Secrets
Par : Vorabiza
Traduit par : Insane_Dumbass
Beta: plus personne pour l'instant..
Résumé : Après six ans à Poudlard, l'été d'Harry débute non sans mystères et secrets en tous genres dès l'arrivée inattendue de Drago Malefoy chez les Dursley. Alors que l'été avance, Harry recrute plusieurs alliés auxquels il n'aurait jamais songé et devient, bien malgré lui, le dirigeant de l'Ordre du Phénix. H/D/H
Genre :Drama, Romance
Coté :NC-17
Crédits : Harry Potter appartient à J.K. Rowling et les films à WarnerBros.
Cette Histoire appartient à Vorabiza, w w w . thehexfiles . com .
Avertissements : Relations homosexuelles, Harry/Drago/Harry explicites, mentions de Severus/Remus, NC-17; relations sexuelles et langage inapproprié, AU; Ni l'auteure de la fic, ni moi ne sommes J.K.R., IC ou OCC (dépendamment de l'interprétation, mais ce serait plus IC que OC, ce qui signifie que les personnages seraient fidèles à leurs caractères d'après les livres de J.K.R. ~). Il y aura du Cross-Dressing, mais seulement dans un chapitre et vous en serez avertis d'avance. Il y aura aussi une légère mortalité, mais personne de trop près d'Harry ne mourra, sinon ce serait trop triste! (c'est l'auteure qui le dit, pas moi! xD) Cette histoire remplacerait le 7e livre au complet, ce qui veut dire qu'il faut l'oublier en entier!
Chapitre sept
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La première chose qu'Harry fit, était de transplaner chez les Dursley, pensant que sa cape d'invisibilité lui serait d'une grande utilité.
- Où Diable étais-tu passé!?
Harry leva les yeux sur Drago, choqué de le voir le dévisager, dans les escaliers. Après un moment, il discerna en Drago un mélange de soulagement et d'agitation, mais pas de réelle colère.
- Potter, où diable disparais-tu, quand on a besoin de toi? cria Drago, reformulant sa question.
Harry grimaça, décidant que Drago était peut-être un peu en colère, finalement. Il n'avait pas vraiment de temps à lui consacrer, cela dit, et l'écarta de son chemin pour franchir les escaliers.
- Qu'est-ce que tu me veux, Malefoy? lui demanda-t-il impatiemment.
- Il va y avoir une attaque, éclata Drago.
Harry se raidit soudainement, agrippant le bras du blond pour le traîner dans sa chambre. Il savait qu'une attaque se préparait, mais il croyait que Drago l'ignorait.
- De quoi parles-tu? demanda-t-il brusquement.
Il ne s'était pas rendu compte qu'il enfonçait ses ongles dans les biceps de Drago, avant que celui-ci ne se libère de son emprise.
- Pardon, marmonna-t-il, s'attirant un regard suspicieux qu'il ignora.
- Quelle sorte d'attaque, et où?
Il écouta attentivement Drago lui répéter la même information qu'il avait eue de Rogue, un peu plus tôt. À la différence près : Drago avait pu lui nommer le village en question.
- Comment sais-tu où l'attaque aura lieu? lui demanda-t-il rapidement. Où as-tu eu cette information?
- J'suis un Mangemort, Potter! s'exclama Drago.
Et dire qu'Harry trouvait qu'il avait l'air hystérique…
- Je tends à être dans le secret, pour certains renseignements!
Harry leva impatiemment les yeux au ciel.
- Tu l'as entendu de Voldemort, peut-être?
Drago eut une hésitation.
- Eh bien, non, admit-il, agité. Mais je sais que ça va vraiment se passer!
- Comment le sais-tu? insista Harry, le fixant des yeux.
Drago ne semblait pas vouloir lui répondre, puis éclata soudainement.
- C'est par Rogue, ok! Il m'a averti parce que je vais être convoqué, pour cette foutue attaque!
- Es-tu certain, pour ce village? pressa Harry. C'était l'information dont il avait le plus besoin, et elle devait être fiable. Il savait parfaitement bien que cette bribe d'info ne venait certainement pas de leur ancien professeur.
- Oui, j'en suis certain! cria Drago.
- Et puis merde! cria Harry, à son tour. Comment peux-tu en être si sûr?
Drago le regarda à nouveau nerveusement.
- J'ai eu l'info par Queudver, lâcha-t-il. Et oui, j'ai eu mes infos par les deux Mangemorts que tu détestes le plus, mais je sais qu'elles sont fiables.
Harry se mordit la lèvre, débattant intérieurement de la fiabilité d'une info par Queudver.
- Malefoy, si tu te trompes… laissa-t-il en suspens.
- Je ne me trompe pas, Potter! répliqua le blond, d'un ton sec. Je ne risquerais pas ma foutue vie pour te donner des renseignements erronés. J'ai eu l'info par Rogue, et je l'ai vérifiée. Queudver est méprisable, mais il est toujours sous le nez du Seigneur des Ténèbres. Il a pu confirmer les dires de Rogue et… avec un peu de persuasion… il a été assez stupide pour m'en donner un peu plus.
C'était assez crédible pour Harry. Il imaginait facilement Queudver balbutier tout ce qu'il pouvait pour ne pas se faire punir.
- L'as-tu blessé? lui demanda Harry, peut-être avec un peu trop d'espoir, considérant le sourire suffisant de Drago.
- Pas assez pour soulever de quelconque soupçons, mais il le sentira pour le restant de la journée, dit-il.
- Bien, répondit Harry en lui retournant son sourire, avant de se concentrer sur la situation particulière. Il remarqua que Drago redevint rapidement anxieux.
- Ça va? lui demanda Harry.
- Non, ça ne va pas! s'exclama Drago. Je suis censé y participer ce soir, et faire de mon mieux pour abattre quiconque me barrant le chemin, dans le seul but de peut-être tomber sur toi! Je ne veux pas le faire!
