Un grand merci à tous ceux qui suivent mon histoire et mille mercis pour toutes vos reviews même si j'en ai eu un peu moins que pour le chapitre précédent. Mais 39 reviews c'est déjà pas mal !!! Alors un grand merci à vous tous !!!

Voila le tout nouveau chapitre avec un peu d'avance. Une fois n'est pas coutume, on dira merci à un dimanche pluvieux !

Ce chapitre est plus calme que les précédents et contient beaucoup moins de rebondissement. Par contre il a son lot de petites révélations et il permet de faire avancer l'histoire. Promis vous n'aurez pas besoin de mouchoir !!!

Voici les réponses à vos reviews anonymes :

Bria, Mayline, cricri, l0li69, eiphose, Daphné, prune7982, LuLu : Désolée de vous avoir fait pleurer ! Et un grand merci pour votre soutient.

Anne-so : Merci pour ton commentaire… !!!! Tu m'as fait rougir ! lol

Nathalie : Ravie que Pete t'ait fait rire !!!

Pipelette : Pas de suicide prévu pour ce chapitre ! lol

Béatrice : Wow ! Merci infiniment !!! :)

Nini : Non Alicia n'est pas la fille de Jacob et pour qui se trouve derrière la porte, réponse plus bas.

malice_cullen, helene86, colilie, sahema86, Allyssabella, bella_marie_cullen, rosy : Merci ! :)

Un grand merci à tous et toutes (il y a des tous ? j'ai un doute !) pour votre soutient !!! :)

Et bonne lecture !

***

Chapitre 6

La visite

***

Soudain la sonnette de la porte d'entrée retentit, me sortant de ma torpeur.

Je sursautai. Mes yeux perdus dans le vague depuis plusieurs minutes mirent quelques secondes à faire le point. Je m'aperçus qu'une larme avait coulé sur ma joue et je l'essuyai du revers de la main. J'étais partie très loin dans mes pensées et avais complètement perdu la notion du temps. Je jetais un rapide coup d'œil à l'horloge, il était 20h18.

Qui pouvait bien venir nous rendre visite à cette heure là, sachant que mes connaissances dans cette ville, tenaient sur les doigts d'une main, les Cullen exceptés bien sûr.

Je relevais délicatement la tête d'Alicia de mes genoux et la déposais sur le canapé. Elle dormait à poings fermés. Je me levais et me dirigeais vers la porte. En passant, je jetais un bref coup d'œil à mon reflet sur le petit miroir du hall d'entrée et grimaçais. Mes cheveux attachés en un chignon négligé partaient dans tous les sens et j'avais une mine affreuse. Mon teint était encore plus pâle qu'à son habitude, mes yeux étaient rouges et bouffis, sans parler de mes profonds cernes… brefs j'avais une tête à faire peur ! Je relâchais mes cheveux pour camoufler l'étendu des dégâts, les coiffaient vite fait du bout des doigts et ouvris la porte.

Alice se tenait sur le perron, une petite moue sur son visage, un sachet à la main.

- Bonsoir Bella.

J'étais étonnée par sa visite. Je n'avais pas été des plus accueillante la dernière fois qu'elle était venue et je ne pensai pas la revoir ici de si tôt.

- Bonsoir Alice, lui dis-je en souriant timidement.

En voyant ma réaction elle parut soulagée et se détendit. Avait-elle eu peur que je l'envoie sur les roses comme la dernière fois ? Alice n'avait-elle donc plus le moyen de prévoir mes réactions ? Bizarre.

- Bella, je sais que tu as eu une sale journée et que ça s'est mal passé tout à l'heure. Je voulais voir si tu allais bien… Je me suis dit que tu aurais peut-être besoin d'en parler à quelqu'un. Enfin si tu veux.

A ces paroles elle redevint l'Alice de mes souvenirs, si chaleureuse, gaie, enthousiaste, spontanée, têtue… mon ancienne meilleure amie. Elle s'inquiétait pour moi et cette attention sincère me faisait chaud au cœur. Je n'étais certes pas prête à passer l'éponge sur toutes ces dernières années d'absence mais je pouvais au moins essayer.

