Titre : Le destin sait toujours ce qu'il fait

Auteure : Jes Cullen-Malfoy

Rated : M

Couple : Edward/Jasper

Genre : Friendship/Romance/Drame

Warning : Sexe, slash, violence, alcool, drogue et autres joyeusetés au rendez-vous. Relations sexuelles explicites.

Disclaimer : Les personnages issus de la saga Twilight appartiennent à S.M. (sauf au niveau du caractère pour cette histoire car la plupart de ses personnages sont ici OOC « Out Of Character ») tandis que les autres sont de mon cru.

Béta correctrice : Vivi64


Note d'auteure : Merci à tous pour vos reviews, elles m'ont fait super plaisir. Le site ne fonctionnant pas correctement depuis lundi, j'espère que vous avez reçu vos réponses. Sinon, pour parler de ce chapitre « court », j'espère qu'il vous plaira. On en apprend malgré la longueur et il donne quelques indices. Sur ce, je vous laisse lire ! Bonne lecture.


Chapitre 5 : Dialogue avec Dieu


Je montais les escaliers qui semblaient interminables pour ensuite atterrir dans un couloir rempli de portes. La panique commença à monter en moi. Je tentai alors d'ouvrir chaque porte mais elles étaient toutes fermées à clé. Plus j'essayais d'ouvrir de portes, plus il y en avait. Et ce bruit qui devenait de plus en plus fort…

Pourquoi ce bruit, ces cris ?

Je me mis à courir dans le couloir et essayai le plus de poignées possible quand toutes les portes disparurent pour n'en laisser qu'une en face de moi. Je déglutis et m'avançai pour n'être plus qu'à un mètre de ladite porte, couleur rouge vif. Elle faisait peur.

Je portai ma main sur la poignée qui était froide comme la glace. Je la tournai et qu'elle fut ma surprise en découvrant que cette porte-ci n'était pas verrouillée. Je poussai alors cette dernière et me figeai sur place. La femme de ma vie était nue avec mon meilleur ami, tout aussi nu. Ils étaient en pleine action et ne m'avaient même pas vu.

Moi, j'avais toujours ma main sur la poignée que je serrais de plus en plus en cet instant.

- Judith, dis-je la voix étranglée par la vision de leur corps, couverts de sueur, en mouvements.

Je la vis se tourner vers moi et son visage à cet instant était froid.

- Je ne t'aime pas Edward, je ne t'ai jamais aimé.

Je pouvais sentir les larmes couler le long de mes joues. Je vis aussi cette fille se retourner pour faire face à Luke et elle lui dit :

- Fais-moi l'amour bébé…

Je me réveillai une fois n'est pas coutume en sursaut. Je pouvais sentir que des larmes coulaient déjà sur mes joues.

Je regardai mon réveil et vis qu'il n'était que 3h26 du matin.

De plus en plus tôt, me dis-je à moi-même.

Je ne pris pas la peine de me recoucher car je n'aurais pas su me rendormir, pas après ce cauchemar. Celui-là était le plus dur, le plus mesquin.

Je sortis alors de sous mes draps. Pour une fois, je ne bandais pas au réveil, au moins un pas en avant, je ne devrais pas prendre de douche froide.

Je me trainai ensuite tant bien que mal vers la salle de bains que j'allumai. La lumière du néon me fit mal aux yeux un petit moment. J'enlevai mon boxer sans énergie et entrai dans la cabine de douche. Je ne pouvais même plus prendre de bain. Pourquoi ? Parce qu'avec Judith, nous avions pris un bain une fois chez moi et la première fois que je m'étais mis dans une baignoire, je m'étais revu avec elle et ça avait été très difficile à supporter.

L'eau coulait à présent le long de mon dos et même cela ne me fit rien. Avant, j'adorais prendre une bonne douche bien chaude mais là, elle aurait pu être glacée que cela ne changerait rien. J'éteignis donc l'eau et sortis de la douche. J'empoignai une serviette qui était pliée sur le meuble près du lavabo.

Même ces simples gestes étaient morts, j'étais mort. Attention, pas au sens littéral du mot mais à l'intérieur.

