Bonjour à tous,
Je suis désolé de mon ÉNORME retard, mais je pense pouvoir me rattraper avec ce chapitre, qui je l'espère, va vous plaire.
ENJOY !
La veille de l'audience d'Harry au ministère de la magie, tous étaient réuni dans la cuisine, dinant bruyamment avec les membres de l'Ordre du Phénix.
Mrs Weasley s'approcha d'Harry, Dorea et Sirius qui étaient tous trois en grande discussion.
- Harry, j'ai repassé tes plus beaux habits pour demain et je veux aussi que tu te laves les cheveux pour ce soir. Une première impression favorable peut faire des merveilles.
Ron, Hermione, Fred, George et Ginny, qui étaient non loin d'eux, s'interrompirent, le regard tourné vers le jeune homme.
Ce dernier eut soudainement le visage fermé et acquiesça d'un signe de tête. Dorea, qui avait beaucoup observé son frère durant ces précèdent jours avait noté ses cernes grandissants ou encore son expression dès lors qu'il réfléchissait un peu trop. Il avait toujours cet air perdu, les yeux dans le vide, ce qui troublait la jeune Potter.
Cela l'attristait, car elle était impuissante face au désarroi du brun et elle aurait aimé faire quelque chose pour le détourner de tous ses troubles.
Ils avaient tous deux faits grandement connaissance, et s'entendait très bien malgré des débuts difficiles. La seule ombre au tableau était le sursit d'Harry concernant sa réintégration à Poudlard.
- Arthur va t'emmener avec lui en allant au bureau, ajouta Molly avec douceur.
De l'autre côté Mr Weasley lui adressa un sourire encourageant.
- Tu n'auras qu'à rester dans mon bureau en attendant l'heure de l'audience, dit-il.
Harry jeta un coup d'œil à Sirius mais avant qu'il ait pu poser la question, Mrs Weasley y avait déjà répondu :
- Le professeur Dumbledore ne pense pas que ce soit une bonne idée pour Sirius de t'accompagner et je dois dire qu'à mon avis …
- … il a tout à fait raison, acheva Sirius, les dents serrées.
Mrs Weasley pinça les lèvres.
- Quand est-ce que Dumbledore vous a dit ça ? demanda Harry sans quitter Sirius des yeux.
- Il est passé hier soir, quand tu étais couché, répondit Mrs Weasley.
Sirius donna un coup de fourchette rageur dans ses pommes de terre, Harry baissa les yeux, et ne pouvant s'en empêcher, Dorea posa une main délicate sur la sienne voulant le rassurer.
Le Gryffondor la regarda surpris, et cela dura seulement quelques secondes avant qu'elle retire sa main, les joues rosies par la gêne. Mais ces quelques secondes firent du bien au brun et c'est le cœur plus léger qu'il monta se coucher.
Le lendemain matin, Dorea se réveilla très tôt par un bruit suspect qui était survenu du couloir.
Elle se leva et enfila sa robe de chambre puis sortit de la pièce, lorsqu'elle vit Mr Weasley et Harry longeant le long corridor vers la porte d'entrée de la maison.
Etant totalement éveillée, elle se résigna à aller prendre son petit déjeuner.
- Dorea, tu es déjà levée ! s'exclama surprise Mrs Wealsey en la voyant rentrer dans l'office.
- Oui, j'ai entendu Mr Weasley et Harry, soupira-t-elle en se laissant tomber sur une chaise à côté de Sirius.
La matinée passa lentement, trop lentement aux yeux de l'adolescente. L'ambiance était électrique et tous attendait avec impatience le verdict.
Dorea ne cessait de ronger ses ongles, Hermione avait relut une page d'un de ses livres d'école plus de dix fois et Ron râlait après n'importe quoi et n'importe qui. Chacun était tendu, personne ne supportait d'attendre plus longtemps.
Heureusement, alors qu'ils étaient tous assemblé dans la cuisine, Harry y pénétra tout sourire en leur annonçant qu'il pourrait retourner à Poudlard.
Tous éclatèrent leur joie et leur soulagement, et c'est sans réfléchir, qu'Harry s'avança rapidement vers Dorea et tous deux se jetèrent dans les bras dans une étreinte qui déconcerta l'assemblé.
Mrs Weasley pleurait, Sirius riaient aux éclats pendant que Ginny, Fred et George faisaient le tour de la table en chantant à tue-tête « Il s'en est tiré, il s'en est tiré, il s'en tiré … ».
