Notes de la traductrice : Encore de gros gros mercis pour tous vos follows, favorites et surtout vos reviews (pour n'en citer que quelques-unes : Sekai-GDL; Milouzeuh; Klainkisses.. Et tous les autres que j'adore tout autant !) Ça fait vraiment chaud au cœur et ça motive beaucoup pour continuer la traduction dès que je peux. Bonne nouvelle pour vous avec un peu de chance vous aurez la fin de la fiction d'ici 2 ou 3 mois. Sur ce, bonne lecture!
PS : l'auteur de cette fiction a apparemment fait plein de petit OS parallèles à l'histoire, pour que je les traduise tout dépend de vous ;-)
Kurt avait survécu à l'été. Neuf semaines à Lima l'avaient laissé avec un bon sentiment de 'Je me rappellerai de ces super moments' et pas 'c'était le plus long putain d'été de toute ma vie.'
Enfin, presque survécu. Il était actuellement bloqué dans les bouchons sur l'A33 en direction de Columbus. Les voitures étaient immobiles et Kurt avait deviné qu'il devait y avoir une sorte d'horrible accident à quelques kilomètres de là sur l'autoroute. Rien de tout ça ne serait arrivé s'il était parti à temps.
Il avait accepté de passer la matinée au garage, juste pour finir de mettre de l'ordre dans ses affaires, et puis tous les employés avaient insisté pour l'emmener déjeuner une dernière fois avec eux. La plupart d'entre eux travaillaient pour Burt depuis que Kurt était enfant, alors ils en étaient venus ,sans vraiment s'en rendre compte, à se raconter souvenirs après souvenirs, et Burt était ravi, alors comment Kurt aurait-il pu dire non ?
Puis, au moment où il retourna à la maison pour prendre une douche et faire ses bagages, il réalisa qu'il allait repartir avec un peu plus de choses dans ses bagages que quand il était arrivé, et à l'heure où il eut fini de remplir sa Navigator à ras bord, Carole était rentrée et en train de faire le dîner, et il aurait tout intérêt à rester au lieu de s'arrêter dans un fast food sur la route, n'est-ce pas ?
Alors, à dix heures le dimanche soir, Kurt était toujours à une heure de Columbus dans une voiture qui ne bougeait pas d'un pouce. Il avait appelé Blaine plusieurs fois pendant la journée, son dernier coup de fil avait été quand il avait quitté Lima, et il sursauta en s'accrochant au volant quand son téléphone sonna depuis le siège passager où il l'avait posé.
"T'es coincé dans cet accident, c'est ça?" dit Blaine, dès que Kurt décrocha. "Ils en parlent aux infos."
"Qu'est-ce qu'il se passe ?" demanda Kurt, jetant un coup d'œil par sa fenêtre juste pour voir des rangées de feux de stop. "Parce que tout ce que je sais c'est qu'on n'a pas bougé depuis trente minutes. Ugh, si seulement j'étais parti à l'heure," geignit-il, se sentant un peu coupable parce qu'il savait que Blaine mourait d'impatience de le voir.
"Hey, T'inquiète pas pour ça. Ce genre de choses arrive. Que sont quelques heures quand je peux t'avoir près de moi pour le reste de l'année ?" Kurt savait que Blaine souriait à son ton (et au heureusement non prononcé ) et il marquait un point.
"Tu as raison, aujourd'hui a juste été … une longue journée," dit Kurt en soupirant. "Je suis juste fatigué et j'en ai marre et on doit tous les deux aller bosser demain matin."
"Je sais," une pointe de déception pouvait s'entendre dans la voix de Blaine et le cœur de Kurt rata un battement. C'était stupide, stupide, la journée avait été tellement longue rajoutée à toutes ces si longues semaines. "Hey, pourquoi est-ce que tu ne rentres pas juste chez toi pour aller te coucher et on se verra demain après-midi ? Tu travailles jusqu'à deux heures, c'est ça ? Je vais passer toute ma journée dans mon bureau pour finir de noter les devoirs que j'avais donnés cet été, je ferai en sorte d'avoir fini d'ici là."
La déception n'était plus dans sa voix, et Kurt savait que c'était probablement pour le meilleur. Il soupira encore, reposant sa tête contre le verre froid de sa fenêtre "T'as sûrement raison," dit Kurt, essayant de ne pas avoir l'air encore plus contrarié par sa journée qu'il ne l'était déjà. "C'est juste ... que je venais juste de réaliser que je ne serais pas là l'été prochain."
"T'as changé d'avis ?" demanda Blaine, même s'ils connaissaient déjà tous les deux la réponse.
"Jamais," dit Kurt avec un rire. "C'est juste que ça me semble bizarrement final. Je pense que Carole et mon père avaient les larmes aux yeux alors que je prenais la route."
"Maintenant que tu m'as dit ça, je vais insister pour que tu leur rendes visite souvent avant qu'on parte," le taquina Blaine, et mon Dieu, il manquait à Kurt. Bien sûr, il l'avait vu il y avait seulement trois semaines de ça, mais malheureusement son week-end à Columbus avait été un peu une course avec tous ses plans et Kurt avait l'impression qu'il n'avait presque pas vu Blaine. Blaine brisa finalement le silence, Kurt retournant soudainement à la conversation. "Rentre chez toi et repose toi. Ça ira, promis."
Kurt mordilla sa lèvre sans y penser. Il détestait ne pas voir Blaine, mais à ce train-là il serait probablement minuit passé quand il arriverait puisque les voitures ne bougeaient toujours pas. Il hésita encore un moment avant de dire, "Okay, mais si t'as pas fini à deux heures, je débarque dans ton bureau et je t'en fais sortir en te traînant par les pieds."
"Ça marche," dit Blaine entre deux éclats de rire. "Fais attention sur la route, Kurt."
Blaine avait dû être le coup de chance donc Kurt avait besoin, parce qu'il n'en était même pas à un quart de sa playlist ''Broadway'' que les voitures recommencèrent à bouger. Il serait toujours tard quand il arriverait à Columbus – après onze heures – mais enfin rouler à nouveau revigora Kurt et il se sentait soudainement moins fatigué que ce qu'il pensait.
Il se gara dans la rue de Blaine, la lumière du réverbère au bout de la rue vacillant comme elle l'avait toujours fait, et il semblait que rien n'avait changé. Kurt s'assit dans l'allée de la maison pendant un moment, essayant de décider s'il devait ou non prendre son sac pour la nuit , mais il finit par laisser son sac en se grondant d'avoir pris tellement de temps. Avec toutes les affaires qu'il avait laissées là dans le passé ça pourrait le faire.