Quand je fus totalement séché et habillé, je descendis au salon pour regarder la télévision. Je jetai un coup d'œil à l'horloge murale et vis qu'il n'était que 4h15. J'espérais au moins qu'il y aurait un bon truc à regarder. Je commençai à zapper à toute vitesse, ne trouvant rien d'intéressant à voir.

Pourquoi rester ? Pourquoi survivre ?

Je ne voulais plus manger, plus boire, plus aller au lycée, me laver était devenu un automatisme et le reste aussi, alors pourquoi faire semblant que tout deviendrait facile avec le temps ?

Sur un coup de tête, je me décidai à agir, à en finir avec cette tristesse qui inondait mon visage depuis près de deux mois. Mon corps se sentit mieux à cette décision et je me dirigeai donc le plus silencieusement possible vers le bar, qui se trouvait dans la salle à manger, pour y prendre une bouteille d'un alcool quelconque. Je fus bien content de trouver une demi-bouteille de Whisky et une bouteille encore fermée de Cognac. Cela ferait l'affaire et bien largement. Je repartis ensuite dans le salon pour saisir les clés de la Mercedes de ma mère qu'elle laissait dans une coupelle près de l'entrée. Je ne pris pas la peine de prendre mes effet personnels, ni ma veste car je ne comptais pas revenir.

Je ne laissais pas non plus un mot car mes parents connaissaient la raison de mon acte et quoique je leur dise, ils seront très tristes. J'eus quand même l'envie de leur noter qu'avec le temps ils oublieront…

Ce que je fis d'ailleurs après deux minutes de réflexion.

J'étais maintenant dans la voiture. Je pris la télécommande dans la boite à gants pour l'ouverture de la porte du garage et dès qu'il fut ouvert, je démarrai et quittai hâtivement l'endroit. Je devais dire que conduire la voiture de ma mère était très troublant mais la vitesse était très libératrice. Je ne savais pas où aller, donc une fois à la fin du sentier de terre, je pris sur la droite pour emprunter la quatre-voies.

Je roulais depuis au moins deux minutes quand j'arrivai à un croisement. Je stoppai, ne voulant quand même pas créer un accident même si les rues étaient désertes à cette heure matinale.

Je pus aussi voir que si je continuais tout droit, je prenais la direction de la réserve Quileute ainsi que la ville de Seattle qui était encore plus loin. Au vu des miles, le trajet pour Seattle prendrait au moins deux bonnes heures, sinon plus. Je décidai que cette ville m'offrirait une mort à ma hauteur.

Je repris donc la route en prenant cette direction.

Voir les arbres défiler me donna la migraine et mes yeux avaient du mal à rester ouverts.

Putain, je n'allais quand même pas mourir dans un crash, je voulais au moins choisir ma mort.

Je ralentis à cette constatation pour atteindre la limitation de vitesse légale et un bon quart d'heure plus tard, je vis sur mon chemin une falaise avec un chemin de terre. Ni une, ni deux, je tournai à gauche et l'empruntai.

En voilà un suicide parfait !

Tout le monde le faisait, enfin tous ceux qui avaient une falaise à proximité et qui voulaient en finir.

Après deux bonnes minutes, j'arrivai au sommet et stoppai la voiture. J'en descendis en prenant soin d'emporter avec moi mes deux bouteilles. Autant s'bourrer la gueule avant !

OoOoOoOoO

J'avais déjà fini la demi-bouteille de Whisky et je venais juste t'entamer celle de cognac quand je me rendis compte que si je continuais, je ne serais plus capable de me jeter de la falaise. Sur cette observation, je refermai la bouteille, chose inutile, et me relevai en titubant. Je marchai droit devant moi et me stoppai à un mètre du bord.

- Eh ben voilà… Mesdames et Messieurs, vous allez être spectateurs de mon suicide. Prenez-en du plaisir.

Sur ce, je fis un premier pas en avant et dis dans un souffle :

- Je t'aimais moi Judith...

Un deuxième pas.

J'avais une vue plongeante d'où j'étais.

Encore un pas et j'en aurai fini.

Je levai la jambe puis je reçus comme un coup sur mon côté droit et cela me jeta littéralement à terre. Je ne prendrais pas la peine de vous dire qu'avec l'alcool que j'avais ingurgité, je me mis à rire comme un con tout seul.

