Note : Bonsoir à tous !
J'espère que vous allez bien !
Pour ma part, tout va pour le mieux. Les vacances arrivent petit à petit, de quoi enfin pouvoir se relâcher un peu les esprits...
Ainsi donc arrive ce septième chapitre ! J'ai l'impression que tout va de plus en plus vite...
Dans celui-ci, nous allons enfin plonger dans le cœur même de l'histoire, alors soyez prêt !
Je vous souhaite une agréable lecture.
« Putain d'algue... »
« Sourcille en vrille. »
« Enfoiré... »
« Pauvre type. »
« Abruti... »
« Blondinette. »
Fronçant les sourcils, Sanji vint déposer son regard sur la silhouette de son antagoniste qui marchait d'un pas désinvolte à ses côtés, son regard étant éternellement égaré devant lui, reprenant avec irritation.
« Ça fait la troisième fois que tu balances ce surnom. Essayes au moins d'être original... »
Éloignant la cigarette qu'il tenait soigneusement dans l'une de ses mains, Zoro soupira un léger nuage de fumée qui se dissipa dans l'air mordant de cette fin de journée, poursuivant d'une voix peu concernée.
« Et toi tu m'as appelé « touffe d'herbe » quatre fois. Ce serait plutôt à moi de parler d'originalité... »
Lâchant un claquement de langue agacé, Sanji reporta son regard devant lui, tirant également une lourde inspiration sur sa propre cigarette avec énervement tout en fronçant quelque peu les sourcils, optant afin de garder le silence.
La journée des deux étudiants s'était achevée sans encombres, du moins... Pas plus que précédemment.
Nombreux de leurs enseignants étant absents en raison du petit incident dut à la caféine créé un peu plus tôt lors de la journée, l'horaire de leur classe n'avait pas été réellement chargé, ayant passé une majeur partie de leur journée dans la salle d'étude, à s'occuper comme ils le pouvaient.
Chose signifiant, aux yeux de Zoro et Sanji, se lancer des petites boules de papier infantiles d'un bout à l'autre de la salle, froisser les feuilles de cours qu'ils avaient reçues afin de s'irriter mutuellement, tenter d'accuser l'autre dans le but d'attirer l'attention de l'éducateur...
Rien de bien créatif, en soit. À croire qu'eux-même se moquaient tout bonnement de la puérilité de leur comportement dépourvu de maturité, ignorant les remarques des éducateurs vis-à-vis de leur personne lorsque ceux-ci leur faisaient une remarque.
Cependant, les étudiants de la petite classe n'avait pas eut que des heures libres de leur journée. Ils furent également, et ce au plus grand soulagement de Sanji qui craignait que sa bien-aimée eut subit les vices de son défi précédent, escortés par Tashigi en cours de langue ainsi que, et ce pendant deux interminables heures, amenés à leur premier cours de Français de l'année, avec Bon Clay.
Bon Clay était un homme de la vingtaine d'années, tout comme nombreux de ses collègues, qui était fortement apprécié par ses élèves, et tout particulièrement par Luffy et Usopp en raison de son comportement sempiternellement enjoué qui ne cessait de les faire s'esclaffer lors de ses cours.
À l'allure assez révélatrice, l'individu avait la particularité bien spécifique de se maquiller avec soin et de se vêtir des couleurs vives, sans porter d'importance à son genre masculin, chose qui lui valait l'interpellation de nombreux de ses collègues, bien qu'il ne prêtait jamais grande attention à cela, continuant de porter éternellement ses tenues à la physionomie féminine et élégante qu'il aimait tant.
Quoi qu'il en soit, les deux antagonistes avaient put quitter leur lycée sans attraper, par chance, la moindre retenue, s'avançant d'une façon presque routinière en direction de leur appartement commun, ne cessant de se lancer des piques de manières futiles, comme ils en avaient prit pour habitude...
Sans réellement s'en rendre compte, Sanji n'avait pas prit en compte sa propre promesse de ne plus accompagner son alter-ego sur la route de leur habitation. Sans réellement s'en rendre compte, il s'était surpris à passer le reste de sa journée à ses côtés, à s'énerver pour un rien, sans même chercher du regard ses trois acolytes...
Sans réellement s'en rendre compte, il avançait à ses côtés d'un pas qui ne se voulait pas pressé, l'esprit aéré, son éternelle cigarette s'écumant entre ses lèvres fines, sans mots, sans bruits, dans le courant d'air de cet automne prématuré.