Kurt essaya d'être silencieux alors qu'il passait la porte, ne voulant pas réveiller Blaine. Il vit les oreilles de Brady se relever alors qu'il passait devant son panier dans le salon et il se baissa pour lui faire une caresse pour qu'il n'aboie pas. Brady était content de voir Kurt, sa queue battait l'air énergiquement. Kurt espérait que Blaine serait tout aussi content.
Une fois Brady calmé, Kurt enleva ses chaussures, les laissant à la porte d'entrée et se dirigea dans la chambre pour y trouver Blaine endormi et vautré de tout son long dans le lit .Kurt sourit à cette vision, se rapprochant pour embrasser le front de Blaine et remettre une de ses boucles derrière son oreille. Blaine s'agita un peu pendant que Kurt pliait son jean et son t-shirt et au moment où Kurt se glissa sous les couvertures, Blaine murmura, "Est-ce que je rêve ?"
"Nan," dit Kurt, incapable de cacher son sourire alors qu'il se serrait contre Blaine. Les yeux de celui-ci étaient toujours à moitié fermés, mais il sourit et soupira de contentement, tirant Kurt à lui et passant une jambe au-dessus de lui pour le garder là. "Tu me laisses plus partir ?" le taquina doucement Kurt avant de fermer l'espace entre eux et d'embrasser Blaine.
"Jamais," murmura Blaine quand ils se séparèrent, embrassant encore une fois Kurt. "Mais je t'avais dit de rentrer chez toi."
Kurt n'hésita pas une seconde avant de répondre "C'est ce que j'ai fait."
L'anniversaire de Kurt tomba pendant le week-end de la fête du travail* comme souvent, et même si Blaine avait beaucoup insisté pour qu'ils aillent quelque part comme ils l'avaient fait pour son anniversaire, juste avant que les horaires scolaires de dingues ne reprennent, l'idée de voyager pendant le week-end n'était pas vraiment sur la liste des priorités de Kurt. En fait ne pas quitter la maison de Blaine pendant le long week-end semblait le cadeau parfait, d'après Kurt, surtout après avoir été loin pendant si longtemps. Dimanche était le jour même de son anniversaire. Ils avaient fait la grasse mat' et Blaine avait cuisiné le brunch et le dîner pour eux tout seuls. Kurt était assis à la table de la cuisine, regardant Blaine débarrasser avant qu'ils ne passent au dessert, quand son téléphone vibra à cause d'un sms de Finn.
Hey mec, joyeux anniv! T'as prévu de vnir ce soir ? J'ai ton kdo.
Kurt essaya de ne pas rire face au langage de son demi-frère pendant qu'il écrivait une réponse. Merci! Je ne l'avais pas prévu, tu me donneras mon cadeau mardi ? Il reposa son téléphone sur la table, regardant comment les verres peints qu'il avait achetés pour Blaine à Montréal capturaient toute la lumière du coucher de soleil et la renvoyaient dans la cuisine. Le visage de Blaine était éclairé par un rayon jaune doré, lui donnant l'air encore plus bronzé que d'habitude.
Le portable de Kurt vibra une nouvelle fois, brisant sa concentration – et se concentrer sur Blaine était plutôt important. Uh il peut pas vraiment attendre jusque-là, y a pas moyen qu'tu passes ce soir ?
Kurt était sur un petit nuage avec le vin qu'il avait bu pendant le dîner (et, s'il était totalement honnête, il avait bu toute la journée parce que Blaine leur avait fait des mimosas** avec le brunch – hey, on passe la barre des vingt-deux ans qu'une fois dans sa vie). Maintenant ça commençait à lui monter à la tête. Il bougea jusqu'au canapé dans le salon, sa tête reposée contre l'accoudoir. Il se dit qu'il devrait abandonner les sms et plutôt appeler Finn directement.
"Hey Kurt!" s'exclama Finn quand il décrocha, ayant l'air un peu nerveux.
"Qu'est-ce qui est si important pour que j'ai à passer ce soir, Finn ?" dit directement Kurt.
"Uh, eh bien, tu vois," bégaya Finn et Kurt pouvait entendre des bruissements à l'arrière-plan, comme si quelqu'un lui retirait le téléphone des mains.
"Kurt! Encore Joyeux Anniversaire!" C'était Rachel. Qu'est-ce que Rachel foutait en Ohio ? Elle était retournée à New York il y avait un mois. Elle lui avait envoyé un sms ce matin et ne lui avait absolument pas dit qu'elle était en ville.
"Rachel," dit Kurt, aussi sévèrement qu'il le pouvait, ce qui n'était pas tellement une réussite – parce que, eh bien, le vin. "Qu'est-ce qu'il se passe, bordel ? Qu'est-ce que tu fous chez moi ?"
"Je fais partie de ta surprise !" s'exclama-t-elle joyeusement. "Finn était supposé envoyer un sms à Blaine pour qu'il t'emmène ici … mais le temps nous a filé entre les mains …"
"Rachel Berry, arrête-toi maintenant. Je ferai tout ce que tu veux, mais stop."
Il soupira. Entendre Rachel parler de sa présumée vie sexuelle avec Finn n'était pas sur l'agenda du jour. Pas qu'il ne soit pas reconnaissant de la pensée de Finn peu importe ce qu'était son cadeau, il voulait juste passer la journée seul avec son copain. Est-ce qu'il n'avait pas rendu ça assez clair ? Est-ce que c'était trop demander ?
Rachel fit un très fort 'euh-euhm' avant de continuer. "Soit là dans une heure, pas une minute avant."
"Rachel, aucun de nous deux n'est en état de conduire." Il y eut un silence comme s'il n'avait pas considérer la possibilité et Kurt soupira. "Okay, okay, c'est seulement à quelques rues, on marchera. A dans une heure."
"C'était pour quoi?" demanda Blaine, se laissant tomber dans le canapé. Kurt se baissa pour le tiré à lui, jusqu'à ce que Blaine soit sur son torse.
"Je déteste mes amis," déclara Kurt. Il lâcha les bras de Blaine et enroula les siens autour du cou de Blaine. "Je pensais que j'avais été clair en disant que je ne voulais rien faire pour mon anniversaire. Je m'en fiche si je suis égoïste, c'est mon anniversaire."
Les doigts de Blaine traçaient des dessins sur le torse de Kurt, à travers le fin t-shirt qu'il avait pris dans la penderie de Blaine plus tôt. Il avait apporté le sien, mais il savait que Blaine avait en quelque sorte des frissons quand Kurt portait ses vêtements. Il lui avait aussi emprunté un pantalon de jogging et c'était la tenue d'anniversaire la plus indigne que quelqu'un puisse porter.