- Je n'ai pas vraiment envie d'en discuter mais je ne suis pas contre un peu de compagnie si ça te dit, répondis-je en m'écartant du passage pour qu'elle puisse entrer.

Elle fit un pas vers moi en sautillant de joie, un large sourire illuminant son visage.

- C'est bon de te revoir Bella, me dit elle en me prenant dans ses bras.

Je manquai de m'étouffer.

- A… Alice…

Elle comprit et relâcha son étreinte toujours le sourire aux lèvres.

- J'ai apporté de la glace au chocolat, dit-elle en me tendant son sachet. J'ai entendu dire que les humains aimaient en manger pour se remonter le moral, ajouta-t-elle en arquant un sourcil l'air perplexe.

- Merci, répondis-je en l'attrapant. C'est gentil. Entre je t'en prie.

Je lui fis signe d'entrer dans le salon où dormait profondément Alicia.

- Laisse-moi quelques minutes pour la coucher dans son lit, ajoutais-je en désignant ma fille d'un petit signe de tête. Fais comme chez toi !

Je pris doucement Alicia dans mes bras et la soulevai.

- Elle te ressemble énormément, murmura Alice en s'approchant de nous pour ne pas la réveiller.

Je lui souris et acquiesçai.

- Elle a aussi mon caractère. Une vraie tête de mule, plaisantai-je.

Alice ria doucement. L'atmosphère quelque peu lourde de ces dernières minutes se détendit légèrement.

J'allai déposer ma fille dans son lit et la bordai. J'allumai sa veilleuse et vis à ses paupières animées qu'elle était en plein rêve.

- Bonne nuit mon ange, chuchotai-je.

Je lui fis un tendre baiser sur le front et sortis en poussant la porte de sa chambre pour ne pas la réveiller en discutant.

Je retournai au salon et vis Alice près de la bibliothèque où elle regardait les quelques photos que j'avais exposées à cet endroit. C'était principalement des photos d'Alicia. Certaines étaient de Charlie, d'autres de Renée et Phil, et l'une d'elle était de Jacob et moi, prise quelques jours seulement avant sa disparition. Mon cœur se pinça à ce souvenir.

- Très joli portrait de famille ! s'exclama-t-elle en désignant une photo où Alicia et moi faisions des grimaces peu avantageuses.

- C'est le moins que l'on puisse dire ! m'exclamai-je à mon tour.

Je pris une grosse cuillère dans l'un des tiroirs de la cuisine et allai m'asseoir sur le canapé. J'attrapai le sachet qu'Alice avait apporté. Je n'avais rien avalé depuis le matin et je devais avouer que cette glace me donnait l'eau à la bouche.

- Très bonne idée la glace au chocolat ! dis-je. Merci.

- De rien, répondit-elle en s'asseyant sur le fauteuil en face de moi.

J'ouvris le pot de glace et y plongeai avidement ma cuillère. Alice m'observait dubitativement alors que j'avalai ma première bouchée en jubilant silencieusement.

- Hum… !

- C'est si bon que ça ? s'étonna Alice. Ca a pourtant l'air dégoûtant.

J'hochai la tête.

- C'est divin !

Une fois que j'eus ma dose de cacao, j'allai placer le restant au congélateur et retournai m'installer sur le canapé. Je ramenai mes jambes devant moi, les tenant entre mes bras et posai mon regard sur Alice qui m'observait.

Un silence lourd et pesant s'installa et ni elle, ni moi, n'osaient le briser. La profonde amitié que j'avais un jour éprouvée pour Alice tendait à revenir peu à peu, pourtant sa présence me gênait.

Tellement de choses avaient changé. J'avais changé et certainement elle aussi. Quoique, qu'est-ce que dix ans quand on a l'éternité devant soit ? Et la vérité c'est que je ne savais absolument pas quoi lui dire, quoi lui raconter en cet instant.

Finalement elle brisa le silence et je l'en remerciai intérieurement.

- Alors comment va Charlie ? me demanda-t-elle.

- Il va bien, répondis-je. Il s'est marié avec Sue Clearwater il y a sept ans et il profite des joies de la retraite pour pêcher.

- Oh ! s'exclama-t-elle. Charlie s'est marié. Ca c'est une nouvelle !

J'acquiesçai d'un signe de tête.