S'égarant dans ses propres réflexions, le jeune homme aux cheveux blonds fut interrompu dans ses songes lorsqu'une goutte d'eau glacée vint chuter subitement sur son visage, lui faisant ralentir le pas alors qu'il haussait quelque peu les sourcils avec perplexité, levant instinctivement ses prunelles céruléennes en direction du ciel tapissé de nuages opaques qui se situait au dessus de leurs êtres, interpellé.
S'apprêtant à reprendre la parole, il laissa sa phrase se mourir d'elle même lorsqu'une seconde goutte d'eau vint rattraper sa précédente, suivit d'une autre, et ainsi de suite, une averse inattendue venant bien vite se former alors que Zoro s'arrêtait également dans son avancée.
« Et merde.. ! Dire que c'était le seul jour où je n'avais pas prit mon parapluie... »
S'exclama subitement Sanji tout en fronçant les sourcils, se raidissant quelque peu suite aux parcelles d'eau glacée qui ne faisaient que s'augmenter en intensité, relevant quelque peu le col de sa veste dans un frisson désagréable alors que son antagoniste reprenait tout en faisant rouler ses yeux.
« Ça va, ce n'est qu'une petite pluie...»
À peine eu-t-il terminé sa phrase qu'un fracas assourdissant de ce qui semblerait être le début d'un orage vint l'arrêter dans ses propos, les deux jeunes hommes relevant instinctivement leur prunelles en direction du ciel qui fut zébrer avec agressivité par la foudre, la pluie qui chutait sur leurs êtres en devenant des plus acrimonieuses, tous deux se retrouvant bien vite ruisselant d'eau comme s'ils avaient été plongés à travers le courant d'une rivière.
« Tu disais.. ?! »
S'exclama Sanji d'une voix forte afin que son alter-ego puisse l'entendre malgré le feulement mordant de la pluie qui se mit à découler avec torrent sur l'asphalte de la route, fronçant les sourcils alors qu'il plissait quelque peu les yeux afin de parvenir à y voir plus claire à travers cet affluant aussi soudain qu'inattendu, les habitants s'empressant de fermer les fenêtres de leurs habitations alors que la pluie embrumait la ville sous son voile criard, le jeune homme aux cheveux blonds reprenant dans la même tonalité tout en déposant son regard sur Zoro.
« Ne restes pas planté là, il faut trouver un endroit pour s'abriter ! »
Obstruant ses yeux à son tour, l'étudiant aux cheveux verts s'empressa de balayer le piétonnier du regard, faisant grincer ses dents avant d'apercevoir ce qui semblerait être un arrêt de bus abrité, prenant une expression concernée.
« Viens ! »
S'exclama-t-il machinalement avant de s'emparer instinctivement du poignet de Sanji qui écarquilla les yeux de surprise, étant entraîné par son alter-ego en direction de l'arrêt de bus qui se trouvait au bout de la rue sans même avoir eut son mot à dire, courant avec maladresse alors qu'il venait marcher bruyamment dans une flaque d'eau, manquant de s'emmêler le pieds à plusieurs reprises.
Il ne fallut qu'une poignée de secondes aux deux acolytes avant d'enfin parvenir à arriver à leur destination, s'arrêtant sous le toit de l'arrêt de bus alors que Zoro relâchait le poignet de son alter-ego, tout deux se penchant afin de reprendre leur souffle saccadé suite à cette petite course imprévue, leurs vêtements dégoulinant de pluie sur le sol en bitume de leur abri, venant former une petite mare d'eau à leurs pieds.
« Putain... »
Pantela Sanji tout en se redressant quelque peu, venant passer une main maladroite à travers sa chevelure blonde dès lors ruisselante tout fronçant les sourcils avec agacement, tressaillant de froid.
« Tu parles d'une petite pluie... »
Grinça-t-il tout en déposant son regard irrité sur l'étudiant aux cheveux verts qui tordait sa veste débordante de pluie dans le but de la sécher un temps soit peu avant de lâcher un lourd soupir, remettant celle-ci sur son dos tout en abandonnant tout bonnement l'idée de parvenir à être au sec avant leur retour à leur appartement commun.
« Je suis habitué à l'eau... Je suis une algue, après tout. »
Soupira-t-il avant de reporter ses prunelles cendrées sur la silhouette de Sanji qui resta incrédule suite à ses derniers propos, haussant quelque peu les sourcils d'un air dubitatif tout en faisant les yeux ronds.