Sa voix monta d'un ton, se faisant plus aiguë par l'inquiétude.
- Malefoy, calme-toi! lui ordonna fermement Harry.
Contre toute attente, Drago mit tout de suite fin à sa tirade, et essaya de reprendre son souffle. Harry le força à s'asseoir, sans cérémonie et s'accroupit devant lui. Drago avait les yeux fermés, plissant les paupières, et semblait réellement perdre les pédales.
- Je ne veux pas faire ça, s'étrangla-t-il à dire. Je n'avais pas à prendre part aux attaques, avant. Ce sera la première fois qu'on s'attendra à ce que je... fasse ça. Même quand j'étais présent, lors de la descente chez la famille de Victoria, je n'avais pas à m'en mêler. Je ne devais qu'observer et apprendre des autres, expliqua-t-il, d'un ton nauséeux.
Harry respira profondément.
- Écoute, calme-toi, dit-il fermement, tout en gardant sa voix aussi calme et apaisante que possible. Tu peux le faire.
Les yeux de Drago s'ouvrirent brusquement.
- Tu veux que je blesse des gens? demanda-t-il, incrédule.
- Non! répondit impatiemment Harry. Mais tu vas faire comme il se doit. T'es un foutu Serpentard, Malefoy! Pour l'amour de Merlin, tu peux bien trouver un moyen de participer sans vraiment faire de mal à quiconque! Il faut simplement que tu sois subtil.
Il ignora l'air ébahi de Drago et poursuivit son explication.
- C'est une attaque de Mangemorts et dans une telle situation vous serez tous éparpillés afin de créer le plus de dommage possible au village. Les autres ne devraient pas te surveiller de trop près.
- Rogue sera sur mes talons, coupa Drago. Il me surveille tout le temps.
- Très bien. Dans ce cas, fais en sorte d'avoir l'air de faire ce que tu es censé faire et fais en sorte qu'il soit difficile de le voir.
Drago le dévisagea, confus. Il était toujours nerveux et il était lent sur la détente.
- Réfléchie, Malefoy! s'énerva Harry. On ne t'a jamais enseigné de tactique défensive?
- Non, on m'a seulement appris à attaquer, rétorqua Drago.
- Oh Merlin… s'exaspéra Harry. Et moi qui croyais t'avoir vu dans la classe de Rogue, l'an dernier.
- Je n'ai jamais été aussi doué que toi pour la défensive, se renfrogna Drago.
Harry avait envie d'hurler sa frustration, mais le temps manquait. Il n'avait pas non-plus le temps de s'attarder sur le fait qu'il tentait de rassurer Drago alors que ce dernier s'apprêtait à participer à une attaque de Mangemorts. Il maudit le manque d'efficacité de Drago, en temps de crise…
Après une profonde inspiration, Harry renchérit :
- Malefoy, tu es svelte et rapide. Bouge constamment! Ne laisse à personne le temps de se concentrer sur ce que tu fais! Lance sans cesse des sortilèges! Mais essaie d'utiliser des sorts les moins dangereux possible. Un sortilège de stupéfixion est une bonne idée car ça te permet de mettre des gens hors d'état de nuire sans trop les blesser. Personne n'ira voir quel sort a été jeté sur des corps immobiles. Ils se déplaceront autant que toi.
Harry ferma les paupières, se disant que Rogue serait bien utile pour aider Drago à passer inaperçu.
- Reste dans l'ombre et assure-toi de bien cacher ton visage de ton capuchon, ajouta-t-il, lui lançant un regard furieux. N'oublie pas que tu seras la cible de plusieurs, si on te reconnaît.
- Oh merde, se plaignit Drago. Je ne pourrai pas le faire…
- Tu dois le faire… pour l'instant, lui dit Harry, avec fermeté.
- Potter, te rends-tu compte de ce que tu dis? s'apitoya Drago.
Harry se passa une main dans les cheveux.
- Oui, s'énerva-t-il.
- Pourquoi? osa demander Drago, d'une toute petite voix. Pourquoi m'aides-tu dans…. tout ça?
- Parce que je ne veux pas vraiment que tu meures! S'exclama Harry.
Drago le regarda, ébahi.
- Ah non?
Pendant un instant, Harry ne sût quoi répondre.
- Non… pas vraiment. Mais euh… Il prit une grande inspiration, espérant retrouver ses moyens. Écoute, tu es le père de Victoria. Elle a besoin de toi. Tu l'as dit toi-même; tu ne peux pas quitter les Mangemorts comme ça. Je sais que Voldemort te poursuivrait et tu serais tué, sans parler de ce qui arriverait à ta mère. Je sais que tu dois surmonter cette épreuve pour l'instant, que je le veuille ou non.
Il lança un regard entendu à Drago.
- Que tu le veuilles ou non.
Drago fixa le plancher des yeux, soupirant.
- Je me suis embarqué là-dedans, je dois faire avec, dit-il, résigné.
- Tu ne vas pas rester là et t'avouer vaincu, s'énerva Harry. Tu essaies de changer ta situation. C'est déjà pas mal, Malefoy.
- J'suis pas fait pour ça, Potter! J'y arriverai pas! S'exclama Drago.
- Tu vas jouer le jeu jusqu'à ce que nous trouvions une solution viable pour ta famille! cria Harry. Tu vas remettre ton foutu masque de Malefoy et tu vas bouger tes fesses d'aristocrate! Tu vas ignorer tout ce que tu ne peux changer. Tu feras du mieux que tu peux, et tu feras ce que les Serpentards font le mieux; sauver tes fesses!