- Je le savais, dit Ron en tapant du poing sur la table.
- Ils ne pouvaient pas faire autrement que de te disculper, expliqua Hermione.
La brune avait manqué de s'évanouir quand Harry était rentré dans la pièce. Maintenant elle cachait son visage avec ses mains tremblantes.
Tous s'installèrent à table et les discussions allèrent bon train pendant le déjeuner. Molly s'était mise en colère contre les jumeaux et Ginny qui n'arrêtaient pas de chanter leur refrain de victoire.
Harry, qui était entouré par Hermione, Ron et Dorea, en profita pour se pencher vers eux :
- J'ai vu Percy au fait.
- Quoi ? s'exclama Hermione en avalant de travers.
- Tu as vu cet imbécile ? fit Ron surpris
- Oui, il était avec Fudge, expliqua Harry.
Dorea qui ne savait pas de qui parlaient ses amis et son frère, fronça les sourcils.
- Qui est Percy ? demanda-t-elle
- Mon frère, dit Ron. Un idiot fini, si tu veux savoir.
- Tu as encore un frère ? s'exclama Dorea un peu plus fort qu'elle eut voulu.
- Chuut ! l'interrompit Ron. Toute allusions à Percy mais maman dans un état de transe.
- Mais … pourquoi ?
- Au début de l'été, Percy a quitté la maison. Il a dit toutes sortes de choses à mes parents. C'était terrible ! Et une dispute a éclaté entre mon père et lui. Il a pris la défense du ministère, et nous à tous renié car ma famille s'est ralliée à Dumbledore.
- Et maintenant ?
- Maintenant, il fait comme s'il n'avait plus de famille. Il ne veut plus rien avoir à faire avec nous. Il a même dit à mon père qu'il ne fallait pas s'étonner s'il ne gagnait pas un sous car il n'avait aucune ambition.
Les jours passèrent au Square Grimmaud plus heureux et plus léger. Comme un matin, Dorea trouva une enveloppe posée sur une pile de linge au rebord de son lit.
La jeune fille, devinant de quoi il s'agissait et avec toute l'impatience qui l'habitait, ouvrit la missive en la déchirant presque.
« COLLEGE POUDLARD, ECOLE DE SORCELLERIE.
Directeur : Albus Dumbledore, Commandeur du Grand Ordre de Merlin, Docteur Es Sorcellerie.
Chère Miss Potter,
Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.
La rentrée étant fixée au 1er Septembre, nous attendrons votre hibou le 31 juillet au plus tard.
Veuillez croire, chère Miss Potter en l'expression de nos sentiments distingués.
Minerva McGonagall
Directrice – Adjointe »
Dorea sautilla presque sur place. Elle avait attendu cela pendant trop longtemps, et malgré qu'elle y eût pensé bien des fois depuis son arrivée au Square Grimmaud, elle réalisait seulement maintenant que sa vie allait considérablement changer.
Vivre cloitrée durant toutes ces années l'avait profondément blessée, elle n'avait jamais pu se faire des amis ou sortir librement de sa maison.
Ne préférant pas s'attarder sur ces tristes pensées, elle se précipita à l'étage d'en dessous pour partager sa joie avec Harry.
Mais en arrivant devant la chambre, elle vit Mrs Weasley pleurer à chaude larmes.
- C'est merveilleux ! Mon p'tit Ronny préfet !
Elle prit, dans une étreinte pleine de fierté son plus jeune fils, devant les regards moqueurs de Fred et George.
- Dorea ! fit Hermione qui était également dans la pièce. Ron et moi avons été nommés préfets ! s'exclama la brune incapable de contenir sa joie.
La jeune Potter jeta un œil vers Harry, qui n'avait pas dit le moindre mot depuis qu'elle avait pénétrée dans la chambre.
Cela la surprenait de ne pas voir Harry nommait préfet. Pourquoi Ron et pas lui ? Après tout, c'était bien lui qui avait combattu Voldemort avant cet été, pas le rouquin.
- Félicitations à vous deux, fit la jeune fille avec un sourire presque forcé, déroutée par la mine triste de son frère même s'il tentait de la dissimuler.
- Qu'est-ce que tu veux l'on t'offre ? demanda Molly en se dégageant de Ron. Nous avons offert un hibou à Percy quand il a été nommé préfet mais tu n'es pas obligé de …
- J'aimerai bien un nouveau balai de course ? demanda ce dernier hésitant.
