Je suis généreuse, nouveau chapitre aujourd'hui ! Je dois avouer que je m'éclate dans les descriptions (surtout dans le charmant paragraphe qui suit…) Si, clairement, ça vous fait chier les descriptions, faites le moi savoir que je les limite (même si j'adore ça, je peux essayer de vous faire plaisir ) ) Bon, bonne lecture, en espérant que le chapitre vous convienne. N'hésitez toujours pas à laisser votre avis en review et, comme l'a fait TheRiday, si vous voyez des fautes, REVIEW (ça m'instruit et ça m'aide donc n'hésitez pas à m'hurler à la figure mes fautes (je suis qu'au collège…) inacceptables) Bonne lecture :
Il fallu une vingtaine de minutes au Patron pour arriver en ville, la rue où il se logeait étant si longue qu'il lui avait fallu dix minutes pour simplement en sortir. Il conduit cinq minutes supplémentaires pour arriver à son bordel favori, dans un quartier mal fréquentée de la ville. Il gara sa moto et pénétra dans la rue sombre. Alors qu'il avançait entre les poubelles et ordures qui trainaient au sol, au milieu des cadavres d'animaux venus claquer en paix dans l'espoir d'y trouver le répit mais ne trouvant que des rats abrégeant leurs souffrances, ainsi que les cris de leurs estomacs respectifs, il monta lentement la fermeture éclair de sa veste pour ne pas sentir le froid lui mordre la peau. Il longea les posters d'élections électorales ou de publicités pour de la nourriture d'un marchand singulier qui habitait dans la rue et qui vendait sûrement les cadavres mixés des chats crevés de la rue sous une couche de pate d'OGM pour le nommer « Raviolis maisons ». Enfin, il arriva à une porte métallique et crasseuse, pleine de graffitis et de chewing-gum séchés. Il l'ouvrit sans hésitation et elle ne résista pas mais émit tout de même un long grincement de goupilles rouillés. Derrière se trouvait un long couloir blanc aux murs impeccables, ce dont personne n'aurait pu se douter vu l'état de la porte ainsi que de la rue. Une odeur de tabac et d'alcool mélangeaient aux effluves écœurants de parfum bon marché agressa les narines du Patron.
Une fille en tenue plus qu'explicite – en maillot très fin si vous voulez un peu plus de description - l'accueillie en l'appelant « Boss ». Elle lui prit son manteau et le posa sur un crochet de bois parmi tant d'autre. Elle l'invita à entrer dans le bar, peu gêné par sa nudité. Il la suivit, bien que connaissant le chemin, dans le long couloir où les murs se décoraient de… culottes de fille agrafés, oui… Il arriva finalement dans une salle haute de plafond dont l'atmosphère aurait pu choquer plus d'un, lui compris s'il n'était pas le Patron. Des multitudes de barres rejoignaient le plafond jusqu'à des estrades où des filles en maillot dansaient d'une manière très sensuelle. Des dizaines d'hommes, sûrement mariés et pères de trois gosses chacun, tendaient des billets aux nombreuses strip-teaseuses, chope de bière à la main.
-Bonne journée, Patron, dit la jeune fille en s'éloignant à nouveau dans le couloir d'où ils venaient.
Le Patron se fraya un passage entre leurs gros ventres trapus d'alcoolique jusqu'à un comptoir. Il s'asseyait à une chaise face au bar, son torse nu ne le gênant pas le moindre du monde face au bide rebondi des autres hommes. Et ça en choquaient plus d'uns de voir un homme aussi beau que lui être dans ce genre de bar, lui qui avait toutes les filles à ses pieds.
-Patron ! dit une voix féminine et doucereuse, contente de vous voir ici !
Une fille en tenue de bunny qui tenait des chopes de bières d'au moins un litre chacune le salua en balançant d'avant en arrière ses oreilles de lapin.
-Quand j'vous ai vu, je pensais que vous étiez là pour regarder si tout va bien mais nous sommes dimanche, vous êtes au repos, non ?
-Justement, je ne suis pas ici pour le boulot, maugréa Patron.
-Je vous commande une chambre ? minauda la serveuse. Une préférence ? Cassandra ?
-Cassandra.
La serveuse s'éloigna en lui tendant une de ses chopes d'alcool qu'il but volontiers, complètement frigorifié. L'alcool lui brûla la gorge et le réchauffa lentement. Une jeune fille le rejoignit quelques minutes plus tard. Elle était belle, possédant une longue chevelure rousse et un visage rayonnant malgré son statut de strip-teaseuse. Elle portait un maillot de bain à paillette violette, ajusté d'un haut de forme munis d'oreilles de chats et une longue queue qui pendait du bas de son maillot.