Harry s'arrêta que pour respirer et poursuivit sa tirade, hurlant sur un Drago complètement estomaqué. Par-dessus tout, tu vas espérer que mon plan fonctionne pour contrecarrer leur attaque et que tu n'aies rien à faire, de toutes manières! Tu vas espérer que Voldemort ne te choisisse pas comme punching-bag ce soir, après l'attaque ratée! Et si, par malchance, tu fais partie des privilégiés à recevoir le sortilège doloris, tu y feras face et tu seras reconnaissant d'avoir Rogue pour te protéger et qui s'assurera que toutes tes blessures guérissent à l'aide de ses foutues potions!
Il repris son souffle.
- Tu as raison de dire que tu t'es mis les pieds dans le plat, maintenant tu dois t'y faire jusqu'à ce que nous trouvions une solution. À présent, reprends-toi!
Drago le regarda fixement pendant plusieurs secondes avant de reprendre ses esprits comme Harry le lui avait commandé. Ce dernier fut soulagé de voir la colonne vertébrale de Drago se redresser et son expression se transformer en air suffisant. Ses yeux rougis n'étaient pas les plus crédibles mais, au moins, Drago n'avait plus l'air d'être sur le point de s'effondrer.
- Je ne savais pas que tu avais ça en toi, Potter, se moqua Drago.
Harry leva les yeux au ciel et se leva finalement. La panique étant derrière eux, il lui restait beaucoup à faire. Il traversa la pièce des yeux et s'aperçu que Winky les observait de ses immenses yeux.
- Winky, j'ai besoin que tu restes ici avec Victoria, lui commanda Harry. Il n'avait pas le temps pour les bonnes manières. Je ne sais pas quand je serai de retour.
- Maître Harry a-t-il besoin de Winky pour autre chose?
Harry réfléchit, pensant à tout ce dont il devait s'occuper avant la noirceur.
- Non, lui répondit-il. Il avait déjà le nez dans sa malle et en ferma le couvercle d'un coup sec une fois qu'il eut trouvé sa cape.
- C'est une cape d'invisibilité? demanda Drago, incrédule.
- Oui, répondit rapidement Harry, déjà en train de la fourrer dans son sac.
Il ne portait pas de robe de sorcier et elle ne serait pas utile, sous son chandail. Il lança son sac sur son épaule, scannant de nouveau la pièce, se demandant si quoi que ce soit d'autre lui serait utile. N'ayant besoin de rien d'autre, il s'avança rapidement vers la porte.
- Potter, attend!
- Quoi encore, Malefoy? demanda Harry, poursuivant son chemin dans l'escalier.
- Que comptes-tu faire? demanda le blond.
- Je vais planifier une contre-attaque, lui répondit calmement Harry.
- Ce n'est pas ce que je voulais dire, Potter, dit Drago d'un ton sec. Je veux dire « Où comptes-tu être, ce soir? »
Harry se tourna vers Drago.
- Je compte faire ce que je peux pour sauver autant de personnes possible, répondit Harry, contournant la question. Toi, dis-moi où je serai ce soir.
- Potter, tu ne peux pas aller là-bas! s'exclama Drago.
- Pourquoi pas? lui demanda Harry, incrédule.
- Tu pourrais être blessé! s'écria Drago.
Harry le regarda, perplexe.
- Et bien… que suis-je sensé faire, si tu meurs ce soir? répondit Drago, en rougissant légèrement.
Harry secoua la tête.
- Je ne compte pas mourir ce soir, Malefoy, répondit-il froidement.
- Potter!
- Non, le débat est levé, annonça Harry, le regard sombre. Nous avons tous deux beaucoup à faire.
- Pourquoi faut-il que tu sois un foutu Gryffondor… marmonna-t-il en capitulant.
Harry leva les yeux au ciel avant de reprendre sa route vers la cour arrière, Drago toujours sur ses talons. Harry se rendit dans la ruelle à l'arrière de la maison et fit face à Drago. Il se rendit compte que celui-ci avait l'air plutôt nerveux.
- Malefoy, fais juste de ton mieux, lui dit-il doucement.
Drago hocha la tête, signalant que ce n'était pas ce qui le tracassait pour l'instant.
- Je peux revenir demain? lui demanda-t-il faiblement. Tu seras là?
Harry lui fit un sourire de côté.
- Bien sûr, Malefoy. Je serai ici.
Drago lui rendit un petit sourire qu'Harry amena avec lui alors qu'il transplanait vers le terrier. Harry poussa la porte de derrière et n'eut même pas le temps de voir qui était présent qu'on se jeta sur lui.
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- Harry, nous nous faisions du souci pour toi! s'exclama Madame Weasley, l'étreignant telle une maman ours. Elle mit fin au câlin pour mieux l'observer.
- Hm, tu m'a l'air bien mieux nourrit, cet été.
Il lui sourit de toutes ses dents.
- Je mange très bien, Mme. Weasley.
- Harry!
Il eut à peine le temps de se retourner avant qu'Hermione ne l'assaille à son tour. Il lui rendit son étreinte, puis enlaça chaleureusement Ginny. Après une ronde d'accolades entre Ron, les jumeaux et lui, il put enfin respirer.
= Harry, nous ne t'attendions pas si tôt, s'excita Hermione. Je croyais comprendre que tu ne viendrais pas avant ton anniversaire.
Harry revint à la réalité.
- Je ne reste pas, expliqua-t-il platement avant de se tourner vers Mme dois réunir l'Ordre mais je ne sais pas comment, admit-il.
Il reçut un chœur d'exclamations. Cette journée s'annonçait plutôt longue… Harry n'en voyait déjà pas le bout.
- Ça suffit! cria-t-il, faisant taire la pièce.
Harry regarda calmement Mme Weasley.
- Savez-vous comment contacter l'Ordre?
- Est-ce urgent? lui demanda-t-elle, nerveuse.
Fronçant les sourcils, Harry se demandait ce que urgent signifiait pour elle.
- Nous avons jusqu'à la tombée de la nuit, répondit-il en haussant les épaules. Ce n'était pas comme si les Mangemorts allaient attaquer le village dans les prochaines minutes.