Il adorait ça.
"C'est pas du tout égoïste," dit finalement Blaine, arrêtant le mouvement de ses mains. "Mais je suis sûr qu'ils partaient d'une bonne intention."
"J'en suis sûr," répondit Kurt, même si son ton indiquait le contraire. "Finn veut qu'on soit là- bas dans une heure. Rachel est là. Ils ont un cadeau pour moi. Je ne veux même pas penser à ce que c'est."
Blaine le fixa pendant ce qui lui sembla une éternité avant de reprendre la parole. "Eh bien, on a une heure," dit Blaine, d'une voix espiègle en passant son pouce sous la ceinture du pantalon de Kurt. Il le descendit un peu pour exposer le sexe de Kurt, et qu'est-ce que faisait Blaine ? Ils n'avaient pas le temps pour ça.
"On a effectivement une heure, mais on doit avoir l'air présentable pour voir des autres gens, ce qui veut dire reprendre une douche et enfiler des vrais vêtements – et, oh." Blaine s'était mis ''au travail ', prenant entièrement le sexe de Kurt en bouche sans prendre la peine de le prévenir. Il n'était même pas dur, mais il pouvait sentir que Blaine faisait tout son possible pour que ce soit le cas. "Blaine," le réprimanda Kurt, tirant un peu sur ses cheveux pour essayer de l'arrêter même s'il ne le voulait vraiment pas.
"On sera en retard," répondit Blaine, sa voix devenant presque un grognement, et okay, Kurt n'avait pas besoin de plus pour être convaincu.
Une heure et vingt minutes plus tard, Kurt envoyait un sms à Rachel pour lui dire qu'ils arrivaient. Le retour jusqu'à chez Kurt était plus rapide que dans son souvenir, et ils avaient emmené Brady avec eux puisqu'ils ne lui avaient pas fait faire une vraie promenade de la journée. "Tu penses que c'est quoi ? Ton cadeau, je veux dire." demanda Blaine alors qu'ils tournaient dans la rue de la maison de Kurt.
"J'en sais rien," admit Kurt. "J'arrive pas à penser à quelque chose qui ''puisse pas attendre'. A par une surprise party, mais je doute qu'ils fassent ça. Enfin, je pense pas qu'ils soient capables de préparer ça sans le révéler, quoi qu'il en soit."
"Pourquoi est-ce qu'il te ferait une surprise party ?" demanda Blaine alors qu'ils s'arrêtaient pour laisser Brady renifler un arbre.
"Quand c'était ton anniversaire, je me rappelle avoir dit à Finn que ta famille venait pour te faire une sorte de surprise party, et il m'a rappelé que je lui en avait préparé une quand il a eu dix-neuf ans. C'était notre première année juste tous les deux et il était dans une mauvaise passe et je sais que ça signifie beaucoup pour lui. Il a répondu qu'il devrait m'en faire une un de ces jours," dit Kurt, rigolant au souvenir. "C'était il y a sept mois, je me doute qu'il s'en rappelle."
Finn s'en serait peut être rappelé.
Kurt utilisa ses clés pour ouvrir la porte quand ils arrivèrent à la maison et Blaine retira sa laisse à Brady. "Ok, ça y est, on est là. C'est la faute à Blaine si on est en retard." Le ton de Kurt était beaucoup plus insolent qu'il ne l'aurait été normalement, mais il s'était dit que Rachel méritait une petite vengeance pour plus tôt.
"Je suis plutôt sûr que tu t'en plaignais pas à ce moment-là," protesta Blaine en rigolant, Kurt rigolant avec lui. Peut-être étaient-ils tous les deux toujours un peu bourrés ? Blaine pinça le bras de Kurt, Kurt le repoussant quand ils réalisèrent tous les deux qu'il faisait sombre dans la maison. "Hey, pourquoi est-ce que les lampes sont éteintes ? Où est-ce qu'ils sont ?"
Kurt tâtonna pour trouver l'interrupteur et l'alluma pour découvrir cinquante personnes entassés dans son salon. Tous du département musicale d'OSU, plus Santana, Rachel, et Mercedes et d'autres proches. C'était comme si Finn avait préparé une fête d'au revoir avant qu'il ne déménage au printemps – tout le monde était là. "Surprise ?" dit Liz, soufflant dans une langue de belle-mère alors que tout le monde apparut, choqué en fixant juste Kurt et Blaine dans le hall.
Kurt détourna son regard de la foule pour le diriger sur Blaine, qui ressemblait vraiment à un cerf pris dans les feux d'une voiture. Presque tous ceux qui étaient devant eux faisaient partie des classes de Blaine ce trimestre et la seule personne qui savait que Kurt et Blaine sortaient ensemble était Liz et ceux qui étaient venus à la fête du 4 Juillet. Avec l'imminente recherche de travail à New York pour Blaine, ils ne voulaient pas de problèmes, alors Kurt avait continuellement changé de sujet chaque fois que quelqu'un lui demandait avec qu'il sortait.
Ça n'avait pas été trop dur, vu qu'il avait passé tout l'été à Lima, et Kurt savait qu'il devrait mettre plus de gens au courant pendant ce trimestre. Mais il n'avait pas prévu de le dire à tous ceux qu'il connaissait. D'un seul coup. Il n'y avait pas moyen qu'ils ne viennent pas lui poser des questions, pas avec tous les murmures qui avaient éclaté quand Kurt et Blaine avaient passé la porte d'entrée. Putain.
Kurt se racla bruyamment la gorge et se tourna de nouveau vers la foule. "Okay, alors vous connaissez tous Dr. Anderson. Ce soir, il est juste Blaine, et vous n'allez pas rendre ça bizarre. Ce sera votre cadeau pour moi, okay ?"
Il y eut des murmures et des acquiescements et Finn racla lui aussi sa gorge. "Uh, il y a des boissons dehors dans le jardin si quelqu'un a besoin de prendre l'air. Joyeux Anniversaire Kurt!" cria-t-il avant de se diriger tout droit vers la porte fenêtre, Rachel le suivit rapidement en ayant l'air mortifié.
"Je vais les tuer tous les deux," murmura Kurt alors que Liz les rejoignait, leurs refourguant des boissons froides.
"Je te tiendrai tes boutons de manchette, homme du jour," déclara-t-elle, lui claquant une bise sur la joue. "Et je suis vraiment désolée, je m'étais dit que Finn te mettrait au courant," ajouta-t-elle, faisant la grimace tout en regardant dans la direction de Blaine.