Ils restèrent ainsi pendant quelques instants durant, muets, seul le hurlement du vent accompagné par les échos imperceptibles des gouttes de pluies chutant depuis leurs vêtements égouttant sur le sol de l'arrêt de bus venant rompre le silence éternel, se considérant l'un l'autre avec perplexité avant que Sanji ne détourne son visage, lâchant un léger rire incontrôlé malgré lui.
Léger de rire qui, bien vite, se répercuta de manière irrépressible, venant se transformer en un éclat imprévu alors qu'il semblait tout bonnement incapable de s'arrêter dans sa ferveur, se fléchissant quelque peu tandis que ses esclaffement qualifiés comme étant imprévisibles et équivoques venaient briser le silence, Zoro haussant les sourcil, pris au dépourvu par ce changement inattendu de situation.
« T'es trop con ! »
Articula l'étudiant aux cheveux blonds entre deux éclats de rire, chose qui fit prendre une expression d'interpellation à son alter-ego avant que celui-ci ne finisse par esquisser un léger sourire amusé à son tour, fronçant les sourcils de manière imperceptible.
« C'est toi qui dis ça ? T'as vu comme tu es trempé.. ? »
Riant de plus belle, Sanji finit par reposer son regard céruléen sur son acolyte, rattrapant dans un sourire embelli alors qu'il reprenait son souffle, essuyant du revers de sa main les gouttes de pluie qui sombraient sur son visage.
«Tu peux parler ! »
Lui rendant son sourire, Zoro resta un instant silencieux, laissant sans réellement s'en rendre compte ses prunelles cendrées s'aimanter à celles de son antagoniste, s'égarant sans mot dire dans les torrents de celles-ci alors que Sanji en faisait de même, son regard s'éternisant dans celui de l'étudiant aux cheveux verts tandis que la pluie semblait d'ores et déjà s'être apaisée derrière eux, ses affluents assaillants se changeant petit à petit en un simple susurrement d'eau, la foudre s'étant elle-même éloignée dans un écho indistinct à travers le ciel brumeux...
Ils restèrent ainsi longues secondes durant, égarés, perdus dans les yeux l'un de l'autre, comme si la notion de temps venait de s'échapper de leurs esprits errant, comme si eux même ne s'en étaient pas rendu compte, les sons autour d'eux s'étant embrumés petit à petit, laissant place à un silence éphémère, fébrile, inconscient...
Leurs cheveux ainsi que leurs vêtements étaient ruisselants de pluie, le souffle mordant du vent les faisant tressaillir malgré eux sans pour autant se mettre en mouvement, se contentant de se délecter sans mot de cet arrêt chancelant. Immobiles.
Ailleurs...
« On y va ? On dirait que la pluie s'est un peu calmée pour le moment...»
Finit enfin par laisser échapper Zoro après une poignée de secondes, esquissant un léger sourire à Sanji qui hocha silencieusement la tête, se pinçant quelque peu les lèvres alors qu'il récupérait son sac précédemment posé sur le sol, lui rendant son rictus d'une façon presque imperceptible avant de se redresser.
En effet, la tempête s'était comme subtilement atténuée.
Le temps qu'ils puissent trouver un abri, le temps qu'ils parviennent à reprendre leurs souffles.
Le temps d'un regard.
Se dirigeant en direction de leur appartement commun, avançant d'un pas maladroit entre les petits affluents d'eau qui s'étaient formés petit à petit sur leur chemin, les deux acolytes s'égarèrent une énième fois dans leur propos futiles, se permutant des insultes infantiles, se répondant par des surnoms puériles, comme à leur nouvelle coutume infrangible...
« C'est vrai que tu ressembles encore plus à une algue maintenant. »
Affirma Sanji lorsqu'ils atteignirent enfin leur couloir d'appartement, s'éternisant devant leurs portes respectives alors que Zoro laissait un lourd soupir s'échapper d'entre ses lèvres, venant passer une main effacée à travers ses cheveux humides.
« Ma chemise est foutue... »
Grimaça-t-il avant que l'étudiant aux cheveux blonds ne lâche un léger rire, reprenant dans un rictus dédaigneux.
« Au moins on est quitte. Je te rappelle que le premier jour, c'est toi qui as foutu la mienne en l'air en me foutant des coups... »
Un sourire naissant sur son visage, le jeune homme aux cheveux verts fit rouler ses yeux avant de reprendre, reposant ses prunelles sur le visage de son antagoniste.