- Du coup maintenant j'ai un demi-frère et une demi-sœur, Seth et Leah.

- Et Renée ? s'enquit-elle.

- Toujours avec Phil à Jacksonville.

Nous discutâmes de tout et de rien ainsi pendant plusieurs heures. Elle me questionna sur mon travail, sur ma vie en général… Elle n'insista pas lorsque je refusai de lui répondre. Elle me révéla qu'ils avaient vécu un long moment en Alaska, chez les Denali après leur départ de Forks et qu'ils étaient arrivés dans cette ville depuis à peu près un an et demi.

Soudain arriva une question à laquelle je ne m'attendais pas et pourtant je me la posai autant qu'elle.

- Peux-tu m'expliquer comment tu es arrivée ici ? demanda-t-elle. Je veux dire, les États-Unis c'est quand même vaste et te voila ici dans la même ville que nous ! C'est fou !

Je n'avais de cesse de me la poser depuis près d'une semaine et je n'avais malheureusement pas de réponse à lui donner. J'avais envisagé toute les possibilités : un coup du sort, le destin, la fatalité, ma malchance légendaire, une malédiction peut-être… Mais rien de bien concret. J'optai pour la plus plausible en guise de réponse.

- Ma malchance, pardi ! plaisantai-je. Je suis un aimant à problèmes, tu n'as pas oublié !

- Ah non ça je m'en souviens très bien, ria-t-elle. Très bonne théorie te connaissant, surtout quand il y a des vampires dans l'équation !

Soudain une petite voix endormie vint nous interrompre.

- C'est quoi des vampires ? demanda Alicia en baillant les yeux encore à moitiés fermés.

Alice se figea. Avait-elle été surprise ? Etrange.

Je me retournai vers ma fille, étonnée de la voir debout à cette heure avancée de la nuit.

- Que fais-tu debout à cette heure ? lui demandai-je.

Elle vint me rejoindre en titubant. Je la pris dans mes bras et la posai sur mes genoux. Elle se blottit contre ma poitrine.

- J'ai fait un mauvais rêve, répondit-elle en se frottant les yeux avec ses poings.

- Tu devrais aller te recoucher, lui dis-je.

Elle s'agrippa à mon pull de toutes ses forces. Alice observait le spectacle en silence.

- Non, veux rester avec toi. Et c'est quoi des vampires ?

Je levais les yeux au ciel. Une vraie petite tête de mule !

- C'est des histoires de grands et toi tu n'es pas encore grande, lui dis-je en la chatouillant.

Elle rigola en se dandinant sous mes doigts.

- Si je suis grande ! s'exclama-t-elle.

Alice souriait à nous voir ainsi toutes les deux si proches et complices.

- C'est beau de te voir comme ça Bella, me dit-elle. Je te redécouvre. Etre maman te va si bien. Tu as l'air si épanouie quand tu es avec Alicia.

Son compliment m'alla droit au cœur. Alice m'avait tellement manqué.

- Merci, répondis-je en lui souriant. Tu devrais raconter l'histoire de ton prénom à Alice, ajoutai-je à l'attention de ma fille.

Cette dernière relâcha son emprise sur mon pull et se redressa. Elle avait toujours été fière que son prénom ait une histoire et elle adorait la raconter.

- D'accord ! s'exclama-t-elle de sa petite voix aigue.

Elle regarda l'intéressée qui nous fixait avec incompréhension.

- Ma maman m'a appelée Alicia en souvenir d'une amie qu'elle avait quand elle était plus petite. C'était sa meilleure amie et comme elle était partie depuis longtemps elle voulait lui rendre hommage.

Alice m'adressa un regard interrogatif pendant quelques secondes puis pointa son index droit en direction de son torse et mima un « moi ? » avec ses lèvres.

Je lui fis un hochement de tête positif et je vis son visage s'illuminer. Elle se leva en sautillant et vint nous prendre dans les bras. Quand elle relâcha son étreinte je pus expliquer à Alicia les raisons de cette soudaine agitation.

- Alicia, je te présente ma meilleure amie qui a inspiré ton prénom.