Les yeux de Mme Weasley prirent une ampleur démesurée, mais elle acquiesça, décidée.
- C'est plus qu'assez pour activer le réseau de cheminettes, dit-elle en se déplaçant vers le foyer. Harry s'approcha alors qu'elle contactait McGonagall.
- Minerva, Harry est ici et demande que l'on réunisse l'Ordre immédiatement, lui annonça Mme Weasley.
Harry se demandait si son professeur était aussi alarmée que tous les autres à qui il s'était adressé. Sa voix avait le même ton que d'habitude lorsqu'elle demanda à parler à Harry. Madame Weasley se retira du feu pour inviter Harry à faire comme elle. Il se mit à genoux devant le foyer et enfouit son visage dans les flammes vertes.
- Monsieur Potter? demanda McGonagall.
- Professeur, il y aura une attaque dans l'un des villages tout près de Little Whining, ce soir, dit-il sans éclat. Il ne fut pas surpris d'entendre la surprise de tous ceux qui l'entouraient. J'ai besoin que l'Ordre se réunisse afin de préparer une contre-attaque.
- Comment le savez-vous? En êtes-vous certain?
- J'en suis certain, répondit-il avec confiance. J'ai eu une vision durant laquelle j'ai entendu cette information, mentit Harry. Il s'était un peu préparé. Il ricana intérieurement; Rogue l'avait plutôt préparé pour ce genre de situation.
McGonagall le scruta des yeux un instant avant de faire face à Mme Weasley.
- Molly, vous savez qui contacter. Je commence de mon côté, dit-elle, attendant la confirmation de Mme Weasley. Une heure, dit-elle avant de disparaître.
Harry se retira du foyer, laissant Mme Weasley faire ses appels par cheminette. Il apprit que l'Ordre avait une espèce de réseau mis en place afin de pouvoir contacter tout le monde le plus rapidement possible. Après l'avoir écoutée transmettre l'information à Tonks et Mme Figg, Harry se tourna vers ses amis qui l'observaient d'un œil inquiet.
- Oh, Harry! s'exclama Hermione. Tu as eu d'autres visions?
- Ouais, répondit Harry, sur la défensive, puis se laissant tomber sur l'une des chaises de la table à manger.
- Comment sais-tu que c'est vrai? échappa Ron.
Harry grimaça. Il s'attendait à cette question.
- Peut-on prendre ce risque?!
- Mais Harry, commença doucement Hermione. Tu sais ce qui pourrait se passer.
Harry la toisa du regard.
- Oui, je sais, répondit-il sèchement. C'est différent, cette fois. Vous devrez me faire confiance.
- Tu as toute ma confiance, lui assura Hermione. Mais, Harry, tu ne peux pas simplement savoir que c'est différent…
Harry souffla sa frustration:
- Quand Voldemort commencera à envahir ton esprit, nous reparlerons de ce que ça fait. Tu pourras alors me faire la leçon sur les subtilités des différentes sortes de visions qui aident à déterminer s'il s'agit d'une idée implantée ou si Voldemort n'a en fait aucune idée qu'il a des témoins. D'ici-là, tu devras espérer que j'aie bien appris à faire cette différence, répondit-il, en colère.
Hermione était blanche comme un drap et semblait blessée par la colère d'Harry, mais celui-ci refusa de se sentir coupable. Elle n'aura qu'à croire qu'il s'agissait bien de visions sur les plans de Voldemort, car il savait qu'elle ne croirait jamais la vérité même s'il lui révélait.
- D'accord, Harry, lui dit-elle d'une petite voix.
Ils sursautèrent lorsque Molly leur fit volte-face.
- Allez, leur dit-elle sévèrement. Nous avons une réunion de l'Ordre très bientôt. J'ai besoin de tables et de chaises dans la cour arrière. Tout de suite! Fred et George, vous savez quoi faire.
En se dirigeant vers la cour, tout le monde gardait son calme alors qu'ils s'affairaient à accueillir plusieurs autres personnes. En fait, plusieurs arrivaient déjà alors qu'ils travaillaient encore sur les préparations. Harry n'était pas d'une grande aide comme il se faisait apostropher à tout bout de champ par tout le monde. Il était toutefois soulagé que personne ne remette sa crédibilité en question.
Il comprit enfin que probablement personne ne savait vraiment pourquoi ils étaient tous appelés au terrier. Il observa un peu plus et s'aperçu que plusieurs semblaient confus et incertains. Lorsqu'elle arriva, professeur McGonagall le conduit au salon pour plus d'intimité.
- Monsieur Potter, si tout le monde est particulièrement inquiet et un peu… nerveux, c'est parce qu'il s'agit du premier rassemblement de l'Ordre depuis… dit-elle avec peine, depuis le décès du professeur Dumbledore.
Harry la regarda, étonné.
- Pourquoi n'y a-t-il eu aucun autre rassemblement? demanda-t-il. Nous sommes toujours en guerre!
Elle pinça les lèvres de mécontentement.
- Vous savez très bien que nous avons perdu notre liaison avec Vous-savez-qui, dit-elle. Ce dernier mois, nous n'avons eu aucune information viable.
- Il y a bien quelque chose que l'Ordre puisse faire! s'exclama Harry.
- Monsieur Potter, nous avons perdu notre leader, en ces temps plutôt sombres, renchérit McGonagall. Les gens sont en deuil. Plusieurs ont perdu le cap.
- Eh bien, ils devront le retrouver, rétorqua Harry. Nous n'avons pas de temps à perdre.
Ses yeux s'agrandirent considérablement.
- Vous avez peut-être raison, dit-elle lentement. Mais vous devriez savoir que plusieurs d'entre eux sont méfiants.
- Ils devront s'y faire, dit-il sombrement, plus pour lui-même, ses yeux glissant vers la fenêtre. J'ai assez à m'occuper, je n'ai pas besoin d'une bande d'adultes craintif par-dessus le marché.
