Et avec du retard (du à la reprise des cours), voici le chapitre 7. Enjoy it ! =)

Rating : M comme Lemon ;-)

Disclaimer :

7. Possessif à mort

Arthur était un prince. Et surtout, Arthur était possessif : lorsque quelque chose lui appartenait, il ne supportait pas que quelqu'un d'autre y touche.

Aussi, lorsqu'il vit Merlin sortant des appartements de Morgane en riant aux éclats avec Guenièvre qui le regardait en rougissant, il s'imagina le pire.

Il éprouva donc le besoin de faire ce qu'il faisait avec toutes ses autres possessions : le marquer comme étant sien.

« MERLIN ! »

Le brun sursauta vivement et se retourna vers le blond qui semblait en colère après lui. Il déglutit difficilement.

« S...Sire ?

- Viens par là. »

Merlin lança un regard anxieux à Gwen qui lui fit comprendre qu'elle n'en savait pas plus que lui.

Il suivait silencieusement le prince qui l'entraînait dans un dédale de couloirs et d'escaliers déserts. Peut être allait-il le tuer discrètement et maquiller ça en accident ? Le valet frissonna. Arthur s'arrêta subitement. Merlin s'écrasa contre son dos, humant ainsi à plein poumons le parfum enivrant du blond. Il resta ainsi quelques secondes avant de s'éloigner.

Arthur se retourna. Il semblait... Non. Pas en colère. C'était autre chose que Merlin n'avait encore jamais vu chez le blond. Ça le mettait un peu mal à l'aise...

« Arthur... J'ai... J'ai fais quelque chose de mal ? »

Le blond ne répondit pas. Il l'observa intensément pendant quelques minutes, ce qui fit fortement rougir Merlin. Celui-ci se dandinait, gêné par l'intensité du regard, et aussi par ce silence opprimant.

Soudain, le prince s'approcha de lui.

« A...Arthur ? Que... »

Merlin ne put finir sa phrase. En effet, le blond venait de se jeter littéralement sur lui, lui dévorant quasiment les lèvres. Merlin, d'abord surpris par ce baiser ardent, répondit ensuite du mieux qu'il put. Mais lorsqu'une main se glissa sous son chandail, il éloigna le prince en rougissant.

« Pas ici Arthur, on pourrait nous voir...

- Allons dans ma chambre alors !

- Mais... On pourrait nous entendre ! Ou pire, Uther pourrait venir et... »

De nouveau, la fin de sa phrase fut étouffée par les lèvres du prince.

Celui-ci entraîna Merlin à sa suite dans une course folle jusqu'à ses appartements.

A peine Merlin avait fermé la porte que le blond se jeta sur lui et l'embrassa passionnément. Le nouveau foulard de Merlin (Arthur n'ayant jamais rendu le précédent) avait déjà atterri quelque par sur le sol, bien loin du corps de son propriétaire sur lequel le prince le trouvait trop encombrant. Les mains du blond, rendues calleuses par le maniement des armes, glissaient déjà sur la peau chaude du torse de Merlin. Celui-ci essayait vaguement de protester et de le repousser tout en gémissant.

Arthur suçota la peau du cou de son amant, lui laissant au passage un magnifique suçon bien visible.

Merlin, à présent totalement consentant, s'empressa d'ôter son chandail, puis de faire de même avec celui du prince. Arthur les fit basculer sur son lit. Merlin atterrit sur Arthur. Il profita de ce fait pour suçoter et léchouiller les tétons du blond, ce qui le fit grogner d'excitation.

Faisant courir ses mains sur le corps musclé d'Arthur, il arriva à la lisière du pantalon de ce dernier. Ses mains restèrent en suspens pendant quelques minutes. Au bout d'un certain temps, le prince s'impatienta.

« Mais qu'est ce que tu attends, Merlin ! »

Merlin baissa donc le pantalon du prince. Arthur, qui s'était agenouillé sur le lit, avait fait de même avec celui de son serviteur. Ils étaient donc tous deux à genoux l'un en face de l'autre.

Le blond détailla son serviteur qui lui faisait face. Les yeux voilés de désir, les joues rouges, les lèvres humides, le souffle court, son corps svelte tendu par l'excitation, sa peau douce et nacrée recouverte d'une fine pellicule de sueur, Arthur ne le trouvait jamais aussi beau qu'au moment ou il s'apprêtait à se donner à lui. Puis il se rappela de la scène du couloir, et sa jalousie revint au triple galop. Il se jeta sur Merlin et lui arracha quasiment ses braies. Celui-ci couina sous la surprise, puis il lâcha un petit cri lorsque le prince s'empara vivement de sa virilité et qu'il commença à le masturber à un rythme soutenu. Le prince se pencha sur lui et, approchant ses lèvres de son oreille, il lui murmura « tu es à moi. Rien qu'à moi, et je ne laisserai personne t'arracher à ma possession ». Le serviteur fut touché par cette déclaration passionnée, bien que n'en comprenant pas tout à fait le sens.