"Ça aurait été sympa," dit Blaine, avalant rapidement sa boisson. Blaine avait toujours l'air un peu paniqué.
Kurt fixa son regard à celui de Blaine, prenant le verre de sa main et le passant à Liz. "Liz, je pense que Blaine a besoin d'un autre verre, tu peux aller en chercher un pendant que je lui parle une minute ?" Une fois Liz partie, Kurt frotta le bras de Blaine de manière réconfortante. "Blaine, chéri. Respire."
"Je suis désolé," répondit Blaine, rigolant nerveusement. "C'est même pas – c'est – je viens juste de dire à une bonne majorité de mes élèves que je couche avec toi." Il passa une main dans ses cheveux puis la mit sur sa hanche avec sa jumelle, et fixa le sol.
"Blaine, ça va. Toutes les personnes présentes dans cette pièce savent à quel point je peux être un putain de rancunier. Ils vont pas risquer mon courroux." Blaine sourit. Du progrès. "Tout ira bien. A moins que tu aies changé d'avis, tu sais." Kurt savait que ce n'était pas le cas, mais il savait aussi que ça ferait partir la trouille de Blaine.
"Non, bien sûr que non," dit soudainement Blaine, relevant la tête pour regarder à nouveau Kurt. "Kurt, tu sais que c'est pour le long terme, non ?"
"Je vérifiais juste," répondit Kurt, souriant à s'en fendre les lèvres pour que Blaine sache qu'il le taquinait. "Maintenant, viens, allons te rendre assez soûl pour que tu oublie tout de cette conversation, et si ça rate, les cours ne recommencent pas avant encore deux semaines."
"Je t'aime tellement en ce moment," dit Blaine, son expression plus que sincère, et Kurt ne put s'en empêcher, il devait l'embrasser, ici et maintenant, dans l'entrée devant la moitié des invités. Il put entendre quelques acclamations derrière lui quand ses lèvres touchèrent celles de Blaine, et s'il n'avait pas eu un verre dans la main il leur aurait fait signe de se taire pour faire bonne mesure.
"Blaine, c'est pas que je n'apprécie pas ce que tu fais, mais tu devrais peut-être arrêter si tu veux pas arriver en retard," dit Kurt en soupirant. Blaine était en train de frotter son nez contre le cou de Kurt, tout en posant de lents et doux baisers sur les endroits que sa bouche pouvait atteindre, sa barbe repoussante grattant la peau de Kurt. Même si Kurt aurait adoré passer une journée à ne rien faire au lit, on était dimanche, et comme la plupart des dimanches, c'était le jour d'Oncle Blaine. Blaine passait habituellement la journée avec ses neveux et Kurt en profitait pour s'avancer dans ses devoirs pour la semaine à venir.
Blaine gémit contre le cou de Kurt, mais obéit en se relevant. "Tu devrais venir," proposa Blaine pendant qu'il se levait du lit. Il allait à une ferme à citrouilles dans le coin pour en chercher une et Kurt savait que Blaine voulait vraiment qu'il vienne. Ce n'était pas pour Tyler et Charlie que Kurt s'inquiétait – pour des enfants de presque deux ans et demi, ils étaient des anges – c'était des clients de cette ferme de l'Ohio dont Kurt ne voulait pas vraiment avoir à faire affaire avec. Kurt n'avait pas vraiment beaucoup de travail à faire cette après-midi, alors techniquement il pouvait y aller et faire ses devoirs plus tard cette semaine "Ce sera amusant ?" essaya Blaine, mais sa voix n'était pas très convaincante.
"Blaine Anderson, vous me connaissez depuis assez longtemps pour savoir qu'une chasse aux citrouilles n'est nulle part dans ma liste de choses amusantes." Mais Kurt s'assit quand même au bord du lit et Blaine marcha jusqu'à le rejoindre.
"Okay, ce ne sera pas une torture absolue, et je m'amuserai si tu es là. C'est mieux ?" Blaine se glissa entre les jambes de Kurt et enroula ses bras autour de sa taille. "Je te promets que je ferai en sorte que tu ne le regrettes pas. Je n'exclus pas la corruption."
"Il y a tellement de choses qui ne vont pas dans ta phrase que je ne sais pas par quoi commencer," dit Kurt, sa voix remplie de sarcasmes.
Kurt se laissa finalement faire, et il devait l'admettre, ça avait le potentiel d'être un peu amusant. Kurt avait de magnifiques souvenirs d'être venu ici avec ses parents quand il était petit et il pouvait très certainement se laisser convaincre de sculpter une citrouille avec Blaine de retour à la maison.
Quoi qu'il en soit, il ne se laissa pas persuader de prendre une photo avec Blaine dans le ridicule panneau en bois peint avec des citrouilles taillées de sorte à ce qu'on puisse mettre sa tête dedans qui se trouvait à l'entrée. "Allez, Kurt!" dit gaiement Blaine. Lelia avait couru après Charlie, qui s'était précipité vers le labyrinthe de paille. Ben et Kurt tenait chacun une des mains de Tyler – Tyler avait tendance à s'attacher à la hanche de Kurt quand il était dans le coin.
Ouais, Kurt ne le comprenait pas non plus.
"J'ai les mains prises," dit Kurt impassible, resserrant sa prise sur la petite main de Tyler et poussant l'épaule de Ben vers le panneau. "Va prendre une photo avec ton idiot de frère pour l'apaiser."
Lelia apparut juste au bon moment pour prendre la photo et Tyler tira la main de Kurt. "Y sont bêtes," proclama-t-il, pointant les citrouilles et les grimaces que faisaient Ben et Blaine du doigt.
"Ton père et ton oncle sont très bêtes," dit Kurt, en acquiesçant. Charlie courut vers Ben et passa sa tête dans le trou pour que Lelia prenne une photo. "Tu veux une photo avec les citrouilles toi aussi ?"
Tyler sembla plongé dans ses pensées pendant un moment, comme s'il n'était pas sûr de quelque chose, mais il tira de nouveau sur la main de Kurt. "Avec toi," dit-il finalement, essayant de tirer Kurt vers les citrouilles.
"Oh, chéri, je pense pas …" dit-il, se taisant quand ils passèrent près de Blaine, souriant alors qu'il attendait à côté des foutues citrouilles. "Ferme-là. Je te hais," murmura Kurt à Blaine pendant qu'il regardait Tyler grimper sur le tabouret en bois derrière les citrouilles. "Je te hais à un de ces points."
"Je pense que j'ai besoin d'une photo pour moi-même," dit Blaine, sortant son portable de sa poche. Kurt se fit un pense bête mental de supprimer la photo pendant que Blaine dormirait.