McGonagall le scruta des yeux.
- Peut-être est-il le temps de commencer cette réunion. D'un mouvement de baguette, elle fit tomber les barrières confidentielles puis sortit de la pièce, Harry sur ses talons.
Il n'avait pas encore mis le pied dehors qu'il entendait crier.
Vous êtes trop jeunes pour assister à ce genre de réunions, couinait Madame Weasley, s'adressant à ses enfants et à Hermione. Je ne veux plus rien entendre!
Faisant fi de la scène, Harry fut surpris de voir le professeur McGonagall lui faire signe de s'asseoir au bout de la grande table, à sa gauche. Remus était installé en face d'elle et invitait aussi Harry à les joindre, lui souriant autant que possible étant donné les circonstances.
Étourdit, Harry se fraya un chemin le long de la grande table de conférence, créée par plusieurs petites tables collées les unes contre les autres.
Professeur McGonagall lui lança un regard approbateur et Harry dû prendre une grande inspiration avant de s'adresser à la querelle des Weasley.
- Mme Weasley, commença-t-il fermement afin d'obtenir son attention. Je sais que vous ne voulez pas qu'ils assistent à cette rencontre, mais ça simplifierait bien des choses si je pouvais tout leur dire en même temps qu'à vous tous.
Harry soutint son regard sterne, et refusa de capituler.
- Vous savez bien que dès que j'aurai fini de vous dire tout ce que j'ai à vous dire, j'irai tout leur raconter également.
Tous les amis d'Harry restèrent sagement silencieux, éberlués par le combat de volonté qui avait lieu sous leurs yeux.
Enfin, Mme Weasley pinça les lèvres en désaccord mais céda. Sans dire mot, tous prirent place à la table.
L'entière tablée se tut et tous regardèrent Harry. Celui-ci lança un regard au professeur McGonagall, mais elle lui fit simplement signe de commencer. Il n'était pas préparé pour un tel événement, s'attendant certainement à ce que ce soit elle qui prenne l'Ordre en charge, depuis la mort du processeur Dumbledore.
- Vas-y, Harry, l'encouragea doucement Remus, le rassurant d'un sourire.
Harry lui rendit un sourire, reconnaissant, sentant sa confiance en lui revenir.
- Ok, bon, j'ai convoqué l'Ordre parce qu'une attaque aura lieu ce soir.
Il se sentit à nouveau désarmé, alors qu'un chaos éclata autour de la table. Certains semblaient paniqués, d'autres incrédules, fâchés ou même attristés.
- C'est toi qui nous a convoqués? demanda Shacklebolt, ébahit. Sa voix grave surplombait la cacophonie qui l'entourait.
- Oui, répondit simplement Harry. Nous avons du pain sur la planche, ce soir.
- Tu ne peux pas être en charge! s'écria quelqu'un qu'Harry ne reconnut pas.
- Quelqu'un doit bien l'être.
- Tu n'as même pas encore dix-sept ans! cria quelqu'un d'autre. Tu ne peux certainement pas prétendre remplacer Dumbledore.
Le visage d'Harry se raidit.
- Vous avez raison, " répliqua-t-il froidement. Je ne prends pas sa place. C'était un homme extraordinaire, très respecté et admiré de plusieurs. Tous ici présents sont peinés de son absence, mais vous semblez oublier qu'il ne nous a jamais laissés tomber.
Harry fut tout aussi surpris par le soudain cri strident qui suivit.
- Fumseck, soupira-t-il.
En levant les yeux vers le ciel bleu, il vit un éclair rouge et doré virevolter vers eux. Il fut abasourdit lorsque l'oiseau majestueux atterrit lourdement sur son épaule. Tour en reprenant ses esprits, il caressa doucement le phénix, les yeux pleins d'admiration.
- Salut, Fumseck, murmura Harry.
Fumseck pourra un cri plein d'entrain qui lui fit chaud au cœur.
- Une aide sera toujours apportée à ceux qui la demandent, murmura Harry avec émerveillent. Il reprit courage grâce à l'apparition subite du phénix et reposa son regard sur les membres de l'Ordre. Il se rendit compte que toute l'attention était sur lui, tous étant aussi émerveillés que lui.
- Professeur Dumbledore sera toujours avec nous, dans nos cœurs, poursuivit sereinement Harry. Il sera auprès de nous lorsque nous suivrons ses conseils. Je ne crois pas qu'il soit vraiment tout à fait partit. Il jeta à nouveau un coup d'œil à Fumseck avant de terminer. Je ne prétends certainement pas le remplacer.
Il prit une profonde inspiration, employant un ton plus ferme.
- Cependant, je ne le déshonorerai pas en ignorant les tâches qu'il nous reste à faire. Il serait honteux de rester là à le pleurer alors qu'il est partit dans une autre grande aventure, de toutes façons.
McGonagall et lui partagèrent un sourire entendu. Il ne serait pas étonnant qu'elle ait maintes fois entendu Dumbledore parler ainsi. Il observa son professeur conjurer un perchoir pour Fumseck. Après un cri, celui-ci alla s'installer confortablement, semblant observer/surveiller/veiller sur la rencontre aux côtés d'Harry.
- Sommes-nous prêts à reprendre du début? demanda Harry, un sourire satisfait aux lèvres. On lui répondu par des rires confus.
Harry se reprit et regarda gravement les membres de l'Ordre réunis.
- Je suis ici et je vous ai convoqués parce que nous avons du travail à faire ce soir.
Tous lui portaient attention, et Harry sentait la pression monter en lui. Sa connexion avec Voldemort n'était pas un sujet qui devait être discuté librement en toute compagnie et il n'était pas certain de devoir en parler devant l'Ordre. Malgré tout, il devait obtenir leur confiance. Il décida d'éviter le sujet, certain que Dumbledore en aurait fait tout autant.