« Je ne saurais aimer quelqu'un d'autre que toi, Arthur. Je suis à toi tout entier, tu le sais bien. »

Alors que Merlin s'approchait dangereusement du point de non-retour, la main du prince se retira de son membre tendu, lui arrachant un grognement de frustration. Arthur planta son regard dans le sien.

« Fort bien. Il serait peut-être judicieux de faire savoir à tes prétendantes que ton cœur est déjà pris, non ?

- Mes... Prétendantes ?

- Oui... Guenièvre ou les autres...

- Gwen ? Mais ce n'est qu'une amie !

- Je vous ai vu dans le couloir. Elle rougissait en te regardant ! »

Merlin rit doucement. Alors c'était ça...

« En vérité, j'étais entré dans les appartements de Morgane sans frapper car je voulais déposer discrètement le collier qu'elle avait perdu pour lui faire une surprise. Gwen m'a vu en train de fureter dans la chambre de sa maîtresse et s'est imaginée le pire. En avançant vers elle pour lui montrer le collier que j'avais retrouvé et lui prouver que je n'étais pas un voleur, j'ai trébuché. Elle a essayé de me rattraper mais je l'ai entraîné dans ma chûte. Elle était donc un peu gênée et surtout confuse de m'avoir pris pour un gredin. »

- Je... Vois. »

Le prince se sentait un peu stupide d'avoir agi avec tant de fougue pour si peu.

« Étais-tu jaloux Arthur ?

- Non ! Bien sur que non. Que vas-tu imaginer Merlin ? ».

Merlin allait répliquer, mais il ne lui laissa pas le temps de formuler une réponse cohérente, sa main s'étant de nouveau emparée du membre du brun.

Comme auparavant, il s'arrêta un peu avant que Merlin ne jouisse, arrachant un deuxième grognement de frustration au sorcier. Celui-ci s'empressa de délester le prince des derniers bouts de tissus qui le couvraient. Se léchant les lèvres, il approcha son visage de la virilité fièrement dressée du prince, et la happa dans sa bouche.

Arthur gémissait et criait sans retenue son plaisir tandis que son serviteur s'employait à lécher, sucer, cajoler l'excitation du prince.

Finalement, au moment ou Arthur venait, Merlin stoppa son activité.

« Merlin... !

- Ce n'est que justice, Arthur ! »

Et le brun lui adressa un clin d'œil espiègle.

Arthur embrassa Merlin tendrement, tout en préparant son alléchant postérieur à le recevoir. Quand il estima que c'était suffisant, il se positionna correctement afin de ne pas trop faire souffrir Merlin et le pénétra doucement. Merlin se crispa, étouffant une plainte. Arthur resta immobile quelques minutes, le temps que son amant s'habitue à sa présence.

Puis il commença un lent, très lent mouvement de va et vient qui fit rapidement feuler Merlin de frustration. Le prince accéléra alors la cadence, s'enfonçant de plus en plus profondément en lui. Ses bourses pleines touchaient à chaque fois les fesses du brun tandis qu'il stimulait le point le plus sensible de l'anatomie de Merlin, faisant crier ce dernier de plaisir.

Le prince fut saisi d'un orgasme ravageur et se déversa puissamment en Merlin tandis que le sorcier se répandait entre leurs corps en sueur.

Arthur se retira et s'écroula sur le lit. Merlin se blottit dans ses bras.

Ils s'endormirent après avoir échangé quelques baisers et quelques mots doux.

Lorsque Merlin se réveilla, il faisait déjà nuit. Arthur dormait encore profondément. Il se leva et se rhabilla. Il avait l'intention de regagner sa chambre avant que quelqu'un ne les surprenne ou que Gaïus ne découvre l'identité de son amant... Bref, avant que le pire ne se produise.

Ne trouvant son foulard nulle part dans la pièce, il retourna fouiller auprès du lit. Il constata qu'il était dans les mains du blond. Il essaya de l'en retirer, mais en vain. Il était comme collé aux paumes d'Arthur. Merlin secoua la tête, se déshabilla de nouveau et se rallongea auprès du blond : sans ce morceau de tissu, il ne pouvait se risquer à mettre le nez dehors. En effet, si les gardes le voyait, sortant de la chambre du prince à cette heure tardive, un suçon sur le cou, il aurait de terribles ennuis. Et en plus, il faisait très froid la nuit à Camelot.

Dans son sommeil, le blond baragouina quelque chose qui ressemblait à un vague « Je te tiens. Tu es à moi. J'te lâcherai pas ». Un bras enserra possessivement la taille du valet tandis que l'étole pendait toujours dans l'autre main d'Arthur.

Merlin soupira : lorsque le prince désirait quelque chose, il l'obtenait toujours. Et une fois qu'il l'avait, il ne le lâchait plus.

Il était bon pour s'acheter un autre foulard.


Et voila ! Désolée pour l'attente, mais je n'ai vraiment pas pu le publier plus tôt.

La suite arrivera dès que ça sera possible.

Bisous ! Chu.