-Cassie… murmura le criminel
-Patron…
Elle lui prit la main et le tira au travers de la foule d'hommes en rut qui se retournaient pour dévisager Cassandra d'un air gourmand voir pervers. Cassandra n'y prêta pas attention et entra dans une chambre portant le numéro « 1 » entouré d'une étoile.
Une fois dans la chambre à la lumière tamisée, c'est le Patron qui prit les commandes. Il poussa avec violence la strip-teaseuse sur le lit qui dominait la pièce, se délectant du gémissement qu'elle poussa. Il lui enleva son chapeau avec empressement et le jeta plus loin avant de grimper sur la jeune femme en marchant à quatre pattes pour que leur corps soit parallèle.
-Tu as toujours été un homme gourmand malgré ton âge, minauda Cassandra,
Elle approcha ses lèvres pour un baiser chaste mais l'homme ne fut pas de cet avis : il s'empara de la bouche de la jeune fille avec une violence non dissimulée, pressant ses lèvres contre les siennes et l'obligeant avec sa langue à entrouvrir la bouche et briser la barrière d'émaille. La fille gémit d'un plaisir honteux et d'une peur mélangés.
L'homme en noir commença à descendre dans son cou et l'embrassa de toutes parts, la recouvrant de suçons bleuâtres. Cassandra pu gémir de tout son saoul, devenant rouge et haletante. Le Patron commença à passer des mains dans son dos à la recherche de l'agrafe de son soutien-gorge. Lorsqu'il la trouva, il ne se priva pas de la torturer pour l'enlever.
La jeune fille soupira lorsque l'homme passa ses longs doigts sur sa poitrine mais grogna lorsqu'il s'arrêta. Patron fixait son corps d'un air absent, lointain. Soudain, les douleurs et les coups reprirent de plus belles. Il aurait voulu hurler mais il se retint face à la strip-teaseuse, il refusait de montrer sa douleur.
-Pourquoi me fais-tu attendre ? demanda Cassandra
Il l'embrassa avidement mais la douleur ne s'estompa pas d'un iota. Alors il s'arrêta à nouveau et de la sueur coula sur son visage.
-Patron ?
Pour toutes réponses, il sortit du lit à toute vitesse et s'enfuit du bordel en saisissant sa veste auprès d'une des serveuses au passage. Non, il ne pouvait pas supporter cela…
Sur sa moto, quittant le bordel, il se mit à songer. Il repensait à ce que lui avait dit le Prof et c'est ce qui l'avait poussé à venir à ce bordel là. S'y trouvait Cassandra, la femme qu'il avait le plus baisé que toutes les autres de tous les bordels réunis et qu'il appréciait particulièrement. Alors il s'était dit que l'embrasser et coucher une nouvelle fois avec elle aurait stoppé les effets de ces stupides pilules. Mais il s'était trompé : Cassandra n'était pas celle qu'il aimait. Il aimait son corps et sa soumission, rien d'autre.
Alors il rentra chez lui, à son loyer où il pourrait s'enfermer, dans sa chambre où il était sûr que personne ne viendrait le déranger. Et, ce soir, il irait boire. Il n'irait pas aux bordels mais il se saoulerait. Il voulait oublier. Il irait au « Mouton noir », bar d'un « ami », si on pouvait appeler un barman l'incitant à boire ainsi, il prendrait la bière la moins chère et il boirait en compagnie des autres ivrognes du quartier. Puis il prendrait une nouvelle bouteille de « Squirrel », la bière bon marché au coup amère mais bien alcoolisé avec un mauvais alcool, et s'ensuivrait une nouvelle. Il les boirait toutes jusqu'à voir vingt doigts plutôt que dix sur ses mains de salaud d'ivrogne. Il boirait jusqu'à ne plus sentir les coups de poignards de cet fichue pilule. Puis il rentrerait chez. Soit à pied où il tombera et s'endormira derrière une poubelle, se faisant dépouiller pendant la nuit par un clochard chanceux. Soit en moto où, par chance, il pourrait avoir un accident et ne plus sentir les coups de ventre qui reviendrait entre temps, quémandant baisers ou bières.
Bientôt, comme le temps passe vite lorsqu'on est perdu dans ses pensées, le Patron vit le toit de l'énorme maison blanche qu'il partageait avec les autres, se distinguant bien au milieu des bâtisses miteuses des voisins. Alors il gara sa moto et rentra dans sa maison, se tenant le ventre pour tenter inutilement de stopper ces coups qui le martyrisaient depuis le matin.
Ca vous a plu ? Ca vous a plu ou pas ? Pas trop de description ? Pas trop de détails inutiles ? Review ? (la chieuse qui aime bien lire vos messages, bonjour…) A la prochaine mes p'tits moutons ! (sûrement demain matin)