A la surprise de Kurt, c'était étonnamment calme pour un dimanche après-midi avant Halloween et ils purent facilement se balader entres les rangées de citrouilles. Charlie choisit directement sa citrouille, passant le reste du temps à chasser Ben dans les rangs. Kurt dut convaincre Blaine de ne pas prendre la plus grosse citrouille qui était à portée de vue. "Tu ne vas pas me laisser nous prendre une citrouille ?" dit Blaine, faisant semblant de bouder. "Je pensais que tu adorerais faire des décos pour les fêtes."
"Qui a dit que c'était pas le cas ?" répondit Kurt, essayant de cacher son sourire. "Mais celle-là ne tiendra pas sous ton perron. Peut-être qu'on peut en prendre des autres plus petites. J'ai quelques idées mais il nous faudra de la peinture et beaucoup de paillettes."
Blaine s'arrêta dans sa marche et prit la main de Kurt, la serra. "Si on était pas dans un champ de citrouilles à Franklin County, je t'embrasserais maintenant."
Kurt regarda Blaine droit dans les yeux et fronça les sourcils. "Je savais pas que tu avais une telle passion pour les paillettes."
"Maman, moi aussi je veux des paillettes," dit Tyler pendant qu'il essayait de prendre lui-même la citrouille qu'il avait choisie, brisant l'ambiance entre Kurt et Blaine qui s'étaient tournés pour le regarder.
"Oh, je sais pas, Maman n'est pas très douée avec les paillettes. Mais on dirait que Kurt est un pro, peut-être que tu devrais lui demander." Lelia lui lança un regard et ses yeux scintillèrent et Kurt les détestait tous autant qu'ils étaient.
Tyler lâcha sa citrouille et se précipita vers Kurt, s'attachant à sa jambe. "Paillettes, Kurt, Paillettes," supplia-t-il en s'accrochant au jean de Kurt tout en le tirant. Quelqu'un avait dû apprendre comment faire la moue à Tyler, parce que son expression était vraiment exagérée et il avait juste l'air pathétique, et mon Dieu, c'était pour ça que Kurt ne savait pas s'y prendre avec les enfants. Il était une chiffe molle avec eux.
"Okay, on pourra mettre des paillettes sur ta citrouille," dit Kurt, retirant les mains de Tyler de sa jambe. "Mais seulement si tonton Blaine promet de nettoyer derrière nous," ajouta-t-il et Tyler retourna vers Lelia en courant et en applaudissant. Il se retourna pour faire face à Blaine. "Ça c'est pour la moue. Je vais supposer que c'est toi qui lui a appris cette expression, parce que tu l'utilises avec moi tout le temps."
Blaine ouvrit la bouche pour protester, et la referma rapidement. "Okay, je nettoierai toutes les paillettes."
"C'est ce que je pensais," dit Kurt, d'un air satisfait alors qu'il prenait la main de Blaine. "Maintenant, vas-y, prends quelques citrouilles qu'on puisse se barrer d'ici."
C'était la semaine que Kurt détestait le plus de l'année: la terrible semaine post-Thanksgiving. La dernière semaine de cours et la semaine avant les examens finaux étaient sur le point d'arriver. C'était la semaine pendant laquelle lui et la caféine devenaient meilleurs amis pour la vie, il ne dormait presque pas assez, et tous ceux qu'il rencontrait étaient stressés et avaient les nerfs à vif. Ça semblait toujours plus mouvementé que pendant les autres semaines de fin de trimestres, probablement parce que Thanksgiving était passé par là.
Ça n'aidait pas que son père et Carole viennent pour le long week-end, tout le monde faisant équipe pour convaincre Kurt de venir au match d'OSU contre le Michigan. Blaine avait été scandalisé quand Kurt lui avait dit qu'il allait être diplômé sans avoir vu un seul match et son père avait sorti l'excuse de la sortie amusante en famille. C'était vraiment génial de passer du temps avec eux – mais tout fut laissé en plan pendant quatre jours et on était maintenant mercredi et tout lui revenait en pleine face.
Il savait que ce serait plus calme cette semaine. Bordel, ce serait même plus calme dans vingt-quatre heures une fois qu'il aurait barré quelques autres choses sur sa to-do list. Et puis, hey, c'était le dernier automne de cours qu'il aurait à traverser. Ça serait l'occasion de faire la fête – dans simplement neuf jours.
Ce soir-là, après le travail, Kurt passa la porte de Blaine, lâchant tous ses livres et papiers et son ordinateur portable directement dans l'entrée. Blaine était toujours sur le campus dans son bureau – et il se sentait mal, parce qu'il savait que Blaine avait tout autant de travail que lui. Kurt savait qu'il devrait commencer quelque chose, n'importe quoi, mais il avait vraiment, vraiment besoin de cinq minutes pour se complaire dans son stress.
Il alla directement dans la chambre de Blaine, ignorant la queue battante de Brady, et se laissa tomber tête la première dans les oreillers. Même si toutes les choses qu'il aurait dû être en train de faire tournaient dans son esprit, c'était bien d'avoir quelques minutes pour se détendre. Il commencerait définitivement son ébauche pour son devoir sur les contrastes après ces cinq minutes de liberté ou il lirait peut-être ce qu'il avait déjà écrit pour la Littérature en chansons du 18ieme & 19ieme siècles – il avait besoin de quelques modifications. Pas que Kurt n'appréciait pas les classiques, mais il serait content une fois qu'il passerait au 20ieme siècle lors du prochain trimestre.
Ou, il supposa qu'il devrait vraiment travailler sur son devoir maison de SVT… beurk. Pourquoi avait-il accepté la proposition de son tuteur de garder les sciences pour sa dernière année ? Heureusement, son prof du Glee Club avait changé leurs heures, alors il n'avait qu'une heure cette semaine au lieu des trois heures habituelles, et ça lui donnerait un peu plus de temps libre. Merde, ça lui rappelait qu'il devait donner une liste de suggestion de chansons au Dr. Liles pour son récital de dernière année, qui était, effroyablement, dans seulement trois ou quatre mois. Il aurait dû la rendre la semaine dernière, mais elle lui avait dit qu'ils pourraient se voir après les examens. Kurt était presque sûr que Blaine avait quelque chose à y voir. Il n'était pas sûr de ce que Blaine lui avait dit ou pourquoi elle aurait accepté et il détestait dépendre de quelqu'un d'autre – mais il n'en avait vraiment, totalement plus rien à faire.