« T'avais qu'à mieux te battre. C'était ton sang, pas le mien. »
Fronçant quelque peu les sourcils, Sanji prit une mine quelque peu irritée face à cette remarque, chose qui eu lieu de ne faire que perdurer l'amusement de son alter-ego avant de celui-ci ne reprenne, venant plonger l'une de ses mains dans la poche humidifiée de sa veste dans le but d'y trouver ses clés.
« Bon, c'est pas tout ça, mais moi je commence à me les geler dans ces vêtements. »
« Une plante arrosée est une plante heureuse. »
Cita Sanji tout en s'emparant de ses propres clés alors que Zoro lâchait un énième soupir, venant ouvrir la porte de son appartement avant de lui attribuer un futile geste de la main auquel son acolyte répondit instinctivement.
« À demain. »
« Ouai, ouai. »
Fermant leurs portes dans un écho synchronisé qui s'éleva à travers le couloir à présent répudié, les deux jeunes hommes se séparent sans rien ajouter, se retrouvant chacun dos à leur portes sur laquelle ils laissèrent leurs omoplates s'éterniser un instant, un soupir partagé s'échappant d'entre leurs lèvres.
Fermant un instant les paupières, Sanji se laissa s'égarer l'espace d'une poignée de secondes dans ses propres réflexions avant d'enfin songer à s'animer, se dirigeant en direction de sa chambre d'un pas songeur afin de changer de tenue vestimentaire, étant dans un inconfort des plus totales, ainsi ruisselant de pluie.
Déboutonnant sa chemise humide, il laissa ses prunelles céruléennes s'égarer sur un point inexistant de la pièce, se pinçant quelque peu les lèvres alors que, sur ses trait pâle, un sourire ineffaçable semblait dès lors dessiné, inclinant quelque peu la tête en avant dans son rictus éternel.
Et, étrangement, sans réellement s'en rendre compte, il se sentit comme enveloppé d'un sentiment nouveau qui lui apporta une familière impression de liberté que l'on parviendrait, enfin, à effleurer du bout des doigts.
Oui... Tout commençait enfin à se changer.
« La discipline. La discipline est la mère du respect. Et sans respect, c'est la fin de le civilisation ! J'espère que vous en êtes bien conscients, tous les deux... »
La voix glacée et remplie de dureté de Smoker s'éleva une énième fois à travers le silence oppressant qui animait d'ores et déjà son bureau, croisant ses bras sur son torse alors qu'il fusillait d'un regard hostile les deux étudiants qui se tenaient sagement face à lui, la froideur des ses prunelles ébènes étant d'autant plus aiguë qu'à l'accoutumée.
« Quel âge pensez-vous que vous ayez ? Encore un coup comme ça, et ce sera la corvée de nettoyage pour le reste de l'année ! J'ai bien été clair, cette fois-ci.. ?! »
Hochant silencieusement la tête, les deux acolytes gardèrent le silence avant d'enfin être autorisés à quitter le bureau du préfet, refermant la porte derrière eux tout en s'échangeant un sourire partagé qu'ils avaient peiné à ne pas esquisser lors de leur énième réprimande, s'avançant à travers le long couloir bordé de fenêtres.
« Bon. Récites ton exposé oral avec le plus d'insultes possible. »
Finit par proférer Sanji tout en présentant d'une main le bout de tissu à son antagoniste qui s'en empara d'un geste routinier, son rictus ne faisant que perdurer.
« Cap, bien sûr. »
Oui, les choses avaient beaucoup changées, depuis...
Cela faisait à présent trois mois que les cours avaient reprit dans le lycée. Trois mois interminables, insurmontables, inéluctables et, bien entendu, inévitables...
Tout s'était métamorphosé. Du moins, ce qu'il leur semblait.
De septembre à décembre, de l'automne à l'hiver, de la pluie à la neige...
Comme si un voile inattendu était venu se déposer inconsciemment sur leur petit quotidien, le teignant d'un couleur nouvelle, une couleur plus vive, une couleur changeante...
Les règles du jeu, quant à elles, n'avaient pas changé.
Quand Zoro avait le foulard, c'était à lui de réaliser n'importe quel gage que Sanji lui donnait.
Et quand Sanji avait le foulard, c'était l'inverse qui se produisait.