Un silence soudain s'abattu dans la pièce. Mrs Weasley regarda son fils quelque peu éberluée par sa demande. Il était vrai que la famille Weasley n'avait pas forcément les moyens d'assumer une telle dépense.
- Mais pas une marque récente, se rattrapa le Gryffondor. Un Brossdur 5 ou même une Comète m'irait très bien.
La matriarche reprit contenance et répondit :
- Je vais en parler à ton père, dit-elle en prenant le panier de linge sale qu'elle avait posé sur le lit derrière elle. Je vais sur le chemin de traverse cet après-midi et je vais voir ce que je peux faire.
Puis avant de sortir de la pièce, elle ajouta, pleine de fierté :
- Mon petit Ronny préfet, je suis tellement fière de toi.
Une idée traversa alors l'esprit de Dorea et elle se lança à la poursuite de Mrs Weasley.
- Molly, la héla-t-elle en descendant les escaliers à sa suite.
- Oui, fit celle-ci en se retournant.
- J'aimerais vous accompagner sur le chemin de traverse cet après-midi.
La réponse ne se fit pas attendre.
- Il en hors de question Dorea, répondit la mère de famille d'un ton sec.
- Mais … mais je ne suis jamais allé sur le Chemin de Traverse.
- Même ma chérie, c'est trop dangereux. Si quelqu'un te voie …
- Personne ne me connait et rien n'est apparu dans la gazette jusqu'à maintenant, coupa Dorea désabusée.
Elles entrèrent dans la cuisine où se trouvait Kingsley Shakelbolt, ainsi que Sirius, Mr Weasley et Lupin en grande discussion, tous penchés sur ce qui ressemblait, d'après les desseins, à une carte. Ils la dissimulèrent rapidement quand l'adolescente entra dans l'office.
- Ce n'est pas prudent. J'y suis formellement opposée.
Dorea souffla d'exaspération. Elle se faisait une telle joie de sortir découvrir le monde.
- Que se passe-t-il ? questionna Arthur.
- Dorea veut m'accompagner faire les courses cet après-midi, répliqua sa femme.
- Je n'ai jamais eu l'occasion d'aller sur le chemin de traverse, expliqua la jeune fille.
Elle baissa ses yeux de merlan frit volontairement espérant faire craquer Molly.
- Tu devrais la laisser t'accompagner, objecta Sirius. Personne ne l'a connait.
- Non, non et non.
- Je peux me libérer pour vous accompagner, proposa Kingsley de sa voix grave et rassurante.
Cette proposition donna du regain à la jeune Potter et supplia Mrs Weasley.
- S'il vous plait Molly, dites oui, l'implora-t-elle. C'est l'occasion de prendre l'air pour moi. Je n'ai jamais eu l'occasion de sortir librement de chez moi.
C'était le coup fatal, pensa Dorea. C'était indéniablement un de ses traits de caractère les plus vicieux, et elle en était consciente.
- Oh Dorea … soupira Molly
Quelques secondes passèrent, tous attendant le verdict.
- Bon d'accord, capitula Mrs Weasley.
- Ouiii ! cria la jeune en sautant les bras en l'air.
- Mais seulement toi et moi, je ne voudrai pas attirer l'attention sur le fait qu'un auror du ministère face office de garde du corps. Les gens pourraient se doutaient de quelque chose, dit Molly en sur un ton d'avertissement.
- Merci Molly, vous êtes adorable, fit Dorea en la prenant par le bras.
- Elle ne serait pas un peu Serpentard sur les bord ta filleule ? chuchota Remus à son vieil ami
- Je me le demande, répondit Sirius un rictus s'étirant sur ses lèvres.
C'est ainsi qu'elle se retrouva à l'entrée du Chemin de Traverse, émerveillée par la vision qui se dessinait sous ses yeux. C'était une rue pavée, les magasins la longeant jusqu'à un bâtiment d'un blanc laiteux, surplombé de colonnes hellènes.
- Nous allons allez directement chez Gringott's pour prendre un peu d'argent, lui annonça Molly. Tu as bien ta clé ?
Dorea vérifia dans son sac dos cuirassé marron pour vérifier si elle n'avait rien oublié. Puis elles se dirigèrent vers le bâtiment blanc au fond de la rue.