Kurt avait dû s'endormir pendant qu'il classait des formations de rock et qu'il pensait à toutes les chansons qu'il avait chantées (à McKinley et OSU), parce qu'il se réveilla en sentant Blaine lui retirer gentiment ses chaussures. Kurt résista à l'envie de se glisser sous les couvertures et de se laisser retomber dans les bras de Morphée parce que son cerveau commençait à paniquer que ça faisait peut être plus longtemps que cinq minutes. Il s'assit en un bond et sa vision tourna devant ses yeux, ok, peut-être qu'il n'était pas encore totalement réveillé.
"J'ai essayé d'éviter ça," dit doucement Blaine, en lui donnant un petit coup de coude avant de retomber sur le lit. Kurt pouvait entendre dans sa voix qu'il souriait et il roula sur le côté pour voir Blaine se glisser dans le lit à côté de lui.
"Non, non, si tu te mets dans le lit ça va pas m'aider à me relever. J'étais pas supposé dormir. J'ai beaucoup trop de choses à faire," répondit Kurt, en essayant de se lever encore une fois, mais Blaine l'attrapa par la taille pour le tirer contre lui.
"Mais tu dois aussi avoir besoin de te reposer parce que sinon tu ne te serais pas endormi avec la tête plongée dans les oreillers et tes chaussures aux pieds," le taquina Blaine, resserrant sa prise sur Kurt jusqu'à ce qu'il cesse de se tortiller, acceptant finalement sa défaite. "Il n'est pas encore très tard. Encore une heure à ne rien faire puis je nous cuisinerai le dîner pendant que tu travailleras. Est-ce que je peux faire quoi que ce soit ? Te faire un thé, te faire couler un bain ?"
Kurt ouvrit grandement ses yeux pour regarder Blaine pour la première fois de la nuit. Il était passé devant lui sur le campus à un moment ce jour-là, ayant l'air aussi tracassé que Kurt l'était, et même si ses cheveux étaient un peu décoiffés par le vent, il était joyeux et étonnamment calme.
Parce qu'il savait que Kurt avait besoin que ce soit le cas.
"Pourquoi est-ce que tu es toujours aussi gentil avec moi ?" demanda finalement Kurt, relevant sa tête de l'oreiller juste assez pour faire une bise à Blaine.
"Parce que je suis déjà passé par là et que j'aurais bien eu besoin de quelqu'un qui se serait assurer que je dormais et mangeais assez et qui m'aurait couvert de baisers," répondit Blaine, ponctuant ses mots en embrassant la mâchoire et le cou de Kurt, en faisant des bruits exagérés contre sa peau et Kurt ne put s'empêcher de rigoler. "Non, mais sérieusement, de quoi t'as besoin?"
Kurt réfléchit pendant un moment avant de dire, "Est-ce qu'on peut juste rester allongé là ? Et réveille-moi dans une heure si je m'endors ? Parce que je suis trop bien pour bouger."
Blaine tira son téléphone de sa poche et pianota dessus, sûrement pour programmer une alarme. Il le jeta derrière Kurt et bougea dans le lit jusqu'à trouver une position confortable. Confortable pour Blaine voulait dire avoir ses jambes enlacées avec celles de Kurt, une cheville accroché à celle de Kurt le clouant efficacement au lit, ses bras enroulés étroitement autour de Kurt et sa tête reposant sur l'épaule de Kurt. Ce n'était pas exactement la position la plus confortable pour Kurt – le bras de Blaine appuyait entre ses omoplates, mais il était trop fainéant pour bouger ne serait-ce d'un centimètre. "Merci," murmura-t-il, sa voix remplie de sommeil. Blaine disait quelque chose, mais Kurt était déjà en train de se rendormir, cette fois il rêva de son magnifique copain à la place de science et de choix de chansons.
Kurt se réveilla en entendant 'Don't Stop Thinking About Tomorrow' sonnant doucement depuis le téléphone de Blaine et il voulut grogner, parce que c'était tellement mièvre, mais il était toujours un peu confus à cause du sommeil et sourit à la place. Il se tourna pour le dire à Blaine et réalisa qu'il n'était plus là. Il prit le téléphone pour le couper et erra jusqu'à la cuisine.
Tous les livres de Kurt avaient était ramassés et rangés en de belles piles sur la table. Son ordinateur portable et son téléphone étaient branchés pour se recharger. Blaine rangeait la vaisselle et Brady était assis à ses pieds.
"Tu te sens mieux après ta sieste de régénération ?" demanda Blaine, souriant quand il vit Kurt dans l'encadrement de la porte.
"Quelque chose comme ça," répondit Kurt, en avalant un bâillement. Il marcha jusqu'à Blaine et lui fit un câlin par derrière pendant qu'il rangeait les tasses à café. Kurt soupira un grand coup en se reposant sur Blaine et Blaine rigola.
"Peut-être que je devrais en laisser une sortie pour toi. Tu n'as pas encore l'air réveillé." Rigola-t-il quand Kurt passa son bras au-dessus de lui pour attraper une tasse et se dirigea vers la cafetière.
"C'est pour ça que je fais pas de sieste quand j'ai des trucs à faire," rétorqua Kurt. Il attendait que la machine chauffe et jeta un coup d'œil à l'horloge. "Dix-neuf heures. J'arrive pas à croire que j'ai dormi si longtemps." Il secoua la tête pendant qu'il tripatouillait la machine pour faire son café et Blaine ferma enfin le lave-vaisselle.
"J'allais faire à manger avant de réaliser que je n'avais pas fait les courses depuis une semaine. J'ai commandé au Thai. Ça va bientôt arriver." Blaine marcha jusqu'à l'endroit où Kurt se trouvait, lui massant doucement ses épaules. Kurt grogna au contact, et okay, il devait vraiment se calmer. Le fait qu'ils avaient été trop occupés pour faire l'amour de la semaine, ne voulait pas dire que Kurt devait grogner à chaque fois que Blaine l'effleurait – mais Blaine avait vraiment de superbes mains. Blaine continua, malaxant ses omoplates, touchant le point à côté de sa colonne vertébrale qui était toujours tendu.
Blaine bougea finalement ses mains jusqu'aux creux du dos de Kurt, pressant gentiment ses pouces. "Bon, voilà le plan," dit Blaine, parlant doucement, comme s'il disait un secret d'ordre de sécurité nationale à Kurt. "Il est sept heures maintenant. Va travailler, mais je vais te faire arrêter pour dîner, et à minuit peu importe où tu en es, je te tire jusqu'au lit, compris ?"
"Pas pour dormir, je suppose," répondit Kurt, souriant tout en prenant sa tasse maintenant pleine de café.