Néanmoins, plus la partie s'éternisait, et plus les paris devenaient corsés, pimentés, et sans la moindre pitié...
Non, dès lors, leur jeu n'était plus un simple échange de provocations, mais bien de la dégénérescence à son plus haut point d'exode, de la perversion.
Mais bien entendu, cela était avant tout une affaire de goût. Car ce genre d'égarements, on aime, ou on n'aime pas.
Sauf que dans certains cas, on n'a tout simplement pas le choix de refuser... Car un défi était un défi. Et les règles restaient les règles...
Pour les eux acolytes, les choses avaient bien évoluées.
À présent, il ne vivaient plus que pour le jeu. Telle était leur vocation, leur pacte insoluble, leur raison de se faire reconnaître, faisant perdurer leurs défis jours après jours, leurs rendez-vous avec les sanctions en étant presque devenus une habitude, une maladie incurable dont ils étaient les victimes.
Mais cela n'avait plus d'importance. Le reste non plus, d'ailleurs. Ils se battaient, pour le meilleur et pour le pire, ne se désistant jamais, quelles qu'en soient les conséquences. Et ils aimaient ça.
C'était une sorte d'addiction, une dépendance parallèle à la cigarette, à l'alcool...
À l'oxygène.
Un vice dangereux auquel, lorsqu'on y aurait trempé les lèvres, devenait tout bonnement insurmontable...
« Eh merde, j'ai oublié mon sac dans l'autre classe.. ! »
Finit par s'exclamer Zoro tout en ralentissant le pas, fronçant les sourcils avant de reposer son attention sur son acolyte qui continuait à s'avancer à travers le large couloir, le résonnement de la sonnerie annonçant la fin de leur inter-cours venant retentir à travers l'établissement.
« Tu 'accompagnes ? »
S'enquit l'étudiant au cheveux verts tout en dissimulant ses mains dans les poches de son pantalon alors que Sanji esquissait un sourire déplaisant, haussant quelque peu les sourcils.
« Tu te fous de moi j'espère ? Je t'ai déjà accompagné les cinq fois précédentes ! T'es assez grand pour te démerder maintenant. »
Lâchant un claquement de langue agacé, Zoro détourna le regard, s'arrêtant finalement de marcher alors que son acolyte faisait de même, fronçant les sourcils.
« T'es vraiment une plaie... »
Articula le jeune homme aux cheveux blonds après une poignée de secondes dans un soupir exaspéré alors que son alter-ego reportait son regard sur sa personne dans un rictus mal dissimulé.
« C'est bon, viens. Mais si on est en retard au cours de Mister Three, ce sera à toi de t'excuser !»
« Bien sûr, bien sûr... »
S'enquit Zoro d'une mine effacée tout en emboîtant le pas à l'étudiant aux cheveux blonds, son regard anodin balayant d'un air distrait les différents locaux devant lesquels ils passaient.
Récupérant son sac dans le local de Géographie, lieu où ils avaient eut cours précédemment avec Nami, Zoro vint placer la lanière de celui-ci d'un geste flegmatique par dessus son épaule, soupirant longuement alors qu'il refermait la porte du local derrière lui, Sanji l'attendant sagement dans le couloir.
« On sort en ville, après le cours ? »
Proposa le jeune homme aux cheveux verts tout en reprenant sa marche aux côtés de son acolyte qui fronça légèrement les sourcils, soupirant avec irritation.
« Je t'ai déjà dit que je ne pouvais pas, aujourd'hui... Je dois bosser au café. »
Prenant une mine irritée, Zoro resserra instinctivement sa mâchoire avant de reprendre.
« Tu n'as qu'à ne pas y aller, pour une fois... Ce n'est qu'un bête job. »
« Trouves toi en un et tu verras si ce n'est qu'un bête job, foutue plante. »
Gronda Sanji avec exaspération alors que Zoro passait l'une de ses mains dans sa chevelure verte dans un lourd soupir, agacé.
« À cause de toi on va être en retard en plus... »
Poursuivit l'étudiant au cheveux blonds tout en accélérant le pas en direction du couloir dans lequel leur cours de Physique leur était donné, arrivant enfin devant une porte d'ores et déjà fermée devant laquelle Sanji poussa son alter-ego, le forçant à rentrer en premier.
Fronçant les sourcils, Zoro lui assigna un regard furtif avant de frapper contre la porte, la voix criarde de Mister Three s'élevant avec force depuis l'intérieur de la classe afin de leur donner l'autorisation de s'incorporer à la classe, les deux jeunes hommes entrant donc dans celle-ci tout en s'excusant.