Ma meilleure amie. Pour la première fois depuis longtemps j'avais pensé à Alice comme étant ma meilleure amie. Elle avait su ce soir, par sa présence, égayer une journée qui avait très mal commencée. Elle avait su me faire sourire, voire même rire un peu. Elle avait respectée mes choix et ma vie privée. Elle m'avait écoutée tout simplement. N'est ce pas cela une meilleure amie ?

- Bella merci ! s'exclama-t-elle.

Alice fut euphorique, voire proche de l'hystérie pendant un long moment. Je ne pensai pas que cette attention lui ferait tant plaisir. Ce prénom s'était imposé à moi. Je ne l'avais pas choisi, c'était une évidence.

Alicia observait ce drôle de petit lutin sautiller dans tous les sens avec de grands yeux écarquillés, puis quand Alice parvint enfin à se calmer, elle alla s'installer sur ses genoux.

Alice se figea quand ma fille lui fit un gros câlin. Elle semblait assez mal à l'aise mais après quelques instants, elle s'habitua. Elle caressa même ses cheveux pendant de longues minutes, ce qui eut pour effet d'endormir profondément Alicia.

- Je vais la recoucher, lui dis-je en me levant.

- Attends. Je vais le faire. Enfin si ça ne te dérange pas.

- Pas du tout.

Alice se leva avec ma fille dans les bras et se dirigea vers sa chambre. Je la vis la glisser délicatement sous sa couette et lui murmurer quelque chose à l'oreille que je ne pus entendre. Elle revint vers moi, le sourire aux lèvres.

- Bella, c'est fantastique ! s'exclama-t-elle en retournant sur son fauteuil. Tu ne m'as pas oubliée. Après tout ce temps… Tu m'as fait un magnifique cadeau Bella.

Je lui souris. Comment aurai-je pu l'oublier ? Comment aurai-je pu les oublier ?

- Comment aurai-je pu t'oublier Alice ! lui répondis-je en levant les yeux au ciel.

- Et qu'en est-il du reste de la famille ? demanda-t-elle innocemment.

Je me raidis. Je n'étais pas prête à m'étendre sur ce sujet épineux. Certes je n'avais pas oublié les Cullen. Cependant, qu'éprouvai-je à leur égard ? Je n'étais pas certaine de le savoir. Alice avait su regagner mon estime et effacé un tant soit peu mon amertume. Je savais aussi qu'il en était de même pour Carlisle, Esmé, Emmett, Jasper et même Rosalie. Mais la où le bas blessait, c'était pour Edward. Je préférai me défiler pour l'instant.

- Alice, je ne veux pas en parler, lui dis-je.

- Ok… soupira-t-elle.

Cette soirée fille improvisée reprit comme si de rien n'était et nous continuâmes à discuter.

Après une heure ou deux heures – j'avais totalement perdu la notion du temps – je commençais à ressentir les effets de la fatigue et un bâillement m'échappa. Cela n'échappa pas à Alice.

- Il se fait tard, je vais te laisser, dit-elle en commençant à se lever.

Je n'avais donc plus le choix. Si je voulais connaître la réponse à la question que je me posais depuis le début de la soirée, il fallait que je la pose maintenant. Je me décidais à me lancer.

- Attends une minute s'il te plait. J'aurais une question à te poser, si ça ne te dérange pas, demandai-je penaude.

- Bien sûr que non ! s'exclama-t-elle. Vas-y demande moi.

Je réfléchis un instant à la meilleure manière de formuler ma question. Je m'étais sans doute faite des films mais je préférais m'en assurer. Je choisis d'être directe.

- Hum… Qu'est ce qui se passe avec tes visions ?

Elle se figea tout à coup.

- Rien du tout ! m'assura-t-elle.

- Je t'en pris soit honnête avec moi, ajoutais-je. Tu n'as pas prédit mon arrivée ici, tu as attendu de voir ma réaction tout à l'heure quand j'ai ouvert la porte… Il doit bien se passer quelque chose, non ?

Elle m'examina pendant plusieurs secondes, cherchant sans doute comment me répondre.

- Tu veux que je sois honnête, OK. Je n'en sais rien du tout !

- Comment ça ? m'enquis-je.

Une fois de plus elle m'observa un moment avant de répondre.

- Nous avons des problèmes avec nos pouvoirs depuis quelques jours, répondit-elle.