"Quel genre de petit copain je serais si je ne t'aidais pas à déstresser avant de dormir ?" demanda Blaine, ayant presque l'air blessé tandis qu'il s'éloignait de Kurt. "Crois-moi, tu ne penseras pas une seconde à ta to-do list une fois que j'en aurai fini avec toi."
Kurt leva simplement les sourcils en réponse parce que vraiment, Blaine. Heureusement, la sonnette de la porte retentit, et Kurt avait assez faim pour oublier tout ça.
Kurt se réveilla beaucoup trop tôt le jour du Nouvel An. Beaucoup trop tôt parce qu'ils n'avaient pas été invités à une ou deux fêtes du Nouvel An, mais à cinq, et même s'ils n'avaient pas prévu d'être aussi ambitieux, ils allaient au moins essayer de passer à la fête de Liz et à celle de Finn. Ce qui voulait dire que Kurt voulait absolument rester au lit jusqu'à ce qu'il ait vraiment à sortir, et puisque le sommeil ne voulait pas venir, il opta pour la deuxième meilleure chose après dormir (ou mieux, tout dépendait du niveau d'épuisement, supposa-t-il ).
"Mmmm, tôt," murmura Blaine alors que Kurt embrassait son dos sans efforts. Kurt essaya de ne pas rire - Blaine était toujours un peu long à se réveiller le matin et aujourd'hui n'était pas une exception.
"Peux pas dormir," répondit Kurt, poussant gentiment Blaine pour qu'il se retourne. Il obéit fixant Kurt avec ses yeux remplis de sommeil. "J'ai pensé que je pourrais m'épuiser assez pour au moins faire une sieste ."
"Et naturellement, tu as pensé à moi," rétorqua Blaine tout en baillant. Kurt était penché au-dessus de lui et Blaine le tira pour l'embrasser. "Joyeux Anniversaire," dit-il avant de presser leurs lèvres ensemble, juste un bref moment. Kurt perdit son équilibre alors que Blaine le tirait à lui, s'effondrant sur lui, et Blaine pouvait sentir que Kurt était déjà dur contre sa cuisse. "En effet bon anniversaire, quelqu'un est impatient," ajouta Blaine, prenant le cul de Kurt entre ses mains pour qu'il s'écrase contre lui. "T'es réveillé depuis quand ?"
"Trop longtemps," répondit Kurt, faisant rouler ses hanches contre les cuisses de Blaine et entendant un petit grognement se coincer dans la gorge de Blaine. "J'aurais dû te réveiller plus tôt pour que tu ne sois pas été à moitié endormi pendant ça."
"Je suis totalement réveillé," répondit Blaine, mais sa phrase fut ponctuée d'un autre bâillement. "Oh, stop, je suis assez réveillé," protesta Blaine quand Kurt mordit fortement sa lèvre inférieure pour s'empêcher d'éclater de rire. "Où me veux-tu ?" demanda-t-il, son ton indiquant que peu importait à quel point il était fatigué, il voulait Kurt.
"Tu restes où tu es," dit Kurt, faisant passer le t-shirt de Blaine au-dessus de sa tête. Il avait déjà balancé le sien avant de réveiller Blaine. "Je peux très bien m'occuper tout seul jusqu'à ce que tu sois complètement réveillé pour participer totalement."
"Je t'ai dit que j'étais réveillé," répondit Blaine, se plaignant presque tout en attrapant de nouveau le cul de Kurt.
"Oui et t'es aussi en train de me tripoter," dit Kurt et il se dit qu'il pourrait arrêter de le taquiner. "Juste... Laisse-moi faire, okay ?"
Blaine acquiesça, bougeant ses mains pour les poser sur les hanches de Kurt. "Tu vas me chevaucher, hein ?" demanda Blaine, sa voix tombant dans les graves et enrouée par le sommeil.
"Est-ce que tu ne sais pas cacher les surprises ?" demanda Kurt, souriant un peu pour lui faire savoir que c'était effectivement le plan. Ça l'était souvent quand Kurt réveillait Blaine comme ça. "Oh mon Dieu, est-ce que c'est ce qu'il se passe maintenant qu'on est ensemble depuis un an ? On devient prévisibles ?"
"Presque sûr que tu n'as jamais été prévisible," dit Blaine, haletant un peu quand Kurt se pencha et mordit gentiment sa clavicule. Kurt adorait leurs matinées ensemble pour cette exacte raison - Blaine était toujours trop fatigué pour que son cerveau s'attende à quoi que ce soit. Même s'il avait fait les mêmes mouvements Dieu sait combien de fois durant l'année passée , Blaine réagissait comme si c'était quelque chose de complètement nouveau. Ce n'était certainement pas un secret que Kurt adorait voir les réactions de Blaine.
Kurt continua d'embrasser le corps de Blaine, mordillant sa peau quelques fois pour obtenir les mêmes grognements qu'il en était venu à adorer. Les gémissements de Blaine devinrent de plus en plus demandeurs et juste au moment où Kurt crut qu'il allait commencer à le supplier pour qu'il le touche juste maintenant, Kurt tira son boxer jusqu'au-dessus de ses genoux, juste assez pour accéder à ce qu'il voulait. Kurt entendit Blaine l'appeler tandis qu'il prenait son sexe en bouche, Blaine enroulant ses doigts dans les cheveux toujours emmêlés et non-coiffés de Kurt.
Blaine était assez réveillé maintenant, au point que Kurt ne s'embêtait plus à y aller doucement, prenant le sexe Blaine autant qu'il pouvait dans sa bouche, léchant et suçant, le prenant encore plus profondément. Ça ne prit pas longtemps avant que Blaine ne tire sur les cheveux de Kurt. "Allez, allez, prends le lubrifiant."
"Autoritaire," répondit Kurt, se retirant et souriant, prenant la bouteille de lubrifiant dans la table de nuit. Il la jeta à Blaine, qui s'assit, pensant que Kurt allait s'allonger pour cette partie, mais Kurt secoua la tête. "Reste juste où tu es," dit-il face au visage confus de Blaine. Il passa une jambe au-dessus de Blaine, se mettant à quatre pattes avec son cul à seulement quelques centimètres du visage de Blaine.
"Oh mon Dieu," gémit Blaine face à la vision, écartant les fesses de Kurt avec ses mains pour avoir une meilleure vue. "Tu disais quoi sur ce quelqu'un étant prévisible ?"
Blaine lécha la fente des fesses de Kurt, Kurt utilisant toute sa volonté pour ne pas se laisser tomber tête la première dans le lit. Il ne s'attendait pas à ça. "Et t'as dit quoi sur ce quelqu'un étant impatient ?" rétorqua-t-il alors que Blaine continuait à le lécher. Après s'être presque effondré, Kurt réalisa que s'il se positionnait bien, il pouvait probablement atteindre la queue de Blaine, du moins le bout, et il arqua son dos, suçant doucement le gland.