- Voldemort attaquera une petite ville près de Little Whining, où ma famille vit, leur informa Harry. Je ne crois pas qu'il puisse attaquer directement la ville grâce à quelque chose que Dumbledore aurait fait, par le passé, je n'en suis pas certain, admit-il. Mais je sais qu'il planifie cette attaque car cela me touche littéralement de près.
- Ma, euh, méthode pour obtenir ces informations n'est pas parfaite, et c'est tout ce que je sais, avoua-t-il. Puis il commença à tous les informer sur ce qu'il savait à propos de la petite ville, du nombre de Mangemorts et le fait que tout était censé se produire le soir même, à défaut de connaître l'heure exacte.
- Comment sais-tu tout ça? demanda Maugrey, suspicieux.
Harry prit une grande inspiration avant de répondre.
- C'est une méthode qui vous a déjà guidés auparavant, dont Dumbledore était au courant, répondit-il le plus honnêtement possible. Bien sûr, il s'agissait d'avoir recours à un espion plutôt qu'à sa cicatrice, dont certains avaient connaissance.
- Et quelle est cette méthode? interrogea Shacklebolt.
Harry débattit intérieurement, s'empêchant de répondre trop clairement. Il ne s'attendait pas à une réaction positive de tous s'ils apprenaient qu'il avait un accès direct à l'esprit de Voldemort.
Soudainement, Hermione se leva.
- Il s'agit d'une habileté complexe en lien avec le passé d'Harry et de Voldemort, commença Hermione en employant un ton studieux. Cela repose essentiellement sur le phénomène magique qui s'est produit le jour où Harry a survécu au sortilège de la mort étant enfant, ce qui signifie que ce n'est pas une habileté que n'importe qui pourrait développer. Le professeur Dumbledore était un sage homme qui avait étudié d'anciennes magies et pouvait ainsi guider Harry à maîtriser cette habileté. C'est de la magie plutôt imprécise, malheureusement, mais très pratique, ajouta vivement Hermione.
Harry fixa Hermione avec stupeur alors que celle-ci continuait à débiter n'importe quoi. De son ton studieux et de sa réputation de passionnée de lecture, elle parvenait à rendre son explication incroyablement compliquée et complètement crédible. Puisqu'Harry doutait que Dumbledore avait réellement saisi sa connexion avec Voldemort, il se demandait ce qu'elle pouvait bien leur expliquer, exactement.
Son regard se posa ensuite sur Ron, assis juste à côté d'elle, et il dû se retenir de ricaner lorsqu'il se rendit compte que leur ami avait déjà perdu le fil de la conversation, comme à chaque fois qu'Hermione leur faisait la leçon. Il se risqua à jeter un coup d'œil à McGonagall qui, elle, savait que tout cela n'était qu'une supercherie. Elle avait gardé son air sévère mais ses yeux scintillaient d'amusement.
Lorsqu'Harry observa la tablée, il se rendit compte que la majorité semblait aussi perdue que Ron. Tonks était sur le point de s'endormir alors que Remus regardait Hermione comme si elle leur partageait un savoir inouï. Il se demanda brièvement si Remus savait ce qu'Hermione était en train de leur décrire. Plusieurs autres la regardaient avec émerveillement alors qu'elle énumérait des faits. Harry se dit qu'il aurait certainement une dette envers Hermione car grâce à elle, plus personne n'osera douter des détails de son « habileté ».
- Donc, comme vous le comprenez tous parfaitement, continua Hermione, tirant vers sa conclusion. C'est grâce à cette méthode incroyable et unique qu'Harry nous permet d'avoir accès à de telles informations aussi importantes.
Elle reprit sa place et se tourna promptement vers Harry, attendant la suite.
- Euh, ouais, commença Harry. Alors, je suppose que nous pouvons discuter d'un plan pour contrer l'attaque de ce soir.
Ceux qui s'étaient perdus dans les méandres des explications d'Hermione reprirent leurs esprits en entendant Harry parler.
- As-tu une suggestion, Harry? s'enquit Remus.
Harry lui adressa un petit sourire reconnaissant. Ces gens avaient déjà du mal à s'adapter au fait qu'un adolescent dirige le conseil. Il lui était aussi rassurant qu'utile d'obtenir un peu de soutient de la part de certains adultes. Étrangement, la majorité du groupe semblait suivre le courant, même si mené par quelqu'un d'aussi jeune. Il se demanda à quel point il devait cette réaction au simple fait qu'il était Harry Potter, l'Élu.
Harry décida de ne pas s'en préoccuper et leur transmit les stratégies que Rogue et lui avaient explorées le matin même. Il la modifia légèrement, se concentrant sur une contre-attaque dans une seule ville. Il hésita brièvement avant de suggérer d'établir des postes de vigie dans les villes voisines, car Voldemort les aussi envisagées pour son attaque et il pourrait changer d'avis à tout moment. Quelqu'un serait au poste de vigie afin de pouvoir avertir les autres si des Mangemorts décidaient d'y transplaner.
Harry lâcha un soupir de soulagement en voyant que tous coopéraient enfin. Ils en étaient à planifier leurs emplacements respectifs. Maugrey et Shacklebolt semblaient avoir pris les rênes de l'opération et Harry était très attentif aux positions distribuées. Ces gens étaient des habitués, après tout.
En s'enfonçant sur son siège, Harry constata que l'Ordre avait simplement besoin d'un élan, une poussée dans le dos pour retrouver leur rythme. Une fois qu'ils avaient eu des directives, comme McGonagall l'avait souligné, l'Ordre formait un groupe unis.
Tout se déroulait très bien jusqu'à ce qu'on mentionne les plus jeunes membres de l'Ordre, notamment Fred, George, Ron, Ginny et Hermione, qui se plaignaient d'être exclus alors qu'ils voulaient faire leur part. Cette fois, Madame Weasley n'était pas la seule à s'opposer à la participation des « enfants». Harry tenta d'éviter de s'en mêler le plus longtemps qu'il put, mais il ne tarda pas à être entraîné dans le conflit.