C'est en arrivant devant les portes de la banque, qu'elle remarqua deux gobelins postés devant. Dorea pensa furtivement à Hermione et son association pour la protection des créatures magique inférieure, quelque chose du nom de S.A.L.E.S.
Les gobelins leur ouvrir les portes et elles se trouvèrent dans un hall marbré blanc. Une double porte en argent leur faisait front où était inscrit en lettre d'or les vers suivant :
Entre ici étranger si tel est ton désir
Mais à l'appât du gain, renonce à obéir,
Car celui qui veut prendre et ne veut pas gagner,
De sa cupidité, le prix devra payer.
Si tu veux t'emparer, en ce lieu souterrain,
D'un trésor convoité qui jamais ne fut tien,
Voleur, tu trouveras, en guise de richesse,
Le juste châtiment de ta folle hardiesse.
Elle nota intérieurement que celui ou celle qui avait l'idée de voler en ce lieu de l'or ou quoique ce soit d'autre était bien suicidaire.
Quand elles pénétrèrent enfin dans l'antre magique, Dorea fut éblouie par la majesté des lieux. Le marbre brillait sous ses pieds, dessinant des étoiles noires de ci et de là. La lumière douce provenait de lustres énormes, en cristal, accrochés au plafond arqué.
De part et d'autre, des comptoirs boisés longeaient l'allé où les gobelins y comptaient ou pesaient leur or.
Mrs Weasley s'arrêta un instant devant un comptoir sur leur gauche
- Bonjour, j'aimerai retirer de l'argent au coffre 238 et 10023
- Le gobelin, concentré sur son parchemin de compte, releva la tête, une expression renfrognée collé au visage.
- Les clés ? demanda-t-il en grognant.
Mrs Weasley et Dorea fouillèrent dans leur sac et donnèrent à la créature de petits passe dorés. Le gobelin sauta de sa chaise et passa devant elles pour les emmener au fond de la salle dans un petit couloir de pierre, des stalagmites se pétrifiant au-dessus de leur tête.
Ils pénétrèrent dans une ouverture où des petits wagons arrivaient ou repartaient dans un enchevêtrement de rails.
- Nous allons aller d'abord dans ton coffre, il est installé plus profondément.
Dorea opina du chef et suivi Mrs Weasley et le gobelin dans le petit wagon, pour une course folle à travers les profondeurs de la banque Gringotts
Le wagon ralentit enfin et Dorea en eut un haut le cœur. Elle leva les yeux et ouvrit la bouche de stupéfaction.
A combien de dizaine de kilomètres étaient-il sous la banque ?
- Ne m'en veux pas Dorea, mais je préfère rester ici, dit Molly, reprenant sa respiration. Je n'ai jamais aimé ces wagons.
Dorea, suivit le gobelin à travers les couloirs, marchant sur plusieurs centaines de mètres. Elle jeta un œil au-dessus du parvis tout en avançant et y vit, dans les ténèbres un jet de feu sortir soudainement. Elle sursauta et percuta un torse massif. Elle faillit tomber dans les tréfonds mais elle fut retenue par une main brusque, de longs doigts fins se resserrant autour de son poignet.
Elle dévia le regard sur la main au teint translucide, puis sur une manche de costume noir, puis sur des yeux gris acier qui la fixèrent de surprise.
C'était un jeune homme blond, ses cheveux étaient coiffés en arrière une mèche tombant sur sa tempe, ses joues roses contrastaient avec son teint fantomatique.
Le garçon la ramena doucement vers lui.
- Ça va ? demanda le jeune homme en fronçant les sourcils.
- Euh … oui. Ça va très bien. Je vous remercie, le gratifia Dorea d'un sourire franc.
- Drago, qu'est-ce que tu attends ? Ne traine pas, héla un homme blond aux cheveux long, une canne au serpent en argent à la main, marchant dans la direction opposée.
Le jeune homme lui rendit son sourire et ce fut les mains dans les poches, et d'un pas trainant qu'il suivit son père.
Dorea continua son chemin et le gobelin annonça d'une voix forte le numéro du coffre. C'est avec stupéfaction que la jeune adolescente découvrit son héritage. Elle en eut presque mal aux yeux.
C'est gêné qu'elle se précipita dans la pièce et remplit sa bourse avec suffisamment de pièce d'or pour ne manquer de rien durant sa première sortie.
Puis elle retourna auprès du wagon où Mrs Weasley les attendait patiemment, calmée de ses dernières émotions.