« Il me semble que vous êtes bien souvent en retard, tout les deux... »
Siffla l'enseignant tout en suivant les deux étudiants d'un regard irrité alors que ceux-ci prenaient place à leur éternel banc commun, s'échangeant un regard entendu alors qu'ils optaient afin de ne rien ajouter, leurs camarades de cours ayant à leur tour déposé leur attention sur leurs personnes.
« En guise de sanction, vous serez le premier à passer pour votre oral, Monsieur Roronoa. Étant donné que votre camarade à déjà rendu son travail la semaine dernière... »
Poursuivit le professeur d'un air hautain alors que Sanji esquissait un rictus imperceptible à son alter-ego qui fit rouler ses yeux avant de se redresser de sa chaise sur laquelle il venait de prendre place d'un geste désinvolte, la faisant grincer de manière accentuée sur le carrelage du local.
« Ouai... »
Soupira-t-il tout en levant les yeux alors que Mister Three plissait quelque peu les paupières suite à son comportement irritant, l'étudiant aux cheveux verts rejoignant l'avant du local sous les regards silencieux de ses condisciples.
Appuyant son menton dans la paume de l'une de ses mains, Sanji aimanta instinctivement ses prunelles céruléennes avec un amusement non dissimulé à la silhouette de son antagoniste, celui-ci déposant un regard errant en sa direction avant de fermer un instant les paupières, toussotant quelque peu alors qu'il plaçait l'un de ses poings devant ses lèvres, gardant le silence tandis que les étudiants restaient quelque peu incertains face à son manque de réaction, anticipant un début quelconque de sa part.
« C'est quand vous voulez. »
S'impatienta Galdino tout en prenant place aux côtés de son propre bureau sur l'estrade, croisant ses bras sur son torse tout en se pinçant quelque peu les lèvres avec crispation.
Finissant par ouvrir une seconde fois ses paupières après un court instant, Zoro balaya de ses prunelles cendrées éternellement désintéressées la petite assemblée qui se trouvait d'ores et déjà à son écoute depuis près d'une poignées de secondes, s'immobilisant l'espace d'un instant sur la carrure de son acolyte qui ne le quittait point de son regard avant de reprendre sa contemplation à travers le local, dans le but de bâtir une anticipation évidente au sein de leur classe, prenant une profonde inspiration.
« Bon, bande d'enfoirés. Je me suis fais chier à rédiger ce foutu exposé à la con pendant trois putains d'heures, alors je ne vais me casser le cul pour le lire pendant trop longtemps... »
Commença-t-il d'un mine indifférente alors que tous les yeux qui s'étaient rivés sur sa personne s'écarquillaient de surprises suite à ces quelques mots, les visages des étudiantes se changeant bien vite en une expression des plus abasourdies alors que Zoro poursuivait sur le même ton, passant l'une de ses mains derrière sa nuque.
« Comme ce connard me l'a demandé, je vais vous parler de cette connerie qu'est l'électromagnétisme, et les foutues choses particulièrement chiantes et pète couilles qui l'accompagnent... »
S'emparant de ses feuilles, Zoro déposa son regard sur celles-ci, se pinçant quelque peu les lèvres alors qu'il s'apprêtait à poursuivre, lorsque la voix hébétée de l'enseignant de Physique s'éleva dans une exclamation tiraillée entre une colère dévorante et une stupéfaction des plus totales, se redressant machinalement.
« Ça ... Ça suffit ! Je peux savoir à quoi vous jouez, Roronoa.. ?! »
S'étrangla Mister Three tout en s'avançant d'un pas hautement agacé en direction de l'étudiant qui prit une mine faussement surprise, déposant son regard en direction de l'enseignant alors que ses sourcils se haussaient d'eux-même, reprenant avec incertitude.
« Que se passe-t-il, monsieur ? Mon sujet n'était pas l'électromagnétisme ? »
Son visage s'empourprant d'une rage imminente, l'enseignant ferma instinctivement ses poings alors qu'il reprenait, semblant ne pas prendre le petit jeu de son élève comme une plaisanterie.