- Harry aussi veut se battre, s'exclama Ron. N'est-ce pas, Harry?
Harry était encore le centre d'attention.
- Je serai là où il y aura de l'action, admit-il calmement.
- Vous voyez! s'écria Ron, satisfait.
- Ce n'était pas une question, Harry, répliqua brusquement Remus, lisant entre les lignes, contrairement à Ron. L'attention de tous se posa sur leur conversation. Remus n'employait pas souvent ce ton, après tout.
- Non, ce n'en était pas une, répondit calmement Harry.
- Harry, commença Remus, d'un ton réprobateur.
Harry ne recula pas devant le regard perçant de Remus.
- Je suis conscient de mon importance dans cette guerre, plus que quiconque, dit-il, ignorant les regards qu'il sentait d'Hermione, Ron et les autres. Je sais et je comprends les risques que je prends et je vous assure que je ne compte pas être au premier front. Cependant, je serai là où il y aura de l'action, continua Harry, d'un ton déterminé. Si je peux aider quelqu'un, je le ferai. Je ne resterai certainement pas chez moi à rien faire alors qu'une guerre se déroule.
- Ce n'est qu'une bataille, pas la guerre, renchérit Remus.
Ce dernier fut surpris qu'Harry acquiesce.
- C'est vrai. La guerre ne sera pas gagnée en me battant dans ces combats, mais cela ne m'empêche pas de faire tout mon possible pour déjouer les plans de Voldemort.
- Harry, tu y as largement contribué en nous convoquant tous ici, tenta de raisonner Remus. À présent, laisse-nous t'aider.
- Vous m'aiderez, répondit Harry, du tac au tac. Mais, il s'agit d'un effort de groupe. Ce serait ridicule de ne pas utiliser toute l'aide disponible. Plus nous serons nombreux, moins les Mangemorts pourrons faire de dommages. Nous poster nous, les enfants, aux vigies nécessaires permet aux membres plus expérimentés de faire face aux Mangemorts.
Harry désigna ses amis d'un geste de la main.
- Ron, Hermione, Ginny et moi-même avons déjà de l'expérience, en ce qui concerne les combats contre les Mangemorts. Nous ne sommes pas novices, il n'est donc pas la peine de nous couver.
Remus échappa un soupir, montrant qu'il capitulait.
- Lorsque tu te changes en un jeune homme qui se prépare à aller en guerre, je ne trouve pas les mots pour argumenter.
Madame Weasley consentit finalement à ce que ses enfants soient vigiles dans les autres villes. Harry savait qu'elle ne le faisait que parce qu'il leur avait dit qu'il n'y aurait que très peu de chance que des Mangemorts y soient réellement. Ses amis n'avaient pas l'air trop ravis de ne pas faire partie du mouvement défensif, mais ils étaient soulagés de pouvoir participer d'une quelconque façon. Ron et Hermione resteraient ensemble, les jumeaux feraient équipe dans une autre ville. Puisque Ginny ne savait pas encore transplaner, elle accompagnerait ses frères qui étaient assez expérimentés pour faire du transplanage d'escorte.
Harry refusa d'être ailleurs que dans le village qui allait être attaqué, mais accepta tout de même d'utiliser sa cape d'invisibilité.
Le groupe se dispersait petit à petit et la majorité des personnes qui n'avaient pas l'habitude de visiter les Weasley étaient déjà partis lorsque Madame Pomfresh prit la parole.
- Nous avons un autre souci, quoi que moins pressant... Hésita-t-elle, ne sachant pas vraiment à qui s'adresser. Elle choisit finalement de solliciter l'attention du professeur McGonagall:
- L'infirmerie est assez bien garnie pour l'instant pour panser toute blessure qui pourraient que je ne souhaite à personne... Cela dit, si une soirée comme celle-ci se reproduit, je serai bien vite à court de potions...
McGonagall pinça les lèvres.
- C'est embêtant, admit-elle.
- Où est passé Slughorn? Demanda Harry.
- Monsieur Potter, je crois que vous étiez présent lorsque Professeur Dumbledore lui a demandé de revenir enseigner à Poudlard, dit-elle d'un ton sec.
- Il se cache encore, c'est bien ça? demanda-t-il.
McGonagall acquiesça.
- Malheureusement, le problème n'est pas simplement de l'avoir perdu, lui, expliqua-t-elle.
Douteux, Harry l'interrogea du regard, ce que son professeur confirma d'un hochement de tête.
- Ah, merde! s'exclama-t-il.
- M. Potter, surveillez votre langage! Le sermonna McGonagall.
Harry se contenta de rouler les yeux, pensant à ce que cette nouvelle information représentait.
- J'imagine alors que Rogue était notre source pour certaines potions, dit-il d'un ton amer.
Il entendit plusieurs exclamations étouffées, dès qu'il prononça le nom de son ancien professeur. C'était à se demander si cela deviendrait aussi tabou que de prononcer le nom de Voldemort. Repoussant cette idée de son esprit, il se reconcentra sur le problème de potions.
- Je ne sais pas quelle serait notre solution, admit McGonagall. La concoction de potions n'est pas un talent que tout le monde détient. Nous pourrions probablement acheter celles qui sont plus difficiles à préparer.
- Cela peut s'avérer plutôt difficile de trouver des potions de bonne qualité sur le marché, et si nous en trouvons, elles seront assez dispendieuses, ajouta calmement Remus.
Harry le toisa du regard, réalisant ce qu'il voulait dire.
- Tu n'as plus de potion d'aconit.
Remus se contenta d'hocher la tête.
Harry avait envie d'hurler à l'injustice. Il savait où le maître des potions se trouvait et il savait qu'il était toujours du côté de l'Ordre.