- Nous ?

- Edward, Jasper et moi.

- Oh ! Et vous ne savez pas pourquoi ?

- Pour l'instant nous n'avons que des suppositions. Nos pouvoirs se brouillent par moment puis fonctionnent à nouveau très bien l'instant d'après. C'est à ne rien y comprendre.

- Oh ! Je comprends mieux que tu ne m'aies pas vu arriver alors.

Nous restâmes un moment sans rien ajouter puis Alice me regarda avec un petit sourire en coin. Hum… J'avais tout à coup un mauvais pressentiment.

- J'ai été honnête avec toi et j'ai répondu à ta question…

Me voila prise à mon propre jeu ! Bizarrement, j'imaginai très bien quelle serait sa question. Ma respiration se coupa et je me raidis dans l'attente de ma sentence.

- As-tu toujours des sentiments pour Edward ? demanda-t-elle fière d'elle.

Une gifle en plein visage ne m'aurait pas fait autant d'effet que cette question. Je fermai les yeux et pris une profonde respiration. Que pouvais-je répondre à cette question. Je ne connaissais pas moi-même la réponse.

Je remontai mes jambes devant moi et enroulai mes bras autour d'elles comme pour me protéger. Je haussai les épaules en guise de réponse sachant pertinemment que cela ne contenterait pas Alice.

- Je t'en pris Bella, j'ai répondu à ta question alors fait de même avec la mienne s'il te plait.

Satané petit lutin têtu. Elle voulait vraiment me faire cracher le morceau.

Je posai mon front sur mes genoux, enfouissant par la même occasion mon visage et haussai à nouveau les épaules.

- J'ai aimé ton frère de tout mon cœur. Et je présume que j'aurai toujours des sentiments pour lui. Seulement à l'heure actuelle je suis bien plus proche de la haine que de l'amour.

J'attendis qu'elle réponde mais elle n'en fit rien. Je relevai alors ma tête pour l'observer. Elle semblait perdue dans ses pensées.

Finalement, elle me regarda dans les yeux et sourit.

- Je suppose que c'est un bon début ! s'exclama-t-elle.

Je la regardai l'air perplexe. Où voulait-elle en venir ?

- La frontière entre ces deux sentiments est très fine et perméable Bella, ajouta-t-elle. Le fait que tu ressentes de la haine envers Edward veut dire qu'il ne t'est pas indifférent.

J'augmentai l'emprise de mes bras sur mes jambes et posai mon menton sur mes genoux.

Alice avait réussi à semer le trouble dans mon esprit et ma poitrine me comprimait de plus en plus faisant ressortir cette douleur que je connaissais tant. Mon cœur rapiécé menaçait de se briser de nouveau à l'évocation de mes sentiments pour Edward.

- Ca ne change rien, Alice. Mais nos chemins se sont séparés il y a bien longtemps, nous avons avancé chacun dans notre direction. Je n'ai plus rien à voir avec la Bella de mes 18 ans. Et je suppose qu'il n'est plus l'Edward que j'ai connu…

- Peut-être as-tu raison, mais ne vous êtes vous pas retrouvés ? Vos chemins si différents vous ont amené au même endroit. Peut-être est-ce un signe.

J'haussai à nouveau les épaules.

- Je vais te poser une question. S'il te plait soit honnête, lui dis-je.

Elle me regarda suspicieusement puis me fit un signe positif de la tête.

- Tes visions fonctionnent-elle en ce moment ? demandais-je.

Elle acquiesça de nouveau d'un signe de tête

- Alors regarde mon avenir et dis-moi si tu me vois toujours devenir l'une des vôtres ?

Alice se concentra, le regard dans le vague. Après quelques secondes, elle posa son regard sur moi et je vis de la tristesse s'afficher sur son visage.

- Non, répondit-elle simplement.

De mon côté, mon expression se voulait déterminée même si en moi l'incertitude régnait en maître.

- Tu as ta réponse.

***

Voila c'est fini pour aujourd'hui ! Donnez-moi votre ressenti. Avez-vous aimé ? Détesté ?

Et faites exploser ma boite mail avec vos reviews. Plus j'en reçois, plus je vais vite !!!

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