« Ne vous moquez pas de moi ! Vous irez en retenue après les cours, c'est bien clair ?! Maintenant, sortez ! »
Restant un instant sans broncher dans une expression calme et faussement méconnue, Zoro garda ses prunelles posées un instant sur son professeur qui s'était emparé de son exposé avec antipathie tout en faisant grincer ses dents, un silence éternel s'étant emparé du local de cours alors que les étudiants restaient déconcertés face à sa présentation, considérant la scène d'un œil dépourvu.
« Comme vous voulez. Et dire que je venais seulement d'arriver... »
Finit par proférer le jeune homme aux cheveux verts d'un air indifférent avant de quitter l'avant de la classe sous les regards abasourdis de ses camarades, récupérant ses affaires au pied de son banc alors qu'il défaisait d'un geste machinale le foulard sombre précédemment noué à son bras, le tendant à son acolyte qui esquissa un sourire enchanté, leurs regards venant se croiser un instant de manière inopinée.
« Monsieur KuroAshi, je peux savoir ce qui vous amuse de la sorte ?! »
S'exclama l'enseignant avec force depuis son bureau, semblant plus enragé que jamais, les nerfs à vif par cet incident précédent.
« Vous irez en retenue avec votre camarade puisqu'il en est ainsi, et dans le couloir aussi ! On verra bien si vous rirez autant ! »
Perplexe, Sanji haussa quelque peu les sourcils, s'apprêtant à reprendre lorsque l'enseignant lui ordonna le silence, les deux acolytes s'en venant donc à devoir quitter silencieusement le local de cours sans rien ajouter, suivis par les yeux de leurs collègues ainsi que de leur professeur, se pinçant quelque peu les lèvres.
La porte se refermant lourdement derrière eux, Zoro soupira longuement tout en venant appuyer son dos contre le mur adjacent au couloir, Sanji, pour sa part, affichant un sourire enjoué alors qu'il nouait d'un geste habitué le foulard autour de son avant-bras, reportant ensuite ses prunelles sur la personne de son acolyte qu'il considéra un instant.
« Tu n'as pas tenu bien longtemps, dis-moi... »
Lâchant un claquement de langue courroucé, Zoro détourna le regard avant de reprendre, un sourire imperceptible venant d'ores et déjà se graver sur ses lèvres fines malgré lui.
« Je suis sûr que tu n'aurais pas fait mieux. »
Marquant un temps de pause, il ferma un instant les paupières, l'arrière de sa tête venant rencontrer le mur qui lui faisait dos avant qu'il ne profère, reportant ses prunelles cendrées sur son acolyte qui s'était d'ores et déjà placé sur le banc en face de lui, son regard restant, sans même qu'il ne s'en soit rendu compte, happé à la silhouette de l'étudiant au cheveux verts.
« Cap d'entrer dans les vestiaires des filles quand elles se changent et de t'asseoir pour les regarder ? »
Soupirant quelque peu, Sanji se pinça légèrement les lèvres, levant son regard en direction du plafond orné de néons éblouissants alors qu'il reprenait, une pointe d'amusement se trouvant dans sa voix.
« Ce n'est as un défi ça, c'est un cadeau. »
Marquant un temps de pause, le jeune homme aux cheveux blonds reposa son regard sur son alter-ego qui avait croisé ses bras sur son torse, fronçant quelque peu les sourcils.
« Mais je dirai cap, pour sûr. »
Faisant rouler ses yeux, Zoro esquissa un ritcus railleur avant de citer dans une mine sarcastique.
« T'es un vrai pervers. »
« Je ne le suis pas ! »
S'indigna Sanji tout en fronçant les sourcils avec irritation, fermant instinctivement ses poings.
« C'est un simple défi, après tout. »
Poursuivit-il tout en passant une main sur sa nuque alors que Zoro reportait ses prunelles en sa direction, restant silencieux, l'atmosphère, bien qu'il en aurait semblé le contraire à première vue, s'avérant être des plus légères...
Oui, les choses avaient grandement changées, durant ces trois mois.
Et pourtant, aux yeux des deux jeunes hommes, la vie n'avait jamais été d'un tel éclairci, comme si une étincelle nouvelle était venu éclairer leur quotidien de manière subtile, inattendue.
Comme si dès lors, plus rien n'aurait été cap de les séparer, peu important les conséquences...
Aah, que j'aime écrire des instants guimauves de la sorte.
Enfin bref !
J'espère que ce chapitre vous aura plut !
Les choses commencent enfin à se développer...
Je vous souhaite une bonne fin de soirée, ainsi qu'une bonne semaine ! À la prochaine !
