Chapitre 7 :

« Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure » - Publius Syrus

Dans le chapitre précédant :

Nous nous dirigeâmes vers la chambre, où je m'écroulai sur le lit, Rick fit de même, nous nous posâmes à notre aise pour ensuite sombrer dans les bras de Morphée.

Lundi 9 avril 2012, 18 heures :

J'émergeais doucement lorsque je vis que Rick était toujours en train de dormir. Il était tellement beau lorsqu'il dormait, il avait ce petit sourire qui me faisait tant craquer, ses cheveux étaient sans dessous dessus, le moins sexy dans tout ça, c'était son filet de bave au coin de la bouche. Je me retournais vers ma table de chevet afin de prendre un mouchoir parmi ma boite et j'essuyais ce filet de bave qui me rendait sceptique sur sa beauté. Rick marmonna quelque chose inaudible, puis ouvrit légèrement les yeux pour m'apercevoir ce qui le gênait.

Kate : « Bien dormi ? »

Rick : « Moui, me dit-il alors qu'il était en train de se frotter les yeux tel un petit de deux trois ans, et toi ? »

Kate : « Très bien. On prend un café et de quoi manger pour Lanie, Ryan et leurs familles puis on va à l'hôpital. Ça te va ? »

Nous n'avions pas bougé, à vrai dire mon lit était plutôt confortable, et Rick également l'était. Il ne me répondit pas de suite mais quelques secondes après, il acquiesça d'un simple hochement de la tête puis m'embrassa tendrement puis lorsque j'avais approfondi ce baiser, celui-ci devint sauvage. Rick commença à descendre sa main vers ma chute de rein, puis passa sa main en dessous de mon chemisier, les sensations de bien-être commençaient. Un gémissement sortit de ma bouche. Rick voyait très bien l'effet qu'il me faisait, il décida de défaire celui-ci. Au mon dieu, cet homme allait me tuer d'extase. Lorsqu'il eut fini de déboutonner mon haut, il le jeta au sol, et je fis de même avec son tee-shirt bleu. Nous étions tous les deux en ébullition. Nos respirations se faisaient de plus en plus saccadées, nos baisers se faisaient de plus en plus courts par le manque de souffle. Front contre front, nez contre nez, il se positionna au dessus de moi, puis s'attaqua à mon cou. Ses lèvres bouillantes me faisaient un de ses effets. Maintenant, c'était sûr, j'allais mourir d'amour à cause de cet homme. Il descendit de plus en plus vers mon soutien-gorge, s'arrêta au niveau de ma cicatrice, passa son pouce dessus puis reprit lorsqu'il entendit un gémissement de mécontentement de ma part.

Il descendit de plus en plus vers mon jean, puis après quelques secondes, le déboutonna et l'enleva d'une traite. Cet homme me rendait vraiment folle, mais maintenant, à moi de m'occuper de lui. En deux ou trois mouvements, je me retrouvais au dessus de lui. Il me fit un regard noir, mais celui-ci me faisait rire plus qu'autre chose : Richard Castle n'aimait pas être dominé. Je repris mes baisers, d'abord sur la bouche, puis dans le cou, et ensuite sur le torse. Cela devait lui plaire lorsque j'entendais ses gémissements. Un sourire se dessina sur mes lèvres, puis après quelques secondes, je déboutonnais son pantalon et le jetai au sol. Nous n'étions plus qu'en sous-vêtements avant d'être définitivement nu. Je remontais ensuite vers ses lèvres car celles-ci me manquaient déjà mais Rick avait repris les initiatives et je me retrouvais de nouveau en dessous de lui ce qui m'extirpa un gémissement de mécontentement. Nos souffles s'entremêlèrent de nouveau. Castle me lançait un regard demandant mon approbation pour continuer plus loin avant qu'il soit trop tard, je fermais mes yeux pour lui montrer mon approbation. Il m'embrassa de nouveau puis ses mains glissèrent vers le bout de tissu qui cachait mon anatomie. Nous nous retrouvâmes sans sous-vêtements en moins de deux secondes. J'allais passer le plus beau moment de ma vie avec l'homme que j'aimais. Notre première fois.

Trois-quarts d'heure plus tard :

Nous nous séparions à contre cœur lorsque nous vîmes qu'il se faisait tard et que Lanie allait s'inquiéter de ne pas nous voir à l'hôpital auprès des blessés physiques et psychiques. Nous prîmes une rapide douche avant d'aller faire quelques courses. Il devait être dix-neuf heures quarante-cinq lorsque nous arrivions à Saint Vincent. Lanie avait été installée dans la chambre 45C, elle se situait au premier étage, Esposito devait être installé dans la chambre adjacente mais Lanie avait haussé la voix afin qu'ils soient dans la même chambre. Nous arrivions donc dans la chambre alors que les infirmières s'occupant de Javier sortaient.

Kate : « Comment allez-vous ? »

Lanie : « Je vais bien, j'ai quelques points, et les médecins préfèrent me garder en observation cette nuit afin d'être sur que je n'ai rien d'autre »

Kate : « Et Espo ? »

Esposito regarda Lanie afin qu'elle parle à son nom.