Ses yeux s'écartillèrent lentement. Il n'avait peut-être pas officiellement accès au maître des potions, mais il avait accès à ses notes. Grâce au livre de potions du Prince de sang-mêlé, il avait réussi à passer son cours de potions et il avait même mieux réussi qu'Hermione. Il pouvait très bien utiliser ce livre comme prétexte, et peut-être qu'il aurait un peu d'aide du Prince lui-même, avec un peu de chance. De plus, il avait aussi Drago pour l'aider à ce sujet.
Harry regarda autour de la table et croisa les yeux d'Hermione. Elle semblait le défier du regard, et il comprit qu'elle savait où ses réflexions l'avaient mené.
- Non, Harry, dit-elle. C'est bien trop dangereux.
- C'est faux! rétorqua Harry.
La discussion, qui s'était poursuite entre les adultes pendant qu'Harry réfléchissait, s'arrêta à ce moment précis et tous les écoutaient.
- Comment peux-tu dire ça? se fâcha Hermione.
- Parce que ça pourrait nous être utile, répondit-il. Nous avons besoin de toute l'aide que nous pouvons obtenir.
- Pas de sa part, dit-elle encore plus en colère.
- Hermione, ce n'est qu'un livre, tenta calmement Harry. Ni plus, ni moins.
- Tu sais très bien que c'est faux, le contredit-elle en serrant les lèvres.
Harry sentait son impatience monter en lui, d'autant plus qu'ils avaient la même dispute depuis des mois.
- Il ne s'agit pas de notes cette fois, Hermione. Il s'agit de sauver des vies.
- Exactement. Rétorqua-t-elle, comme si Harry venait de lui donner raison. Et nous n'en risquerons aucune en utilisant ce livre.
- Comment oses-tu suggérer qu'on l'utilise! Cria Ron, qui semblait à la fois en colère et confus alors qu'il retrouva sa voix.
- Ce n'est qu'un foutu livre, cria Harry.
- C'est faux et tu le sais, Harry! répondit Hermione en haussant le ton.
- Ça suffit! les interrompit McGonagall. Elle posa un regard perçant sur Harry. De quoi s'agit-il, Monsieur Potter?
- J'ai peut-être un moyen de fournir les potions dont Mme Pomfresh aurait besoin, dit-il d'un ton ferme mais calme.
- Mais c'est dangereux! interrompit Hermione. C'était le livre de Rogue
Harry lui lança un regard furieux, maudissant le côté rapporteur de son amie.
- Monsieur Potter, l'avertit McGonagall.
Harry soupira lourdement et leur décrit le livre, mentionnant simplement les notes que Rogue avait ajoutées aux recettes de potions.
Loin d'être ravi qu'Hermione mentionne l'existence de sortilèges dangereux qu'il avait appris grâce au livre, Harry était tout de même soulagé qu'elle ne leur dise pas qu'il en avait utilisé sur Drago.
McGonagall avait un regard sombre, réfléchissant à ce qu'elle venait d'apprendre.
- Le professeur Rogue connaissait ses potions, dit-elle finalement. Harry, crois-tu réussir à concocter certaines potions pour Madame Pomfresh?
- Oui, répondit-il rapidement, reconnaissant du fait que quelques potions de guérison étaient dans son curriculum, en sixième année. Et j'achèterai les potions que je ne pourrai pas préparer, ajouta-t-il.
- Ce ne sera pas nécessaire, Monsieur Potter, refusa McGonagall. Dans un tel cas, c'est la responsabilité de l'Ordre ou de Poudlard.
- Je fais partie de l'Ordre, affirma fermement Harry. Et j'ai les moyens de préparer ou d'acheter les potions nécessaires. Il n'osa pas regarder Hermione ou Ron, sachant qu'aucun d'eux n'était ravi.
- Cela ne devrait pas être votre responsabilité, dit McGonagall, qui semblait aussi irritée par la situation.
Harry haussa les épaules.
- Ce doit bien être la responsabilité de quelqu'un et je peux m'en occuper.
Elle l'observa un moment avant de laisser un soupir. Harry commençait à être habitué à ce genre de réaction.
- Très bien," dit-elle.
- Oh, j'ai besoin de retourner à Poudlard, ajouta Harry.
Elle lui adressa un autre regard perçant.
- Je ne crois pas que je veuille savoir pourquoi.
Harry lui sourit.
- En effet, je ne crois pas.
McGonagall lui rendit son sourire.
- Poudlard sera toujours ouverte," dit-elle en se levant pour partir. Je présume que je vous y verrai demain.
Harry acquiesça, mais ses paroles soulevaient d'autres questions. Il se retint toutefois de les poser alors qu'elle s'éloignait. Il se demandait comment Poudlard était protégée alors que personne ne s'y trouvait. Rusard et Miss Teigne devaient certainement y être restés durant l'après-midi, mais peut-être y avait-il d'autres personnes à l'école. Les protections du château étaient sans doute très efficaces, même lorsque tout le monde est absent, pensa-t-il.
Il se demandait surtout si Poudlard allait rouvrir pour l'année suivante, mais il n'était pas certain de vouloir savoir la réponse, pas encore. Si Poudlard n'ouvrait pas, il aurait d'autres problèmes à résoudre et il n'avait pas le courage d'y penser pour l'instant.
Tous les adultes transplanèrent et Harry se retrouva avec ses amis qui s'approchèrent pour s'asseoir près de lui. Il savait qu'il serait bientôt bombardé de questions et il était loin de s'en réjouir.
NDLT:
1- Je n'ai comme excuse tous mes travaux d'université (c'est terminé... yay, diplômée!), j'ai déménagé à l'autre bout du Canada, mon ordi est brisé, kaput depuis l'été passé T_T...
Et je viens de m'en acheter un nouveau!
2- Je reprends rapidement la traduction, YOSH!
3- N'hésitez pas à me corriger, si des erreurs se sont glissée dans le texte!
