée nette en se rendant compte que le blond était loin d'avoir eu un malaise comme elle l'avait cru sans savoir pourquoi. Elle regrettait déjà sa précipitation.

- J'ai cru que tu étais tombé, quand j'ai entendu le bruit, explica t-elle calmement pour ne pas qu'il sache a quel point elle se sentait mal à l'aise.

- Non.

Le blond la regarda fixement, dans les yeux. Hermione aurait voulu baisser la tête, mais une sorte de fierté déplacée soutint le regard bleu acier de son voisin. C'était incroyable comme la teinte de ses yeux pouvait changer d'une heure à l'autre. Il pouvait avoir les yeux très clairs quand il était calme, et particulierement foncés dès qu'il s'emportait. A ce moment là, Hermione ne fut pas étonner de retrouver un bleu océan et profond qui semblait l'analyser et la lire comme si elle n'était qu'un livre ouvert, dévoilant ses pensées les plus intimes au regard d'un Malefoy imperturbable.

- Je pars, Annonça t-elle alors d'une voix qui se voulait détachée alors même qu'elle était troublée par la réaction de Drago, qui n'avait même pas cherché à lui faire regretter son geste en la cassant froidement.

Il ne prit pas la peine de répondre, il ne quitta pas l'incruste des yeux jusqu'à ce qu'elle quitte la chambre, et celle-ci, bizarrement inconfortable, se demanda si elle n'aurait pas préféré une bonne crise du serpentard plutôt que ce regard glaçant.

.

La fin de la journée se passa sans embuches, dans la mesure où personne ne sortait de sa chambre. Drago resta allongé sur le dos, fixant le plafond, jusqu'à l'arrivée d'une infirmière qui ne lui adressa pas la parole, croyant sans doute qu'il dormait, vu la pénombre dans laquelle était plongée la pièce. Elle ferma les volets à l'aide d'un coup de baguette, et la lumière de la lune qui éclairait le lit se retrouva coupée en longues bandes traversant la pièce. La jeune femme faillit trébucher quand elle sentit quelques choses à ses pieds. S'éclairant avec sa baguette, elle réalisa à peine l'étendue des dommages qu'avait provoqué le patient. Elle se guida avec sa baguette, et ressortit de la pièce sans rien toucher, de peur de réveiller le malade.

Drago n'arrivait pas à dormir. Comme d'habitude. Au moment où il se pencha pour prendre sa fiole de potion sans rêve, un cri étouffé lui annonça que Granger avait, elle, réussit à s'endormir dans les mêmes cauchemars que d'habitude. Il arrêta son mouvement pour écouter les premieres paroles indistinctes de sa voisine dans le but de saisir de quoi elle rêvait, mais il n'arriva pas à comprendre le moindre mot. Au second cri un peu plus puissant, Drago se leva. Il mit des chaussures, passa sa main dans ses cheveux, et sortit de la pièce. Sans toquer, Drago pénétra dans la chambre d'Hermione, faisant brusquement claquer sa porte contre le mur. La jeune fille se réveilla paniquée, le souffle coupé, le coeur affolé.

- Dors - en - silence!

Hermione, qui n'arrivait pas à calmer son coeur à cause de son rêve et de ce reveil brutale, regardait la silhouette de Drago qui se détachait en une tâche sombre de la lumière du couloir. Elle le vit se rapprocher d'elle, et quand elle crut qu'il s'apprétait à la frapper, avançant sa main vers son visage, elle recula en sursaut et alluma la lumière à côté d'elle. Malefoy la regardait, blasé, avec les sourcils haussés comme pour lui demander ce qui lui prenait de paniquer juste parce qu'il approchait.

- Qu'est ce que tu veux? Je n'ai pas ma baguette, comment peux-tu te rabaisser à ... S'exclama t-elle. Elle s'arrêta toute seule se rendant compte qu'elle avait peut-être mal comprit ce qui se passait.

Drago la regarda plusieurs secondes, sans expression. Il la regardait, en sueur, le fixant avec la même crainte que celle d'un petit animal qui se retrouvait coincé face à son prédateur. Il se rendit compte de l'effet qu'il avait sur elle, et il tendit son bras à nouveau, proposant la fiole de potion sans rêves qu'il allait boire cinq minutes plus tôt dans sa propre chambre.

- Je ne suis pas venu t'agresser dans ton sommeil.

Voyant qu'elle ne prenait pas la fiole, il la posa sur la table de chevet de la jeune femme, et se retira sans rien rajouter dans sa chambre.

Drago attendit plusieurs minutes, sa voisine ne poussa aucun autre cris étranges, elle avait dû finir par boire la potion. Il saisit lui même l'un des quelques flacons restants que lui avait préparé Severus, et le but d'une traite. Le sommeil prit malgré tout une bonne demie heure pour venir enfin le chercher. Drago savait que ca voulait dire que son corps s'habituait à la potion et qu'elle allait être de moins en moins efficace sur lui, mais après tout, e n'était pas comme s'il allait avoir une longue vie devant lui, il n'en aurait pas besoin longtemps.

.

La vérité était qu'Hermione ne s'était pas endormit au moment où Drago avait enfin put fermer les yeux. Elle était restée immobile, à fixer la potion qu'elle avait immédiatement reconnu. Merlin, elle avait encore mal interprété le comportement de Drago. Elle l'avait encore accusé d'être un "méchant" voulant s'en prendre à elle. Elle avait encore était insultante, et peut-être même blessante. Le long regard pesant que Drago avait posé sur elle quand elle avait allumé la lumière l'obsédait, elle devait aller s'excuser. Ca ferait peut-être un peu pitoyable de ne même pas attendre le lendemain, mais sa conscience la tiraillait. Elle se leva donc en silence, et se glissa dans la chambre voisine après avoir frappé tout doucement de peur de faire du bruit pour les autres voisins. Quand elle entra, elle se rendit vite compte que Drago, lui, avait bu sa potion de sommeil sans rêve. Elle alluma alors la lumière, sachant que ca ne pourrait pas perturber sa nuit, et observa avec plus de détails l'état catastrophique de la pièce. Il avait vraiment dû être en colère, après la nouvelle de Severus.

Le pauvre, pensa t-elle alors, elle deviendrait folle si elle savait que sa mère mourrante était à quelques étages plus bas et qu'elle n'avait pas le droit de la voir. Hermione posa ses yeux sur le jeune blond dont le visage était totalement inexpressif, pour une fois. Elle avança un peu, assez près pour entendre le souffle régulier du jeune homme, et lui prendre la fiole de potion vide des mains avant qu'elle ne tombe. Elle la posa sur le sol, puisque la table de chevet était renversée. Au moment où elle pensa à faire chemin inverse, elle marcha sur un cadre de photo de l'hopital qui présentait le même paysage que celui qu'elle avait dans sa chambre. Elle le ramassa pour le poser sur une table avant de se rendre compte à nouveau que la table était elle même renversée. Bon.

.

.


Voilaa, j'espère que ce chapitre vous a plut, je ne sais pas trop quoi en penser personnellement... Laissez moi un petit message si ça vous plait !