Après avoir fait un passage rapide devant le coffre des Weasley, elles sortirent au jour et Dorea cligna des yeux par la lumière aveuglante du soleil.
Elles commencèrent par aller chez Madame Guippure pour confectionner son habit de Poudlard. Dorea évita la catastrophe quand la vendeuse lui demanda son nom pour la commande. Heureusement Mrs Weasley l'avait sauvée en donnant le sien. Si quelqu'un savait que se trouvait, aujourd'hui, la sœur d'Harry Potter, se promenant librement sur le chemin de traverse, elle n'était pas certaine de rentrer vivante le soir même.
Elles marchèrent à travers les boutiques, achetant grimoires, chaudron, ou même allant chez l'apothicaire faisant le plein d'ingrédient pour les potions.
Quand elles sortirent dans la rue pavée, bondée de monde, Dorea ne put tenir en place plus longtemps.
- Molly, est-ce que je peux aller au magasin de Quidditch ?
- Oui, il faut que j'achète le balai de Ron mais avant, il faut je retourne chez Madame Guippure, j'ai oublié de commander une robe pour Ginny. Attends-moi devant le magasin de Quidditch.
Dorea acquiesça et trop heureuse de sa nouvelle liberté, elle marcha rapidement en direction du magasin qui lui promettait monts et merveilles.
Quand elle entra, elle fut subjuguée de suite par ce qui trônait en plein milieu sur une estrade : un Eclair de feu, entourée d'un Nimbus 2001 et un Nimbus 2000. Son frère lui avait avoué qu'il détenait le balai de course le plus rapide au monde et elle en était presque jalouse.
Elle s'approcha doucement et commença à lire l'inscription.
- Pour ma part je préfère le Nimbus 2001, l'interrompit une voix trainante derrière elle.
Elle fit brusquement volte-face et se retrouva devant le jeune homme qui l'avait « sauvée » plus tôt dans l'après-midi à Gringott's.
Elle put le détailler plus généralement et deux mots lui vinrent en tête : « imposant et noble ».
Un sourire en coin naquit sur ses lèvres charnues et le blond, toujours les mains dans les poches la transperça de ses yeux acier.
Il s'avança doucement et la jeune fille ne manqua pas de remarquer qu'il avait une démarche féline.
Sentant qu'elle divaguait, elle secoua la tête et tenta de masquer son trouble.
- Drago, c'est ça ? demanda-t-elle en se souvenant du prénom du jeune homme quand son père l'avait appelé.
- Observatrice, rigola ce dernier. Moi qui voulait jouer sur l'homme mystère.
- Alors comme ça tu renie le meilleur balai de course au monde ? dit Dorea en se tournant vers l'exposition, les bras croisés sur sa poitrine.
Drago se posta à ses côtés et l'observa longuement. La jeune fille tourna son regard vers lui et ne put se détacher de ses yeux si transparents mais en même temps si sombre.
Quelques minutes passèrent et la jeune fille sentit son estomac faire un bond, mais elle préféra couper court à cet échange silencieux et … électrisant ?
- Oui, par principe je préfère le Nimbus 2001.
- Pourquoi par principe ?
- Une vieille rancœur du passé, murmura le blond fixant l'éclair de feu. Et puis … le Nimbus 2001 est toujours plus rapide qu'un Brossdur ou même un Nimbus 2000.
- Tu fais du Quidditch ? lui demanda la jeune Potter.
- Oui, je joue dans l'équipe de Serpentard de Poudlard.
- Tu … tu es à Poudlard ? s'intéressa Dorea
- Oui, mais, toi je ne t'ai jamais vu dans les environs.
L'adolescente qui sentait que la discussion déviait dangereusement balaya le magasin du regard quand elle vit Molly lui faire signe au-dehors.
- Je dois y aller, dit-elle précipitamment en se dirigeant vers la sortie.
- Hé, quel est ton nom déjà ? s'exclama Drago en la poursuivant du regard.
Elle se retourna et lui fit un rictus narquois et haussa un sourcil.
- Mais je ne t'ai jamais dit qui j'étais. Tu n'as qu'à m'appeler l'inconnue du magasin de Quidditch.
Puis le laissant planté au beau milieu des passants, elle sortit sans demander son reste, souriant de satisfaction.
Alors qu'en pensez vous ? N'hésitez pas à laisser une review !
A bientôt,
RouliaClp91