Lanie : « Il est encore très faible, mais va s'en sortir. Comme tu le sais, il a de nombreuses fractures mais il pourra remarcher sans souci si, il suit correctement la kiné » Lanie lançait un regard noir à Javier lorsqu'elle eut fini sa phrase

Kate : « Et Ryan, comment va t-il ? »

Lanie : « C'est pas la grand forme. Il est encore sous le choc. Il est rentré chez ses parents, il ne voulait pas être dans son appartement vu qu'il y a toutes les affaires de Jenny »

Kate : « Je comprends, quand ma mère est morte, je ne suis jamais retournée dans sa chambre, et encore aujourd'hui je ne pourrais pas »

Lanie : « C'est horrible, hier était le plus beau jour de sa vie et aujourd'hui c'est le pire. Comment peut-il surmonter ça ? »

Kate : « Il y arrivera avec le temps et de l'aide. »

Quelques secondes plus tard, Rick arriva.

Rick : « Vous avez faim ? »

Lanie : « Je crève de faim oui ! Ils ne nous nourrissent pas ici... Je n'ai pas mangé depuis hier soir, même si le repas était excellent, il ne tient pas vingt-quatre heures... »

Rick : « Avec tout ce que tu as mangé ? »

Lanie fusilla Rick avec un de ses regards qu'elle seule savait faire. Même moi je n'arrivais pas à ses chevilles. Rick était totalement déboussolé, il ne savait vraiment plus où se mettre. Lanie explosa de rire et je fis de même.

Rick : « Nan mais tu fais vraiment peur Lanie quand tu fais ça ! Même Beckett ne fais pas aussi peur, limite maintenant je rigolerais quand Beckett fera son regard noir »

Il voulait rigoler, il allait rigoler ! Je lui fis le pire regard que j'ai jamais pu faire et je le vis déglutir sur place. Cette fois-ci, il n'allait pas s'en sortir comme ça.

Rick : « Chérie tu fais peur... »

Kate : « Ah mais il n'y a pas de « chérie » chaton ! »

Rick : « Kate tu me fais peur là »

Lanie : « Trop mignon ! »

Le Richard Castle, grand écrivain avait peur d'un regard lancé par la détective Katherine Beckett, rien que cette idée là me faisait rire à nouveau.

Nous avons dévoré tous ensemble les plats que nous avions amenés, à vrai dire, ils étaient excellents. Je commanderai plus souvent chez ce traiteur. Il devait être vingt et une heure lorsque l'infirmière nous pria de bien vouloir disposer. En effet, les visites étaient finies depuis longtemps mais nous avions eu l'autorisation de rester plus tard, merci le badge de la police et aussi à Castle qui avait négocié avec les infirmières, maintenant il devait un exemplaire dédicacé du nouveau Nikki à trois infirmières.

Nous prîmes ma voiture qui était garée à quelques mètres de l'entrée principale de l'hôpital.

Kate : « Je te dépose chez toi ? »

Rick : « Oui s'il te plait. Si je ne rentre pas, mère et Alexis vont s'inquiéter. Tu veux te joindre à nous ? »

Kate : « Oh non, c'est bon. En plus, je n'ai pas d'affaires. »

Rick : « On ne discute pas, tu viens à la maison. On passe d'abord à ton appartement chercher des affaires et après direction le loft. »

Kate : « Rick... »

Rick : « Oui princesse ? »

Kate : « Arrêtes de me regarder comme ça ! Arrêtes je te dis ! C'est bon, tu as gagné ! »

Rick était complètement gaga lorsqu'il sût qu'il avait gagné. Un vrai gamin de cinq ans celui-là !

Nous passions donc à mon appartement où je fis un sac avec une tenue pour dormir ainsi qu'une tenue pour le lendemain. Je pris également mon gel douche à la cerise, et des serviettes, sans oublier ma trousse de maquillage. En quelques minutes, nous étions en route pour le loft. Le trajet se fit en silence, comme d'habitude. Je me garais sur la place 15 dans le parking souterrain, j'avais l'habitude de me garer à cette place car Rick m'avait dit que c'était une des trois places de parking qu'il avait pour lui. Non mais trois places de parking, même moi des fois je n'ai pas la mienne... Être romancier a des avantages. Nous montions dans l'ascenseur spécialement conçu pour les habitants de l'immeuble, je ne l'avais jamais encore pris. Habituellement, je faisais le tour du parking pour entrer dans l'immeuble par la porte principale qui donnait sur le bureau du réceptionniste, sur le bar, ainsi que sur la piscine intérieure, puis je prenais l'ascenseur des « visiteurs ». Après avoir appuyer sur le bouton 2, les portes se refermèrent sur nous. Quelques secondes plus tard, elles se rouvrirent pour donner sur le couloir, nous prîmes à droite puis nous marchâmes jusqu'à la porte du loft. Une boule rousse arriva dans les bras de Castle puis dans les miens.

Alexis : « Kate, ça fait plaisir de vous voir ! »

Kate : « Moi aussi Alexis ! »

Une seconde rousse arriva sur nous

Martha : « Richard tu aurais pu me dire que Kate se joignait à nous, j'aurais fais le lit de la chambre d'amis »

Rick : « Pardon mère, je m'en occuperais »

C'est ça tu vas t'en occuper, tu vas me dire d'aller dormir avec toi.

La fin de soirée se passa à merveille, il y eut beaucoup de fous rires ainsi que des larmes lorsque nous apprenions à Alexis et Martha la mort de Jenny ainsi que l'accident de Lanie et de Javier. Il devait être environ minuit lorsque Martha et Alexis décidèrent d'aller se coucher nous laissant seuls. Quand plus personnes n'étaient là, il me prit dans ses bras, et nous restâmes un bon quart d'heure avant que nous décidions d'aller nous coucher, dans son lit. Nous discutâmes une bonne demi heure dans son lit, puis Morphée me pris dans ses bras. Ce fut une nouvelle nuit avec Rick, en espérant que demain serait un meilleur jour pour tout le monde.

To be continued !