- Même ma mort elle a réussi à me la prendre cette sale pute, dis-je tout haut.

Je me mis ensuite sur le dos et fermai les yeux.

- Tu dois quand même te douter que dès que je me relèverai, je sauterai de cette falaise… Oh grand manitou…

- Ca j'en doute, me répondit une voix.

Putain, en fait j'étais mort et Dieu me parlait.

- Eh bien, j'ai bien cru que j'avais raté mon plongeon. Où dois-je aller ? Dis-je dans un rire.

- Dans un bon lit je pense mais le reste te regarde, entendis-je encore cette voix.

- Ok…

Je rouvris les yeux et me redressai quelque peu, et quelle ne fut pas ma surprise de voir que Dieu avait l'apparence du gars qui était avec moi à presque tout mes cours.

- Oh… Vous ressemblez à l'autre abruti perdu dans la pluie…

Je le vis crisper son visage et fermer les yeux.

- Pas grave, je m'en fous… Je me doute bien que Dieu ne se montre pas en vrai et ce mec est peut-être celui qui a retenu plus mon attention aujourd'hui.

- Le gars crispé a retenu ton attention, dit-il en rouvrant ses yeux.

Je roulai des miens et partis dans un fou rire.

- Putain, j'en reviens pas… Vous êtes Dieu bordel, vous devriez savoir avant tout le monde que je ne suis pas gay… Il est juste ailleurs ce gars et cela me convient…

Je secouai la tête et essayer de me relever. Dieu me proposa alors sa main et je la pris. Une fois sur pied, je m'avançai vers la voiture puis je me souvins que j'étais mort.

- Au fait, suis-je au ciel ou suis-je resté sur terre ? Demandai-je en m'asseyant près de la bouteille de cognac.

- Au fait, tu n'es pas mort et je ne suis pas Dieu.

Je me mis à rire puis en voyant que Dieu ne riait pas, je me figeai.

- Putain, t'es qui toi ! Demandai-je en le pointant du doigt.

- Moi ? dit-il.

Je hochai la tête et il reprit en riant :

- Je suis le mec crispé abruti qui est perdu dans la pluie… Communément appeler Jasper.

- J'suis pas mort alors ? Demandai-je incrédule.

- Non et je compte bien faire tout mon possible pour éviter que tu ne sautes de cette falaise.

- Qu'est-ce que tu en as à foutre pauv' con ?

- Parce que la vie est courte et que tu laisseras des gens qui t'aime derrière toi, dit-il avec colère.

- Et alors, ils s'en remettront...

- Non, ils ne s'en remettront pas, me répondit-il avec plus de colère.

- Putain je te dis que si ! Dis-je moi aussi en colère.

- Et moi je te dis que non, Maman.

Hein, quoi !

- Maman ? Répétai-je pas sûr d'avoir bien entendu.

Je vis ensuite des larmes couler le long de ses joues. Sur l'instant, je fis la seule chose intelligente et lui tendis la bouteille de cognac qu'il s'empressa de prendre.

Après avoir bu deux grandes gorgées, il me tendit la bouteille et j'en fis de même.

Nous bûmes en silence et petit à petit, je n'arrivais même plus à tendre le bras pour prendre ladite bouteille.

Avec un peu de chance, j'aurai un coma éthylique.

Sur cette bonne pensée, je fermai les yeux dans l'espoir de ne plus les ouvrir.


Voilà, le chapitre 5 est publié. Il fait 7 pages et 1940 mots. Il est court, je sais… mais je devais absolument couper ici.

Je suis certaine que beaucoup d'entre vous doivent se poser des questions sur Jasper, et je vous dirai que les réponses seront dans le chapitre 7 qui contient un Pov made in Jasper.

Sinon, que pensez-vous de cette rencontre entre Edward et Dieu… euh Jasper ? Mdr

Je terminerai en vous disant ceci : Merci d'avoir lu jusque là et j'espère que vous avez aimé.

Prochain Chapitre : Un weekend pourri : partie 1

(^-^)

Jes Cullen-Malfoy

Chapitre 05 republié corrigé le 08 avril 2012