"Frimeur," lâcha Blaine, et Kurt essaya de ne pas rire, la bite de Blaine s'échappant de sa bouche ce faisant. "Je n'ai pas dit stop," grogna-t-il, avant de recommencer à tourner autour de l'entrée des fesses de Kurt avec sa langue. Kurt retrouva la bonne position, passant sa propre langue autour du gland de Blaine.
Malheureusement, ils ne pouvaient pas tenir éternellement dans cette positon, et Blaine abandonna en premier (okay, Kurt avait peut-être du mal à abandonner les défis). Mais Blaine le récompensa avec deux doigts au lieu d'un, et Kurt gémit autour du sexe de Blaine à la sensation familière. "Mon Dieu, Kurt, t'es magnifique comme ça," murmura Blaine, faisant entrer et sortir ses doigts plus vite qu'il ne l'aurait fait d'habitude. Quand il rajouta enfin un troisième doigt, ça devint de plus en plus dur pour Kurt de se concentrer sur ce qu'il était en train de faire, la bite de Blaine sortant de sa bouche quand ses doigts touchèrent sa prostate.
"Okay," dit Kurt, plus comme une affirmation qu'une question parce qu'il voulait vraiment passer aux choses sérieuses.
"Okay," convint Blaine, retirant ses doigts et donnant une petite claque à la fesse droite de Kurt. Le sexe de Kurt réagit bizarrement à la douleur, et ce serait quelque chose à explorer – mais plus tard, parce que Kurt voulait vraiment, vraiment le sexe de Blaine en lui.
Kurt fouilla dans les draps pour trouver la capote, ne perdant pas de temps à l'ouvrir et à la dérouler sur le sexe de Blaine. Il se baissa, le faisant doucement rentrer en lui, Blaine tendant la main pour attraper le sexe de Kurt quand le sien fut à moitié en Kurt et celui-ci dut repousser sa main. "Pas tout de suite," siffla-t-il, fermant les yeux jusqu'à ce que Blaine soit complètement en lui. Il les rouvrit, regardant vers le bas pour voir que Blaine le fixait ouvertement, sa bouche un peu ouverte. Kurt posa une main sur le torse de Blaine et Blaine recouvrit la main de Kurt de la sienne.
Alors que Kurt commençait à bouger doucement de haut en bas sur son sexe, les mains de Blaine s'accrochèrent aux hanches de Kurt, appuyant tellement fort qu'elles laisseraient sûrement des bleus, mais Kurt s'en fichait à ce moment. "Tu es - toujours – tellement magnifique, Kurt, putain, " murmura Blaine en regardant Kurt s'empaler sur sa bite. Il retira une de ses mains des hanches de Kurt et attrapa le sexe de Kurt. Kurt le laissa pomper doucement pendant que ses hanches bougeaient de haut en bas même si c'était presque étouffant – beaucoup trop de sensations l'envahissant.
"Si tu veux que ça dure, tu devrais sûrement pas faire ça," dit Kurt en descendant complètement sur le sexe de Blaine, ne bougeant pas, assez longtemps pour se frotter contre lui.
"Tu rigoles, non ? C'est à ça que sert le deuxième round, je dois te voir jouir, Kurt."
Dans ce cas, pourquoi Kurt le décevrait-il ? Il ferma de nouveau les yeux pour se concentrer -sur la main de Blaine autour de sa bite, sur le sexe de Blaine frottant contre sa prostate quand il arquait son dos, la chaleur montant dans son bas ventre. Kurt entendit Blaine murmurer son nom, et il ouvrit les yeux, les encrant à ceux de Blaine juste quand il passait sa main sur son gland et l'orgasme de Kurt le frappa presque sans avertissement. "Oh, oh," dit Kurt alors que Blaine pompait son sexe pendant qu'il jouissait, ses jambes bougeant sans qu'il le leur ordonne, bougeant assez fort contre Blaine pour faire jouir ce dernier, Kurt sentant son sexe palpiter en lui.
Kurt se laissa tomber contre le torse de Blaine, le sexe de Blaine sortant de lui dans son mouvement, et la seule chose sur laquelle Kurt pouvait se concentrer était la forte respiration de Blaine ainsi que la sienne. "Mmmm," fredonna Blaine, enroulant ses bras autour de Kurt. "Meilleur cadeau d'anniversaire des un an au monde."
"T'as toujours eu ce problème de penser que des choses que je ferais sans rien pour m'y pousser sont des cadeaux," répondit Kurt quelques minutes après quand il retrouva enfin sa voix. Il roula de l'autre côté du lit pour laisser Blaine se débarrasser de la capote.
Kurt sentit le matelas bouger quand Blaine revint au lit. "Je suis presque sûr que quoi que tu m'aies acheté cela semblera bien pâle en comparaison, désolé de briser tes rêves," le taquina Blaine en soulevant les couvertures pour qu'ils se glissent en dessous. "Enfin, du moins jusqu'à ce qu'on arrive au deuxième round."
Kurt rigola avec autant d'énergie qu'il pouvait rassembler. "Je déteste briser tes rêves, mais le deuxième round n'arrivera pas, du moins pas avant une sieste. Et une douche. Et après s'être brossé les dents, aussi."
"Mais je suis réveillé maintenant!" dit Blaine, passant une jambe au-dessus de celle de Kurt pour le prendre fortement dans ses bras. "Qui a besoin de faire la sieste ?"
"Moi," rétorqua Kurt, attrapant le bras de Blaine pour l'enrouler autour de lui. "Sois une bonne grande cuillère ou je te jette dans le salon avec les chiens."
"Tu n'oserais jamais," répondit Blaine, prétendant être horrifié.
"J'oserais et tu le sais." Kurt soupira de contentement alors que Blaine resserrait sa prise autour de la taille de Kurt. "C'est mieux. Maintenant, dors, ou fait ton voyeur et regarde-moi dormir, comme tu veux."
"J'aime le fait que tu aies réussis à m'accepter pour ce que je suis," le taquina Blaine, mais Kurt était déjà en train de s'endormir. La réponse spirituelle viendrait plus tard.
* La fête du travail qui tombe pour les français le 1er mai et qui avait au départ été instaurée comme jour annuel de grève pour la réduction du temps de travail s'appelle Labor Day aux États Unis et se déroule en septembre.
** Un cocktail composé de Champagne et de jus de fruits (généralement orange).
